Les champs de Mongolie

Paturages de Mongolie.

Nous avions déjà un aperçu de l’agriculture Mongole avant de passer la frontière, qui se confirme de jour en jour.

Ici l’élevage est roi. Si si, il fait partie  de la vie quotidienne des habitants. Le secteur agricole représente 30% de l’emploi.

 

Allez, on dégage et vite…

Nous avons fait le choix de laisser le bitume pour nous enfoncer un peu plus dans la campagne. Je dirai dans la nature sauvage où l’homme est pourtant bien présent. Des animaux partout, à l’intérieur des villes jusqu’ au sommet des montagnes les plus reculées. Des vaches, chevaux, moutons, chèvres, nous avons même croisé un troupeau de chameaux au milieu d’une grande plaine dans les montagnes, encore vertes.

un troupeau dans la plaine

Pas étonnant, vu le relief de ce pays. Dans le nord du pays, des montagnes de moyenne altitude (1500 m) entourent d’immenses plaines ou plateaux,à plus ou moins 1000 m, le tout formant un pays où pâturent plus de 70 millions d’animaux en totale liberté ce qui est énorme et pose quelques problèmes.

allez on se rapproche de la yourte c’est l heure de la traite!!!

 

 

 

 

 

 

 

Je ne comprenais pas à quoi pouvait bien servir tous ces animaux. La réponse me vient de la personne qui nous héberge dans la capitale.

Pour les chevaux (environ 2,5 millions) : une petite partie sert aux courses, une partie pour le lait et une autre pour la viande  à l’export vers la Chine voisine. Bien sûr aussi aux bergers cavaliers, qui utilisent également des petites motos plus rapides. Les crinières sont également régulièrement coupées pour faire des cordes  utilisées pour la fabrication des yourtes.

Je vous l’avais bien dit que l’herbe est plus grasse dans le cimetière !!

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les bovins,

le lait bien sur et la viande issu du même  troupeau. Il faut savoir que la France et la Mongolie coopèrent de façon très  étroite dans ce secteur, notamment en apportant de la génétique de race Française et du savoir faire en terme d’identification animale, que l’on retrouve d’ailleurs sur les animaux.

Ici, pas de détail. Dans les villages, on ne s’embête  pas avec l’hygiène. Nous avons pu voir des scènes  de découpe de vache ou de mouton à grand coup de hache sur des plots en bois dans des cours de maison ou de garage franchement sales. Bon  après,  en général, la viande est bouillie, ou mise à la vente telle quelle, dans des congélateurs dans les petits magasins des villages.

Sinon, pour les abattages, je dirai normaux, les meilleurs morceaux partent à l’export vers la Chine. créant  un déséquilibre  énorme, la Mongolie n’ayant pas d’unités de transformation pour les bas morceaux.

Quant aux chèvres  (14 millions), elles servent à produire du cachemire avec leurs poils ou laine je ne sais pas, qui là aussi part à l export pour être traité  et transformé privant ainsi les éleveurs de la plus-value du produit.

Allez, on rase et de près!

 

 

 

 

 

 

 

Pour nos moutons : 14 millions, On utilise la laine et la viande très prisée dans la cuisine locale sous forme de farce d’ailleurs très grasse ce dont raffolent les locaux.

Mais alors me direz-vous, où sont logés  tous ces animaux dans un pays où il fait très froid. La réponse va vous surprendre : dehors !. Il y a peu de neige  et chacun tente de survivre comme il peut. Il y a malgré tout beaucoup de perte : nourriture rare + froid font de gros dégâts, mais malgré tout, le cheptel grossit de plus de 10 millions par an. Nous avons observé aussi tout le long de notre route des carcasses d’animaux morts par collisions avec les camions, surtout des chevaux. Nous avons de la chance,  ils ont peur des vélos 😁. Ne rigolez pas, les camionneurs nous remercient de leur libérer le passage.

Dans les villages, des abris de fortune logent quelques vaches. Quelques récoltes de foin sont faites  en ce moment en altitude avec les moyens du bord : vieux tracteurs quand il y en a,  sinon à la main, le foin ramassé en vrac chargé sur de petits camions et descendus dans les villages pour l’hiver.

 

ils sont bien là nos Chameaux…

Et les chameaux me direz-vous : pour la déco?  bien sur que non, on utilise leur viande, leur laine et ils sont traits aussi. Bon je n’ai pas gouté surtout pour moi qui n’aime pas le lait 😉

 

et voici nos véhicules pour le transport du foin.!!

ils servent aussi pour le transport des animaux et pour déménager  les yourtes.

 

des chevaux en surnombre de partout jusque dans les forêts de pins.

 

Et là, on touche un très gros problème pour le pays qui se trouve pris entre le besoin d’export et des surpaturages énormes qui provoquent le non renouvellement de la forêt et la disparition progressive de l’herbe au profit du désert qui progresse.

Au cour de notre périple nous avons perdu notre tracé et nous nous  sommes retrouvés dans une cour de ferme. Comme on trouve toujours quelque chose de positif dans la difficulté, nous avons pu échanger avec le propriétaire. Dans  ce pays de grandes exploitations produisent des céréales au milieu des montagnes dans des plaines ou contreforts de montagnes. Celle ci avait 2500ha sur lesquels ils tentent d’avoir de la récoltes .Du blé, de l’avoine. La récolte n’ a pas commencé et nous sommes fin août. En fait ils moissonent ce qui est mûr, le reste est fauché et finit sa maturité en andain pour être récolte avec une moisonneuse spéciale. Seulement une récolte tous les 5 ans sur une même parcelle. Bien sûr, les rendements sont très faibles. Pourtant, la terre est très jolie. Seulement nous sommes en « Mongolie « en altitude et début octobre, le froid s’installe jusqu’en avril.

c’est une des plus belle parcelle de blé que j’ai vue

 

 

 

 

 

 

 

Des vielles machines de l’époque soviétique cotoient des machines modernes

 

 

 

 

 

 

 

pas de labour, travail en surface sur 15 cm environ.

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr un peu de culture maraîchère, notamment avec des pommes de terre encore en fleur (la recolte n’a pas encore commencé alors que les gelées ne vont pas tarder), des choux ,des carottes

Nous repartons demain en direction du sud vers le désert de Gobi où des surprises nous attendent sûrement.

 

les hauts plateaux désertiques

Après la capitale, changement radical. Nous passons plusieurs cols à 1900m , nous prenons encore de l’altitude pour arriver sur les immenses hauts plateaux  mongols à plus de 1500m ,les quelques cultures que nous avons vues précédemment ont disparu. L’élevage est toujours là avec les yourtes des nomades de plus en plus espacées.   forcement l’ herbe est de plus en plus maigre dans cet espace fait de graviers et de sable. Les troupeaux de chèvres et de moutons remplacent les vaches. Les chevaux moins nombreux sont remplacés  par des troupeaux de chameaux.

Le constat est sans appel. Tout ce qui peut se manger et rasé par les animaux et bien évidement l’érosion fait son apparition.

les premiers signes du désert

Imaginez un peu. Depuis que nous sommes parties d’Oulan Bator, nous n’avons pas vu le moindre arbre ou buisson.  Soit 300 km et ça devrait continuer puisque nous sommes ce soir dans le désert de Gobi.

Pour le moment, nous nous régalons dans ces paysages magnifiques qui deviennent de plus en plus désertiques.

nous y voici nous y voilà dans le désert et par chance il pleut !!!

 

 

 

 

 

 

 

Nous perdons progressivement  de l’altitude dans un décor qui devient de plus en plus minéral et pourtant les nomades sont toujours là, sur leurs chevaux. Ils guident et surveillent leurs troupeaux de chèvres.

du sable des pierres, du gravier et quelques plantes qui tentent de survivre.

 

 

 

 

 

 

 

Toujours de magnifiques portes

 

Un peu avant la frontière avec la Chine le désert s ‘accentue encore, le vent du sud devient violent et nous arrête parfois nous l’avons de face. Nous sommes arrivés à la frontière et quittons ce beau pays attachant avec regret.

À bientôt chers amis et lecteurs pour d’autres découvertes chez le voisin Chinois.



7 commentaires

Mongolie à vélo 20 jours 1136 km

👍😄A­mateurs de grands espaces et d’animaux en liberté, je vous préviens, vous risquez de courir vers votre agence de voyage préférée pour acheter votre billet d’avion pour la Mongolie. Wouaouh… Qu’elle émotion en arrivant dans ce pays.😄

Notre parcours en Mongolie sauf que sur la partie nord, nous avons emprunté 200 km de piste un peu plus à l’est et pas cette route principale

Passer la frontière a duré un certain temps. Comme il n’est pas possible de la franchir à vélo, ni à pied d’ailleurs et qu’il n’y a pas de bus, nous avons du trouver un véhicule pour nous transporter avec nos vélos…(à priori, il faut être rattaché à un numéro d’immatriculation de véhicule). Au bout d’une heure, nous trouvons un p’tit camion bâché et un gars hyper gentil qui nous accepte..

Passage frontière

4 h plus tard, et un p’tit billet pour notre super chauffeur, nous débarquons nos p’tits bolides,

 

Alessandro et Stefania

 

 

 

 

 

Après un passage banque pour retirer des…. 1euro =3000 tugrik, je ne vous dit pas le Nb de billets que l’on a dans les portes monnaie.. on pourrait se croire riche tout à coup.

Nous achetons de cartes sim locales (MobiCom qui passent très bien dans tout le pays),

Nous croisons deux italiens en tandem venant de Chine et allant en Russie. Trop sympas ces échanges 😀 toujours trop courts à chaque fois.

Ca grimpe mais toujours le sourire la miss

 

 

 

 

 

 

Des Petits villages, mais surtout

Prairies à perte de vue,  troupeaux de vaches, moutons, chèvres, chevaux et cavaliers (bon, parfois, les gardiens de troupeau sont en moto) .. Des yourtes… Pas de doute, nous sommes bien en Mongolie..c’est un autre monde.

Yourtes… À côté parfois, il y a voiture ou moto et panneau solaire

Mais pourquoi les yourtes sont-elles blanches ? Apparemment, les mots « blanc et bien ou bon“ sont très proches en Mongolien et il est bien d’avoir une bonne yourte blanche.

Comme il est difficile de les garder blanches, certains ajoutent une toile fine blanche qui se change tous les ans. Les plus  riches peuvent le faire. Les pauvres ont des yourtes grisėes avec le temps.

Souriants, agréables et très chaleureux les Mongols ! On nous klaxonne, on nous salue voire, certaines voitures s’arrêtent pour nous dire bonjour, 3 mots en Anglais et repartent.. Que du bonheur. Ce n’est pas seulement un p’tit signe de main, mais vraiment, ils ralentissent, nous regardent et saluent à pleine main si je puis dire ou bien lèvent le pouce..👍 Notre mode de locomotion doivent leur plaire 🚴‍♂️n’oublions pas qu’ils sont nomades avant tout.

Bivouac à 50 km de la frontière

1er bivouac dans une zone où il y a des pins.. Les moustiques nous ont aussi accueillis mais ç’etait supportable comparé à la Russie, on a pu rester dehors et manger hors de la tente, ça fait du bien.

Pique nique et à l’ombre.. Très rare en mongolie

 

 

 

Nous avons fait une pause déjeuner sous ce drôle d’abris coloré.. Et là, tout à coup, une voiture s’arrête, un gars se rapproche de nous avec une boite en plastique et nous propose de goûter : il s’agit de crème de vache du beurre.. Excellent.. Puis il repart… Incroyable, non?

La pente c’est bien, mais le % serait plus intéressant, tant pis

La circulation n’ est pas trop importante, les Mongols sont pas très nombreux (3 millions pour un pays 3 fois comme la France) et vivent pour 70% d’entre eux dans la capitale.

Le soir, nous arrivons à Darkhan, grande ville, de nombreux hôtels, tous associés à des karaokés ou night clubs. On ne se méfie pas, et comme on ne trouve pas d’auberge de jeunesse, on se dit qu’un bon hôtel nous ferait pas de mal… Ben oui mais il a fallu prendre une douche presque froide et écouter les chanteurs enfin ceux qui essaient de chanter, une bonne partie de la nuit.

Allez, c’est parti pour quelques jours de pistes entre Darkhan et Ulan Baatar. La route principale étant toute en travaux, les cyclistes Italiens rencontrés à la frontière nous avaient conseillés une très belle route en montagne.. Enfin j’veux dire piste bien sur😆

 

Content le Jacko 😄

Magnifiques, grandioses, ces espaces nous enchantent..

Et en plus, il fait beau. Nous sommes fin août, en été ici aussi. Il reste encore un mois et demi avant le debut de l’hiver. Il ne pleut pas beaucoup en mongolie sauf ce printemps. Il ne neige donc pas énormément non plus, en revanche, il peut y faire très tres froid.

 

Au départ, nous ne sommes pas très rassurés. Il y a souvent plusieurs pistes possibles… et pas un seul panneau, ça va de soi. Chaque fois qu’une voiture passe, nous l’arrêtons pour savoir si nous sommes sur la bonne piste.., on pourrait quasiment parler de chemins, voire des sentiers (en fait, il s’agit de relier un village à un autre ou chacun passe où il veut au milieu de la nature, à travers montagne, vallons, plaine, forêt. À peine croyable, dépaysement total.

Oups, c’ est par où ? Ça se divise en trois

2 Yourtes

Chevaux en liberté, ils sont magnifiques, il y en a tellement… Car en fait, les Mongols raffolent du lait de jument et exportent leur viande

 

Yourtes : une famille peut se loger dans 2 ou 3 yourtes en été mais dans une seule en hiver. Car même si c’est isolé avec de la laine, il y a beaucoup de déperdition de chaleur, ce n’est donc pas simple à chauffer

 

 

 

On a goûté le lait de jument.. .euh, comment dire..un petit goût aigre, difficile de ne pas faire la grimace mais il faut toujours accepter le bol, et quand on n’en veut plus, le poser.  Si on vide le bol, ils vont le remplir.

Ils ont fait 100 km de piste dans la journée pour se rendre dans la grande ville la plus proche de chez eux… On pense pour acheter les cartables pour la rentrée dans quelques jours

 

Le matin, nous avions arrêté cette moto pour savoir où passer. Nous les revoyons le soir. Cette fois-ci, non seulement ils se sont arrêtés puis ils sont revenus pour prendre une photo.

Campement sur un col. On ne savait pas que dans la ville de dessous, dans la mine de charbon, ça bossait toute la nuit. Donc moyenement calme notre camp, pourtant si beau

 

 

 

 

Nous continuons notre piste en pleine montagne. J’étais un peu surprise de voir autant de voitures à ce endroit. Et soudain au col qui précède la ville de Chariin gol, nous avons la réponse, juste après un col, au milieu de nulle part, une ville minière. Le charbon !! Aïe, ça sert de combustible dans les villes, aïe aïe..

 

Il semblerait que le charbon brut soit interdit depuis un an dans la capitale, mais..il utilisent du charbon brun ou compactė

 

Le lendemain, nous cherchons une épicerie pour notre ravitaillement, un gars nous aborde, je lui demande où trouver des bananes, je crois qu’il nous a enmenés dans toutes les épiceries du village.. Très dur de trouver des fruits et des légumes ici.  Puis notre guide nous propose d’aller voir son frère qui habite dans une yourte. Génial, Nous buvons le thé au lait et grignotons une sorte de galette croustillante et pour une fois pas trop grasse, slurp 🍪

Tapis, canapé, lit, meuble, photos de famille, un poêle au milieu.. C’est chaleureux

 

 

 

 

 

 

 

Une autre fois, ne voyant pas de voiture, nous demandons notre route dans une ferme. Le patron parle anglais. Quand on lui explique que Jacques est agriculteur, il nous fait visiter. Jacques est aux anges et moi je fais l’interprète, enfin j’essaye (voir § les champs de Mongolie). Puis, il nous invite à boire le thé (au lait.. Un peu gras et salé) puis à nous joindre à eux pour manger.

Repas à la ferme : thé, soupe, bœuf bouilli et pain, c’est la fête.. Ils se moquent les uns des autres car certains ont un peu de ventre,  ils mangent gras.. On rigole

Bon, j’vous raconte pas le bruitage de 11 gaillards qui mangent leur soupe, on fait pas dans la dentelle si vous voyez ce que j’veux dire 😉

 

 

 

 

 

Il  y a de tout autour : des béquilles, des pneus, petits coffres…

C’est ce que nous voyons au sommet de certaines montagnes ou cols, 🤔 nous n’y laisserons pas nos vélos en offrande,non non, ..

Des chameaux en liberté, qui traversent la route. Il y en a près de 300 000 en mongolie

 

 

 

 

 

 

 

Visiteurs d’un soir

 

 

 

Ce soir là, alors que nous montions notre tente, 2 motos arrivent (une chinoise et une mongole, des 150 cm3). Un des deux gars est vêtu d’habits traditionnels. On se parle (vive le langage du mime), ils regardent l’intérieur de la tente, ils rigolent. Et ils s’assoient, s’installent et discutent entre eux. Bon, pourquoi pas.  On ne sait pas trop comment faire, on a faim, il va faire nuit dans peu de temps, on n’ose pas  manger devant eux, on n’a pas grand chose à partager. Tant pis, on démarre notre popote, ils sont très intéressés, se rapprochent, nous montrent une plante qui se mange et se met dans la cuisine (petit goût d’ail) acceptent un biscuit. Puis tout à coup, ils voient une voiture, nous font comprendre qu’il doivent partir  et partent.. Étrange mais tellement spontané et bon enfant.

Un bleu très  profond

Quand j’vous disais qu’il n’y a pas d’ombre, on se cache derrière un pont pour pique niquer

 

 

 

On trouve peu de fleurs ici, mais celles-ci sont très belles, sinon ce sont des marguerites mauves au coeur jaune, le plus souvent

 

 

 

Peu d’arbres, donc peu d’ombre en Mongolie..dur dur pour se poser le midi.

 

 

 

 

 

Petit village de Thunkel

 

 

 

Ça plane pour moi….

Et le pont. Astucieux les soutennements : des supports en bois  remplis de cailloux.

 

Tellement nature

Le cavalier est très jeune. On nous explique que parfois les garçons partent s’occuper des troupeaux et ne vont pas à l’école.  Les filles sont plus sédentaires, restent dans les villes et villages, vont à l’école. C’est une société matriarcale avec tout un système complexe de responsabilités selon l’âge, le sexe…pas tout compris, là.

 

Allez, nos biclous embarqués

 

 

 

Puis, alors que nous reprenons notre chemin, un petit camion s’arrête, nous explique que ça va monter fort très fort et nous propose de nous monter. On accepte bien sur. Nous sanglons les vélos dans la benne, il nous déposera sur le col après une montée d’enfer un vrai rodéo en camion. Notre véhicule patine sur les pierres mais finit par grimper. Chouette, nous montons la tente tôt, vue 360°, on a le temps de se reposer et d’observer les chevaux, les va et vient des voitures….

Oui, oui ça va encore monter, allez courage

 

 

 

 

 

 

Descente sur une belle vallée. Maman j’ai peur dit Cathy !!!

 

 

 

Ça se voit pas trop, mais ça mooonte !

 

 

 

 

 

T’inquiète pas nous allons descendre doucement Euh…

 

 

 

Buzz pâte farci de viande de mouton, oignons

 

Même ingrédients mais frits dans l’huile

Ce midi, on arrive dans une ville, il fait chaud, pas d’ombre, on opte pour un p’tit boui boui local  et c’est bon…un peu gras, dirait Jacko…

Epicerie ou « super market » local

 

 

Trop mignone…, la petite fille, bien sûr

 

 

 

 

Notre repas de bivouac habituel, auquel nous ajoutons une boîte de p’tits pois, une carotte ou concombre mayo pour l’entrée, une pomme, des gâteaux pour terminer

 

 

 

 

 

 

 

La nuit suivante, nous bivouaquons et ces chevaux viennent brouter à 5m de nous, puis repartent.

Puis nous arrivons à Ulaan Baatar…aïe aïe…bonjour la pollution et la circulation. Ca klaxonne tout le temps, les policiers qui font la ciculation sifflent en continu.  Les pauvres, il parait que leur espérance de vie ne dépasse pas les 50 ans à cause de la polution. Le trafic est dense!

Nous sommes hébergés chez l’habitant (réseau warmshowers). Notre hôte « Froit » est hollandais, vit ici depuis 14 ans, Mariė à une Mongole.

Montage de yourte

 

Il fabrique des yourtes,  c’est une période de forte activité pour lui. Du coup, nous l’aidons à démonter une yourte utilisée dans l’après midi pour une cérémonie ..(quelqu’un de la famille avait un problème,  ils ont fait venir un Chaman et il fallait que la cérémonie ait lieu dans une yourte).

Le démontage terminé, il fallait en remonter une autre pour un client qui venait le soir…allez, au boulot les séniors.

 

Puis nous remplissons une sorte de réservoir pour prendre une douche juste derrière..hum, bonjour la couleur du bac à douche..

Rustique la douche, mais ça fonctionne

Ici l’eau est rare, tout le monde n’en a pas.

À côté de chez lui, il y a des terrains. Ces terrains sont loués pour poser des yourtes. Il n’y a pas d’eau . Ce matin, nous avons vu la voisine revenir avec un petit chariot rempli de bidons d’eau qu’elle venait de chercher, on ne sait où.

À côté encore, se trouve un petit immeuble. Des locataires, des étudiants pour la plupart qui vivent à deux  dans des chambres de 12m2 et il n’y a qu’un toilette à l’extérieur pour tout le monde (20 personnes)…dur dur la vie à Uulan Baatar.

Vue de Uulan Baatar by night. Nous dormons dans l’atelier, en haut de la maison.

 

 

C’est une ville aux contrastes forts. D’un côté des gens qui se tassent dans des yourtes sur de minuscules terrains sans eau ; et de l’autre, de grands immeubles modernes, qui étincellent la nuit… Bon, comme partout finalement.

Partie de pétanque chez Froit … Improbable, non ?

 

Nous avons été invité à un BBQ familial trop sympa et ensuite, une partie de pétanque… Alors là, on en revient pas.

 

Puis en ville ce soir, en souvenir de l’année 1939, il y a 80 ans, pour se rappeler les batailles où les Russes ont repoussé les japonnais en manchourie avec l’aide précieuse des cavaliers Mongols, Poutine était présent à Uulan Baatar, ce jour là. Donc fête, que dis-je, journée de fête nationale ici, et concert le soir…on nous a repéré sur la grande place et un policier vient nous chercher et nous place sur les chaises au 2ème rang. À côté de moi, une dame chante, elle semble connaître tous ces chants militaires.. Oups, on a intérêt à se tenir à carreau. Cela dit, meme si je ne suis pas fan de musique militaire, le Concert est vraiment de qualité, la puissance des chants et de l’orchestre vous donne la chair de poule.

Des cœurs de l’armée Russe.. Quelles voix ! , ça donnait des frissons

Feu d’artifice pour commémorer les 80 ans

 

 

 

 

 

 

 

Et feux d’artifice gigantesque.. Quelle journée !

 

 

 

 

Une petite visite du musée des dinosaures puis, nous finissons notre séjour à UB par un démontage de tente de notre hôte, sur un site qui sert aux fêtes nationales, notamment la course de chevaux la plus grande du monde, impressionnant !

Intérieur de tentes… VIP

Tout en bois sculpté

 

Dans la jarre verte, du lait de Jument..

Bon, même si notre hôte est passionnant et attachant, faut bien reprendre la route un jour.

Nous partons direction Choir, Sainshand, le désert de Gobi. C’est parti pour 650km 8 à 10j de vélo.

 

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Route du haut = autoroute Chinoise et route du bas, vieille route Mongole

 

En sortant de la ville, il y a 2 routes : Une route un peu chaotique,  et la seconde, une très belle 2 fois 3 voies, réalisée par la Chine. Mais comme la Mongolie ne peut pas la payer, la route est fermée.(nous sommes bien en Mongolie !!!)

D’immenses espaces

 

 

 

 

 

 

Ici, il faut faire attention, la route est très bonne mais il n’y a pas de ville partout, ni d’hotel d’ailleurs …et oui le désert approche . Il faut toujours avoir une journée de réserve en eau et nourriture. Cela dit, on trouve de temps en temps des yourtes ou quelques maisons avec une toute petite épicerie. En général près de petites gares . Ces gares, espacées de 10-20 km les unes des autres, servent au croisement des trains. Nous longeons souvent cette voie ferrée, où passent des trains de marchandises (charbon) et le Transmongolien (certains d’ailleurs nous saluent à grands coups de sifflets). Ils seront eux aussi d’agréables compagnons de voyage.

 

Quelle allure avec sa perche 😘

Autre drôlerie : ces leurres disposés le long des routes. De loin c’est vrai qu’on ne sait pas si ce sont des vraies voitures de police ou pas. Celle-ci est bien faite : à partir d’une vraie carcasse, coupée en deux , ressoudėe au milieu. Malins les Mongols…

 

La météo est encore bonne en ce début septembre, le soleil tape, il faut se protėger avec de la crème solaire et baume pour les lèvres. mais les soirs et matins ça peut descendre à 10 degrés.. Brr

En général il commence à neiger en octobre en montagne.

 

 

 

Et toujours des chevaux et cavaliers.

 

Plus on descend vers le sud et plus ça devient désertique, de moins en moins vert.

Petites zones de sable

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route, nous croisons d’énormes camions, enfin surtout leurs chargements. Mais que se cache-t-il donc sous ces bâches vertes ? Ils arrivent sûrement de Chine avec leurs lourds fardeaux, laissant dans les montées un épais nuage noir s’échapper de leur carcasse. il faut dire qu’ils ne sont pas tout jeunes. En fait ils arrivent de la frontière où ils sont chargés de produit divers chinois.

Ils sont souvent en carafe au bord de la route. Hop, ils sortent le matos de réparation, changent un roulement de roue ou démontent le moteur sur le sable et ça repart toujours, et avec le sourire. Ils sont un peu comme nous des voyageurs de long trajets ils nous saluent très souvent à coup de trompes ou lèvent le pouce pour nous féliciter. Bref, une fois de plus adorables, nos amis Mongols. Nous sommes bien en Mooongolie!!!

Désertique, non ?

 

 

 

 

 

 

Mince… Une crevaison

Oups, juste au démarrage le matin. Notre campement était dans une zone à plantes épineuses. On avait bien vérifié les pneus avant de partir, mais pas assez , il faut croire ..Euh les pneus de Cathy pas de chance .

Allez, y’a pas que les routiers camionneurs qui doivent réparer : Jacko, faut sortir la trousse à outils ! Et ça repart

Nous arrivons à Saynshand, dans le sud-est, aux portes du désert.

Statue de Chameau en dessous de laquelle se repose une chèvre, une vrai

 

 

 

 

 

 

 

Une petite journée de repos à Sainshand, dans un bon hôtel, il y a le choix içi, une fois n’est pas coutume. Nous en profitons pour faire quelques courses et s’offrir un taxi de l’hotel pour nous rendre sur 2 sites touristiques du coin à 40 km. On a bien fait d’y aller en voiture, car il a plu et sur les pistes sableuses, on aurait galéré.

Un monastère (le 14 ème Dalai lama y séjourna)

Stupa principale

Et à côté,  de superbes montagnes aux sols rouges

C’est trop beau

 

Et La montagne sacrée

…alors là…même si le site est beau, je rale quand même un peu : Le haut de la montagne n’est pas accessible aux femmes…grrr. faut les voir quand leurs petits maris reviennent du sommet,  les bras en l’air, les remercient, les félicitent…même Jacques à droit aux accolades de ces dames (vous comprenez pourquoi Cathy rale😉)

Montagne sacrée

On dit que le site est porteur d’énergie…euh oui, surtout que quand ils montent, ils embarquent un tas de bouteilles …d’alcool, pense-t’on.   ils en versent en haut, puis les femmes en boivent quand ils reviennent, ah, il y a de l’ambiance. Il y avait pas mal de monde aussi, et quand une trentaine de personnes lancent des hourra, Ça crée une certaine énergie..

Rien à des km à la ronde

 

 

 

 

 

Montagne sacrée vue d’en bas

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, c’est parti pour nos 3 derniers jours pour rejoindre Zamyn  Uud. à la frontière Chinoise. 

2me jour, il pleut, on s’arrête pour s’habiller, la pluie redouble. Heureusement, un camion s’arrête et le gars nous dit de monter dans la cabine. Nous avons pu nous abriter, nous réchauffer.. Il rigolait de voir toute cette pluie. Quand on lui dit Français il lève le pouce et nous dit bravo pour l’équipe de France de basket qui bat les États-Unis. Et il a attendu , sans manifester aucune impatience alors qu’il devait travailler. Quelle générosité 💕☔!

Un cavalier vint à notre rencontre

Sur le bord de la route, nous nous arrêtons pour boire, aussitôt, ce cavalier qui passait dans le secteur avec son troupeau vient nous voir, regarde, dit trois mots, allume son clop et s’assoit à côté de nous, tout simplement

Chameaux devant un point d’eau

on se demande ce qu’il trouvent à manger, les pauvres

.

Y a pas foule

 

Le lendemain, super beau temps .

 

 

 

 

 

c’est un routier qui s’arrête près de nous, descend et nous porte une bouteille d’eau. Génial, on n’en avait pas assez pour notre bivouac ce soir.

Bivouac dans le désert de Gobi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les exemples se multiplient. Et c’est tous les jours comme ça.

 

Nous  arrivons à Zamyn Uud à deux pas de la frontière Chinoise. Après midi de repos. Nos intestins et estomacs ne sont pas très en forme depuis hier…faut se poser, un peu de coca, sortir la trousse à pharmacie  du sac  et ça ira mieux demain !

 

 

 

Comme à notre arrivée en mongolie, on ne peut pas franchir la frontière à vélo. Faut prendre un bus de Zamiin uud ou taxi à la frontière…..Nous avons pris l’option d’aller directement à la frontière re.. En chemin, une voiture s’arrête et nous propose de nous enmener. On négocie un peu le prix à 20 euros pour nous deux avec les vélos et c’est parti. Il a fallu attendre 2,5h dans la voiture car il y avait la queue et fallait voir le bazar, certains essayaient de se glisser dans la file de voitures… Ça passait au millimètre. Puis plusieurs contrôles dont un payant (3 euros) , descendre tous les bagages, les scanner mais personne ne nous a demandé quoi que soit, controle des passeports plusieurs fois… Ça nous a pris 4h, je crois que le bus de la ville aurait été plus rapide et encore moins cher. Pas grave, notre chauffeur était sympa. 😄

Bye bye  Mongolie, on part le coeur serré 😥, émus par cet accueil si chaleureux…😀, heureux de t’avoir traversée.  Il aurait fallu aller dans le nord ouest qui parait-il est magnifique …prochaine fois, on peut pas tout voir quand on est à vélo  !  … J 133, Allons voir si la Chine nous émerveille autant !

Petit mot de la fin de Jacques : Comment ne pas être séduit par un tel pays. Des gens adorables qui cherchent le contact de façon très spontanée sans gêne et sans retenue. Un vrai bonheur, il faut juste répondre à leurs légitime curiosité. Nous sommes un peu des oiseaux rares pour eux avec nos vélos chargés. J’avais quelques inquiétudes pour traverser ce pays, il paraissait si loin de moi, il est aujourd’hui si proche de mes pensées. Peuple de Mongolie gardez votre sourire si naturel.☺

 



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