Les champs de Chine

Des fourmies travailleuses

Derrière les vitres de notre car, nous pouvons observer la continuité du désert de Gobi côté Chinois, plat comme la main. Ouf ! nous avons choisi la bonne option. De gros changements malgré tout. Moins d’animaux et en meilleur état que chez le voisin Mongol. Toujours les fameux « yaourts » blanc dans la nature. Par contre, beaucoup plus de propreté en général et encore mieux : des plantations de millions d’arbres et buissons sur les reliefs qui s’enracinent doucement dans ce milieu hostile.

En avançant vers l’intérieur du pays les montagnes font leur apparition..enfin de grosses collines désertiques. Dans les bas fonds, les cultures apparaissent. C’est en ce moment la période des récoltes de pomme de terre, arrachées avec de petites machines, ramassées et mises en sac sur le champ à la main.. La main d’œuvre n’a pas l’air de manquer .

De magnifiques tournesols, des céréales en train d’être moissonnés, du maïs, le tout cultivé dans de tout petits champs avec du petit matériel agricole.

Nous remontons sur nos vélos en direction de Pékin en suivant une grande vallée entourée de montagnes désertiques parsemées  de terrasses abandonnées.

Tout d’abord, les légumes sous  d’innombrables serres classiques  où poussent des tomates,  des aubergines des salades etc..

les serres neuves

Tomates : les spécialistes diraient : c’est l’anarchie la dessous !!  oui mais elles sont très parfumées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des serres d’un autre type font leur apparition. En fait, des demi-serres : du côté  nord de la terre et, côté sud l’autre demi serre. Il faut dire que nous sommes encore à 1000m d’altitude  ce qui peut sans doute expliquer ce fonctionnement.?

les demi serres

 

 

 

 

 

 

 

Également des arbres fruitiers pruniers, abricotiers.

Mais surtout des vallées entières de maïs, partagé avec du sorgho, du millet, un peu de soja.

Maïs  en fond de vallée et terrasse dans les contreforts.

 

 

 

 

 

 

 

Une plaine d’alluvions au sol très riche entièrement irrigué sur des milliers d’ha. La grande particularité : cette plaine est faite de milliers de terrasses dont la majorité  ne dépasse pas 1ha ce qui ne se voit pas à première vue. Mais pourquoi ?Tout simplement pour permettre l’arrosage par ruissellement  et  regardez :  le résultat est un peu surprenant.

A faire envie à plus d’un Dauphinois 😏

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon,  mais que fait-on de ces récoltes ‘?  Une partie du maïs  est ensilé. Mais comment dans de si petites parcelles?  et bien avec une petite ensileuse et des petits camions. Dans les grandes parcelles, avec des semi-remorques. Le reste sera  ramassé  à la main. Si si, à  la main , allez hop hop toute la famille dans le champ ; 2 ou 3 triporteurs, et c’est parti.

les petits camions maniables pour les petites parcelles

 

 

 

 

 

 

 

Allez on charge,  la roue avant ne décolle pas encore!!!

 

 

 

 

 

 

 

Le sorgho et le millet alors là !!prenez une chaise et un remontant mais ne vous étouffez pas. A la main bien sûr, un peu tous les jours. et le battage alors ?

Une première méthode  et personne ne peut y échapper  sur un pont.

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus traditionnel mais sur la route quand même. Non mais alors, une si jolie surface en béton plane, neuve en plus!,

 

 

 

 

 

 

 

Dans la campagne polonaise il y avait  les  « poum poum poum » des tracteurs et en Chine il y les » tac tac tac tac  » des moteurs des triporteurs, qui remplacent doucement la traction animale.

Ah je crois que j ai trop chargé . Quelques  poivrons au sol  en témoignage 🤔

 

 

 

 

 

 

 

Bon là , il ne faut pas être pressé!! une vache bien sûr pour avoir aussi le lait bigre!!

 

 

 

 

 

 

 

Ah, j’oubliais les camoins ou fourgons de porc que nous avons croisés  sur notre route et les odeurs ou purin dans les fossés qui témoignent  d’élevages un peu partout .

Après  avoir pris une 2×3 voies où il n’y avait personne sur plus de 30 km, nous nous enfonçons sur des pistes en béton de 3 m de large un peu plus dans la campagne tout en perdant de l’altitude. Toujours  de  magnifiques maïs, mais cette fois la récolte du grain bat sont plein. Et là,  c’était extraordinaire : Les agriculteurs de partout dans les petits champs en train soit de couper les plantes entières pour faire mûrir plus vite le grain, soit ils récoltent les épis, les mettent dans des sacs, les portent sur le dos et les entassent sur le triporteur qui attend bien évidement sur la route, ce qui perturbe un peu les autres usagés qui en profitent pour abuser de leurs klaxons. Tout ceci est d’une grande efficacité malgré tout. Ah, on dirait qu’il est midi un vrai défilé de triporteurs rentrant au village pour le casse-croûte et en début d’après midi ça recommence dans l’autre sens. Toujours Monsieur et Madame. cheveux au vent, sourire au lèvres, sur leurs engins regagnent les champs en musique avec le « tac tac tac » qui laisse échapper un nuage de fumée noir de ses entrailles.

Également quelques parcelles de riz sur une zone restrainte

le riz qui est la base de l’alimentation

 

 

 

Un peu plus loin sur la route, enfin sur la piste, une surprise nous attend : des demi-serre encore !.je m’arrête intrigué. il me semble que c’est de la vigne dessous.Et bien oui, de la vigne du raisin de table.

 

de la vigne sous serre

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous nous rapprochons des massifs, le maïs laisse progressivement sa place à  la vigne. Et quelle place : des pentes entières de vigne, rien d’extraordinaire me direz- vous ? et bien si !

colline de vigne raisins de table protégé  de la grêle

 

 

 

 

 

 

Toujours sur des terrasses avec des petits canaux pour l’arrosage. Des collines de raisins de table  avec une taille bien particulière, une treille qui forme comme une petite serre sous laquelle les raisins pendent. Beaucoup de raisins blancs, des gros grains allongés très sucrés, excellents. La vente a lieu au bord de la route, mais surtout collectés par d’innombrables petits centres dans les villages.

 

 

Taille en forme  de serre.

 

 

 

 

Pas de mécanisation possible dans ces vignobles. tout est fait une fois de plus à la main. Pas une mauvaise herbe, tout est propre. Chaque plant de vigne sa petite retenue en terre pour l’eau. Malgré tout, j’ai l’impression que la chimie est un peu présente, les petits flacons dans les talus en témoignent.

Dans cette région, tout est axé  sur la vigne. Des ornements en ville  en grappe de raisins etc..

Nous reprenons le car pour rentrer dans Pékin. Le paysage devient plus montagneux et plus boisé des petits arbustes recouvrent les massifs. Les cultures ont disparu pour laisser la place au béton et au bitume de la ville sur plus de 80km berk…

Derrière les vitres du train qui nous descend de 1800km vers le sud, nous regardons la récolte de millions d’ha de maïs. Une vrai institution on dirait dans cette région.

Les parcelles sont un peu plus grandes. Les petits corn pickers font leur apparition. Et toujours les triporteurs et les petites mains de partout pour ramasser au sol ce que la machine fait tomber. Mais le plus surprenant : le séchage des épis que l’on voit de partout sur les toits des maisons, sous les ponts des routes et maintenant dans les rues ,sur les routes, des avenues de plusieurs km fermées pour permettre le séchage des épis tout est jaune d’or. Même pas peur ces chinois….rien ne les arrête.

récolte du maïs  à  la main. Bien sûr le triporteur n’est jamais loin….

 

 

 

 

 

 

 

 

Au réveil le décor à  bien changé le maïs  a disparu pour laisser place au riz toujours dans des petites parcelles en terrasses. La récolte semble presque fini. Nous descendons toujours vers le sud, les plantations d’arbres fruitiers font leur apparition ainsi que de petites terrasses de légumes très  divers.

Bien sûr vous aurez compris que l’eau est de plus en plus présente dans cet environnement verdoyant.  Des agriculteurs avec leur houe à la main pour faconner le sol et bichonner leur plantes que l’on retrouve en grande quantité dans des petits magasins et sur les marchés. En descendant du train la chaleur nous attend il fait 35 degrés, De l’eau, du soleil, la passion du travail, du savoir faire, le résultat est là : de superbe légumes, fruits très parfumés.

le voici le fameux outil qui permet de retourner les montagnes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pris la direction d’un site mondialement connu pour ces montagnes recouvertes de terrasses sur lesquelles pousse du riz . Mais aussi  des hôtels en surnombre. Bon passons nous sommes en « Chine ». Un travail de titan ces terrasses regardez plutôt.

vue de dessus.

 

 

 

 

 

 

 

de côté

 

 

 

 

 

 

 

petit canal qui distribue l’eau aux terrasses

 

 

 

 

 

 

 

 

Un travail manuel une fois de plus. Les montagnes devaient être recouvertes de riz par le passé. On peut observer des zones abandonnées. Il semble que le tourisme permette aux agriculteurs de vivre aujourd’hui dans ces zones très reculées.

Mais là, c’est un peu trop : des millions de touristes dont nous faisons partie….

Ouf, nous repartons avec nos compagnons, direction du Vietnam cette fois, par des petites routes dans une campagne où les mandariniers sont de partout. Dans les bas fonds ils se partagent l’espace avec le riz et les cultures de légumes très diverses qui sont consommées en quantité par les gens du pays. Mais aussi sur les collines et champs de rocailles très pentus. Des mandariniers en production actuellement, mais aussi beaucoup de jeunes plantations. La vente a lieu dans tous les villages en bord de route, un vrai régal.

 

À gauche à droite en haut de mandariniers dans un joli cadre, non ?

 

 

 

 

 

 

 

Toujours et encore beaucoup de monde dans les champs. Attention, de petits abris discrets dans la plantation pour un gardien de mandarines.. Nous continuons notre descente. Les rizières fond de nouveau leur apparition. Mais aussi la canne à sucre, les bananiers, même des plantations de pamplemousses géants. Il fait de plus en plus chaud 27 degrés à l’ombre à 8 h du mat.

nos petits dej entrain de grossir

 

 

 

 

 

 

 

 

Les énormes pamplemousses de la pause de 11 heures..

 

 

 

 

 

 

 

 

bon, pour la canne à sucre on va attendre sa transformation en boisson sucrée.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons très chaud à chaque arrêt, aussi nous Pédalons de plus belle et atteignons presque les 100km dans la journée au milieu de cette campagne  verdoyante et attachante. Nos amis Chinois sont un peu moins pressés que nous mais toujours au boulot.

Les buffles semblent connaître parfaitement leur boulot..

 

 

 

 

 

 

 

 

La récolte du riz démarre dans cette région, comme le maïs précédemment les grains de riz sèchent un peu partout devant les maisons, sur les terrains de baskets, bref chaque petite dalles en béton acceuille la précieuse récolte.

je me dors au soleil brûlant..

 

 

 

 

 

 

 

 

Des petites moissonneuses batteuses à chenilles pour la récolte du riz.

Les récoltes changent peu, la canne à sucre prend de plus en plus de place, mais une nouvelle » culture « fait son apparition chassant progressivement tout sur son passage. Des milliers d’ha de bois déroulé entreposé debout sur des supports pour un séchage naturel. Des centaines de petites unités artisanales transforment en déroulant du bois tendre de petit diamètre qui arrive des alentours.

ne rigolez pas, cet engin est une force de la nature. Et de plus il fait boum boum boum…

Encore une fois ce travail est manuel et occupe beaucoup de monde. Les femmes sont très présentes dans tous les travaux manuels, de la bétonnière au balayage des rues ou routes avec de grands balais de branches. Inutile de vous expliquer dans quel état elles sont, en prenant de l’âge : cassée en deux, tout simplement..

 

Regardez qui décharge ce camion de sable à la pelle  pendant que monsieur reste au volant..

voilà le travail !!! Des plaques de 4 millimètres d’épaisseur sèchent au soleil à perte de vue.

 

 

 

 

 

 

 

Je suppose que ces plaques séviront pour fabriquer le fameux contre-plaqué que nous connaissons tous. Cette région est une véritable usine à ciel ouvert où tout le monde vit au rythme de cette industrie. On transporte du bois par gros camions , petits triporteurs, etc. Mais aussi beaucoup de déchets de bois  que l’on retrouve de partout le long des routes.

 

Tous ces déchets de bois sont tombés des camions, miracle nous sommes encore en vie…

On pourrait penser déforestation. et bien non, pas du tout. Il s’agit de bois à pousse rapide planté massivement dans tous les endroits libres. Il faut reconnaître que la Chine est un peuple de planteurs, de jardiniers. Partout on plante. Pas un mètre carré sans quelque chose..encore ce matin des salades, des choux à quelques cm du goudron.

Certes de grands travaux d’une utilité un peu douteuse abîme dame nature dans beaucoup d’endroits , mais chaque fois  on sent le soucis d’embellir, de cicatriser par une plantation systématique et massive d’arbres, de haies, de fleurs, qui sont très bien entretenus.

En nous rapprochant de la frontière vietnamienne, les surfaces de canne à sucre augmentent. De gigantesques unités  transforment cette plante en sucre.

canne à sucre

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons longé sur plusieurs km une entreprise agricole spécialisée dans la culture de la banane comme l’indiquent les panneaux au cas où nous ne les aurions pas reconnues. Des centaines d’ha irrigués avec du goutte à goutte. De magnifiques régimes pendaient des bananiers.

de magnifiques régimes de bananes bien à l’abri

 

 

 

 

 

 

 

Qu’allons nous découvrir demain dans cet environnement où  la chaleur et l’humidité sont très élevés ?

La vallée se reserre  de plus en plus au milieux des montagnes couverte d’une épaisse végétation. Nous grimpons. L’eau est présente partout. Les rizières de chaque côté de la petite route alternent avec des toutes petites retenues d’eau dans lesquelles on peut voir des poissons.

je pousse et recouvre tout ce qui m’entoure..

Du riz les pieds dans l’eau..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes maintenant dans la dernière ville à quelques km de la frontière.

Notre première visite en Chine s’achève. Nous reviendrons dans la partie ouest de ce pays  dans quelques mois avant de rejoindre le Kazakhstan.

On t’aime beaucoup mais tu nous as vraiment donné le tournis !!! Et tu nous interpelles sur l’avenir de notre planète…



Un commentaire

Chine à vélo (1) 30 jours, 1 180 Km

1,4 milliards de chinois, et nous, et nous, et nous..🎶.. Une incroyable fourmilière… Dans un très beau pays. Nous y sommes rentrés par le nord (la Mongolie intérieure) puis cap sur Datong en bus, Pékin à vélo , train jusqu’à Guilin et vélo direction est-sud-pest jusqu’au Vietnam.

Une fois débarqués de la voiture qui nous a permis de passer la frontière,

Au loin, l’arc en ciel du poste frontière

Nous commençons à en avoir l’habitude maintenant, c’est une superbe 2×2 voies avec piste cyclable qui nous accueille… Le contraste est saisissant :

Parterres de fleurs…aah

des arbres, des fleurs dans la ville d’Erenhot .. Euh pourtant nous sommes encore dans la partie désertique, en « Mongolie intérieure chinoise »! à seulement 5km des voisins mongols, et de l’autre côté, y’a rien… on sent qu’il y a plus de moyens ici !

Éventail géant

des statues et objets d’arts disséminés un peu partout, des hotels, des magasins partout,

Des magasins, des scooters électriques, ça brasse

Ca bosse partout ici : le commerce, l’entretien et le nettoyage des rues, (à ce niveau, on déchantera quand on sortira des villes). Il y a tout plein de vélos électriques avec de toutes petites roues, des scooters électriques de toutes les couleurs, des triporteurs, ça bouge. 

Mini voiture électrique

des groupes d’hommes qui jouent aux cartes dans les rues😄, c’est terriblement vivant. 

Un gros bémol : ils n’arrêtent pas de racler la gorge et de cracher par terre😕et le bruit des klaxons..

Nous achetons notre carte Sim locale « China mobile » mais le hic est que notre moteur de recherche Google ne fonctionne pas en chine…mince, on n’y a pas pensé avant, il aurait fallu installer des VPN (ne me demandez pas ce que c’est mais cela permet de contourner les filtres Chinois). Du coup, impossible de faire nos recherches d’hôtels, sites à visiter, infos transport… WhatsApp sans photo, maps-me (parce que les cartes ont été téléchargées avant) et les mails fonctionnent. L’accès au blog est très lent… 😢. J’ai du embeter Véro, juang (dit Monsieur Fleuve, notre contact en chine – merci Micheline de Suisse) et plusieurs agences de téléphonie chinoises pour trouver une solution. On nous a installé « Baidu », moteur de recherche Chinois, mais c’est écrit en Chinois.,🤔😟💣 faut utiliser le traducteur à chaque info trouvėe…ingérable. Bien plus tard un touriste allemand rencontré nous montre « Bing.com » et ça fonctionne à peu près 😀bien que limité.

 

Bon, tant pis, tout cela nous ouvre l’appétit 🥢, trouvé le p’tit restau, il y en a partout. Nous nous jetons sur une nourriture variée, goûteuse, avec plein de légumes… mais épicée 😛

Pas facile de manger avec les baguettes, pas vrai Jacques ?

.. Oups, on aurait peut-être pas du manger du poisson pimenté quand même… La nuit fut rythmée par des alle-retour aux toilettes.. Aïe, ouille. 😨

Jacques malade, du coup, nous reportons notre départ en bus d’une journée.

Le lendemain, nous voulons changer notre argent mongol restant. Deux banques, dont la banque de Chine, n’ont pas pu nous changer nos turiks. On nous oriente vers un lieu spécifique et, en demandant notre route, on nous amène dans une petite camionnette bien étrange et nous repartons avec des Yuans.. Pas tout compris, là… En fait, il y a tout un quartier où les Mongols viennent faire du shopping et remplir leurs voitures avant de repartir en Mongolie.. et voilà aussi pourquoi nous avons fait 2h de queue à la frontière.. Tout s’explique 😁.

L’argent, ce n’est pas simple en Chine. Quasiment aucun établissement n’accepte les cartes de crédit étrangères et beaucoup de banques ne permettent pas non plus de retirer de l’argent avec nos cartes et parfois, avec un plafond bas…certains touristes rencontrés plus tard nous disent avoir 4 cartes différentes pour y arriver.

Bon maintenant, l’idée c’est de faire 400 km vers le sud en évitant de refaire à vélo toute la partie désertique identique à celle que l’on a traversée en Mongolie et de rentrer un peu dans l’intérieur de la Chine. Nous allons à Datong où se trouvent de superbes grottes et temples et ensuite nous remonterons sur nos montures direction Pékin.

Notre malade allant mieux, on peut partir. C’est parti pour 7h de bus « Erenhot Datong » : sportive la conduite. Notre chauffeur use davantage son klaxon 🔊que ses freins ! parfois, ça passe de justesse😥. Mais que se passe t il, nous sommes contrôlés 4 fois pendant le trajet. Pour tout le monde, présentation d’une pièce d’identité et nous avons même le privilège de descendre du bus une fois, pour faire un scan de nos passeports et répondre à 2 questions : où allons-nous et pourquoi faire… Aux postes de péage, on remarque que la police contrôle tous les véhicules, les coffres… La police est omni-présente, en Chine.

Le voyage en bus est intéressant, d’abord le désert, puis plus montagneux, plus vert, (voir §des champs de Chine), des éoliennes, des villages. Étranges ces petits villages, tout est bien carré, bien aligné, les maisons toutes identiques. Dommage, le chauffeur fume, d’ailleurs on verra des gens fumer dans les restaurants, les chambres d’hôtel, les trains. On fume partout en Chine et surtout les hommes. Autre comportement étrange, beaucoup de gens téléphonent dans le bus, parlent super fort, écoutent la musique et tout le monde « en profite » . Nous arrivons à l’heure annoncée, 16h..Pas mal ! 7h pour faire 450 km, par contre il nous faudra 3h pour trouver un hôtel.. Il y a ceux qui ne sont pas pour les touristes étrangers, ceux qui sont complets, les trop chers et ceux qui disent non, on ne sait pas pourquoi… Heureusement, on rencontre Yang

À l’hôtel après 3h de recherche

Qui va nous aider à nous y retrouver dans cette grande ville.

 

 

c’est parti pour la visite des grottes de yungang classées  Unesco, 5ème siècle,  à 16km a l’ouest de datung.

 

Nous y sommes allés en bus pour seulement 70 cts à deux, la gare routière étant en face de notre hôtel.

Un vrai havre de paix, tous ces arbres pourtant sur une zone très aride, musique douce sur tout le site, 45 grottes principales, 209 subsidiaires, et près de 51000 statues de pierre. Sculptėes en 460 (apres JC) puis agrandies et améliorées pendant plus de 1300 ans sur une 10aine de dynasties.. Fierté  chinoise pour « ses  ouvriers habiles et talentueux avec burin et marteau comme seuls outils » (merci Juang, pour ces informations. Juang, habite pres de Shanghaï mais il  nous aide à distance pour toutes les questions que nous nous posons en chine, dans un Francais impeccable .. bravo et bravo à son ancienne professeur Micheline👏 !)     

La gare by night, on la trouvait jolie..

Le soir nous assistons à une drôle de scène, sur un grand trottoir, près d’un centre commercial, des groupes de personnes dansent sur des musiques variées : c’est décomplexé, inattendu, bon enfant. Et ça, on le verra dans toutes les villes sur notre parcours, avec un petit poste, 2 enceintes, ça danse sur des chorégraphies guidées par une personne. Essentiellement des femmes. J’irai bien les rejoindre, mais je n’ose pas.. 

Danse danse danse

.

Nous visiteront également : le mur des 9 dragons

Ses 8m de haut, 2 de large, 45,5 de long construit au 14ème siècle sous la dynastie des Ming ; le temple de Shanhua

Temple de huayan

de Huayan, le mur de fortification

Mur d’enceintes vieille ville

qui entourre la vieille ville.

Étonnant de voir ces monuments et jardins au pied de ces buildings. Ils sont très bien entretenus.

Vue du mur…

Et, tout autour, plus ou moins loin, des buildings, tous très hauts et vides,  beaucoup d’autres en constructions..ça nous le verrons partout. Les chinois bâtissent beaucoup mais les bâtiments sont souvent inoccupés… Alors pourquoi faire ?

Nos estomacs et intestins vont mieux : depuis 2 jours, nous précisons « sans piment » dans les p’tits restau. 3 nuits dans un bon hotel, et voilà, nous sommes reposés prêts à remonter sur nos p’tits bolides qui s’ennuient dans un garage entourés de p’tites motos et scooters électriques.

Aah, tout va mieux. circuler à vélo en Chine est facile mais il y a beaucoup de doubles voies, triples voies où circulent de nombreux camions, qui klaxonnent tout le temps, c’est poussiéreux et fatiguant. Heureusement, Notre « maps-me » nous propose des petites routes…

« petite » route en beton

 

Parfait, après quelques km de route très très droite en béton , nous entrons dans la Chine rurale agricole. Du maïs, des serres de légumes, que dis-je, des milliers de serres (cf rubrique les champs de Chine) . C’est simple, tout est gigantesque ici,  à l’échelle du pays.. Euh, sauf les chinois, qui sont plutôt petits 😁

Les villages sont un peu plus pauvres, plus sales, ça c’est vraiment dommage tous ces plastiques, boîtes, sacs, poubelles en vrac ..au bord des routes ou des maisons.

Porte de villages….jolie, mais à côté, beaucoup de poubelles.. ☹️

 

 

 

 

 

 

 

 

Maisons en terre battue, celle ci est abandonnée, mais d’autres sont habitées et pas loin de ça

 

petites rues de village aux murs en terre battue

on est dans une autre Chine

 

 

 

 

 

Vaches devant les maisons, de douces odeurs de cochons également, voyez-vous..

 

Dans certains petits villages, on peut admirer de belles fresques, c’est surprenant et très agréable

 

Jolies fresques de tout petits villages

 

 

 

 

 

 

 

Revenons aux portes : tous les villages ont leur belles portes, les maisons également

Portes de village

 

 

 

 

 

 

Porte de maison

Elles sont le Symbole du  » bonheur accueillant » nous dit yiang .

Notre 1er bivouac au milieu de champs de maïs (qui ont pris la grêle )

Bivouac dans les maïs

 

 

… Sans commentaire

 

Chaque fois que nous revenons sur un axe principal, nous sommes sous la poussière et vapeurs de camions….la Chine : une gigantesque usine à ciel ouvert. On voit de nombreuses industries, ça s’active beaucoup dans les champs, les camions n’arrêtent pas, ça bosse de partout..bref nous sommes bien au coeur de notre fourmilière

 

 

Pas de salut d’automobilistes ici, ou très peu, les chinois dont plus réservés que leurs voisins mongols. Ils ralentissent, regardent , »parfois levent le pouce 👍 et rigolent puis d’en vont. Une fois, un véhicule s’arrête et nous donne deux petites bouteilles de thé froid 🥰, sympa, non !?

Nous avons également traversé une zone de réparation de camions, longue de plusieurs km de chaque côté de la route. Des  garages les uns à côté des autres, une boîte  de vitesse par terre ou un moteur, tout ceci dans la crasse, l’huile et la poussière  😎mais ça repart de plus belle. on se sentait un peu fragile là au milieu.

On transporte de tout ici, mais beaucoup de charbon

Rhoooh… tout ce charbon

 

Des milliers de camions sur les routes avec certains passages obligatoires sur des bascules automatiques sous les yeux de la police. mais là où les contrôles sont absents, le graviers ou sable forme des sommets impressionnants dans les bennes et ça déborde très largement sur les routes qui ressemblent parfois à des entrepôt de matériaux divers. Encore aujourd’hui juste devant nous, un camion chargé de déchets de bois, 1,5m plus haut que les côtés, a perdu une partie de son chargement mais peu importe, il continu tranquille. Tout le monde contourne, un autre passera sûrement dessus, le réduisant en poussière qui bordera ainsi la route..

On essaie de prendre des petites routes entre Datong et Pékin, mais parfois, on tombe sur ça :

Une 2 x3 voies, mais déserte. C’était un dimanche… Cool, non?

 

 

 

Et sinon on prend des petites routes,

Moitié terre, moitié béton au milieu du maïs

 

 

 

 

Panneaux solaires

 

 

 

 

 

Pourquoi faire petit, toute une montagne couverte de panneaux photo voltaïques… Incroyable !

Des magasins de toute sorte

 

 

Et des villages, des villes qui s’activent, ça bosse dur en Chine.

Un atelier au boulot… Un dimanche !

 

 

 

 

 

 

Triporteur transportant…..les triporteurs transportent tout en Chine. 

Triporteur et ses tubes….

 

 

 

Un marché

 

 

ça peut être aussi des vendeurs de légumes, de fruits ou autres produits

On achète du raisin.. Super bon Il y a des dizaines et des dizaines de vendeurs le long des routes de cette région des raisins

 

 

 

 

 

 

 

Et puis commence la galère des transports avec les vélos. Nous préférons rentrer à Pékin en transport en commun car entrer dans cette mégalopole de 30 millions d’habitants nous prendrait 2 jours juste pour y rentrer… On nous indique le numéro d’un bus, nous y allons mais il y avait 2 lignes qui portaient le même numéro : une de la station du bus qui emprunte les autoroutes, etc. et l’autre ! , on est pas arrivé à la bonne,(c’est tellement compliqué de comprendre les consignes et de faire comprendre nos demandes) : le bus ne voulait pas nous prendre, plus exactement s’est arrêté 10m avant et à fait semblant de ne pas nous voir.. On ne comprenait pas et on attendait attendait et on demandait encore. Il a bien fallu demander  à une dizaine de personnes pour qu’une fille qui parlait anglais vienne nous voir. Elle nous dirige vers une arrière cour et essaye avec d’autres personnes de trouver des solutions, et ils appelent, discutent… Bingo c’est OK, ils prennent un petit véhicule pour nos vélos, une voiture pour nous et nous enmènent 15km plus loin au terminal de la station de bus, rien que ça

Hop hop, vélos dans la soute

Ils nous font passer devant tout le monde et hop, les vélos sont embarqués dans la soute, quelques photos..

Un grand merci à tous ceux qui nous  ont aidés… On serait encore en train d’attendre😂

Elle nous remet même un petit cadeau une petite boîte de thé, quelle délicate attention.  C’est juste magnifique, émouvant efficace..

 

Le bus nous dépose à Pékin…. Euh enfin, ça veut dire à 26 km du centre, quand-même 🤔. Bon en fait, circuler à vélo à Pékin est extrêmement facile. C’est carré, il y a des voies réservées aux 2 roues (électriques ou pas). Il faut juste être dans le flux, jacques devant avec le GPS fonce : ça passe à droite, à gauche…au feu rouge. C’est pas forcément normal, voir interdit mais pas controlé…. Enfin presque… Moi, ça m’amuse, j’adore.

Notre auberge de jeunesse se situe plein centre, dans les fameux « hutongs » , ces vieux quartiers de Pékin, un peu détruits au moment des J.O. De Pékin en 2008 : un enchevêtrement de venelles bordées de petites maisons basses. Certaines sont très étroites. Au milieu de ça, certaines ruelles plus larges, commerçantes et chargées d’hôtel et auberges de jeunesse… Parfait, nous allons prendre la température, l’ambiance est fourmillante, c’est éclairé, des p’tit restaurants partout, à vous faire tourner la tête.. Excitant, très touristique aussi.. Et une présence policière un peu… Comment dire… Un peu beaucoup presente. Il faut dire que dans 1sem c’est la fête nationale des 70 ans de la république… Ils sont tous sur les dents.

Rue piétonne à côté des « hutongs »

 

 

On teste un petit restau de rue… Euh.. Special

On sait pas trop ce que c’est : du foie, des tripes… on a eu du mal cette fois.

 

 

 

Globalement, nous mangeons super bien en Chine, dans tous ces petits restau de rue, c’est pas cher et bon. Il y a beaucoup de légumes, du riz ou nouilles, et quelques morceaux de viande et des tas d’autres petites choses ajoutées (cacahuètes, herbes, et autres font on  ne connaît pas le nom. De temps en temps on demande « no spicy » car notre Jacko à un peu de mal.

En revanche si nous allons dans des petites épiceries pour nos piques niques ou bivouacs,  c’est difficile. Peu ou pas de pain ici, des mini pâtes de poulet ou canard emballés sous vide. Du coup, comme il y a des villes partout. Pas de conserves, il vaut mieux s’arrêter dans des p’tits restau de rue, c’est rapide, pas cher, plus équilibré. Pour les quelques bivouacs, pareil, il vaut mieux et emporter un plat et le faire réchauffer plutôt que de cuisiner. On ajoute quelques gâteaux. Dans le sud nous allons trouver des fruits super bons et énormes..

 

On ne peut pas être à Pékin sans visiter, L’incontournable, c’est bien sur la muraille de Chine… 21 000 km d’après le guide, 3 millions de personnes seraient mortes pour sa construction qui aurait commencé il y a plus de 2000 ans.. Il y avait peu de monde sur une partie du tronçon nommé « badaling » que nous avons vu, situé à 70km de Pékin… C’est impressionnant, ce serpent qui s’enroule autour des montagnes, construit pour se protéger des Mongoles… Complètement fou..

Nous avons cheminés 3km sur cet immense serpent de pierres avec 500 m de dénivelé.

 

 

 

 

 

 

Ça tire sur les mollets et les gambettes pas habituées à cet exercice là 😅. Rigolez pas, j’ai eu mal pendant 4j

 

 

 

 

 

 

 

Des tours positionnées tout au long de La muraille

 

 

 

 

Partie non rénovée

C’est encore un travail gigantesque d’entretien, de rénovations de toutes les parties non encore accessibles

regardez le nombre de truelles et de sceaux qui servent à la rénovation !!!

Jacques dans le métro… Top moderne ce métro,  et très facile de s’y repérer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous navigons en métro,

Le parc près de la cite interdite

 

 

 

 

Nous n’avons pas pu visiter la cité interdite fermée à cause de la fête nationale.

Ce qui est particulièrement éprouvant, ce sont tous ces contrôles d’identité, contrôles de bagages, en permanence : pour prendre le métro, pour entrer dans le parc…et cette présence policière et militaire , partout, partout ! Quelle pression.

Nous sommes allés voir le palais d’été… Magnifique

En bas du palais, au pied d’un magnifique parc, petite musique d’ambiance, c’est reposant

Nous ne sommes pas restés longtemps à Pekin, beaucoup de monde, nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à la gare pour prendre nos billets de train pour aller vers le sud à Guilin, surtout pour l’envoi de nos vélos.. La chine est immense, impossible de traverser à vélo dans le temps de notre visa.

Aux guichets et aux points infos, ils ne savent pas et disent « no » … Plusieurs heures 2 jours de suite..😢 Heureusement qu’on savait que c’était possible, et qu’il fallait les envoyer séparément (merci Christine et vero pour les infos envoyées-comme nous n’avons pas accès à internet)… Bref, on a réussi. Les vélos sont partis un jour avant nous… On espère que ça passera.. Les couteaux et objets métalliques interdits, il a fallu ruser : un dans le tube de selle, l’autre enfoui dans la trousse à outils … Petit stress. Un touriste rencontré hier s’est fait confisqué le sien dans une gare, ils nous ont fait déballer plusieurs sacoches, ils voyaient bien quelque chose mais pas ça..Ouf, c’est passé … À voir à la réception..Ira-t-on en prison ? 😨

Du coup, çes problèmes de transport, la fourmilière, ces contrôles, la durée de nos visas, les prix de la capitale … On préfère partir et descendre vers le sud (28h de train) pour aller sur un endroit plus montagneux, certes touristique également, et reprendre nos vélos pour rejoindre la frontière.

couchette dite « dure » (cabines ouverte de 6 personnes) et nous avions celles du haut. Oups. C’était très bien en fait, et vraiment pas cher.

On a voyagé avec des chinois, et comme on nous observe beaucoup dans ces cas là, on leur a montré nos photos de la ferme, maison, poulets..🐓.etc qu’est ce qu’ils ont rigolé !

Guilin : génial  nos vélos sont arrivés et livrės à l’hôtel👍. Le comble pour des cyclistes, nous avons été obligés de prendre un taxi avec nos sacoches..Mais nous sommes contents et soulagés. Guilin, Nous sommes dans la région du Guangxi . Cet endroit est connu pour la beauté de ses sites : très  verdoyant, ses rivière lacs, collines, la proximité des rizières en terrasse …regardez plutot

Quel arbre magnifique

Vue du » pic de la beauté solitaire »

 

Tous leurs jardins, bords de rivières sont fleuris, des plantes magnifiques, petite musique …Le soir sous les lumières de toutes les couleurs

., c’est un endroit très prisé des chinois ,très romantique. Faut voir comment ils se photographier, sous toutes les coutures, en prenant des postures de stars. Les chinoises, très joliment habillées de petites robes et jupes légères,  des voiles et mousselines sur des corps sveltes…très rigolos. Nous avions vu les magnifiques barbies Estoniennes, maintenant ce sont de très belles poupées chinoises, chut ne dite rien.!!à Cathy. Il y a aussi des groupes de personnes qui dansent ou qui font de la gym (qi gong ?) en musique. Incroyable.

Nous sommes allés faire une petite croisière sur la « Li river », très tendance ici.. Au cœur des pics karstiques.

Bâteau croisière

Nous nous y attendions pas, Des centaines de bateaux les uns derrière les autres.. Ça gâche un peu la balade, mais comme c’était joli, passons sur ce tourisme de masse.

Le pire était à venir, nous avons prolongé le tour avec un tour en bateau de pêcheur et villages d’etnies minoritaires

Horreur malheur, on avait l’impression d’être dans un zoo, ces gens costumés qui se lèvent pour danser, chanter ou jouer de la musique dès qu’un bateau passe, leur yeux étaient tristes et leur regard vide.. Sans doute n’ont ils pas le choix… Ce tourisme de masse est un peu « trop » , nous étions très mal d’avoir contribué à ça.. Plus jamais..

A 70 km au nord, les terrasses de Longji titan (épine dorsale du Dragon) qui s’étalent sur un chapelet de pics hauts de 800m.

oooh

Quelques marches à monter et la récompense en vaut l’effort. l’accès au site, extrêmement touristique également , tout est payant,  les petits villages sont une succession de restaurants,  vendeurs de fruits, bibelots, hôtels et ça construit de partout… Bon, le succès de cette région a des effets indésirables 😏

Tenues traditionnelles des tribus

La Chine est tellement vaste que nous n’avons pas le temps d’aller à Hong Kong comme nous l’avions prévu ..Il faudrait encore jongler  avec les bus…et on a pas trop envie de faire tout ça avec nos vélos , et de plonger dans la foule, les buildings.. on va reprendre la route et essayer de gagner la frontière vietnamienne à vélo sur des petites routes. Il y a encore près de 800km. Et on a besoin de sortir de ces énormes villes  touristiques.

Nous sommes enchantés de cette decision. Nous partons vers le sud en direction de Nanning, puis du vietnam. Des montagnes au départ, toujours ces pics karstiques, des petits villages et petites villes. Que c’est agréable !  il fait également très chaud, nous avons  37 degrés à l’ombre 😎

 

Soir de bivouac près d’une rivière

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop bien, ce petit bain de fin de journée, rafraîchissant 😀

 

 

 

 

 

 

Radeau de pêcheur en bambou

 

 

Même les papillons sont grands ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, on rentre à la maison. Les buffles travaillent beaucoup ici.

Les villages et villes traversées sont extrêmement vivants, ça bosse, ça commerce… Impressionnants ces chinois avec leur chapeaux pointus.

On se régale des nombreux fruits que nous trouvons dans cette région : mandarines, pamplemousse, bananes, raisins et autres plus exotiques dont nous ignorons le nom.. Ainsi que ces petits pains vapeur fourrés salés ou sucrés.

Miam, petit déjeuner

 

Vente de poulets à gauche et canards à droite

Des commerces partout

 

 

Maisons de village

Très souvent, les bas de maisons sont ouverts, on y voit un canapé et/ou des chaises, une télé, un ventilo, un p’tit coin pour la cuisine, c’est-à-dire un feu au gaz, une petite table. Le scooter, et pis c’est tout, une cloison et on devine un lit à l’arrière. C’est souvent assez gris, sombre, avec pas mal de bazar. Le soir, les familles dînent sur une table, des petits tabourets de couleur, sur le trottoir. Ou bien, ils discutent à plusieurs, toujours sur le trottoir ou bien encore jouent aux cartes, d’autres sont devant la télé, tous avec le tel portable d’une main et ça tout à côté du trottoir et de la rue.

Bon allez, on repart.

Y’a bon bananier

 

On attend que le train passe

 

La file d’attente commence à s’allonger, nous sommes rapidement entourés de scooters

Et toujours des gens charmants, près à nous aider. Ce soir, notre GPS était complètement perdu, nous ne trouvions pas la route de l’hôtel, une jeune nous a proposé de nous guider et de la suivre soit plus de 5km.. Trop cool… Une p’tite photo et hop, elle est répartie, trop sympa les chinois.👍 Nous avons souvent dû demander pour trouver des hôtels, car certains indiqués sur notre application n’acceptent pas les étrangers.. Alors on cherche des jeunes qui parlent 3 mots d’anglais, et sur leurs appli chinoises, ils appellent des hôtels et nous enmènent, carrément .. Quel accueil !!

Nous continuons tranquillement notre descente. Nos visas Vietnamiens électroniques sont faits (merci Christine et Bernard) car nos accès internet limités nous rendaient l’opération difficile. Il nous reste 9 jours en Chine. Nous voyons maintenant  des champs de canne à sucre, beaucoup d’élevages de canard

Parfois des centaines autour de petits lacs..

, en plein air, sur des bords de petits lacs et puis des bananiers, on commence à voir des papayiers.

Il fait très chaud..on trouve des hibiscus. Allez, petite séquence fleurs :

Bougainvilliers

On se rafraichi comme on peut.. Hein Jacko?

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, dans des jardins publics ou chantiers, il y a des tuyaux d’eau , on se rafraichit.

Dentiste sur la rue

Dans cette région le Guangxi  ..Nous croisons quelques cyclistes chinois sur des vtt, ils sont très couverts des pieds à la tête, portent des masques, pas mal de femmes, des sportifs, ils doivent avoir chaud.. On se salue, c’est sympa…

Des gros légumes verts qu’on mange souvent frits avec du riz, c’est un peu amer mais bon

Visez un peu la taille des haricots

Oh les beaux légumes

 

 

Du cochon… Euh, elle est où la chaîne du froid ?

 

 

 

Nanning et ses scooters

En arrivant à Nanning on se fait doubler par un scooter qui transportait un cochon coupé en deux en guise de passager. Sans protection bien sûr !  si, en fait, un malheureux tendeur pour éviter qu’il ne traîne par terre. Nous étions sûrement pas loin d’un abattoir puisque qu’il y en aura d’autres.

Nanning la rivière yujiang… Où l’on se baigne

Dans cette ville, il y a une rivière et on découvre trop tard, en partant, qu’ils se baignent. Mince, on a raté ça. Et puis tout le long de cette rivière, ils font de la gym en musique, chantent en karaoke, dansent,…

On emprunte des petites routes qui font notre bonheur

Au milieu de la canne à sucre et des pics montagneux

 

Petits villages

Portage classique ici

Puis nous ralentissons l’allure qui n’était déjà pas trop stressante, car nos visas Vietnamiens commencent le 15 et même si nous pédalons tranquillement, si on ne s’arrête pas, on arrivera trop tôt, il nous faudra attendre 3j à la frontière.

Eh hop, le cap des 8000 km

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, on se balade.. Ici une tour

Un jardin, une grotte.

C’est bô, non ?

Pas toujours évident car le personnel des petits hôtels ne savent pas toujours nous guider. Il faut vraiment chercher sur internet et leur montrer. Si on demande ce qu’il y a à visiter, ils disent que ce n’est pas une ville touristique et pourtant.. Ci dessus, c’est beau.

On aurait aussi nos chaînes et cassettes à changer sur nos vélos mais on nous dit qu’il n’y a pas de magasins de vélos, et oui, ils ont tous des scooters.. Bon on attendra le Vietnam, on trouvera bien ca à Hanoï, espérons-le !

Ça bosse, le long d’une rivière.. Et des femmes pliées en deux les pauvres

📵A notre arrivée, nous avions remarqué que tout le monde avait son téléphone portable à la main et ça s’est vérifié tout au long de notre séjour. On trouvait que cette portable attitude  était en train de bouleverser notre vie en France , mais ici c’est pire. Le cuisinier qui s’arrête toutes les minutes pour prendre son tel, la réceptioniste qui ne lâche pas son tel même en nous parlant, même en dansant dans la rue, certains ont leur tel… Etc. Le mal est mondial🆘. En même temps, s’il fallait faire ce voyage sans notre tel, ça serait beaucoup moins facile 😕

Nous approchons de la frontière, c’est montagneux et très beau..

Petit village de montagne

 

 

 

 

 

 

 

 

une belle plante non !!

 

Nous sommes vite l’attraction de quartier quand on s’arrête

 

Jacko a parfois l’impression d’être un peu trop grand…ici à l’hôtel avec Alita (manager de l’hotel)

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous arrivons un peu en avance près de la frontière, nous nous arrêtons à Pingxiang pour une dernière journée chinoise. Nous arpentons un immense marché gorgé de fruits, légumes, viande… À vous donner le tournis, la Chine quoi 😃

Tomates, carottes, poivrons, et tellement de legumes, racines et herbes que nous ne connaissons pas. Leur alimentation est extrêmement riche et variée

Vente de canards

Ici fabrication artisanale d’huile d’arachide. Tout est Manuel les femmes manipulent des sacs d’arachide qu’elles déversent dans une broyeuse…. Nettoient les filtres, récupèrent les copeaux…. Zéro masque, zéro protection..

 

 

 

 

Et pour finir une séquence gym, allez on bouge 💃

Tout en musique, C’est harmonieux

 

 

 

 

 

Comme il n’est pas possible de changer nos yuans contre des duongs vietnamiens en chine, on nous indique que ça se pratique à la frontière.. Alors, on a le temps, on y va et ça se vérifie. Nous changeons nos yuans restants. Et on clôture le tout par une petite fondue chinoise ce soir. Cool 🥢

Oh Chine mystérieuse ! après  un mois à tes côtés nous avons de la peine à te comprendre. Hommes et femmes, vous nous avez aceuilli avec votre grand coeur généreux. Un pays qui bouge, qui travaille, qui avance ; duquel il se dégage une puissance phénoménale à la fois remarquable mais aussi très inquiétante. Parfois jacques éprouve des frissons devant autant de chantiers entrepris de partout qui détruisent à tout jamais une si belle nature, aujourd’hui ce pays semble trop petit, pourquoi, pour qui construit-on des immeubles par milliers ? Ce qui m’interpelle le plus, moi, ce sont les conditions de travail. Jiang nous précise que ce qui se pratique ici en dehors des cadres, fonctionnaires et certaines professions, c’est le 9x9x6…de 9h à 9h, 6j par semaine doit 72h de travail… ils le font souvent pour assurer les études de leurs enfants.. Ils ont franchement du mérite… Et nous, on se balade.. Ça questionne quand même.

Si tout va bien, nous devrions revenir en mars ou avril par le sud ouest pour rejoindre au nord la route de la soie et les pays du moyen Orient avant de regagner l’Europe

Bye bye China, à bientôt 😉

Bye, bye



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