Cambodge à vélo (suite) 18 jours 945 Km

Ce n’est pas une surprise 🤭, 2020 sera sous le signe du voyage🌏… ben oui à vélo, vous avez tout compris, on ne nous arrête plus, maintenant ! 🚴‍♂️…

Alors, pas de temps à perdre, dès le premier jour de l’année, après  quelques jours de repos sur l’île de Phu Quoc au Vietnam, nous reprenons la route😁 et c’est le 1er janvier que nous passons la frontière. Fastoche 😃 nous sommes des pros maintenant.

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

 

Un p’tit formulaire, 1 photo, 35 USD, un p’tit « happy new year » à nos amis douaniers au passage, et hop hop hop… Roulez petits bolides 🚴‍♂️

Venant du Vietnam, nous allons longer la côte au sud, remonter vers le lac de Tonle sap pour un un p’tit crochet à Siem Reap pour admirer les temples d’Angkor (Ok, c’est super touristique mais c’est quand même un lieu magique, non ?) puis direction la Thaïlande.

Nous ne sommes pas dépaysés, ça fait juste 15j que nous avons quitté le Cambodge. Nous retrouvons les glacières oranges et rouges des bords de route pour se rafraîchir, des pistes dès que l’on sort de la route principale, des p’tits villages partout, des « hello, hello », quelques vaches sur la route, des buffles ça et là, et d’innombrables temples. Par contre ici les maisons ne sont pas sur pilotis comme au nord, mais on continu à brûler feuilles, ordures et plastiques..

Ici, un abri

Il y a moins de monde qu’au Vietnam, moins de klaxons, on entend quand même de la musique (de préférence à fond) pour les mariages ou pour les karaokés … Mais globalement c’est plus tranquille.

On en profite pour passer un p’tit coup d’eau sur nos vélos (on le fera souvent ici, avec la poussière des pistes) et sur nous aussi d’ailleurs pour se rafraîchir. Bon sang, qu’il fait chaud : entre 35 et 41°. En roulant, ça va ! mais dès qu’on s’arrête, on dégouline♨️. On se met de l’eau sur les casquettes et sur nos vêtements qui sèchent instantanément.

Ah oui, faut aussi se réhabituer à gérer les dollars et l’argent local le Riel, c’est pas évident pour connaître les prix des choses.

Crabe géant de Kep, la spécialité de la région

Notre route nous amène à Kep, jolie petite ville du sud et du bord de mer. Nous sommes en haute saison. Du coup, petite galère pour trouver un hébergement. J’entends, un hébergement dans notre budget😁 Ils sont fous, ils nous prennent pour des touristes ou quoi ?  Hein ? Nous en sommes ? Mince ah oui, j’avais presque oublié☺️

Allez, un peu de piste pour aller visiter  »  » la plantation » 

Aïe Aïe, la piste n’épargne pas nos fessiers. Va falloir s’ habituer ici au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

C’est une ferme de poivre bio principalement, mais ils cultivent aussi du curcuma, citronnelle…

Derrière le bananier, des rangées de poivre, protégées par des feuilles de palmier

Il s’agit d’un projet d’agrotourisme à vocation sociale et durable,  créé en 2013. Il permet à plus de 150 personnes d’y travailler à temps plein avec des salaires corrects. Des hébergements gratuits sont proposés aux travailleurs saisonniers, un soutien aux écoles locales, des bourses sont offertes à certains écoliers pour la poursuite de leurs études, et j’en oublie peut-être. Nous avons pu déguster du poivre vert, blanc rouge, noir, poivre long et déjeuner sur place.. Wouaouf, ça décoiffe 🔥et moi qui n’aimait pas manger du poivre comme ça, j’avoue que c’était bon, on s’est régalés.

Dommage qu’on ne puisse pas charger nos sacoches. Cf rubrique « les champs du Cambodge » pour les aspects plus techniques.

Ah ? 12 000 km ✌️au compteur!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la piste pour nous rendre à kampot. Patricia et Yannick nous avaient donné une bonne adresse. Merci les z’amis. A cet instant ils doivent être rentrés en France, les pauv’. Quant à Michel, il poursuit sa route au Vietnam.. Il s’entraîne 😉.. Il devrait nous retrouver sur la fin de notre parcours, cool ! 

Kampot River Bungalow

Trop sympa, nos bungalows au bord de la rivière. Basics, petits (juste un lit +moustiquaire) et l’eau qui clapote en dessous. Le lendemain matin, nous repassons par la ville que l’on a traversée un peu rapidement hier.

Oh, un Durian géant : tout un symbole ici mais aussi en Asie du Sud-est car ce fruit est très riche en éléments nutritifs. Oh mais alors, quelle odeur..🤪. Ils sont parfois interdits dans les hôtels, c’est dire !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous levons tôt pour aller prendre un p’tit dej local mais pas de soupe (pho) , notre Jacko, il commence à en avoir assez des soupes. Ce sera sandwich local avec omelette, choux/salade carottes épicés, concombre et un p’tit beignet de crevettes mélangées avec on ne sait pas quoi, pris au marché.. Miam

Un peu tardivement, et le ventre plein, nous prenons la route principale pour rejoindre Sihanoukville, premier port du Cambodge mais aussi station balnéaire.

Ce soir là, il y a eu une bonne coupure de courant… On nous a amené une bougie, trop mignon 😍

Sur la route : Crevettes en mode bronzage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous a plusieurs fois déconseillé d’ aller à Sihanoukville parce que c’est une ville complètement investie par les chinois qui construisent partout. Un Cambodgien rencontré aujourd’hui nous explique qu’il y avait travaillé 8 ans, dans le tourisme, mais depuis que les chinois sont arrivés, les prix ont tellement grimpé qu’il a été obligé de partir. On a regardé les prix des hôtels, effectivement c’est pas triste mais on ne va faire que passer. Sur la route, beaucoup de camions, beaucoup de poussière, des carrières exploitées pour les constructions, des entreprises chinoises, des panneaux ou pub en Chinois.., on a pourtant pas traversé de frontière 😉

On a l’impression d’avoir changé de pays, c’est bien étrange

 

 

 

 

 

 

 

Las de la grande route, nous ciblond un passage par la piste. C’est en fait devenu une route chantier exploitée avec les va-et-vient de camions. Mais au bout de 8 km, la route est coupée. M…! Faut rebrousser chemin et reprendre la grand’ route 😤

Après une petite heure de piste retour, nous rejoignons la route principale. S’en suit, une interminable file de camions sur 2 voies, nous devons passer sur la voie du sens inverse, un peu flippant. Quelle matinée d’enfer !

On en revient pas, regardez, rien à voir avec le Cambodge ! ☹️, c’est juste incroyable, effrayant.

La city vue de loin, pas de mot.. Juste le choc

La ville s’est transformée en un immense chantier, irrespirable étant donné la poussière. Il ne reste plus aucune route asphaltée, tout est devenu « piste » tellement il y a de travaux immobiliers partout. Des casinos, des hôtels, des palaces, des restaurants, plutôt chers…

En plein centre ville… Regardez la poussière dans le fond

C’est vraiment dommage, car la plage est très belle : peu de monde, sable blanc, l’eau transparente à souhait. Les petites îles environnantes sont paradisiaques semble-t-il mais… Non merci, nous partons à fond les pédales.. Ca nous coupe l’envie.. 

15 km au nord, superbe plage. Malheureusement on ne peut pas y rester

Difficile de trouver un hébergement près de cette plage. Nous demandons à poser notre tente à l’extérieur d’un restaurant. Là, surprise, on nous demande 20 usd +le prix du dîner sur place.. On demande dans 2 autres endroits (bungalows en construction, là c’est 45 usd), etc.. Et pis quoi encore ? cette région est devenue folle. On continue !

Au Cambodge comme dans tous les pays d’Asie du sud Est…. 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, des entreprises chinoises ? , oh pas possible !!

Un tout autre décor nous attend le lendemain. Après une quinzaine de km sur une petite route à faible circulation,

Planquons nous !

nous prenons des pistes et, et… des hévéas comme dans le nord puis les plantations de palmiers. La fameuse huile de palme ! (Cf rubrique  « Champ du Cambodge suite »)

Quelles couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

Sous les palmiers

 

 

 

 

 

 

 

 

en dehors de la problématique écologique de ces plantations, c’est très agréable, les couleurs sont fabuleuses, l’ombre des arbres et quel calme ! Aah..

Nous arrivons sur une grande route et nous sommes arrêtés par la police👮. Euhh, on a rien fait, nous ! Mais non, il y a une course cycliste, on peut pas continuer, stop forcé pendant 2 heures, pour voir passer des vélos … Un comble pour des cyclistes, non ! 🤔

1ere course mondiale des côtes/plages du Cambodge.. Ils nous font un p’tit coucou au passage

Ce soir là, nous ne trouvons qu’une guest house chinoise, les prix aussi sont chinois, on négocie un peu. Le tee shirt de Jacques écrit en chinois nous aide, ils acceptent. Par contre, pas de boui boui pour dîner, on trouve des soupes instantanées, des fruits, un p’tit gâteau sec. Nous dînons dans la chambre et au Dodo.

Nous prenons la direction du lac de Tonlé Sap, il nous faut prendre une high way, une grande route, enfin j’veux dire une route à grande circulation, avec énormément de camions, mais hélas plutot petite, presque type départementale chez nous. Les camions nous « poussent » sur les accotements qui sont en terre et gravillons, klaxonnent.  sauf que parfois, on nous double par la droite, oui sur l’accotement. Nous sommes pris en sandwich entre voiture à droite et camions collés à gauche, dans une poussière et un bruit épouvantables.. heureusement nous arrivons à sortir parfois de cette route.

Une classe d’école dehors.. On en profite pour saluer nos amis écoliers qui nous suivent 🤓

Nous  arrivons épuisés à Chbar Mon ou Kampong Speu, après 95 km de route. Heureusement le soir, on se rend au marché de nuit et on se fait un bon repas, ça redonne le moral.

Kompong Speu. Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

Chouette, on a pas à reprendre la grand route aujourd’hui. Petite route et piste…

On retrouve quelques maisons sur pilotis, dont certaines sont très jolies, très colorées

 

 

 

 

Il fait très chaud, c’est sec partout, nous  sommes en saison sèche, il ne pleut plus du tout et avec la poussière qu’il y a, les arbres et les maisons perdent leurs couleurs, c’est fou, ils sont rouge-marron de poussière. Nous remettons nos masques 😷. Et dire que les Cambodgiens supportent tout ça tout le temps.

Depuis  qu’on est parti de Sihanoukville nous remarquons partout des panneaux « à vendre ou à louer ». Ce sont des terrains découpés en parcelles asséchées, terrassées et habitables. Mais alors, vont-ils arrêter de cultiver du riz ?  Pourtant il y a de l’eau !

Autre remarque, nous voyons beaucoup d’organismes financiers avec des panneaux « micro crédit ».

organisme de micro crédit

C’est une pratique intéressante qui permet de mettre en œuvre des petits projets et de sortir de la misère. Les taux d’intérêt sont quand même élevés, lit-on sur internet et beaucoup de Cambodgiens n’ont pas de compte bancaire mais ça semble fonctionner quand même. C’est un pays qui se relève tout doucement de la guerre mais, on y voit beaucoup de pauvreté.

Belle piste roulante et presque pas de poussière, le Cambodge comme on aime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Udong, juste une ville étape pour dormir.

Le matin, nous prenons un p’tit sandwich dej, comme d’habitude mais, mais c’est vraiment sale dans le secteur

 

 

Il y a des jours où cette saleté est difficile à voir. Ce matin là en fait partie.  Juste devant, un p’tit gamin joue.. Dur dur ! 

À 3 mètres de la route et 1 mètre des sacs poubelles, des poulets et chiens qui traînent

 

Puis nous arrivons à Kampong chhnang. Et le lendemain à kampong Thom (Kampong signifie bord de rivière) après avoir traversé la rivière en dessous du Tonle Sap.

Pistes entre Kampong chhnang et Kampong thom

 

 

 

 

 

 

 

Des villages colorés juste en bord de route

 

 

 

 

 

 

 

Des petits moines passent sur les routes et reçoivent des offrandes (argent et à manger) une prière… Et continuent leur chemin, pieds nus, pour certains

 

Des pistes et des pistes, il fait très chaud. Par contre, c’est une zone bien irriguée et nous retrouvons les rizières et de belles couleurs 

Kampong Thom, plus jolie de nuit que de jour, comme beaucoup de villes d’ailleurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, on peut manger des scorpions et mygales.. Nous en avons bien vus, mais… Ça n’invitait pas à la dégustation.. Sur ce coup là, on assure pas. Par contre, le lendemain, nous avons eu du chien dans notre soupe.

Nous continuons la route vers Siem Reap sur la route principale qui cette fois est agréable mais aussi sur les pistes pour plus de tranquillité

Plus tranquille, oui mais il y a du sable. Hum nos chaînes vont adoré, pauv’ petits vélos

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, perdu au milieu de nulle part, un village. Des maisons sur pilotis et un grand pont. Superbe, il y a de la musique, mais c’est aussi très pauvre

 

 

 

 

 

 

 

Un petit pont de bois traversait la rivière… 🎶🎵🎵

 

 

 

 

 

 

 

Et puis Siem Reap. Par chance, notre guesthouse est située à côté du centre mais au calme et il y a une piscine. Nous allons nous reposer quelques jours parce que nous sommes un peu fatigués.

La nuit c’est la folie ici !

Quelques rues un peu folles, des bars, la musique à fond, des touristes

 

Heureusement, ce n’est pas partout comme ça. Il y a plein de quartiers très agréables. Notre guesthouse est tranquille. Je me fais même le luxe d’un massage fait par un aveugle, il y a plusieurs associations de ce type ici. Super !

Et puis bien sûr les fameux temples d’Angkor, qu’on ne présente plus. C’est assez impressionnant mais terriblement cher (37 usd la journée) si seulement ça pouvait profiter à la population, mais j’en doute un peu. Nous faisons ce qu’on appelle ici le « petit tour » en tuk tuk c’est à dire que nous visitons 5 temples dans la journée. Il y a beaucoup de monde. C’est une atmosphère assez apaisante.

Quelques racines d’arbres sur les temples mais il n’en reste presque plus avec les rénovations, du coup, moins de charme qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant quand même

Bas-reliefs des murs : ils décrivent les événements de l’époque. Incroyable.. Car ils datent du 11e siècle, quand même.. 🐒

Nous reprenons nos p’tits bolides, tout propres, tout bien revus par super mécano Jacko et en route pour battambang par bateau et pistes.

Port du départ. L’eau est marron rouge de terre

 

 

 

 

 

 

 

Non mais regardez ce qu’ils font de nous, petits bolides : au repos, à griller, couchés sur le toit du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Village flottant

 

 

 

 

 

 

Il y a vraiment toute une vie qui s’organise dans ces villages, les écoles, églises, commerces… Tout est flottant. Notre traversée dure 6 heures environ, c’est vraiment chouette. On y fait aussi la rencontre de deux voyageurs français, Brigitte et Philippe… Et, trop drôle, on apprendra plus tard qu’ils ont des amis communs avec Jacques et connaissent le Trieves,  le monde est petit ! 😉

Le bateau s’arrête à 25 km de la ville, nous continuons à vélo sur des pistes et les autres passagers continuent en pick-up… Ils se sont fait encore plus secouer que nous.

Très agréable ville de Battambang, on y reste une journée, à se promener sur les marchés très animés ou le long de la Sangker river et on y retrouve Brigitte et Philippe pour dîner.

Dîner sur le marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

On en profite pour se balader dans différents temples

 

 

 

 

 

 

 

Petits restaurants de rue, ça sent bon, même si c’est plutôt « rustique » dirons-nous. Mais ils ont le sourire

 

 

 

 

 

 

 

Je me traîne un peu à cause d’une sciatique qui me harcèle depuis quelques jours, et qui ne passe pas♨️..allez hop, trousse à pharmacie, demande d’un p’tit conseil auprès de la copine Agnès médecin pour pas faire de bêtises. Je vais passer aux anti inflammatoires, avec des séances d’étirements et des journées de vélo light, on verra si ça passe. C’est pas grave, car pour des raisons de visas et des rdv famille en Thaïlande et en Birmanie nous ne devons pas passer la frontière trop tôt. Ça fera des journées différentes : 1/2j de vélo et 1/2j repos.. À suivre

En route direction la Thaïlande. Petite route mais aussi un peu de pistes, nous sommes encore au Cambodge, quand même😷

On se protège comme on peut😅

 

 

 

 

 

 

 

Traversée de petits villages où les marchés sont juste de chaque côté de la route, c’est terriblement vivant, coloré, odorant

 

Nous passons à Sdao, puis à Pailin avant d’arriver à la frontière.

On peut boire frais partout. La glace est livrée en gros blocs pour être coupée en petits blocs dans les glacières et/ou broyée pour aller dans nos verres. Nous n’avons jamais été malade avec ça.

Il découpe un bloc de glace avec une scie

On se fait souvent la réflexion que c’est vraiment facile de voyager dans tous ces pays d’Asie du Sud-est. C’est dépaysant, on s’héberge sans problème, on trouve à manger partout, tout ça pour de tout-petits budgets, les gens sont àdorables.. Les vacances quoi 👣

Phsar Prom, ville frontière sans intérêt avec hôtels et casino. Nous changeons notre monnaie Cambodgienne contre des « Baths » Thaïlandais. Le passage frontière tranquille, rien à payer, ça change 😉

Bon, ben Bye bye Cambodge, tu nous a embarqués sur tes pistes de poussière pour nous expliquer ton pays; tu nous a surpris, émus souvent par ton accueil, alors que la vie ici est si dure et que le pays se remet tout doucement de ses blessures.

Avant de vous enmener en Thaïlande, un dernier petit mot pour vous souhaiter encore une fois une « bonne année ». Une copine m’a envoyée cet arbre, il est trop beau pour ne pas être partagé. À bientôt !!

Bonne année !!

 

 



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Les champs du Cambodge (suite)

 

Une petite moto.. Un gros chargement

 

 

 

Pas de doute, nous sommes à la bonne frontière et retrouvons nos chargements les plus insolites 😂

un chargement de paille de riz.

 

 

Je ne vais pas vous faire le coup du riz qui nous entoure, encore une fois. Ne soyons pas mauvaise langue il nous sauve souvent de  la fringale. 😇

Allez, en piste pour découvrir une ferme de production de poivre.

OH oui en piste après avoir laissé le bitume. Nous voici embarqués sur des chemins des plus poussiéreux et caillouteux, vent de face, bref tout ce que je n’aime pas sur 15 km. Cathy file devant comme une anguille entre les pierres avec son petit vélo.

Nous voici arrivés. Je suis content et réconcilié avec moi même et avec mon grand vélo qui me secoue.

Après une bonne bouteille d’eau fraîche la visite peut commençer. Nous avons même un guide en Français. Ah pardon, j’ai oublié de vous dire que cette exploitation de 50 ha a été créée par un couple Franco-Belge.

20ha de production de poivre, le reste étant des bananiers , de la citronnelle, du piment, du curcuma. Le tout en agriculture bio, certifié par Ecocert.

Des bâtiments d’exploitation, de transformation, de restauration, de jeux, de formation, d’habitation, de vente, un parking. Bref un méga projet.

Avec un volet social régional fort intéressant.

Notre homme qui récite sa leçon par cœur nous montre les différentes variétés de poivre. Une plante grimpante qui mettra 4 ans après sa plantation pour produire. Elle s’enroule et grimpe sur de solides tuteurs de 4 m de haut, pas plus haut sinon on ne peut pas le ramasser. Après floraison, il se forme une grappe de fruits allongés. A maturité, les grains rougissent, la récolte commence alors à la main. Les grains seront triés un par un. Les rouges d’un côté, les verts de l’autre. Une partie des rouges seront conservés rouges, le reste sera dépéliculé pour devenir poivre blanc. Les verts serviront de poivre vert que l’on mange frais ici, souvent en grappe dans les plats, il faut juste aimer le poivre pour supporter. J’ai fait le test un jour en commandant un plat au poivre vert. J’ai vu arriver un petit morceau de viande et 5/6 grappes de poivres verts succulentes, heureusement que la bière était là 😋.

Après séchage complet, les grains verts deviendront le poivre noir que nous connaissons bien et utilisons souvent dans notre cuisine comme épis. On l’utilise plus rarement pour la confection de désert et pourtant ce doit être fameux. Personnellement je l’utilise pour faire mon génépi maison. 🤫

Le tour du champ est protégé du soleil les premières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poivre de kompot est bien sur un des meilleur du monde !!  Le terroir serait très favorable.

Il demande beaucoup de travail manuel. Chaque plant pousse dans une petite cuvette formée avec de la terre pour retenir l’eau en saison des pluies, sinon il est arrosé manuellement. L’exploitation dispose de deux retenues colinnaires pour alimenter via des  tuyaux à chaque parcelle.

 

Je suis votre plus fidèle épice. Je pousse vers le ciel🌤️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre poivre est ici présent également. Le poivre long de Java qui entre en production plus vite. A maturité il forme une gousse très compacte que l’on ramasse aussi dès qu’il rougit. On utilise alors les gousses entières pour parfumer les plats.

Gousse de poivre de Java à maturité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas retenu toute la leçon du poivre. Bon j’ai une excuse il faisait vraiment très chaud lors de la visite, plus une grosse fringale.

Oh l’étourdi. Passons à la citronnelle, une plante qui forme une grosse touffe d’herbe qui sert aussi beaucoup pour parfumer les plats.

Vous avez tous reconnu ces beaux plants de riz.😂 Mais non voyons c’est notre citronnelle

 

 

 

Après notre repas au poivre, nous reprenons nos montures et décidons de quitter ce chemin infernal pour nous enfoncer encore plus dans la campagne.

Pas triste, mais tellement plein de charme de se retrouver sur un authentique petit chemin où l’on se croise à peine avec les gens du voisinage. On passe à droite à gauche avec nos vélos, pas d’excès de vitesse ici, que du plaisir. La vrai vie d’ici.  Au détour du chemin, une glacière rouge sous un toit et voilà que nos deux vélos se dirigent tout seuls vers ce lieu. Une pause boissons fraîche, un petit adieu à la dame et en selle pour d’autres aventures.

C’est reparti. allez Cathy, la route est encore longue..

 

 

Nous allons  découvrir aujourd’hui une ville bien particulière. Une ville  ? non, un immense chantier. Bien sûr, les champs d’ici sont ravagés.

Les « Fourmis » ont décidé de monter des fourmilières dans la ville. Des grues de partout. Les fourmis avec leurs bras mécaniques qui arrachent la montagne, d’autres qui transportent inlassablement des tonnes de matériaux sur leurs dos. Et bien sûr pendant ce temps les insectes locaux quittent et fuient leurs lieux de vie devant une telle invasion. L’homme a bien perdu la tête, plus un mètre carré de goudron intacte. Une nouvelle immense fourmilière est entrain  de voir le jour.

Nos fourmis en actions…

 

 

 

Oh une nouvelle fourmilière en projet 😢

 

Nous aussi nous décidons de ne pas dormir dans cet enfer de poussière et de bruits où les champs sont la proie de ces  fourmies déraisonnables.

Nuage de poussière sur la ville. Ce pourrait être un titre de film….

 

 

 

Après cet intermède un peu hors des champs, nous recherchons un peu de calme, il suffit de demander à notre copain Maps-me de nous conduire. Ni une ni deux, nous voici embarqués une fois de plus dans la nature profonde, sur des pistes où nous ne croisons que quelques motos.

plantation d’héveas

Nous découvrons  en premier d’immenses plantations d’héveas sur des milliers d’ha de chaque côté de nous. En nous enfonçant un peu plus encore sur des pistes plus étroites, nous découvrons cette fois l’arbre de la discorde. Vous aurez deviné qu’il s’agit des fameux palmiers qu’une partie du monde rejette. Difficile d’estimer l’espace qu’ils occupent, leur surface couvre tout sur une région entière…

À droite l’hevea, à gauche nos palmiers 🤔

 

 

Un peu inhabituel quand même. Ça change des sapins, vous ne trouvez pas ? … 😄

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus l’ombre est agréable…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici maintenant le fruit duquel on extrait la graisse de palme.

 

 

 

Sur le sommet de l’arbre : de grosses grappes de fruits attendent sagement la récolte qui ne devrait pas tarder. Nous parlons souvent d’huile de palme mais il s’agit de graisse. Le fruit en est vraiment gorgé, en grattant un peu, un liquide très gras apparaît.

En vélo, sous les palmiers il faut faire confiance à notre fidèle guide, on a l’impression de ne plus pouvoir sortir de ce couvert.

Nous remontons maintenant vers le nord du Cambodge. Un jour de route nationale de trop, nous sommes fatigués, il faut être sur ses gardes en permanence. Les camions nous frôlent. Quand on voit les roues des semis de trop près, on saute sur le bas côté.

Nous repartons le  lendemain de plus belle  au milieu des champs où plutôt des rizières asséchées en ce moment où les zébus sont en quête d’une bien maigre pitance.  Ah… un peu de calme dans la campagne nous réconcilie avec nos hôtes de voyage.

On comprend pourquoi la viande de bœuf est un peu dure ici.

 

 

 

 

 

 

 

C’est un peu le désert en ce moment 😏

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de rizières sont maintenant abandonnées

 

 

Comme d’habitude,  chaque jour nous apporte de nouveaux paysages. En quelques km nous passons des rizières desséchées et brûlées par le soleil à une très vaste plaine irriguée complètement verte. Le riz est ici partout entre les canaux, cultivé sur de grandes parcelles de chaque côté de la piste rouge que nous suivons depuis plus de 60 km.

Du plat sur 60 km..le soir  notre compteur indique seulement 40 m de dénivelé, ce doit être les petits ponts..

 

 

 

C’est un peu longuet mais tellement beau et tranquille, pas de camion, quelques voitures  et motos tout au plus. Les agriculteurs s’occupent surtout de l’irrigation de leurs champs. Un peu partout, on pompe et repompe l’eau qui passe d’une parcelle à l’autre.

L’eau source de vie…

 

 

 

 

Cette plaine est la plus fertile du Cambodge. Elle se situe  au sud du plus grand lac d’Asie dont le niveau bouge beaucoup en fonction de la saison. Nous en reparlerons sûrement dans les jours qui arrivent puisque nous allons maintenant le longer et normalement le traverser sur sa partie nord.

Ici, un agriculteur épand de l’engrais à la main.

 

 

 

 

 

 

 

Un « enjambeur »  fait maison, pour travailler dans les rizières pleines d’eau.

 

 

 

Dans cette région, 85 % des gens sont agriculteurs, nous pouvons le constater le long des routes  ou pistes. Du riz sèche partout, des tracteurs stationnent devant les maisons, ou sous les maisons puisque beaucoup sont sur pilotis.

Oh et voici une zone sans irrigation.

 

 

 

 

 

 

 

Je dirai même très sèche. Plus aucune culture. Parfois on se demande bien où nous allons arriver. 🚴‍♂️🚴‍♂️

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons l’impression d’être dans le désert de Gobi. Sauf qu’ ici on trouve un arbre pour une petite pause.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande différence aussi, c’est que malgré le soleil brûlant, pas besoin  de crème solaire, grâce à la poussière rouge qui nous recouvre de la tête aux pieds et nous protège des UV . Non non ce n’est pas une blague.🥵

Allez  vas-y fonce encore plus vite camarade…

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause de 3 jours, nous embarquons sur un petit bâteau pour traverser le fameux lac de Tonlé Sap, encore praticable et remonter ensuite un cour d’eau

le lac de Tonlé avec une eau très boueuse.

 

 

Une des particularités de ce lac est sa faible profondeur et la grande variabilité de son niveau d’eau qui monte à la saison des pluies et descend à la saisons sèche à tel point qu’il n’est pratiquement plus naviguable en Février libérant ainsi de grandes surfaces de terres cultivables avant les prochaines pluies prévues dans 5 mois environs.

Comme dans beaucoup de pays d’Asie les bateaux sont à fonds plat avec des hélices escamotables qui peuvent se remonter instantanément pour passer des obstacles sans se prendre dedans, mais aussi pour pouvoir naviguer sur des cours d’eau de faible profondeur. J’ai également compris que l’eau est très boueuse sous l’effet du brassage  par les hélices des bateaux qui remuent la terre du fond.

Au cours de notre trajet, nous avons d’ailleurs franchi à plusieurs reprises des filets de pêcheur qui glissent alors sous le bâteau, lequel passe l’obstacle au point mort.

La pêche, bien sur est très présente voir trop présente et appauvrie considérablement le milieu. Ce lac est au bord de la rupture, l’écosystème est mis à mal par le nombre croissant de personnes qui viennent habiter sur le lac qui pêchent et créent aussi des élevages de poissons, nous avons même aperçu un élevage de Crocodile. De plus, l’eau est bien sur pompée pour l’irrigation des terres environnantes et le tout sans aucune restriction ni contrôle.

Un système de pêche avec filet entonnoir ou épuisette que l’on remonte de l’eau emprisonnant ainsi les poissons..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En remontant le cour d’eau nous avons slalomé entre ces nombreuses installations de pêche.

Une fois à terre, nous empruntons une piste complètement défoncée et pour cause nous sommes en fait sur une partie du lac où l’eau s’est retirée. Seulement pratiquable avec des 4×4, une vrai partie de rodéo s’engage alors avec nos montures.  Au bout de 10km nous retrouvons une piste plus roulante. Dommage c’était sympa nous avons bien rigolé au milieu de nulle part.

la piste s’améliore doucement au milieu de rares cultures 😉

 

 

Après une journée de repos, nous voici de nouveau en selle en direction de la frontière Thailandaise pour une petite étape en pleine campagne, loin de l’agitation des grands axes. Nous retrouvons maintenant nos champs de manioc mais aussi les plantations d’agrumes, des orangers des pamplemousses.

Des collines d’arbres fruitiers. Ici on transporte les mangues vers la Thaïlande en vrac dans des semis-remorques. Autant vous dire qu’on ne se prive pas de cet excellent fruit. 😉😉

 

 

 

Ici du manioc en culture intercalaire dans une plantation de jeunes orangers.

On dirait que pour notre dernier jour, les Cambodgiens ont envi de nous montrer ce qu’il savent faire avec le manioc.

Sur 40 km, nous découvrons une agriculture plutôt riche. D’immenses plantations de manguiers  partagent l’espace avec des cultures de manioc.

Sur de petits plots en bois, les femmes découpent les racines en petits morceaux pour les faire sécher au soleil…

 

 

 

 

 

 

 

Transport des racines ou du manioc découpé dans toutes sortes d’engins.. Vers des entrepôts..

 

 

 

 

 

 

 

Une aire de stockage, de séchage et d’expédition..

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que les agriculteurs déchargent inlassablement  leurs sacs de découpe de manioc, les chargeurs remplissent les bennes des camions.

 

 

 

 

 

 

 

 

À la vue du chargement, inutile de vous expliquer pourquoi on retrouve de tout sur les routes d’Asie 🤔

 

 

 Nous avons rencontré de très nombreuses unités comme celles-ci  le long de la route. Comme on le voit sur les photos, un épais nuage de poussière blanche monte dans le ciel pour venir se déposer dans la campagne environnante, tout était blanc. Il devrait pleuvoir normalement dans plusieurs mois pour laver tout ça….😁 😁

Nous sommes en Asie. Ce fonctionnement peut nous paraître un peu étrange  au regard de nos règlementations draconiennes, mais souvent justifié. 🤔

Il fait très chaud ce matin. Nos compteurs indiquent 41 degrés mais tout se passe bien pour le moment, le moral est toujours au beau fixe. Nous allons quitter nos amis Cambodgiens qui nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur, de respect, malgré la pauvreté d’une grande partie de la population. Il y a dans ce pays de très grandes inégalités de revenu. Certains roulent en gros 4×4 pendant que beaucoup se battent pour manger tous les jours tout en gardant le sourire. De toute façon, la parole n’est pas libre ici, ils ne peuvent rien dire, sous peine de répression. Un pays qui sort peu à peu d’un profond et récent génocide qui a rompu la progression sociale et intellectuelle. On ressent malgré tout que ce pays est en plein développement. Espérons juste que ces améliorations profitent bien au peuple Cambodgien et qu’ils puissent en garder le contrôle…

Allons maintenant découvrir les champs Thaïlandais si vous en êtes toujours d’accord 😊🌴



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Les champs du Cambodge

Les voici les voilà nos champs du Cambodge.

Mais où sont donc passées nos rizières 😴 ? Disparues, elles laissent place à une immense plantation de bananiers que nous longeons sur plusieurs km.

miam miam enfin un peu dégoûté à force d’en manger…

 

Cette zone est également occupée par des plantations d’hevea à perte de vue, dont on récupère le latex en faisant une saignée sur le tronc  pour la fabrication du caoutchouc de nos pneumatiques.

 

récuperation du fameux trésor..

 

 

 

 

 

 

 

 

jeune plantation de pneumatiques hi hi…

 

Allez ne rigolez pas ; au même titre que les palmiers, ces plantations provoquent un gigantesque déséquilibre dans la nature. Nous sommes conscients des dégâts des palmiers avec les « fameuses » huiles. Mais beaucoup moins avec les hevéas qui nous permettent de rouler sans se soucier des dégâts que nous causons !! Le Cambodge est le huitième producteur mondiale de latex. Les plantations Cambodgiennes sont très performantes, le sol et le climat sont très favorables et permettent d’être les plus productives du monde.

 

De très grandes plantations de manguiers également. Premier constat : les structures d’exploitations agricoles sont imposantes dans ce secteur. Nous croisons des tracteurs Russes. Tiens tiens y aurait il un rapprochement à faire avec la politique du pays ? Pour les novices en mécanique agricole, les russes ne possèdent pas de matériels très sophistiqués, c’est du très rustique je dirai.

sur ces manguiers les fruits sont protégés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous rapprochons une fois de plus du Mekong et, surprise surprise, le riz est de retour. Je ne suis pas expert en riziculture, dans le Trieves c’est un peu frais voyez vous. 🤔 Mais il me semble que l’on doit faire ici deux récoltes par an. Les plantations sont pour la plupart encore très vertes.

 

De la chaleur de l’eau je grandis pour vous je « ris »….

 

Oh  les oreilles des bovidés sont bien longues ici, et pourquoi une bosse, une robe toute blanche aussi. Ce sont tout simplement des grands zébus. Ils sont pour la plupart logés sous les maisons où très proche.

Imposants par la taille mais pas par le poids, un peu maigres ces bestiaux ..

 

 

 

En arrière plan une maison Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

une bête de concours, impressionnant de par la taille. Pas trop d’accord pour la photo…

 

 

 

Nous sommes très proche des berges du fleuve qui est à sont niveau le plus bas libérant ainsi  de grandes surfaces mise en culture avant la nouvelle remontée des eaux. Beaucoup de légumes haricots etc… Du maïs récolté tous les jours pour manger les épis cuis à la braise ou à la vapeur et le reste de la plante pour nos zébus. Bien sûr le transport se fait avec nos petites motos favorites.

légumes : ici des haricots.

 

 

 

 

Oh OH regardez un peu comment on transporte les objets ou matériaux les plus divers dans ce pays.

Non ce n’est pas un montage photo, mais une petite moto qui tire un bon chargement.

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable non ?

 

 

ici, nous croisons un convoi de charbonniers, Direction Phnom phen 150km plus loin..

 

 

Intéressons nous un peu à ces engins remarquables

La base : une petite moto renforcée. La selle  coupée pour fixer l’attelage. Les suspensions arrière doublées voir triplées. Les rayons de la roue arrière remplacés par des rayons fabriqués dans du fer à béton de 8 millimètres. Bref, un vrai chef œuvre d’ingéniosité.

Un peu plus en détail pour les amateurs.

 

 

 

ici l’articulation..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour les longues distances comme ci-dessus, on rajoute des réservoirs à essence sur la remorque et encore plus étonnant des réservoirs d’eau qui vont servir à refroidir le moteur via un goutte à goutte sur les ailettes du moteur, le système D quoi !!! 😇. Tous les 20 km, nous doublons notre convoi, en panne sèche. Le réservoir du chauffeur étant vide, cette fois il faut remettre une petite bière, manger une soupe et ça repart..🤭

incroyable. Regarder un peu le chargement de manges. Plusieurs centaines de kg +le poids de la remorque.

 

Et  voici le système de refroidissement rudimentaire mais semble il efficace 😇

 

 

Dépêchez vous un marteau, un peu de fer, de la soudure, une petite moto, un essieu de vieille voiture. Quelques heures de travail et vous allez pouvoir construire vous même un nouveau modèle de camping-car pour venir nous rejoindre.. Vous avez toutes les astuces… On vous attend😴AAh n’oubliez pas le hamac..

 

 

Il est temps que je vous parle des BAMBOUS. Vous savez ! ces grandes plantes qui peuvent atteindre 10 m de haut qui poussent très vite et le long des cours d’eau. Elles sont sous nos yeux tout le long du Mekong et ont de multiples utilisations. Barrière pour protéger les cultures, les maisons, les chantiers, échafaudages des maçons, radeaux, ponts, contenant pour la cuissons etc etc..

Je monte dans le ciel, je m’appelle bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr aussi des corbeilles. Comment peut on faire une corbeille avec un bambou de 10 m de long et 20 cm de circonférence ?

Facile mais avec de la patience.. On partage le bambou en long sur une extrémité avec un outil tranchant, puis on le pousse sur un coin en bois pour le fendre en deux tout le long, et on recommence cette opération sur la moitié  et ainsi de suite jusqu’à obtenir des petites lanières de quelques millimètres d’épaisseur. Et maintenant on confectionne nos paniers.

Partage préparation des bambous.

 

 

 

 

 

 

Et voilà regardez monsieur ce que je fais..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie made in Cambodgia 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

Joli non !?

 

 

 

 

 

 

 

Je vous glisse un petit secret. Certains confectionnent même des vélos en bambou  qui sont paraît-il très bien.

 

Mekong ici Mekong là. Une véritable richesse pour les pays qu’il traverse. Tout le long de ses berges l’homme s’est installé. Dans chaque village, plus on descend, plus la pêche occupe une place importante. Une véritable économie qui occupe beaucoup de monde. Les hommes sur leurs barques jettent des filets sans relâche dans l’eau de ce grand fleuve en quête de poissons que les femmes vendront par la suite sur les marchés au alentours.

Oh hisse OH hisse il est lourd ce filet..

 

 

 

 

Va et vient  des pêcheurs vers le village provisoire installé sur la berge..

 

 

Tout frais..

 

 

 

Comment finir sans vous parler des cocotiers qui sont sous nos yeux tous les jours au bord de notre route, ils fournissent de magnifiques noix de coco qui remplissent les étalages.

Un belle arbre dans un décor de rêve.

 

Au revoir campagne Cambodgienne, nous reviendrons te voir le long de la côte, dans une quinzaine de jours après notre 2ème passage au Vietnam.

 



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Cambodge Est à vélo 12 jours 657Km

Quelques formalités et quelques dollars plus loin (35 USD /personne) et hop, nous voici au Cambodge. Facile ! Fini les anciennes formalités d’avant (visite médicale… )

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

Dans un premier temps, nous ne restons que deux semaines au Cambodge. venant du sud Laos, nous allons continuer la « descente » du mekong jusqu’à Phnom Penh la capitale, puis partir en direction du Vietnam du sud pour un p’tit tour vets le delta du Mekong et Ho chi ming.  Nous reviendrons au Cambodge ensuite pour le traverser sur da partie Sud, en direction de la Thaïlande.

Bonjour poussière 😷

 

 

Ouïlle ouïlle, Les routes ici sont loin d’être parfaites, nous utilisons nos masques 😷 et nous arrivons à Stung streng, ville très animée avec son marché de nuit, où nous dégustons quelques grillades. Notre guest house est… étrange : tout le rez de chaussée est occupé par des sacs de riz

RdC de la guesthouse.. Nous dirons plutôt entrepôt, ça commerce dur ici… 🤑

Trop mignons !

Les jeunes, même les très jeunes, sont souvent à vélo. Sinon, ici aussi, ce sont les scooters et motos qui sont les rois de la route. Cependant, on note tout de suite qu’il y a beaucoup plus de voitures qu’au Laos, et parfois de très belles et grosses voitures où 4×4 ..tiens !?

Y’a pas que ça qui change, il y a plus de boutiques avec du choix,  plus de belles maisons et du coup plus de  contraste avec les zones plus pauvres, et malheureusement, il y en a beaucoup.

P’tit clin d’œil à mon Papa (gendarme retraité) .. C’est un poste de gendarmerie.. C’est écrit en Français… Mais,

 

 

 

 

 

 

 

Un poste de gendarmerie, bon vous allez me dire, et alors ! Et bien, à côté de la voiture bleue, il y a : tables, chaises, ventilo et hamac …ah ? On pourrait proposer ça en France pour qu’ils soient plus cool, nos amis gendarmes, non ? Ou alors pour calmer les chauffards trop pressés ??

Bon allez, sérieux. Ce début de route est un p’tit peu monotone, mais nous allons prendre une petite route, enfin une piste pour se rapprocher du mekong et voir le Cambodge rural.

Piste, voire sentier parfois

Certaines maisons sont très sommaires. ici pas d’électricité. Quant à l’eau, c’est pas sur !

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique coucher de soleil de campagne

 

 

 

Ce jour là, notre étape est très longue. 122 km. Nous arrivons de nuit. Heureusement, nos vélos sont bien équipés avec des lumières. Seul hic : quand on se fait doubler par des voitures, nous n’avons plus nos lunettes de soleil pour nous protéger de la poussière. Nous arrivons à Sambor. Nous allons bien dormir ce soir, même si notre hébergement est  plutôt rustique. Nous n’avons pas le choix, il n’y en a qu’un. Ici au Cambodge nous trouvons des guesthouse pour 7 à 10 USD (ah oui ici, pour les touristes, tout les prix se donnent en dollars) et il n’y a pas toujours de l’eau chaude.

Beaucoup, beaucoup de temples dans la région,

Mais, que fait-elle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une petite machine pour râper des blocs de glace, pour les boissons fraîches..

Petite visite rapide à la pagode aux 100 colones à Phnom Sambok. Mais quand on a vu les singes, chapardeurs comme ils sont, 🐒on a pas eu envie de laisser nos vélos et sacoches sans surveillance. Je suis montée vite fait et Jacques a gardé nos p’tits vélos.

Bon en fait, ils sont très pacifistes ces petits singes là

Sur la droite, des statues de moines jusqu’en haut du temple, 300 Marches environ

 

Nous arrivons à Kratie, ville moyenne et dynamique, au bord du mekong. Son marché de jour et celui de nuit, (on l’apprendra à nos dépends car à côté de notre guesthouse) …

Marché de kratie… Miam les bons fruits

 

 

 

 

 

 

 

Marché aux poissons qui à commencé à 3h du matin… Quel bazar toute la nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas très loin de cette ville, il y a des îles à visiter, village flottant, il est aussi possible de voir des dauphins de l’irrawadi. Nous les avons vu au Laos, on y retournera pas.

Chouette, nous retrouvons nos 3 amis Cyclistes hauts-savoyards, ils ont une bonne adresse pour aller dîner ce soir. L’école hôtelière…….. Et comme c’est le 7 décembre, l’anniversaire de notre Jacko. Nous allons fêter l’événement ensemble. Super bon repas effectivement

C’est beau, et c’est bon

 

 

 

 

 

 

 

 

Yyy

La bougie sur une assiette de fruits du dragon, allez souffle Jack !

 

 

 

 

 

 

 

La route que nous prenons pendant 2 jours borde vraiment le mekong,

On se croirait au bord de la mer

C’est vivant, il y a plein de villages partout, de l’artisanat, des écoles, de la musique aux sonorités un peu indiennes, surtout à côté des lieux de cérémonie où de fêtes (tentes de mariage, sur le bord des routes). Ces musiques seraient si agréables s’ils ne les mettaient pas à fond la caisse, à saturation complètes des hauts parleurs qui grésillent et cassent les timpans, ça n’a pas l’air de les déranger eux..

Dans cette region, il y a aussi beaucoup de mosquées, dont certaines assez imposantes…

Mosquée sur pilotis. Regardez les traces marrons sur les piliers il indique la hauteur d’eau en saison humide.

Et pardonnez-moi mais ça me fend le cœur à chaque fois … des femmes voilées

Ici les femmes (voilées) trient et vendent des petits ananas..excellents

 

 

 

 

 

 

 

Allez, Petite traversée du mekong en ferry

 

 

Les maisons sont donc, pour la plupart sur pilotis, mais certaines sont vraiment perchées. Si on se réfère aux marques laissées par l’eau, on imagine que le Mekong doit largement déborder en saison des pluies

Perchée celle là

 

 

 

Autre caractéristique : certaines maisons de village, ont des avancées incroyables. Belles protections contre la pluie, le soleil.. Par contre, côté esthétique, c’est autre chose.

Certains habitats sont vraiment pauvres

Ce jour là, notre jacko est dans la lune, nous venons de faire 70 km et on se rend compte qu’il a oublié le porte monnaie lors de notre arrêt précédent 22 km avant. Bon ben, c’est bien connu, quand on a pas de tête, on a des jambes… On dépose les sacoches et le Jacko, il repart à la recherche du porte monnaie oublié .. Encore faut-il se rappeler de l’endroit ! 🤔Après 29 km, il ne trouve pas, décide de rentrer.. Et là, un scooter s’arrête et lui tend le fameux trésor… Waouh, on a eu de la chance sur ce coup là, ils sont drôlement sympas, ils ont du le voir passer, tout de rouge vêtu, sur son grand vélo et ils l’ont rattrapé, en scoot. Bien Ben  y’a plus qu’à rentrer !! et il se sera fait 56 km en plus, des 76 du jour . Et le lendemain, c’est son casque qu’il va oublier.

Moi, je suis aplatie sur le lit🤒. Mince, je suis en train de choper une bonne turista. Le lendemain n’est pas du tout sympa🥴. Heureusement il n’y a que 45 km à faire pour aller dans une ville plus agréable pour se soigner et plus bouger. J’arrive pliée en deux sur mon vélo. Nous sommes à Komponh Cham, la guesthouse est agréable, claire, près du Mekong. On se pose une journée entière histoire de se reposer et reprendre des forces😌.

La ville est jolie, quelques belles maisons, style français colonial, le bord du mekong est aménagé, il y a des statues un peu partout

Tu me fais tourner.. La tête,….

 

 

 

 

 

 

 

 

Mekong aménagé : rare, on apprecie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, ça va mieux😀, on peut repartir. Toujours le long du Mekong jusqu’à Pnom penh.

Elle prépare une sorte de chausson de pâte de riz fourée avec des légumes et cuits à la vapeur… Miam super bon pour la pause de 10 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre grand mekong

 

 

 

 

 

 

Et toujours autant de pagodes avec de grandes portes

Entrez donc !

 

 

 

 

 

 

 

Ici alors ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Là alors, ok d'acc !

Là alors, ok d’acc !

Hello hello ! Ça, on l’entend toute la journée, c’est sympa. Même si au bout du 50ieme, on a moins envie de répondre, on apprécié car c’est un bel accueil de leur part, et ça donne le sourire en fin de journée, quand les km commencent à peser

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des moines qui passent de maisons en maisons pour recueillir de la nourriture et des dons, je crois

 

Nous arrivons à Phnom Penh, « The capital ».

Des immeubles, de l’agitation, forte circulation, du bruit… Ça fait longtemps qu’on avait pas eu ça. Nous avions réservé une auberge de jeunesse à l’avance pour 2 nuits .. Euh, hum… C’est en plein dans le vieux quartier, jusque là tout va bien. Mais, c’est une rue de bars…à filles et bruyant la nuit… C’est aussi ça, la vie ici. On y voit beaucoup d’hommes blancs traîner, plutôt la 60taine, si vous voyez ce que je veux dire … Un autre côté de l’Asie du sud est..

 

Salon de coiffure de rue, dans un sacré bazar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons de la grande ville pour acheter ce qui nous a été volé  : casque, outils vélo, sacoche de selle, short, sac à dos…

Nous allons visiter le palais royal, demeure des rois, inauguré en 1870, construit par des architectes Kmers avec l’aide du protectorat français

Belle architecture khmère

 

 

 

 

 

 

Une magnifique et gigantesque fresque occupe les murs intérieurs du cloître.

Et nous retrouvons nos amis hauts-savoyards le soir, trop sympa de les retrouver. Le lendemain, nous visitons ensemble le Musée du génocide, dit également « prison S 21 ». Centre de détention (souvent sans raison) pendant la terrifiante période Kmers rouges. L’horreur de l’humanité le pire, c’est que c’est pas si vieux que ça : 1975-1979.

Pour nous remettre de nos émotions, nos amis nous font profiter de leur hôtel avec piscine.. Merci, merci

Quelques brasses avant l’apero.

 

 

 

 

 

 

Coktail au 14ieme étage après le coucher de soleil. Franchement, qui a dit que le voyage à vélo c’était dur, hein ??

 

 

 

 

On est bien ici, mais il faut bien repartir. Ça ne sera pas la plus belle partie du Cambodge. Nous prenons la nationale 1 qui nous enmène au Vietnam.

Habile la jeune demoiselle. Mais elle est bien jeune pour travailler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pamplemousse sur sa soucoupe, sculptée, on a pas résisté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont Japonais

Et hop, 11000 km !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon ben voilà. Nous arrivons par la nationale 1 à Bavet. il y a beaucoup de circulation, beaucoup d’industries et étrangement dans la ville une enseigne sur deux, voire 2 sur 3 est Chinoise. Sans compter les casinos… Un jeune m’a même dit bonjour en Chinois🤔Ah ??

Court séjour au Cambodge, pays beaucoup plus dynamique que son voisin Lao, mais nous y voyons aussi pas mal de pauvreté. Nous reviendrons dans 2 semaines environ par le Sud et la côte, pour mieux le comprendre. Bye, bye 😉🚲



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