Russie à vélo 25 jours 930 km

 

Compte tenu de la taille de ce pays 12 million km2 (le plus vaste etat du monde)et de la durée de nos visas (1mois), nous  nous sommes déplacés en vélo bien sur, mais également pas mal en train (de st petersbourg au nord jusqu’à Moscou puis de Moscou jusqu’à irkoutsk à l’est près du lac Baikal).

Ce qui fait que nous avons fait 930 km en 13 Jours de vélo.

Avant de vous parler de notre aventure Russe, petite info pratique : le site www.russiable.fr : une mine d’informations pour découvrir la Russie mais aussi pour les aspects administratifs, les déplacements… Très bien fait.

Arrivée à la frontière de Narva  très très cool ..Les temps changent, ce n’est pas ce qu’on pouvait lire sur les blogs…On me pose 3 questions :

comment ça va ? que contiennent vos bagages ? et est-ce que tout ce qui est à l’intérieur est à vous ? .. Oui, bon ben OK, bonne journée.. Et Jacques, il peut passer ?.. Oui oui bye bye, dit le douanier… On ne passe même pas nos bagages dans les scanners… Même pas drôle, on s’attendait à une belle fouille en règle, plein de questions…. Niet, Rien du tout.

 

Une fois la douane passée, on voit tout de suite les changements… Route très abîmée, des fils électriques aériens, on nous avait indiqué une office de tourisme… Que neni, n’existe pas. Le DAB fonctionne mais distribue l’équivalent de 100 euros, pas plus, obligée de faire plusieurs retrait,ça fera des frais bancaires… Un monsieur qui m’a aidée à l’utiliser me dit en laissant tomber les bras « c’est la Russie »

Par contre, super gentils les gens, toutes ces 2 premières journées et même après, beaucoup nous ont proposés de l’aide spontanément. Et les salutations/klaxons et 👍 sur la route, Vraiment chouette.

Beaucoup de travaux sur cette route de 150 km environ qui va de la frontière jusqu’à St petersbourg. Les véhicules ne sont pas super neufs. Beaucoup de Lada. Bon, cette voiture là, elle n’ira pas plus loin.

 

 

 

 

 

En revanche, ce camion là, il roule…aïe,

 

 

 

bon, nous ne vidangerons pas le vélo sur le sol comme ça semble se faire ici pour les véhicules !!

 

Surprenant, nous voyons des espaces/parking avec un pont pour travailler sur ou plutôt sous les voitures. Super malin et pratique. On en a vu deux quand même !

 

 

 

 

Abri bus

 

Un peu destroy les abris bus,

les bus eux, sont bien remplis. Tout le monde n’aurait pas de voiture, en Russie ?

 

 

 

 

Les habitations ?  ben y’a de tout ! des immeubles un peu tristounets, genre blocs type soviétique,  avec des terrains vagues devant et puis souvent des p’tites maisons colorées, en bois..super beau

Restau de bord de route, regardez bien, ça fume sur la gauche… Pis, ça sent la saucisse, miam..dommage on avait acheté notre pique nique

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite église orthodoxe, très jolie à l’intérieur

Des productions locales à vendre devant les maisons

Pommes, pommes de terre, cornichons

 

Sur la gauche, ce sont ou des gros cornichons ou des petits concombres,  on en verra partout, ils en mangent beaucoup,  on les croque comme ça,  c’est doux et rafraîchissant.

 

 

 

Allo allo ici la terre. Comment ça va dans le vaisseau spatial !!!

 

Des cabines téléphoniques tout le long du parcours. À proximité des arrêts de bus, donc des villages, et même à St petersbourg !

 

 

 

 

 

 

Le 01 août 2019

 

Et voilà les 5000 km franchis.. On est toujours vivants 😉

 

 

 

 

Puis arrivée à St Petersbourg, le point le plus au nord de notre itinéraire ..

Mais avant d’y arriver, 30 km de banlieue.. Dur dur, on s’est pris un max de pollution et quelques axes à 3 ou 4 voies…mais la récompense valait bien cet effort là.  Ces deux jours sur la route entre narva et st petersbourg, nous ont permis de nous imprégner un peu de la vie du pays rural avant d’arriver dans le si célèbre  St petersbourg, avec un bivouac au milieu.

Nous allons mettre nos vélos en stand-by pendant 12 jours pour visiter St petersbourg, puis train pour Moscou, puis transsibérien pour irkoutsk (à l’est de la Russie).

Revenons à St petersbourg, C’est une ville où tout est monumental, c’est « bô », y’a un monde fou. Par chance notre chambre chez un particulier est très bien placée.

Nous  avons retrouvé Dasha et Guillaume (famille d’Agnès F.) avec qui nous nous sommes baladés deux après midi, nous avons visité un p’tit quartier étudiant, le musée d’histoire politique de la russie… Et bien sur des arrêts pour des p’tites gourmandises sympa…

Le cavalier de bronze

 

 

 

 

 

 

 

Dasha nous a aidé à acheter notre billet de train pour Moscow et à acheter une carte sim locale.. (ça coûte 5 euros, on va pouvoir utiliser internet illimité et WhatsApp, cool !) merci Dasha, on aurait eu un peu de mal à se faire comprendre. Surtout qu’à la gare,  la personne du guichet ne savait pas comment il fallait faire pour nos vélos : on demonte, on démonte pas, on emballe puis on emballe plus. Bref, finalement elle cherche sur de vieux documents pour dire qu’il fallait démonter les roues et pas emballer les velos.. Étrange… Et d’arriver 40 minutes avant le depart. En fait, ce sera exactement le contraire …pas grave.

Ici, il y a contrôle de bagages avec portique à l’entrée de la gare, tout le monde y passe, ensuite elle est fermée, sécurisée..

Grandioses ces monuments. Impressionnant est le bon terme puisqu’il ont été édifiés un peu dans ce but là. Une vieille ville où tous les immeubles ont du style. Bon, faut pas trop regarder derrière. Si si, vous savez !… les cours intérieures : c’est souvent vieux, abîmé, et les appartements aussi.

Les monuments, en revanche sont magnifiques, entretenus, les rues super propres, service de nettoyage permanent, nous sommes impressionnés ..

Musée de l’Ermitage

Cathédrale notre Dame de kazan

Tout un réseau de canaux dans la vieille ville, ambiance romantique avec de la musique, des chanteurs en tout genre à qui vous glissez une pièce en partant.

Nous y sommes le jour d’un  rassemblement national de Harleys Davidson. Difficile d’évaluer le nombre d’engins pétaradants, défilants dans la ville.. Mais toujours sous bonne escorte. Et oui, la police et l’armée ne sont jamais très loin dans ce pays, même sur les routes. Il faut dire qu’il y a beaucoup beaucoup de visiteurs dans cette ville.

Balade en bateau la nuit, en musique (saxophone) magnifique !

Grand magasin du Pont rouge

 

 

 

 

 

 

 

Pont levis sur la  Neva

2ème Pont qui se leve !! Des dizaines de bateau de tourisme qui attendent ça.. Il est 1h du matin

Voilà, nous prenons le train pour Moscou.. 8h de train de jour et en couchette, on a pas le choix, sinon c’est un express mais beaucoup plus chers, on voit pas forcément le paysage et les vélos.. pas simple. Ma foi, c’est confortable. Fallait juste voir la tête de la contrôleuse en voyant les vélos. Heureusement on avait les billets spécifiques avec un numéro de wagon spécial. Elles nous demande de plier les vélos, on dit ‘on pas possible … Euh, finalement on les monte comme ça. ça passe de justesse dans le couloir et ils finissent dans un compartiment réservé pour le service.. Ouf, fallait bien arriver 1h en avance. On récupère les sacoches et nous rejoignons notre wagon. Pas chèrs les trains russes 32€ pour un tel trajet.

St petersboug Moscou

Hum, côté paysages très variés, nous dirons  plutôt de la forêt, de la forêt et encore de la forêt sur 700km . Bon allez, on va dormir alors. Ah j’oubliai : quand on dit qu’on est Français à ceux qui nous demande, on nous parle  aussitôt de Macron..étrange, non ?

 

Moscou, ici Moscow… 3 jours d’arrêt.

Notre auberge de jeunesse est à 2,5 km du centre. Faut voir la chambre : sa largeur correspond à celle du lit et la cuisine est en sous-sol mais le personnel est top sympa. On met nos vélos à l’abri et c’est parti pour 3j de marche.. En bons touristes que nous sommes, on commence par la place rouge et le Kremlin, évidemment !  Wouaouh… C’est gigantesque

Cathédrale St Basile sur la place rouge

Square Des cathédrales au cœur du Kremlin

À l’intérieur du Kremlin

 

 

 

 

 

 

 

Difficile de photographier la place rouge, il y avait des chapiteaux et barrières en prévision d’une grande fête internationale.

 

Il y a énormément de gigantesques centres commerciaux de luxe, du types des grands magasins sur les grands boulevards Parisiens. L’un s’appelle « gum gum »… Nous sommes un peu décalés avec nos vêtements de voyageurs baroudeurs.

Immense centre com GUM GUM

Petit tuyau, au 3ème étage on y trouve des p’tits restaurants self ou on mange pour pas trop cher , russe, c’est bon et vue sur les allées du centre. Musique et paillettes…

 

Le 2ème jour, en passant devant l’alliance française, on s’est dit que ça serait sympa de rencontrer des russes qui parlent Français, on prétexte une demande d’info quelconque .. Tout faux, il s’agit d’une clinique esthétique pour femmes. Un médecin qui parle français descend nous voir à la demande de l’hôtesse d’accueil une peu perdue en noys voyant. Et là, le gars veut absolument nous aider, il appelle son prof de français, on a beau lui dire qu’on a pas de problème particulier ..  C’était un peu embarrassant, mais drôle. On retrouvera cette gentillesse et cette volonté de nous aider tout au long de notre séjour Russe.

Puis, Nous visitons le métro…. Wouaouh…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, même démarche qu’à St petersboug :  nous allons à la gare pour repérer le trajet et les lieux (car il y a plusieurs gares proches les unes des autres et on partira de nuit). Nous avons reserver le transsiberien maus il nous mansue le billet pour nos vélos.. Euh, fallait voir la tête de la personne au guichet. Comme d’hab, elle dit no,no,niet…Nous demandons alors au hazard à une jeune de nous aider.. Hop hop hop, nous repartons avec nos billets.. Faut-il les emballer ? Les démonter  ? on ne sait pas mais on a nos billets. On verra bien.

Petite balade de Moscou by night, c’est très beau!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rencontrons Katya qui revient de France et qui nous remet un câble (pour charger le tel à partir du vélo) que nous avions fait livrer à Lyon, le nôtre ne fonctionnant plus) . De là, toute une chaîne s’est créée pour ce petit bout de câble de 12 cm:

Kathia nous remet le cable

 

Véro à transmis à Nathalia de lyon, qui a Transmis à katya qui a pris l’avion avec. Un grand merci à toutes les trois. Quant à katya, la pauvre, ses bagages ont été égarés à l’aéroport mais, par chance pour nous, elle avait le câble avec elle.

 

Une petite peur nous tenaille aujourd’hui. Des piqûres d’insectes  qui datent d’un mois au moins, ont provoqué une tâche sur la jambe de Jacques qui s’agrandit, démange, c’est pas très beau. Nous nous rendons dans une pharmacie, on nous envoie dans une clinique privée..Oups 200 euros la consultation +450 euros on ne sait pas pourquoi …., on pense à une tique ou à des moustiques… nous prenons des photos et faisons encore une fois appel au réseau perso. Laetitia et les médecins qu’elle connait; Raphaëlle fait l’intermédiaire avec le médecin de famille merci à tous pour votre réactivité car on stressait un peu de l’autre côté du monde : on opte donc pour une prise d’antibiotiques tirés du sac, pour arrêter l’évolution.  Plus tard, dans le transsibérien, un gars, un scientifique, qui s’y connait un peu nous rassure…. c’est pas encore aujourd’hui le rapatriement. Ce sont les piqûres de moustiques que nous avons eu en Pologne à  répétition qui ont du provoquer une infection cutanée.

Et voilà, direction la gare pour la grande  traversée Transsibérienne. On récupère un grand sac poubelle… dans une poubelle, d’ailleurs.. (Mais propre) en  plus des sacs donnés par notre hostel. Le contrôleur n’était pas très heureux de nous voir arriver avec des vélos : il demande les billets spécifiques et d’emballer les vélos, le tout en russe et sur un ton pas trop aimable… Là encore, spontanément, un jeune nous propose son aide.. Pour traduire, emballer et porter les vélos au fond du vagon (entre 2 wagons) ouf c’était juste, le train est parti en retard.. Nous étions dans les derniers. Les vélos étaient encore dans le couloir que le train partait. On était bien arrivé 2h avant, mais ça ne sert à rien car la voie à été indiquée 40 mn avant le départ . Ouf… Sportif et un peu stressant, mais nos biclous sont maintenant collés serrés entre 2 wagons, en hauteur et àccrochés à la porte.. On verra ce que ça donnera..

Heureusement,  là encore, spontanément, ce jeune est venu nous aider et faire l’interprète.  On  passera un peu de temps ensemble le lendemain matin.

 

 

 

 

Le transsibérien : 4 nuits, 4 jours   en 3e classe,   dans un wagon d’environ 50 personnes juste séparées par des petites cloisons de 4 couchettes d’un côté  et de l’autre côté du couloir, 2 couchettes …difficile à expliquer.  c’est une expérience à part entière.

Le voilà le fameux train

Des bandes de forêt

Des villages : maisons en bois et toits en fibro-ciment, comme partout en Russie..aïe l’amiante..

Les meilleurs places sont au milieu du wagon et en bas, mais nous n’avions trouvé que 2 couchettes dans le même compartiment, une en haut et une en bas, à côté des toilettes, alors ça circule pas mal avec une porte d’accès que les gens font claquer en permanence. Ça faisait beaucoup râler notre voisine de compartiment🙄.

C’est quand même plutôt calme à l’interieur, la vie s’organise lentement, on regarde les paysages, on dort souvent💤, où au moins on essaye, on mange🍵, ça discute…avec nous c’est plus compliqué car personne ne parle Anglais,  alors le Français, vous pensez bien et pas de touristes pour bla bla !..  Il y a un grand réservoir d’eau bouillante pour se faire des boissons chaudes ou des soupes. Une voisine de couchette va nous chercher des grandes tasses que nous garderons les 4 jours. il y  un contrôleur par wagon présent en permanence.

 

 

Manger une soupe dans un train… Pas si facile, surtout une soupe de pâtes..

Nous mangeons également des plats déshydratés que l’on trouve partout en Russie, et même sur les quais quand le train s’arrête.

 

Quand on peut sortir (2 ou 3 fois/jour), on se précipite dehors pour se dégourdir les gambettes, car on est quand même un peu à l étroit dans les wagons.

Ah je languisais de sortir 🎶

Trop dôle : Une vendeuse de poisson fumé séché.. Bonjour l’odeur dans notre wagon. Nous, on a pas osé, d’autres l’ont fait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois on rigole :

– les traducteurs des téléphones donnent de drôles de traductions,😁

– le contrôleur qui nous demande de lui écrire la marseillaise sur un cahier,😂

-2 filles complètement bourrées qui demandent comment on s’appelle et s’en vont mortes de rire🥂

– des tentatives de discussions, ou de mimes

Nous avons partagé une bonne partie de ces 4 jours avec ces 2 personnes : une p’tite mamie et un gars d’un autre compartiment qui venait plusieurs fois par jour parler même si on ne se comprenait pas.

Séquence émotion du départ : notre petite Mamie adorable qui nous donnait toujours quelque-chose à manger dès que nous préparions notre repas : des cornichons, du lard, du saucisson, des pommes,… Qui m’a bordée mon lit le 1er jour, nous avions tous les larmes aux yeux au moment du départ.😢

C’était quand même un peu long pour moi qui aime bouger. En revanche, encore une incroyable démonstration d’entraide à notre ėgard. Même le controleur  pas trop sympa du départ, est venu nous aider à notre départ pour sortir nos bagages alors qu’il n’était pas en service.

J’ai envie de dire pour ma part, une expérience unique qu’il faut vivre du plus profond de soi, une fois dans sa vie. 4 nuits et 4 jours au rythme du train, je peux vous dire que j’ai vécu un moment inoubliable plein de magie. Je pourrai écrire un livre sur mon ressenti lors de ce trajet.

 

 

Arrivée à  irkoutsk. Le temps de remonter les vélos,  il est 21h30. Ils n’ont pas souffert, tout va bien..

 

 

 

 

 

 

 

Irkoutsk : changement de décors, les rues pas mal délabrées, des trams et trolley destroy, et très vieux, des maisons bien abîmées, des marchés mais pas beaucoup de fruits et legumes.

Il y a quand même une particularité dans cette ville : de vieilles maisons en bois……. Pas de chance il pleut, pas idéal pour visiter ces ruelles anciennes…cela dit, des maisons en bois, colorées…on en verra après sur la route, rurales et authentiques😉

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces maisons…. qui contrastent avec ce centre commercial

Centre commercial

 

 

 

 

 

 

 

 

À côté de cette très belle église de l’extérieur comme de l’intérieur

 

 

 

 

À deux pas de cet horrible immeuble

 

 

Tram d’Irkoutsk.. Celui la en bon état

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après irkoutsk, Nous pensions pouvoir rejoindre Lustvianja au bord du lac Baikal, vers l’est, pour le traverser ou pour aller sur une grande île, mais visiblement les bateaux qui traversaient n’existent plus ou alors ce sont des bateaux privés et ça coûte un bras. Il y en a d’autres qui vont dans l’île d’okhron mais c’est pas le bon jour. L’idée etait de passer une journée sur une grande île au milieu du lac, que les Russes affectionnent particulièrement, avec plage et tout et tout🏖️… on nous propose un bus (au moins 6h de trajet) pour aller sur l’île puis  dès le lendemain matin, un bateau pour traverser … Bref, beaucoup de transport et transferts avec les vélos, à un prix élevé car c’est touristique, pour ne pas pouvoir en profiter. On abandonne le projet et on contournera à le lac à vélo, par le sud en espérant que ça soit joli. C’est parti pour 700 km vers le lac puis direction la Mongolie.

On remarque quelque chose de différent sur la route. Ça y est, vu ! Une voiture sur trois a le volant à droite dans cette région. Nous sommes dans la région de la Bouriatie, pardon République de Bouriatie.

Aah !!! ça fait du bien de reprendre nos p’tits vélos, après 12 jours. Faut d’abord sortir de cette grande ville ce qui est souvent désagréable, des 2 voies, la pollution des voitures et camions…Euh, s’il y avait des contrôles techniques ici, il y en a peu qui passeraient.😉

Ensuite, la route est plutôt belle, il y a beaucoup de camions, il passent assez près de nous, ça secoue un peu les vélos, mais dans l’ensemble, ils font attention. On porte nos gilets  jaunes et sommes bien visibles. Beaucoup de forêts, des gens arrêtés partout pour cueillir des champignons ou des baies… Et la montagne ⛰️… Ouille, aïe ça faisait longtemps, on a fait jusqu’à 1350m de dénivelé… allez, au boulot les gambettes. on se dérouille😄

D’immenses forêts

On a pas eu très chaud sur cette partie. À peine 10 degrés parfois…brrr

La voie ferrée du transiberien

 

 

Petit arrêt campement le soir à l’arrière d’un restaurant. Il a  une douche dehors, pour le personnel, on nous la propose gentillement… Parfait pour nous aussi 🏕️

Soupe et petits chaussons fourrés à la fraise, jus de fruits local, ce soir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous arrivons sur le lac, depuis le temps qu’on nous en parle.. aahhh… Et cette descente…  il fait beau, c’est très chouette !

Restau d’altitude et vue sur le lac sur une super descente

 

 

 

 

 

 

 

Village près du lac.. Quelques petits immeubles mais surtout les maisons en bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons ensuite 4 jours à longer le lac, on ne le voit pas toujours, en fait. Mais c’est intéressant de voir tous ces petits villages souvent  entourés, par  une sorte d’enclos en bois, où en ferraille assez hauts. Beaucoup de chiens qui aboient et qui parfois nous courrent après mais plus de peur que de mal. Des p’tits restaurants assez espacés comme les villages d’ailleurs, du coup, faut gérer quelques réserves de nourriture.

Le poissons cuisent sur une grille dans le tonneau de fer

 

Des vendeurs ou vendeuses d’ailleurs le plus souvent, au bord de la route. Ils vendent des champignons 🍄, des baies et miam, miam du poisson.. on en goûtera, c’est fameux…,ça nous change des saucisses – saucissons que nous trouvons dans les épiceries locales.

 

 

 

 

Ici une épicerie, fallait la trouver celle-là.

des maisons, euh….

Colorées mais un peu pauvres les maisons

 

 

 

 

 

 

A propos de maisons colorées, ce sont carément les toits qui seront en couleur après : bleus en majorité,  des verts voir jaunes.. super…

Il y a beaucoup de travaux sur la route qui mène à Oulan Oude

Bonjour la poussière !

 

 

Et ce drole de side qui pėtarade et fume.. A ce propos, nous avons remarqué que les Russes fument énormément, il y a des mégots partout, le long des routes, sur les parking et en ville..! Les hommes et les femmes.

Dans le village de babouchkine.. Qui est déjà un assez grand village…des vaches dans la rue, en liberté …pourtant, elles ne sont pas sacrées ici 🤔

Il y a des pièces de monnaie partout nous marchons dessus ..

On se rapproche de la Mongolie..on dirait ! Ici au sommet d’une petite montagne.. Les automobilistes s’arrêtent sur le parking, jetent une pièce où plusieurs et joignent leurs mains comme pour prier.

Par la suite, nous constatons qu’à chaque montée ou col, il y a des pièces de monnaie partout..

 

Tête de Lénine, 7,70 de hauteur..impressionnant

Oulan-oude 

 

 

Nous arrivons à Oulan-oude, nous avons beaucoup aimé, il y a des rues piétonnes, quelques monuments et statues, musées, la population est plutôt de type Mongole, c’est à dire des bruns, plus petits, yeux bridés.

C’est une petite ville mais qui a une université,  des théâtres et donc une certaine éducation. En effet, plusieurs personnes nous entendent parler français et nous demandent d’où nous venons ….spontanément, simplement, gentillement et en Anglais….😀

Il a fait beau et c’était fort agréable. Nous avons eu du mal à trouver l’office de tourisme. Nous ne la cherchions plus, quand tout à coup, on passe devant, elle était  à peine indiquée.  Et là,  tout le personnel s’est pliė en quatre pour nous aider.  Faire la route à vėlo vers la frontière ne leur semble pas très logique.  Ils cherchent s’il y a des hôtels sur la route, nous proposent un autre itinéraire, nous accompagnent dehors pour acheter une carte, et « bato » c’est son nom, nous achète une carte postale qu’il nous signe et nous remet. Quelle gentillesse 🤗

Ressort bloquant

 

Jacques en profite pour faire une petite adaptation sur son vélo en installant un ressort (récupéré sur le bord d’une route) pour éviter que la roue avant pivote  quand il s’arrête, et que le vélo tombe et ça fonctionne, bravo le mécano 👍

Depuis 15 jours, je cherchai Le fameux ressort sur la route. Beaucoup de pièces métalliques décrochées des camions jonchent les bords de routes en Russie.

 

 

Nous partons ensuite vers la frontière Mongole. Alternance de steppe puis de la forêt de pins, puis des grands espaces de steppe…. Très joli et assez vert. Le tout tranquillement en 4 jours avec tout d’abord, à 30 km la visite d’un grand temple à Ivolguinsk. Étrange tous ces rituels de prières, on ne sait pas très bien ce qu’il faut faire ou ne pas faire, on ne voit pas de guide pour les étrangers..En tout cas, C’est haut en couleur !

Datsan d’ivolguinsk

 

Sauvage non?

Nous avons voulu rattraper la grand route  en prenant un raccourci …oui mais très vite, le réseau secondaire, c’est de la piste !

Difficile de rouler sur ces pistes qui se transforment en tôle ondulée ; et on ne voit pas mieux que sur la grande route avec ce type de paysages,  ou il n’y a ….rien à des km à la ronde.

Pis, La route principale est vraiment très bonne . On la suivra donc.

On retrouve aussi un peu de chaleur. 28 degrés aujourd’hui 23 août. Par contre, le soleil est bien là, attention coups de soleil il est brûlant. On a l’impression d’être en montagne alors que nous sommes qu’à 650 m d’altitude.

 

Fermes isolées, population Mongole et quelques villages et villes. C’est pas la foule ici.

Intérieur d’une grande yourte cafe

 

 

Arrêt boisson…on demande un coca, y’a pas, alors de l’eau !y’a pas…bien y’a rien dans les frigidaires en fait. Ils ont juste des plats locaux chauds : ces bouchées farcies de viande et du thé..🍵

Bon, on a pas faim…ce sera donc du thé et on en profite pour recharger le téléphone.

 

Traversée de vaches

Traversée de vaches sur la route principale . ici la nature garde ces droits

 

Ici, les troupeaux sont en liberté. Pas de parc, par contre ce sont les villages qui sont entourés de palissades en planches. Donc, si les vaches décident de traverser comme on le verra souvent, faut attendre, klaxonner et passer à côté.

Village

 

 

Fait chaud aujourd’hui….27 ou 28 degrés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle veut nous donner ce canevas…

 

 

 

Nous sommes rentrés dans un village pour se ravitailler et pour chercher un endroit pour dormir. On nous a conseillé de ne pas hésiter et de demander. C’est ce qu’on a fait mais personne ne semble comprendre notre demande. Hôtel, non pas ici ?  Camper oui, où vous voulez mais on nous propose pas de rester dans ou à côté d’une maison

En repartant, une femme nous arrête,  nous fait entrer chez elle, visiter son jardin. Jusque-là tout va bien. puis visite de sa maison, elle veut nous faire à manger…quand on a vu l’intérieur et la saleté, les nombreux chats les chiens, la cuisine sale…mais vraiment très sale….on a dit qu’on devait partir. Elle voulait alors nous donner quelque chose : un canevas, un petit rideau, un souvenir en bois..on lui a fait comprendre qu’en vélo c’était pas possible..on prend une photo en lui disant qu’on l’enmenait avec nous comme ça… et je dois dire..on s’est sauvé. Compliqué

Et nous sommes allés bivouaquer hors village. Malheureusement il y avait une rivière pas loin, on s’est fait dévorer par des centaines de moustiques.

Temple boudiste. Tous les moines étaient rassemblés à l’intérieur et prier…

Le lendemain, comme il faisait très chaud, on a fait peu de km et on a opté pour un petit hôtel à Gusinoozyersk et on passe un après midi, repos.  il n’y aura plus d’autres hôtels jusqu »à la frontière.

Des pins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà, nous arrivons sur la ville frontière de kyakhta, ville de la route du the. Seul passage chinois pendant très longtemps …petit passage dans une pharmacie, Jacques a la lèvre inférieure très irritée, ça suinte un peu, on va s’arrêter ici ce soir pour soigner ça. Ce matin, nous avons croisé 2 jeunes cyclistes … Français (du Jura mais qui connaissent bien le Trièves, rigolo non ? Cette rencontre à l’autre bout du monde) noemie et nico arrivaient de Mongolie, eux après 8 mois de voyage à vélo wouaouh 👍… Nous avons passé un bon moment à échanger sur nos parcours, ils nous préviennent qu’il vaut mieux s’arrêter avant la frontière parce qu’après… Sans vouloir nous faire peur, on comprend que l’aventure va vraiment commencer demain… Même pas peur les seniors !!!

La frontière, parlons en ! Impossible de la franchir à vélo. Il faut se rattacher à un num d’immatriculation donc trouver un véhicule qui accepte de nous embarquer pour passer… Euh, avec nos deux vélos, vous voyez le problème.. Immédiatement on nous propose l’affaire, c’est tout un business.. On refuse le prix, on attend un peu et on trouve un petit camion qui nous embarqué. S’en suit 6 contrôles, déballage des sacs et des médicaments… Au bout de 3h, on franchira la frontière et on donne un billet à notre chauffeur qui a perdu pas mal de temps avec nous. Tout se finit bien. 😁

On gardera un très bon souvenir de la russie et des 25 jours très agréables passés dans  cet immense pays. Il est si différent selon qu’on se trouve au nord, au sud, en campagne ou dans les grandes villes, mais toujours dans une atmosphère très bienveillante à notre égard, une grande diversité de paysages. Dommage que nous n’ayons pas pu communiquer davantage avec les habitants.

À bientôt, en Mongolie, pour la suite de notre parcours 🚴‍♀️🚴‍♂️. Bye !!

 

 



13 commentaires

Les champs de Russie

Vous avez dit champ !

Pour le moment entre la frontière Estonienne et St Petersbourg, seulement 150km en vélo pour apprécier l’agriculture de Russie mais déjà beaucoup de terres incultes. En effet, seuls 10% des terrains du pays sont cultivés. La faible fertilité des sols et le climat trop froid ou la chaleur excessive en sont la principale cause ainsi que le manque de moyen financier . Nous sommes au nord ce qui explique qu’ici seul l’élevage est possible. Nous voyons de grandes étendues de prairies permanentes composées uniquement de dactyle (une graminée) qui  doivent être ensilés pour nourrir des vaches laitières.

 

un tout petit campement dans une prairie de dactyle de plus de 100 ha

Il semblerait que nous soyons sur le même fonctionnement d’exploitation que dans les Pays Baltes, mais à une autre échelle. La répartition est de :

50% sous forme collective avec une surface moyenne de 8000 ha ,

35% en lopin de quelques ha voir moins.

et de 15 % en privé de quelques centaines d ‘ha . Mais aussi une entreprise internationale qui exploiterait tenez-vous bien : 350 000 ha.

En prenant le train entre St Petersbourg et Moscou, Je pensais apercevoir un peu les cultures et bien c’est loupé. De la forêt encore de la forêt et toujours de la forêt sur presque 700 km.

Allez, montons donc dans le transsibérien pour apercevoir dame nature. Et bien ce que je craignais arrive : encore et toujours des forêts de résineux mais aussi de magnifiques étendues de bouleaux  sur des milliers de km entrecoupés par d’immenses étendues de marécages et de joncs. Seulement autour des petits villages : quelques lopins de prairie  souvent fauchés un peu tous les jours à l’aide de débroussailleuse. Le foin est mis sous forme de petites meules dehors comme nos grands parents le pratiquaient jadis. Bref, encore une fois, une agriculture vivrière ou plutôt de subsistance au regard de la misère que l’ on peut observer. Si je ne me trompe pas, ces paysages forment ce que l’on nomme la  Taïga.

marécage joncs, le royaume des moustiques

Seulement sur les derniers 500 km avant d’arriver à Irkoutsk, le paysage est devenu plus vallonné. La forêt est entrecoupée : soit de très grandes etendues de pâturage dans les pentes, soit, sur les terrains accessibles aux machines,  des céréales bien chétives.

L’exploitation de la forêt est bien présente même si, semble-t-il beaucoup de surfaces ne soient pas entretenues. Nous avons pu observer de très grosses scieries tout le long du parcours de la voie ferrée desservie par les trains pour le transport du bois soit en grumes soit débité.

Le tout à  la Russe: c’est à dire pas entretenu, délabré, et d’une autre époque, mais qui continu malgré tout à fonctionner. Bien sûr, il ne faut pas oublier que nous sommes en plein cœur de la Sibérie,  la nature ne permet pas à l’homme sans doute d’agir comme il le souhaiterait.

Les hivers très froids et longs laissent peu de temps pour travailler dans de bonnes conditions. Sur les grands chantiers, les entreprises fonctionnent tous les jours de la semaine.

Quelques km nous séparent encore de la Mongolie nous verrons bien si les paysages changent.

 

Nous voici de nouveau sur nos biclous à l assaut des montagnes Russes😊. Nous sommes obligés  de contourner le lac Baikal et nous apercevons très vite que les Russes attaquent  le relief  de face. Pas de lacets, on passe d’un torrent au sommet d’une colline avec des pentes à  10, 12, ou 14 %  (nos mollets en prennent  un coup) le tout, dans d’immenses forêts ou la cueillette de baies et de champignons bat son plein. En général, ils vous attendent, assis sur  une chaise au sommet pour vous vendre leurs récoltes : des pleins sceaux  de chanterelles, de sanguins, myrtilles etc..

Vous avez sans doute compris que l’agriculture  a pris ici  une autre forme…

Après une descente à tombeaux ouverts avec nos bolides sur une superbe route de 10km avec une pente d’au moins 10%..j’avais pourtant promis de me retenir mais comment résister, nous doublons les camions qui descendent doucement en laissant derrière eux une odeurs  de freins. Ils sont bien sur tous en surcharge, écrasés par leurs fardeaux, et certains dans des états de décomposition un peu avancés.

Nous plongeons littéralement  sur « le Baikal » comme ils le  nomment, un des plus grands lacs de la planète. Un immense réservoir d’eau douce la plus propre du monde. Elle est effectivement très translucide. De partout en Russie, on parle de ce lieu emblématique. Imaginez un peu une profondeur max de 1700 m ,750m de moyenne, 636 km de long et une largeur variant de 24 km à 80 km. Un Bordelais l’a traversé  en vélo  dans le sens de la longueur, l’hiver bien sûr sur la glace qui a une épaisseur de 1,5 m.

les voitures l’empuntent aussi.

le début du lac baikal

Depuis maintenant 3 jours, nous pédalons sur la route qui le borde, nous pouvons assiter  une fois de plus à un spectacle des plus surprenants. Comme dans beaucoup de lacs, la pêche est présente, mais ici ils sont très forts. c’est du direct pêcheur-consomateur. Tout le long de la route, ils font griller  les poissons dans des barbecues !!! .Enfin des tonneaux de 200 litres dans lesquels ils font un feu de bois pour faire cuire ce fameux Omoul, un poisson aussi bon que le saumon. Nous sommes sur la route principale qui va à Vladivostok (ville de l’extrême Est de la Russie) à quelques 3000km  de là ou nous sommes ,tout le monde s’arrête pour faire des réserves.

cuisson du poisson à la mode Russe

Encore un jour le long du lac et nous attaquerons les montagnes de Bouriatie (partie Mongole de la Russie) qui devraient nous réserver bien des surprises j’en suis sûr, au regard de ce que nous découvrons en avançant dans ce que j’appellerai la Russie profonde…

Aujourd’hui surprise ! nous arrivons dans un delta formé par un fleuve et tout de suite le paysage change. D’abord d’immenses champs d’avoine encore vertes, puis de magnifiques (hum) champs de blé. Je suis allé voir pour être sur. Ils vont bien mettre une journée pour remplir un camion. Pourtant, le champs doit faire plusieurs centaines d’ha.

Une fois de plus, nous avons la confirmation que plusieurs types d’exploitation cohabitent. Regardez un peu.

un tracteur d’une autre époque

 

 

 

 

 

 

 

une meule de foin pour l’hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

Un troupeau de 500 vaches gardées par un cavalier

 

 

 

 

 

 

 

La route se poursuit et nous voici dans un autre monde. Encore de la forêt sur  les versants nord. Mais surtout l’arrivée de là fameuse steppe à perte de vue avec des troupeaux de vaches en totale liberté.

la steppe

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, les paysages sont verts, l’eau n’est jamais très loin avec encore de nombreuses zones de marécages dans d’immenses cuvettes ou serpentent des cours d’eau toujours pâturés par des vaches et leurs veaux. Nous croisons aussi  un cavalier gardant un troupeau de mouton qui est venu faire un tour dans le marais. L’originalité si je peux dire et qu’il porte une moustiquaire sur la tête pour de protéger des moustiques. Bon allez, Cathy va dire que je suis un peu traumatisé par ces bestioles. J’ai de quoi l’être : à chaque arrêt,  j’ ai droit à  ma petite prise de sang de ce volatile qui m’adore.

Cathy regarde au loin la route qui nous attend

En avançant vers le Sud Est, le relief est plus marqué, nous prenons progressivement de l’altitude au milieu des paturages, les villages deviennent de plus en plus distants. Du sommet du col où nous bivouaquons, à 1100 m d’habitude  nous avons à perte de vue de la steppe que nous allons traverser et nous rendre compte que la végétation change. Les moutons remplacent maintenant les vaches. Les sols sont de plus en plus sableux et l’herbe plus maigre. Le vent transporte  du sable qui se dépose sur les routes.

Nous sommes arrivés ce soir à la frontière  avec la mongolie en laissant derrière nous un peuple adorable, très  accueillant, avec un coeur énorme. Ils nous klaxonnent pour nous encourager, nous saluer, ils nous serrent la main en signe d’amitié. Il faut dire qu’ils ne voient pas beaucoup de voyageurs comme nous et les surprenons un peu.Ils me demandent tous mon âge.

Une autre aventure commence avec la mongolie nous allons reculer sans doute encore un peu dans le temps ou peut être plutot découvrir une autre façon de voir la vie avec les nomades… affaire à suivre si vous êtes d’accord..

 

 

 



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