Birmanie à vélo 24 jours 893 Km

Et voilà le trajet Birman (dont une bonne partie en bus) Merci André pour la carte

 

Mars 2020 en Birmanie

 

 

 

 

 

Oh oh, voilà un passage de frontière original. Une rivière et un bateau pour la traverser, suivi d’un p’tit passage au bureau d’immigration..

Pauvre p’tits vélos serrés dans un bateau, sous les embruns salés

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop drôle, il y avait 3 agents au bureau d’immigration, le nez sur leur téléphone, dont un qui avait les pieds sur la table… Ils ont pris tranquillement nos visas électroniques, copie de passeport et hop, un p’tit coup de tampon. Voilà, fastoche nous avons 28 jours pour visiter le pays (étrange, le chiffre 28).

 

Tout de suite, nous sommes « pris en charge » par un Birman qui parlait un peu Français, il nous indique les bons bureaux, la station de bus, un magasin pour les cartes téléphoniques, le moyen de changer de l’argent.🤑 À ce propos, notre changeur nous donne 2 grosses liasses de billets, que des toutes petites coupures… Oups, pas facile à transporter… On a l’impression d’être très riche… Illusion . Quoi que, pour ici, en birmanie, nous le sommes 🤔.

Nous sommes à Kawthaung. Nous tombons immédiatement sous le charme birman. L’atmosphère, les vêtements colorés (Longyis), les sourires, je ne sais pas au juste. Il y a bien quelques touristes, mais assez peu. Ça nous motive.

Comme je le disais, les gens portent des sarongs (hommes et femmes) même pour travailler ou pour monter sur des motos. Ils sont à carreau et assez sobres pour les hommes mais colorés, beaucoup de motifs pour les femmes qui les portent très ajustés, avec un haut tout autant coloré, c’est très élégant, très gai. Les jeunes garçons préfèrent les Jeans, surtout en ville, les cheveux teints.

Oh, tout n’est pas magnifique, on ignore pas la guerre, la période d’isolement, le travail forcé entre autre pour construire les infrastructures touristiques où les routes, la dictature qui y sévit encore et les droits de l’homme bafoués et surtout de la femme d’ailleurs. Cependant, certaines personnes interrogées dans un village disent être pauvres mais heureux.

Place de la ville de kauthung

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rejoindre la p’tite famille de Jacques , il y a 1200 km à faire. En 10 jours, ça va être trop dur à vélo, d’autant que ce n’est pas tout plat dans la région. Nous allons donc prendre un bus pour nous avancer un peu. De plus, la première partie de la route comporte beaucoup de forêts de palmiers (à huile) et d’hévéas, et risque d’être un peu monotone, peu de villes et pas du tout d’hébergement. Ohh, on a perdu le rythme des bivouacs en pleine nature. C’est aussi parce qu’ici, ça n’est pas trop autorisé, ni même de dormir chez l’habitant qui devrait demander une autorisation (la loi s’est assouplie, mais beaucoup ne le savent pas) . il est plutot conseillé de dormir dans un temple où un monastère.

Jacques attache lui-même les vélos sur le toit, c’est plus sur. Il protège les éléments fragiles avec nos bâches, un carton..💪

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement que les vélos étaient bien attachés, le trajet en bus n’était pas triste, on faisait des bons à l’intérieur du bus, tellement la route était en bon état 😉. 3 ou 4 fois, on a du s’arrêter en urgence car, le coffre s’ouvrait, on perdait des sacs, ou bien des boîtes qui tombaient du toit… Hum, on a mis 11h pour faire 440 km… Avec 2 arrêts pipi ou arrêt mange-mange et.. (Excusez le manque de romantisme) hum, regardez bien cet urinoir… Unique quand même, non ? !

Faut bien viser et surtout se boucher le nez 🤪

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont beaux, vendent des fruits au bord de la route et se prêtent volontier au jeu du photographe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes sont vraiment jolies, (« je confirme » dit Jacques). Elles se mettent une crème esthétique jaune (produite à partir d’arbres Thanakas qui poussent ici en Birmanie) sur le visage et parfois les bras, pour se protéger du soleil et aussi sûrement un signe de beauté, difficile de savoir. Les enfants en portent beaucoup également et dans une moindre mesure, les hommes.

Maisons en bois et bambou

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Myeik à 23h, le minibus dépose tout le monde à domicile, y compris nous. On avait réservé un p’tit hôtel. Les vélos n’ont rien de cassé cette fois, bravo Jacko💪(c’est un miracle dit-il) . Nous restons une  journée car le trajet d’hier a été éprouvant. La ville est située au bord de mer. Pas de plage ici, domaine des pêcheurs (cf § des champs de birmanie). On découvre la ville tranquillement, à vélo.

 

Maison en brique et bois

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de temples, de pagodes

Trop mignons

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, les écoliers sont habillés en vert et blanc, très élégants surtout avec leurs parapluies

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons les plats locaux… C’est bon !! Oh, on nous sert du thé chaud… Ça faisait longtemps, des samoussas et petits pains fourrés sont sur les tables, chacun paie ce qu’il consomme puis des plats de nouilles, difficile de dire avec quoi, mais on aime 😊. On a pas eu tout ça, après 😏

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit nettoyage des p’tit bolides pour leur enlever le sel, dans la salle de bains.. Oups

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes enchantés par ces 2 premières journées à vélo .. Ça klaxonne un peu certes, il y a des motos, mais pas trop, et peu de voitures. il y a des enfants, des écoles, des échoppes partout où des p’tits boui-boui pour boire et/où manger, des sourires et des saluts, ç’est vivant !

Oups, il pleut cet après-midi. On est à l’ hotel au repos, pas grave. Souhaitons que ça ne dure pas. Demain, on part pour 100 km à vélo, monte-descend, on fera sûrement pas les malins, surtout s’il pleut !!

Village de pecheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Douche d’une maison du village de pêcheurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

Effectivement, ça monte sévèrement dans la région, et il fait beau, chaud, trop chaud même.  Mais les saluts et sourires échangés des habitants si accueillants et généreux nous le font oublier.😍

Chaque jour, on nous donne quelque chose : ici des bananes, là boissons et gâteaux, même une fois sur la route, un camion s’est approché de Jacques et on lui a tendu une petite bouteille d’eau glacée.. Hop hop, au vol !! 💪

Authentique, adapté à l’environnement !

 

 

 

 

 

 

 

Boudha couché, globe terrestre

Séance photo à la demande du moine, dans ce temple magnifiquement décoré

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes arrêtés pour boire et manger un p’tit gâteau, ils ont refusé que l’on paie

 

 

 

 

 

 

 

Aïe, beaucoup de publicités sur les maisons, et très souvent des pub d’alcool whisky, bière…

 

 

 

 

 

 

 

La route s’est transformée en piste mais heureusement sur une toute petite portion

 

 

 

 

 

 

 

On est pas prêts d’oublier ce soir là : La journée touche à sa fin, on cherche un endroit pour dormir : temple ou maison… On s’arrête devant une maison, une dame se montre, Jacques fait signe qu’on cherche à dormir et la dame dit OK.. Euh, OK quoi !!? elle nous montre sa maison… On ne savait pas quoi faire, on se laisse guider, elle nous montre une pièce fermée par un rideau, sa chambre je suppose, (il y a ses photos de mariage) , qu’elle débarrasse pour nous. Elle y pose 2 nattes, des couvertures. C’est une très belle maison traditionnelle, sur pilotis, on marche sur un plancher en bois assez espacé (on voit les poules passer en dessous) un toit végétal (qui se change tous les 2 ans, c’est sûrement pour cela que beaucoup choisissent les tôles. Dommage, il y fait plus chaud) ; un coin cuisine (feu de bois) un espace pour se laver à l’extérieur, un puits. Il y a un petit panneau solaire connecté à une batterie pour l’électricité.

Salle de bain extérieure

Notre hôte est catholique comme toute la communauté autour. Sa fille nous rejoindra plus tard.

Elle nous prépare un dîner, mais ne mange pas avec nous

 

 

 

 

 

 

 

Un prêtre vient également, parle anglais et nous demande si nous sommes ensemble (mariés) où l’on va, ce qu’on fait, il lui traduit pour la rassurer et nous discutons

La terrasse de la maison, Elle nous rejoindra avec une assiette pour son dîner, on échange quelques mots. Elle regarde avec attention nos vêtements, notamment nos pantalons en tissus techniques qui l’étonne

 

 

 

 

 

 

 

Départ du matin. Photo souvenir avec sa fille. Madame n’a pas voulu être photographiée

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de brume ici, d’humidité

 

Ici aussi, des maisons d’oiseaux.. Pour eux ou pour les chinois, on ne sait pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miam les pastèques

 

 

 

 

 

 

Puis nous arrivons à Dawei. Nous sommes très fatigués après ces 270 km, 2000m de dénivelé, en 3 jours. Tiens d’ailleurs nous venons de franchir nos 14000 km..

Du coup, on ne se sent pas le courage de repartir tôt demain pour 80 km. Il y a une plage à 18km, on va rester là une journée. Maungmagon : la plage est surtout pour les locaux, de ce fait, c’est baignade tout habillé 😏, j’ai pas envie, je marche dans l’eau, ça fait du bien, il y a du vent. Jacques y va quand même en maillot de bain.  Voilà journée récup qui fait du bien.

Petit désagrément au tableau Birman. Nous voyons constamment des tâches rouges sur le sol. De quoi s’agit il ?

Des crachats rouges au sol

 

 

 

 

 

 

 

 

Les birmans chiquent un mélange de  feuille de bétél (qui enveloppe la préparation), connue pour ses effets antiseptiques rafraîchissants ; de noix d’arec (fruit du palmier de bétel) et de la chaux (ce qui explique, l’état catastrophique de leurs dents) et des épices

Les birmans chiquent ce doux mélange pour être stimulé et le mélange prend une coloration rouge qui donne cette couleur à leur bouche et aux crachats..ça explique

Hum, bon allez, on repart pour 74 km.

Jolie déco à côté d’un temple. sur un petit étang. On voit souvent ce décor sur les pub du Nyanmar

 

 

 

 

 

 

 

Oh, transport spécial

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à kaleinaung. Petit village au milieu de nulle part mais il y a une petite guesthouse. Parfait pour nous.

Elle pose pour le photographe

 

 

Puis la route pour aller à Chaung taung, aussi appelé Yé. Ça grimpe, et la chaleur (42°) ne nous aide pas pour les 87 km de ce jour.

Ca grimpe dur!!

 

 

 

 

 

 

 

Petit arrêt pour un peu d’eau fraîche. On mouille la casquette, la chemise et hop on repart..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est aussi là que, sur la route, un camion s’arrête. Un gars descend, m’arrête et me donne 2 bouteilles d’eau… Oui, vous avez bien lu, 2 grandes bouteilles d’eau. Généreux les birmans, non ?

Rivière juste avant d’arriver à Yé

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons en fin de journée, mais il nous reste à trouver un hébergement, pas le temps de traîner devant le coucher du soleil

 

Puis nous décidons de faire une courte étape (45km) mais en passant par des petites routes… Euh, enfin des pistes. Très agréable, en forêt mais un peu cassant pour les vertèbres

Bonjour poussière !

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons sur de tout-petits sentiers. C’est plus tranquille que la route mais, avec ces forêts d’hévéas ou de bambou, on ne voit pas grand chose finalement

 

 

 

 

 

 

 

 

Des puits partout dans les villages

 

 

 

 

 

 

 

Panneaux solaires de bord de routes qui alimentent les maisons dans les forêts

Rigolos, leurs p’tits chapeaux ronds

 

 

 

 

 

 

 

Quelques travaux sur les pistes. On est carrément passés à travers des rizières asséchées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà ce qu’on trouve avant d’arriver dans les villages. C’est vraiment triste, ils brûlent aussi pas mal. Je suppose qu’il n’ont pas de système de ramassage ou de traitement des ordures… Mais que de plastique, pauvre monde 😢

 

 

 

 

 

On arrive le midi à Lamaing et on nous indique un p’tit restau musulman face à la gare. Vu le monde qui arrive à la gare, on suppose que le train ne devrait pas tarder. Puisque que nous sommes arrivés, nous décidons d’attendre. Et voici le train 1,5h plus tard.

Hum, plutôt spartiate le bazar…. 🚂

 

Il devait y avoir une Guesthouse mais en fait, il n’y en avait pas. On nous indique le monastère de la ville. Nous nous y rendons, je mets mon paréo et demande pour y dormir. Oups, Refus du big chef, c’est pas bien que les touristes viennent dormir dans les monastères, nous dit-on, il faut aller dans la ville de « Ye ». Oups, mais on en vient mon garçon et là où nous allons, c’est à 60km : Trop tard pour y aller aujourd’hui !!. Rien à faire, il ne veut pas, nous repartons.. 3km plus loin, j’en vois un autre, Jacques va demander et là : OK, no problem. On nous montre où nous laver, puis une dame insiste pour nous amener manger en ville. On la suit, chez elle. Il est 17h, son mari nous enmène en moto, et on nous paie à manger de surcroît (et vu leur maison, je peux vous dire qu’ils n’ont rien, nous aimerions bien faire l’inverse mais on ne nous laisse pas faire) et bien sûr, ils ne mangent pas avec nous.

Et allez, à trois sur la moto, et sans casque, z’avez pas honte ?? Finalement une autre moto nous rejoint pour qu’on ne soit que 2 par moto

Notre chauffeur appelle sa sœur, infirmière, qui parle Français, elle a vécu un peu à Paris. Super ! dommage elle ne peut pas rester. Elle doit aller travailler. On nous ramène au temple. Là il y a une jeune femme qui nous dit de venir avec elle voir le big chef moine (oui, en plus, il est un peu grassouillet). C’est incroyable, les gens se prosternent devant lui. Elle parle avec nous et traduit un peu pour lui de temps en temps. Sauf que lui vacque à ses occupations, regarde son tel ou la télé, assis sur son fauteuil tandis que nous sommes assis par terre de l’autre côté d’un poteau.. C’est étrange, j’ai l’impression d’être devant un seigneur ..je ne veux pas être ingrate, il nous offre l’hospitalité, mais c’est difficile pour nous, de comprendre ce protocole, toutes ces femmes dévouées et lui ne les regarde même pas. On verra que c’est pas comme ça partout.

On nous donne à boire, deux paillasses et nous avons le rdc du temple pour nous deux. Dommage, ils laissent la lumière toute la nuit. Debout 5h du mat… Encore des femmes qui viennent pour préparer le petit déjeuner de ces Messieurs…

Petit déjeuner des moines à 6h. À priori ils remangeront vers 11h et puis plus rien.

Une fois qu’ils ont terminé, on nous apporte également à manger, tout est très codé, hiérarchisé. Eux trois ensemble, un moine enfant tout seul à une autre table, nous sur une autre table et les 3 femmes ? : rien… Euh 🤔

Notre petit déjeuner est gargantuesque : curry de viande, de poisson, riz, nouille, œufs, beignets, café au lait… Nous sommes calés pour quelques heures.

Avec nous, pour la photo seulement, peut-être mangeront-elles après…. Après la vaisselle et autres corvées certainement .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons pour la ville de Thanbuyzayat, mais par la route. Ça monte-descend mais il y a peu de voitures, donc ça va. Encore une fois, un p’tit camion nous donne en roulant 2 canettes de nescafé.. Trop gentils. Nous arrivons le midi. Nous trouvons 2 guesthouse qui n’acceptent pas les étrangers, une auberge de jeunesse mais qui ne doit pas avoir les mêmes fonctions que celles que nous connaissons et enfin une Guesthouse qui nous accepte. Un peu chère par rapport au standing mais ça va. On peut se reposer

Derrière, un immense bouddha couché

 

 

 

 

 

 

Le nombre de monastères, temples est impressionnant ici. Ils sont tous magnifiquement entretenus, beaucoup d’argent récolté. La population entière y participe… Il faut voir ce qu’on leur donne chaque jour, on lit que c’est environ 30% de leurs revenus des habitants, ça me semble incroyable mais fort probable à ce qu’on a pu voir hier à l’intérieur du monastère où l’on a dormi.

En route pour Mawlamyine (moulmein) par la grande route.

Petit arrêt ananas

 

 

 

 

 

 

 

Rigolote avec sa crème jaune..

 

On se rapproche des grandes villes, il y a pas mal de monde. Dommage qu’ils klaxonnent tout le temps

Visez celui là. À mon avis, il fait bien 30 mètres de haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle drôle de ville. La partie proche de la rivière est vraiment très vieille, sale, grise, crasseuse. Le reste, ça va.

Mawlamyine, côté du port et du marché

Les gens viennent au bord de l’eau, achètent à manger pour les oiseaux et leur lancent. C’est étonnant ces nuages de mouettes qui tels de bons petits soldats, longent le bord de l’eau, attrapent les graines volent vers le large puis reviennent en groupe. Mais ce rassemblement d’oiseaux sauvages ajoute encore au manque d’hygiène de la ville.

Un petit air Indien ce vélo

Nous partons maintenant à Hpa-an. Ces 65 km sur une route abîmée nous casse le dos. Heureusement, les sourires et nos arrêts d’observation des cultures, des ponts, des petites échoppes…rythment notre journée.

Pont en bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont suspendu… La partie étroite à droite est réservée aux deux roues… Faut rester concentré

 

Il n’y a pas que des motos sur la route

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça change, il n’y a plus hévéas.  Ouf, c’est beaucoup plus agréable..

Nous sommes maintenant dans la région des Karens, autre ethnie birmane

 

 

 

 

 

 

 

Maison sur pilotis et en feuilles.. Ça résiste aux intempéries, ça ??

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, nous arrivons à Hpa-an, capitale de l’état Karen. nous allons mettre nos p’tits bolides au repos pendant une huitaine de jours. La p’tite famille de Jacques nous a rejoints, il est tout content et nous allons passer ces quelques jours en mode bus.

Hum, on pensait qu’on allait passer 8j de vacances tranquilou… Que nenni ! Y’a du rythme avec Manue..

Sitôt arrivés, passage douche après leur nuit passée dans le bus, on loue des scooters (3 scooters pour 7) et nous voilà partis pour le Lumbini garden à 15 km.

Montée vers le Zwe Ga Bin mount

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre le sommet,  840 m de dénivelé, 2200 Marches…. À l’heure où j’écris, 6j après, les jambes s’en rappellent encore et je suis pas la seule (n’est-ce pas Julien ? qui a du porter le plus petit sur ses épaules une partie de la montée) terrible fut la descente. Heureusement un peu d’air sur les scooters nous ont rafraîchis au retour. Puis un p’tit tour à la « bat’s cave » pour observer l’envol de nuées de chauves-souris à la tombée de la nuit..

Des milliers, des milliers, des millions 🤪

Impressionnant, des milliers de petites bêtes qui sortent d’une grotte toute noire pendant une demi heure , c’est très chouette à voir. Les touristes sont bien au rendez-vous d’ailleurs. Nous repartons à la nuit tombée, pour un repos bien mérité. 😴

T’es pas un peu chargé, là Jack ??  ça se voit que tu ne pédales plus !

 

 

 

 

 

 

 

En Birmanie, la place pour la religion est énorme. Effectivement le matin, une énorme procession de moines pour recueillir les offrandes.

7h du mat, partout, les gens sont au rdv pour leur donner quelques offrandes : à manger ou de l’argent

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous prenons un bateau pour Mawlamyine,, ancienne capitale colonie britannique, autrefois riche et cosmopolite. Aujourd’hui capitale de l’état « Mon », mais en déclin, nous y sommes passés à vélo il y a 2 jours. Mais l’arrivée en bateau est bien différente. Le brouillard nous a un peu gêné, il a fallu attendre pour que le bateau puisse partir, le conducteur n’y voyait rien, dommage pour la vue également ! Mais à cette saison, c’est fréquent.

Ambiance mystérieuse d’une rivière sous le brouillard.

 

 

4h de bateau avec une petite halte sur une île pour y découvrir un village et un magnifique temple

aïe aïe, ouille.. Difficile de marcher pieds nus, tellement le soleil a chauffé le sol 👣☀️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca circule, ça bosse le long de la rivières

L’après midi, c’est en taxi local que nous rejoignons notre très bel hôtel et en taxi que nous visitons à 15km le plus grand boudhha couché du monde. Complètement fou ce projet, 200m de long, 40 de haut, 8 étages, composé 190 salles contenant des scènes de vie….. Dommage, c’est très sale, pas terminé et déjà très abîmé. Et comme ça ne suffit pas pour impressionner le monde, un autre est en construction juste en face..il fera 300 m de long !!

Bouddha Win Sein

 

Puis nous arrivons sur la colline des pagodes  pour admirer temple, stuppas et le Panorama. Nous arrivons un chouillat trop tard pour admirer le coucher du soleil. C’est un site magnifique. Ça étincelle d’or et de lumières, de verre, beaucoup de touristes birmans qui font beaucoup de dons, prient… C’est pareil sur tous les sites bouddhistes que nous visitons et, je me répète mais il y en a tellement ici en Birmanie 🏯

Sur la colline des Pagodes

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons ensuite, en bus pour le fameux rocher d’or. C’est un lieu de pèlerinage, le site bouddhiste Birman par excellence, avant d’être un site touristique. Malheureusement notre arrivée tardive en bus et celui que nous devons prendre pour aller à Yangon ce soir, ne nous permet pas d’apprécier l’ambiance de ce lieu. Il aurait fallu y dormir la veille et y monter à pied par le sentier et le top serait d’y être en fin de journée. Nous avons fait en camion 45mn de trajet très impressionnant tellement la route est raide. Les birmans sont habillés de leurs plus belles tenues, y viennent avec leur repas ou achètent sur place, les petites échoppes ou vendeurs de rues y sont nombreux. La vue y est très belle mais nous y sommes restés 5 mn. Le fameux rocher est couvert de feuilles d’or, en équilibre au bord d’un précipice.

Rocher d’or  : 7 m de haut à 1100m d’altitude. La légende dit qu’il tient grâce à un cheveu de Boudhha.. C’est Bô, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hum, seuls les hommes ont le droit de le toucher et de s’y approcher.. Sans commentaire sur la place des femmes, ici comme ailleurs pffff… 😝

Nous repartons illico de Yangon, 6h de taxi direction Ngwe Saung beach, pour cette fois 4j de repos. Youpi, les enfants sont ravis et nous aussi. A nous les  plages désertes !!

Notre joli bungalow face à la mer.. Super d’entendre le bruit des vagues la nuit, le jour.. Bravo Manue d’avoir déniché ce petit coin

 

 

 

 

 

 

 

 

À maree basse, nous pouvons accéder à une petite île, face à la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons un village de pêcheur.

Village de pêcheurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, nous explique-t-on, les enfants ne peuvent pas aller à l’école. Trop loin, les parents n’ont pas le temps… On ne comprend pas toujours très bien les explications.

On y voit des femmes qui préparent des poissons qui seront séchés puis envoyés en sac à Yangon. C’est vraiment pauvre et pourtant ils ont le sourire.

Elle coupe, vide et nettoie les petits poissons : quel boulot !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti pour la ville à côté. A 7 dans le tuk tuk, on va pas battre des records de vitesse

 

 

Après nos 3, 5 j de repos, nous repartons pour Yangon. 10h de bus plus tard, nous y retrouvons la p’tite famille pour notre dernière soirée ensemble. Merci à eux d’être venus nous retrouver ici et d’avoir organisé tout ce tour ensemble avec les enfants. Nous avons bien rigolés tous ensemble. Nous étions contents de retrouver la p’tite famille qui manque à Jacques.

Nous avons un peu cassé notre tirelire de routard sur cette semaine, et avons utilisé la cagnotte que vous nous avez constitués… C’est donc aussi un grand merci à tous les contributeurs. Ce temps en famille est très appréciable pour les voyageurs au long court.. C’est avec  une petite larme à l’œil que nous les quittons, comme un mois avant avec Laetitia, Guillaume et élea en Thaïlande… 

Nous restons le lendemain à Yangon pour visiter la ville. À commencer par l’impressionnante pagode de Shwedagon. Stupa de 100m de haut, pagode recouverte d’or et incrustée de pierres précieuses il y a un monde fou, c’est dimanche. Les gens viennent manger, prier. Quelle richesse, mais quel contraste fort avec le reste de la ville.

Bong!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous promenons également dans le quartier chinois et Indien de la ville. Ces odeurs d’égouts, l’état de délabrement général nous laisse sans-voix et mal à l’aise.

Yangoon… Le vieux centre est sale, triste, délabré

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes contents d’en repartir et d’aller retrouver nos p’tits vélos qui nous attendent. C’est parti pour 7h de bus pour Hpa-an. Ahh, les voilà, 🚴‍♀️on refait les sacs avec plaisir 🚴‍♂️

Dernier coucher de soleil de Birmanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons tout gais de Hpa-an et décidons de prendre des petites routes pour nous diriger vers la frontière. Nous avons le temps. Nous allons être servis. Des petites routes, des pistes, des petits sentiers à travers les rizières et les forêts d’hévéas. Les routes sont toutes en travaux. Que du bonheur.

Un habitat rustique, pas d’électricité partout ici..

 

 

 

 

 

 

 

Elle prépare des galettes de riz sèches

 

 

 

 

 

 

 

Sorte de beignet en forme de fleur, très joli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce midi, sur ces petites routes, pas de p’tits restau, nous en profitons pour manger le pot de pâté de sanglier🐗 fait et apporté par Manue.. Miam, même si un peu chaud

Slalom entre les hévéas

Décidément, le vélo et les itinéraires vélo de Maps-me nous offrent la proximité avec la Birmanie de l’intérieur, rurale et si chaleureuse… À ce propos, c’est aussi à plus de 40 degrés que nous la visitons. Pas d’hébergement ce soir, on nous oriente, que dis-je on nous enmène vers un monastère, le padamyar monastery à thar ma nya village … Complètement différent, nous sommes accueillis comme des rois, une douche, un très bon repas (dommage notre hôte moine ne dîne pas avec nous) un endroit pour dormir… Par contre, on nous sépare, j’ai le droit à un petit matelas en mousse et un petit rideau pour me séparer de Jacques.  Très belle expérience. Nous avons fait une offrande.

Espace de partage avec le moine. 😊

 

 

 

 

 

 

 

La journée qui suit est un véritable cauchemar. J’ai été malade dans la nuit, une bonne gastro. On s’est dit que ça irait mieux en pédalant. Mais au bout de 10km, je me suis écroulée par terre, impossible de rester debout, fièvre, douleurs gastriques. Sur la route, une petite guitoune, on explique la situation. On me donne une poudre à avaler que je vomis dans les 5mn qui suivent et je m’allonge sur une natte.. Mon cerveau est anéanti. Pendant ce temps, Jacques essaye de trouver un transport pour aller dans la ville suivante à 50km où il y a un hôtel. Ça marche, une voiture s’arrête, ils mettent les vélos sur le toit, la mama passe dans le coffre et on me trouve une petite place à l’arrière, nous sommes 7 dans la voiture sans compter les sacs… Y’a plus qu’à attendre. Mes yeux sont fermés, la route très chaotique je ne vois rien. Arrivés dans la ville, un hôtel est complet, l’autre n’accepte pas les étrangers… Il faut aller jusqu’à la ville frontière, à 40km, voyant mon état et comme ils s’y rendent, ils nous enmènent jusqu’à Myawaddy et devant un hôtel. Ils nous demandent une compensation financière.

Il est urgent que je puisse me coucher tellement  j’ai mal au ventre. L’hôtel est cher mais tant pis, il y a urgence on verra demain.

Nos sauveurs

Je passe le reste de la journée à dormir, entre les moments où je ne suis pas aux toilettes🤪. Il y a une bouilloire, le soir on sort nos soupes de pâtes instantanées, seule nourriture de la journée. Pauv Jacko, il n’a pas voulu sortir, heureusement il avait du pain et des bananes dans nos sacoches. Dommage également pour ces 2 dernières journées en birmanie sans vélo.

Le cauchemar est terminé. C’est pas la grande forme avec de fortes crampes dans le ventre, mais j’ai pu avaler un p’tit dej, je reprends des forces. On change d’hôtel, c’est pas le moment de passer la frontière, avec tous les contrôles, nous risquerions d’être bloqué. On va attendre que ça passe avant de passer en Thaïlande.

Bye bye la Birmanie et tous ses temples, stuppas.. Allez, un dernier pour la forme, celui-ci est original

Un croco temple

À cet instant, nous ne savons pas comment nous allons poursuivre le voyage. Nous allons éviter la chine bien sur, surtout pour ne pas être bloqués après, ou mis en quarantaine. De ce fait, nous n’irons pas au nord du laos comme prévu.

Notre itinéraire va être bien modifié, ce Coronavirus commence à nous contraindre. .😤 Trois des pays que nous voulions traverser ont fermé leurs frontières terrestres : le Tadjikistan, le turkménistan, l’Iran. Depuis aujourd’hui Le khazastan ferme ses frontières aux français. Oui, mais nous viendrions de Thaïlande.. Un vrai casse- tête. En Thaïlande, à priori, nous allons devoir donner notre itinéraire et liéux de résidence… À suivre 🌐

La sortie de la Birmanie était vraiment bordélique, des voitures dans tous les sens, petit control température et 5min de conversation avec le staff médical pour savoir combien de temps nous étions restés en birmanie : ah, 24 jours, ok !! Faites attention, on nous remet une carte prévention virus, avec un téléphone urgence au cas où… Et puis 300 baths pour faire des photocopies (enfin 100 pour les copies et 200 pour les douaniers) ils nous ont pas raté sur ce coup là… Bon, c’est le jeu 😔

Allez, à bientôt !! Gardez le moral, no psychose !!



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Les champs de Birmanie

De l’authentique rien que de l’authentique

Notre premier contact avec ce pays s’est fait en car  et déjà nous retrouvons, devinez quoi?  des palmiers et des hévéas sur pratiquement 400 km. Les massifs en sont recouverts. Bravo ici aussi pour la biodiversité👏. Après, il faisait nuit. Plus de paysage, on comprenait juste que les routes Birmanes n’étaient  pas fameuses. Parfois on touchait presque le plafond tellement on décollait des sièges. 🤔

Des collines d’hévéas le long de l’axe principal de l’extrême sud de la Birmanie.

 

 

 

 

 

Et si on s’intéressait un peu aux pêcheurs de cette ville authentique. Enfin, je veux dire un peu vieillotte.

Regardez plutôt les photos.

Des bateaux très vieux. Presque hors d’usage..

 

 

 

 

 

 

 

En nous enfonçant un peu dans le domaine des pêcheurs, nous allons découvrir les préparatifs pour la pêche de la nuit.

Broyage des blocs de glace transportés par camion à ciel ouvert. De l’eau dégouline de partout des camions. Il fait quand même 40 degrés au soleil !!

 

 

 

 

 

 

 

 

La glace broyée remplit les cales des bateaux

 

 

 

 

 

 

 

Allez en route😄

De temps en temps, nous retrouvons des rizières dans les bas fonds.

Nos rizières en périodes sèches avec une maison traditionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

Un troupeau de buffles paturent dans les rizières après la récolte .

 

Je vous parlais de l’état des routes  au début de notre séjour dans ce pays. Nous découvrons effectivement pourquoi elles sont si bosselées. Quelques photos vous permettrons de comprendre que nous sommes dans de l’authentique..

Tout le monde bosse : enfants, femmes hommes avec les moyens du bord.. Mais avec le sourire 😊ici en pause bien méritée

 

 

 

 

 

 

 

Ici les pierres sont lancées une à une pour former la couche de base.

 

 

 

 

 

 

 

là, elles sont rangées une à une..

 

 

 

 

 

 

 

Du fait main, made in Birmanie, sur des km et des km. Incroyable non ! ?

 

 

 

Derrière, des femmes égalisent en jetant des graviers avec des caisses en plastique. Un peu plus loin, d’autres écartent du sable dessus avec des balais en paille..

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est vraiment avec les moyens du bord. Pour faire un semblant d’égalisation,  ils utilisent un cordeau, un niveau, une règle en bois, des petits piquets en bois.

Et rapellez vous, nous sommes sur un axe principal ici… Pas sur un petit chemin de campagne.

Un rouleau d’un autre temps compacte tout ça..

 

 

 

 

Bon alors maintenant il faut goudronner. et la c’est un peu folklo !

Ca tombe plutôt bien des bidons de goudron attendent sagement au loin.

 

 

 

 

 

 

 

APRÈS avoir découpé notre bidon de goudron, un petit  feu de bois autour pour le faire fondre.

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà le goudronnage peut commencer. Un seau persé pour répendre le goudron brûlant pendant que d’autres mettent les graviers…

 

 

 

 

 

 

 

 

Doucement mais sûrement le chantier avance . Regardez bien cette photo. L’homme en botte, sarong, écouteurs dans les oreilles arrose les pierres  avec le goudron chaud. Un mélange incroyable de modernisme et d’ancienneté 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette montée un peu infernale il fait plus de 42 degrés à mon compteur. Le goudron coule sur la route et pour cause le goudronnage bat son plein ! Des femmes écartent du gravier avec des bassines métalliques elles sont méconnaissables avec la poussière, mais me font de grands sourires quand même . Le col n’est plus très loin 2  /3 km. 😋

 

 

Bon allez moi je vais écarter ce tas..utile ou inutile le tee-shirt 👕

 

 

 

 

 

 

 

Ici un camion arrose le chantier avec un tuyau persé a l’arrière pour atténuer un peu la poussière…

 

 

 

 

 

 

 

Oh surprise une goudronneuse..des plus modernes 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ici l’entrepôt de tonneaux vides

 

 

 

 

 

 

 

Et la recyclage de nos barils 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous comprenez qu’avec de tels moyens , il est impossible de faire de belles routes. Elles ont le mérite d’exister c’est déjà  pas si mal, non ? Une personne que nous avons rencontrée dit qu’il n’y a pas assez de machines dans le pays pour entretenir les routes !! Ca ne rapporte surement pas autant que les mines de diamants, à la junte qui est aux manettes du pays..je n’en dirai pas plus ici ! Vous trouverez sur le net plus de détails…

C’est quand même un peu malsain de faire travailler des humains dans de telles conditions à notre époque. Ils ont pourtant le sourire, nous souhaitent la bienvenue et nous encouragent, c’ est un peu le monde à l’envers. Nous sommes en vacances et eux bossent comme des esclaves.

Et sur le bord des routes, aux endroits dangereux, on trouve aussi ça :

J’ai baptisé ces pieux en béton armé : les barrières de sécurité de la mort. C’est sur, elles ne casseront pas même si une petite moto tape à vive allure dedans…mais bonjour les dégâts… 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

Je peux vous dire que ces routes sont très fatiguantes pour nous cyclistes avec notre fardeau. Nous sommes obligés de parcourir de longues distances (entre 80 et plus de 100 km par jour) pour trouver des hébergements sur ces routes chaotiques qui ébranlent un peu nos carcasses viellissantes. 😴d’autant plus que nous remontons  maintenant vers le nord avec notre ennemi, le vent de face que tous les cyclistes redoutent. Je roule alors souvent dans la roue de Cathy plus petite pour me protéger en début de parcours et sur la fin de journée c’est moi qui fait l’ouvreur.

Nous gardons quand même le sourire, nous savons que des routes beaucoup plus dures nous attendent dans les pays en » stan », a voir si c’est pire que La Mongolie ou pas . 🤔

Une chose est sûre, avec la complicité des gens qui nous entourent,  la route et les trajets restent très agréables. Des encouragements de toute sorte, des sourires à la pelle hi hi.  Encore ce matin, un petit camion s’est porté à ma hauteur ; le chauffeur m’a tendu une canette de café, tout en roulant puis une deuxième. Ce sont des gestes qui marquent. C’est la  deuxième fois que je vis ce genre de ravitaillement. J’avais déjà éte ravitaillé par Marcel C en roulant en montant le col  Pyrénéens du port de Pailheres, un col à 2ooo m. C’est drôle je me rappelle il m’ avait tendu un sac d’abricots secs et de l’eau versé sur la tête. Un col magnifique ou je m’étais régalé.

Bon, ici  pas de pâturage, mais tous les jours des hévéas, des hévéas, et du bois d’hévéas le long des routes.

Des paysages bien refermés

 

 

 

 

 

 

 

On cherche un peu notre route au milieu de ces hevéas… Pardons monsieur le Trieves c’ est par où.. 🤔

 

 

 

Des engins d’une autre époque 😇

 

 

 

 

 

 

 

Ou de fabrication un peu originale dirons nous🛠️

 

 

 

La sève des hévéas, une fois récoltée est mise dans des récipients pour former un cube qui sera aplati, grâce à un laminoir et mis a séché au soleil avant d’être vendu.

Nos contenants.

 

 

 

 

Les laminoirs que l’on rencontre un peu partout

 

 

 

 

 

 

 

Et voila les futures pneus qui sèchent !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

ENFIN les voilà.

Depuis que nous sommes en Asie nous mangeons régulièrement des chickens industriels sans jamais voir un élevage industriel

. Ce matin là, à plusieurs reprises j’appercevais des bâtiments tout en long avec un plancher surélevé. Mais que ce cache-t- il là-dessous ? et soudain juste au bord de la route un poulailler. Je m’arrête pour  regarder et prendre une photos. Cathy me voyant arrêté, se demande  alors mais qu’est ce qu’il a vu encore celui là ! Et là, un homme me fait signe de venir voir de plus près. Nous échangeons par gestes. Pas simple d’expliquer que nous sommes aussi éleveurs. Nous sortons alors notre petit album photos et lui montrons aussi nos volailles. Du coup il nous fait visiter son élevage.

De l’industriel pure et dure. Mais avec des batiments en bambous 🤔

 

 

 

 

 

 

 

Des  chickens de souche industrielle a croissance rapide  sur grillage dans un bâtiment économique . Une simple grille d’un mètre de haut sert de mur. Une alimentation aux granulés.

 

 

 

 

Rien n’est automatique. Pendant que nous regardions un homme est venu  remplir un abreuvoir d’eau. Ici, la main d’œuvre ne manque pas comme de partout en Asie.

Un peu vieillot ce poulailler sur pilotis et sur l’eau.

 

 

 

 

 

Depuis ce matin nous roulons enfin dans des paysages plus ouverts et magnifiques. Nous sommes de nouveau souvent entourés par les rizières. Pour certaines, incultes pour le moment, tandis que d’autres irriguées en sont à leur deuxième récolte de l’année.

La récolte des pastèques par exemple bat sont plein, on en trouve de partout le long des routes.

Des tonnes de pastèques attendent les clients en bord de route. Elles sont énormes.

 

 

 

Une nouvelle culture dans notre escarcelle : L’arachide. Intéressant, nous qui en mangeons souvent sans trop connaitre son mode de production. Également après une culture de riz

L’arachide, un oléagineux de la famille des légumineuses. Bon allez petite révision pour ceux qui auraient oublié le fonctionnement des légumineuses. Après, certains ne pourront plus dire que les paysans sont que des pollueurs.

Le principe est simple,enfin presque ! la plante, avec ses feuilles, capture l’azote de l’air pour se nourrir et en stocke également sur ses racines sous forme de petites boules blanche que l’on appelle des nodosités. Il faut donc éviter les apports d’azote sous peine de détruire la plante et de pollution par lessivage. Bon je vous l’avoue j’ai pris un peu les raccourcis. Ce serait trop long et ennuyeux de rentrer de nouveau dans les détails ici.

Regardons un peu

l’arrachage se fait à la main, les femmes en majorité, tirent sur les plantes une à une. 👍

 

 

 

 

 

 

 

Les cacahuètes sont bien là. Regardez de près, on aperçoit les fameuses nodosités sur les racines 🤓

 

 

 

 

 

 

 

Eh hop,  les voici dans une corbeille en bambou

 

 

 

 

 

 

 

Coucou je suis là ..

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit séchage au soleil  des tropiques  et je suis prête pour l’apéro ou les « pad thaï » ..

 

 

 

 

 

 

 

 

Et là, je crois comprendre que le feu n’est pas loin. Quel dommage de brûler ces fanes d’arachide riche en protéines naturelles.

 

 

 

Après une petite période sans les vélos grâce à la venue d’une de mes filles et sa petite famille😍, nous voici de nouveau sur nos vélos en direction de la frontière Thaïlandaise.

Notre route passe une fois de plus dans les rizières. On a l’impression de faire du vélo sur un toit de tôles ondulés… 😴

 

 

 

Nous quittons ce pays avec un sentiment difficile à décrire. Un peu comme s’il ‘nous manquait  quelque chose pour le comprendre. Il est surement incompréhensible pour nous, de voir ce mélange de modernité, richesse avec tous ces édifices religieux recouverts d’or à côté de pauvreté en permanence sous nos yeux. Il est plus « facile » de découvrir des villages sales que des grandes villes comme Yangon,  avec certaines rues dans un état de décomposition et de puanteur qui nous fait fuir. C’est ça aussi le voyage se rendre compte que des gens vivent dans des conditions très difficiles à travers le monde et qu’ils gardent le sourire et l’hospitalité pour autrui. Nous devrions prendre des leçons auprès de ces populations..

Quel avenir pour ces petites filles d’un village de pêcheurs ?

 

 

 

 

 



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