POLOGNE – 20 Jours 1 242 km – Juin 2019

Majoritairement plat, le pays devrait plaire aux cyclistes seniors que nous sommes. Voyons ça…

 

Nous sommes arrivés par le sud.

 

Comme chez son voisin Tchèque, la langue reste très compliquée. Pas d’euro, ici, on paye en zloty (on divise par 4,20). Un pays attachant, au rythme lent, qui nous émeut, nous surprend pourtant pas épargné par une histoire dont les occupations germaniques ou russes ont séparé bien des familles.

Et pour les gourmands, on trouve toujours de bons desserts…hein, quoi devinez qui k’est visé

Nous avons eu notre lot de galères le premier jour (une chute pour Cathy, mais sans gravité, et casse du cale-pied du vélo de Jacques) .

 

 

 

Sympa, mais gare aux moustiques !

 

 

Il y a beaucoup de pistes cyclables un peu partout, en forêt, le long des rivières, en ville.

 

Des grandes places

 

 

De belles maisons, mais aussi beaucoup en construction et ….en dehors des grands axes, ce sont plutôt des petites fermes, en brique, parfois en bois, vers l’est notamment.

 

 

 

Camping sauvage au bord d’un lac

Puis, Nous nous sommes dirigés vers Auschwitz (Oswiecim) pour visiter le camp de concentration, brrr…

 

 

« juste effrayant »

« Jews are à race that must be totally exterminated »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin de piste…Nous sommes attaqués par des armées de moustiques

Puis, piste cyclable jusqu’à Cracovie, enfin presque, car brusquement la piste s’arrête.

Les petits villages sont assez souvent très étendus. Des maisons se suivent, et à l’arrière, des bandes de terre cultivées. Un jardin, quelques poules, pour la consommation de la famille. De ce fait, sur cette partie de la Pologne, nous avons parfois du mal à trouver une forêt pour camper en toute discrétion.

Des P’tits villages un peu partout

 

Petit dej sous haute protection… de moustiques !

 La nuit précédente, ‘il y avait tellement de moustiques que nous nous sommes jetés sous la tente, nous avons grignoté ce qu’on pouvait sans utiliser notre réchaud en attendant le lendemain.

Puis pliage de tente en 4eme vitesse et nous avons petit déjeuné où c’était possible, Moustiquement parlant …si on peut dire.

 

 

 

Petite réparation de tente, car dans la précipitation de la veille, un arceau à souffert.

 

 

 

 

Arrivée à Cracovie… très belle ville, spacieuse, vivante, touristique mais un tourisme très supportable.

 

 

Cracovie

 

 

 

 

 

Au sud, à environ 15km, visite de la mine de sel et son incroyable chapelle Ste Cunégonde située 100m sous terre. Quel sens du culte dans ce pays.

Nous avons fait les fainéants et avons utilisés les services d’un tour operator venu nous chercher au camping’ puis visite guidée….

Un peu de shopping également cet après-midi là : Nous avons trouvé un support pour le téléphone qui nous sert de GPS. Jusqu’à présent, il était posé sur la sacoche de Jacques, sous le plastique, là où il y a la carte mais avec la chaleur ‘, il commençait à souffrir le pauv’.

Nous voilà équipés comme les jeunes. Hum, on maîtrise pas tout quand même. Puis piste cyclable le long de la Wista (Vis-tu le)

 

Point de gonflage, outils…. Le long une piste

C’est plat, peu de vent, nous enchaînons les km : 70, 75, 80 par jour.

Mais un soir, ne trouvant pas d’endroit pour camper, Jacques décide de demander dans une ferme. Surpris, ils nous disent rapidement OK puis reviennent 10 minutes après, nous proposer une douche chaude, puis une bière, une soupe…

Et le matin un p’tit-déj (café, tartine pâté+tomate+cornichons, pain. Que d’émotions cette famille avec les 3 générations sous le même toit.

 Au s’cours, Ça gratte

 Nous partons avec la feuille d’une plante dont on ignore le nom, mais qui sert à calmer la démangeaison des moustiques. Trop bien et Efficace, en plus.

Le lendemain est férié, les églises sont bondées, 4 ou 5 messes ce jour-là. Les gens y viennent de partout. Tous biens habillés, c’est émouvant tous ces rassemblements, dans le calme et le recueillement.

 

 

Ce jour là, Les fleurs jetées lors des processions. Nous traversons plusieurs fois la Wista. Un autre temps.

 

 

Cela dit, les autres dimanches, nous voyons également les églises remplies. Même celles de petits villages. C’est sérieux ici.

Nous traversons plusieurs fois la Wista (Vistule) parfois c’est payant, parfois pas.

Et sur cette partie de la Pologne, toujours un agriculture très morcelée et vivrière (cf les champs de Pologne) beaucoup de fruitiers (Miam) . On voit beaucoup de faisans, chevreuils et lièvres, ici.

 

Puis, nous sommes encore une fois accueillis par des habitants à Kazimierz dln, via le réseau warmshowers dans une villa de famille. La grand mère parle 4 langues, le petit fils Aleksander aussi (dont le français). Il nous éclaire beaucoup sur la vie en Pologne.

Kazimierz, Ville très touristique, romantique, mais aussi connue pour ses « canyons »

Aleksander nous invite à rester une journée, prend sa voiture pour nous montrer plusieurs points de vue, un cimetière juif, un cimetière de militaires russes et nous expliquer aussi l’histoire de ce pays qui n’a pas été épargné par les invasions et les guerres.

Cimetière juif : les pierres des tombes avaient été enlevées sous l’occupation germanique pour « recouvrir les routes ». Malins, les polonais avaient mis la face inscrite côté terre pour les conserver. elles ont été récupérées et occupent maintenant un mur de recueillement

 . Nous sommes sous le charme un fois de plus.

Vue sur la Wista, vraiment un endroit charmant.

 C’est l’heure du départ. Après un super petit déjeuner préparé par Aleksander.

 

 

Séquence réparation

 

Oh surprise une des sacoches du vélo de Jacques semble avoir un problème. Il faut dire que nous venons de faire 10 km sur une route où nous ne touchions pas souvent la selle tellement le revêtement est endommagé. En fait, une vis de fixation est partie. Comment faire, nous n’en n’avons pas de rechange. Solution : en prendre une qui ne sert pas et l’échanger nous permet de repartir après une pause. Malin le garçon !

 

Green velo 2800 km de routes velo

 

 

 

Trop de sable. Allez Jacques pousse plus fort

 

 

 

 

Nous continuons notre route, direction le nord est de la Pologne en essayant de récupérer une voie cyclable qui ce nomme « green velo ». Elle devrait nous emmener en limite avec la Biélo-Russie où nous devrions voir une magnifique forêt primaire et peut être des bisons.?

Sur le papier, cette route vélo est super chouette, il est vrai qu’elle passe toujours dans des endroits très intéressants. En revanche, elle se divise souvent, il n’y a pas les directions, et parfois, sur la partie est nord est, la route vélo se transforme en piste de sable et cailloux. Là, on se fait méchamment secoués, on dérape, on patine. Bref il faut rester calme se détendre et continuer tout fini par s’arranger. Vive le yoga du soir!

C’est beau, sauvage mais pas adapté à nos vélo-sacoches.

Toujours des églises très belles, très bien entretenues, fleuries, et très fréquentées

 

 

 

Styles très différents, n’est-ce pas ?

 

 

Arrêt dans un hôtel classé… 28 euros avec pdj.

 Une fois n’est pas coutume mais il faisait chaud, on avait la flemme de monter la tente n’importe où et pour ce prix là, on a voulu tenter « l’aventure ». Les vélos dans le couloir, pas de problème pour eux.

 

Miam. Les myrtilles polonaises

 Nous passons maintenant le plus à l’est possible à quelques km de la frontière Biélorussie. Zone beaucoup plus sèche, du sable et des pins, c’est étonnant. Sur un de nos bivouac, nous trouvons des myrtilles et fraises des bois. Un vrai régal et si inattendu.

 

On est prévenu,. Ici territoire des bisons… Plus futés que nous en tout cas, on a vu que des bisons ….de bois dans la ville. Il aurait fallu prendre un guide, se lever à 2h du matin et payer un bon prix pour ça.

 Rencontre de Claude et Michel au camping, ça fait du bien de discuter avec des français qui connaissent bien les pays baltes et nous donnent plein d’infos pour la suite de notre parcours

7 km de camions qui attendent de passer en Biélorussie

 

Puis départ vers le nord.

 Sur un poste de frontière pour la Biélorussie, des km de camions qui attendent de passer. C’est dingue, nous avons compté 7 km. Il peut leur arriver d’attendre 36h nous dit-on.

C’est plat, sec et chaud

Bivouac en forêt… Pas de rencontre de bison

 

 

 

Ici, on fait traversée la barge avec la force des bras. Une sorte de bâton taillé agrippé un câble et on tire. c’est drôle, rustique, ils ont bien rigolé en voyant la petite Frenchie s’activer.

 

Des cigognes

On n’a jamais vu autant de cigognes. Elles sont présentes sur toute la partie Est du pays, et suivent les travaux des champs avec attention pour leur pique-nique.

 

 

 

 

Des barrières pour les trains un peu partout

 

 

 

Typique. Petite maison clôturée. Beaucoup de chiens en Pologne un peu partout, mais heureusement pas sur les routes, car c’est bien connu, ils n’aiment pas les vélos 

 

 

 

Et les trains près d’une fabrique de traverse de chemin de fer. Oups une odeur forte plane sur le village!

 

 

 

 

Et voilà, 3 000 km dans les pattes depuis notre départ. C’est un peu plus que prévu à ce stade du voyage. Il faut dire que prendre les itinéraires vélos rallonge pas mal. Sans compter les fois où on se perd un peu… hein? Mais non j’l’ai pas dit

 

 

 

 

 

 

Mince, la béquille à encore cassé

 

Vraiment pas solides ces béquilles du commerce. Cette fois, on change pas. Un morceau de ferraille acheté à Leroy Merlin, du bon scotch bien solide, un peu de savoir-faire et hop, on verra si ça tient cette fois, non mais !

 

Arceau de tente réparé, yessss plus solide que du neuf.

Idem pour l’arceau de la tente, Jacques à déniché un tube de rideau… en aluminium qu’il a fait découper toujours dans ce même magasin et notre arceau est réparé. En voyage, vaut mieux être bricoleur et inventif !

 

 

Nous arrivons au nord est vers la région des lacs. Il fait chaud, quel bonheur de s’y détendre un peu le midi.

Puis, au hasard d’un chemin, alors que nous hésitons sur la direction à prendre, Nous sommes abordés par quelqu’un un qui nous propose de l’aide. Il nous entend, il parle le français pour avoir vécu il est même né en France. Il est en week-end avec son père au cœur du parc naturel Biebrzanski .On peut se baigner il nous invite à le suivre.

Son père 87 ans, parle également français ayant travaillé au consulat en France. Mais quel plaisir de s’être baignés ensemble parmi les poissons, d’avoir partagé le repas, d’avoir pu parler de la politique de la Pologne.

 

 

 

 

Paisible

Nous avons dormi dans un bungalow près de ce petit lac. Cool !

 

Dernier jour en Pologne magnifique région des lacs et des forêts de pins (pins écossais et épicéas) avec des sols tapissés de myrtilles et fraises des bois. On ne résiste pas.

C’est beau et en plus, la forêt nous coupe le vent

 

 

Et voilà, nous avons passé une vingtaine de jours en Pologne, un peu plus que prévu. Un pays tranquille, accueillant. Bon, ils boivent un peu beaucoup de bière dans ce pays. Dommage également qu’il y ait pas mal de canettes et bouteilles plastiques au bord des routes. Faut dire que pour trouver des poubelles, c’est difficile.

Sur cette dernière partie, les gens que l’on croise ne sourient pas au premier abord, ni dans les commerces, Mais dès que le contact est établi, alors tout change. Nous y avons fait de superbes rencontres. Étonnant également : ils connaissent bien la situation sociale en France et ont suivi avec intérêt l’arrivée de notre dernier président,  si jeune ; intéressés de savoir ce que ça allait changer. on serait bien incapable de citer le nom de leur président.

Jour 58 : nous sommes en forme et contents de continuer notre chemin pour d’autres découvertes. Demain, les pays Baltes, à commencer par la Lituanie.

Pendant ce temps, à Lyon, les copines s’activent : merci Christine qui suit de près nos visas russe, chinois et mongoles, puisqu’il a fallu refaire les dossiers. C’est bon pour les 2 premiers, Mongolie en cours. C’est bon nous devrions les avoir à temps.

Merci Véro qui a débloqué la carte bancaire, va nous la renvoyer avec quelques bricoles et qui assure des opérations que l’on ne peut pas faire sur le blog avec le tel ou la tablette.

Grâce à Serge et Chantal, nous pouvons utiliser notre tablette en lien avec le réseau du téléphone.

Et enfin, merci à tous ceux qui nous envoient des p’tits messages et qui ne nous oublient pas. Ça rend le voyage encore plus agréable.

J + 57 : tout va bien !