La Thaïlande (suite) à vélo 12j 432 km…

Et voilà, 12 mars 20, nous sommes de retour en Thaïlande, cette fois pour découvrir la partie nord du pays. Nous arrivons dans les périodes les plus chaudes, mais dans les montagnes, ça devrait être plus frais normalement. Pourvu que l’on ne croise pas Coronavirus, pas envie de le voir, celui-là😝. Il va pourtant avoir un impact fort sur notre voyage, vous allez le voir.

Malgré le coronavirus, le passage de la frontière fut d’une facilité déconcertante. C’était juste un peu le souk du essentiellement au changement de sens de circulation.

Frontière Thaï

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu quelques questions et un contrôle de température côté Birman, et de ce côté, rien. Un formulaire, une adresse à donner, prise de photo et empreintes et circulez, y’a rien à voir. Bon, tant mieux. Depuis hier, Jacques qui n’arrêtait pas de regarder sur les sites officiels les changements de modalités de passage de frontière à cause du virus, commencait à être  inquiet pour le passage de la frontière 🤔 et effectivement, nous sommes passés juste quelques jours avant la mise en quarantaine systématique des étrangers en Thaïlande.

Nous arrivons donc au niveau de Mae Sot. Le changement est radical : des grandes routes, conduite à gauche, plus de gros crachouillou rouge partout par terre, ni de gens qui crachent donc, c’est plus propre, les espaces sont cultivés, par contre plus calme, plus vide, moins d’enfants … Jacques ayant besoin de pédaler, nous continuons donc notre route. Direction le nord. Cette route longe la rivière Moei, frontière avec la Birmanie. Arrêt à Mae Ramât. Petite étape de 45km. Il fait vraiment très chaud.

La journée qui suit sera  mouvementée. On part à la fraîche, comprenez, il fait seulement 20°😉, petites montagnes, monte-descend, on n’a pas eu de petit dej ce matin, et on trouve rien sur la route, on a juste perdu l’habitude de faire des réserves, oups… Je pédale au ralenti..

Tous les bords des routes sont brûlés : feu de forêt ou brulis ??? On ne sait pas.

On traverse un endroit où il y a un camp de réfugiés birmans .. C’est immense au moins 2 ou 3 km de long. C’est quasiment une ville, on y voit des écoles, des magasins, des volailles…. Ce camp, fermé et gardienné, existe depuis plus de 20 ans.😳

Camp de réfugiés

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a énormément de militaires armés 💣 dans le secteur ainsi que des barrages checkpoint sur les routes. Certains paient quelque chose, on ne nous demande rien.

Nous en croisons tous les 5 ou 10 km et les policiers sont à côté, souvent le nez sur leur portable mais parfois, en poste, mitraillette au poignet.. Brrr

À mi parcours, enfin un petit magasin. On englouti un petit pain brioché et un coca. On s’apprête à partir, Mais Jacques trouve que sa sacoche est bien vide… Mince, on a oublié nos chargeurs de téléphone à l’hôtel ce matin. M….! Oh les nuls, y’a plus qu’à y retourner. Pas envie de se retaper le dénivelé… Bon, allez Jacques prend un taxi-bus et fait l’aller retour.

Notre Jacko dans la bétaillère.. Est ce que le conducteur a bien compris la destination ? 🌏

 

J’attends avec les vélos, observant toutes les allées et venues dans le camp, les mouvements des uns et des autres sur la route… Tout ce monde qui s’agite.. moi, j’attends.. Et le voilà qui revient 1h15 après, avec les précieux chargeurs, on peut repartir, mais sous la chaleur… Il doit bien faire 40°.

Maison au toits de feuilles séchées

 

Nous trouvons rapidement un p’tit restau… Ouf, On avait faim. Et là, la serveuse nous pose nos assiettes à 1m de nous et les pousse à peine. Un peu plus tard, dans un village, une femme à moto nous arrête. Je vais vers elle, elle tend son bras et sa main pour dire stop ! .. Elle écrit sur son téléphone dans un anglais approximatif un message relatif au coronavirus, d’utiliser du gel hydroalcoolique… Bla bla, et me tend le téléphone à bout de bras, la main tremblante en détournant sa tête.. Cet acte de rejet m’inquiète pour la suite des événements. Nous sommes en contact avec les amis en France et les news ne sont vraiment pas réjouissantes là-bas… Bazar mondial, on dirait 🤪

Montagnes sous la brume

 

 

 

 

 

 

 

 

Oooooh ça penche !

 

Nous arrivons à Ban Mai, le lendemain à Ban Tha Song Yang, puis à Ban Mae kha Tuan, ca vous parle pas trop tout ça, mais c’est pour André qui dessine les trajets (coucou André 😉) 

 

Nous trouvons de jolis petits bungalows pour la nuit, et il n’y a personne, quel calme ! 

Bungalow juste au dessus des rizières, c’est très paisible

 

 

Nous attaquons les montagnes. Ambiance de brume et extrêmement sec. C’est brûlé partout, d’ailleurs parfois, ça se consume quand nous passons ce qui nous apporte une source de chaleur supplémentaire, presque irrespirable..il doit faire plus de 50 degrés. Le problème, c’est que ça brûle sans arrêt, nuit y compris, on voit les feux ça et là. Des milliers et des milliers d’ha en proie aux flammes. Une forêt en bien triste état. Plus un seul jeune arbre pour le renouvellement. aïe aïe La planète 🙄.

Au feu les pompiers, la forêt brûle !!

 

 

 

 

 

 

On n’a jamais vu un camion de pompier, ni personne s’occuper des feux. Tristesse.

Un après-midi nous passons près d’une rivière… Super, on fait trempette des pieds 👣

Oups, que c’est dur, on avait prévu 70 km aujourd’hui. Trop ambitieux 🤭. Le problème, c’est la verticalité des pentes. D’ailleurs, on ne voit aucun camion ou autobus ici, seulement des 4×4 et  des pick up!

Pied à terre, les pentes sont si difficiles. Dommage ,  la route est belle.

Heureusement, lors de notre pose déjeuner (en 4h, nous n’avions avancé que de 20km) un gentil monsieur, voyant la chaleur et comment nous nous jetons sur l’eau fraîche, nous propose de nous enmener sur 20 km.. Cool 👍, on accepte bien sûr.

Et nous voilà, avec nos p’tits vélos à l’arrière du pick-up, c’est bien aussi le vélo-pickup 🚴

Du coup que 50 km dans la journée, 1452m de dénivelé sur nos vélos , on est raide mort😴. Heureusement on trouve ce soir encore un joli p’tit bungalow.

Basique et suffisant : une pièce, un matelas au sol, un ventilo et une moustiquaire. À côté une pièce avec un WC et un bidon d’eau pour la douche

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux journées de vélo qui suivent seront courtes, on ne va pas se tuer quand même. Pis, on a le temps, nous ne voulons pas prendre un avion trop tôt pour le khazastan, il y fait froid.. Bon, cela dit, avec le coronavirus, si ça continue, on pourra aller nulle part. Pfff… essayons de ne pas y penser,  30 km pour aller à Mae Sariang, le long d’une rivière. C’est vert, cultivé : ail et maïs (cf les champs de Thaïlande suite).

En dehors des villes, beaucoup de déchets sur les bords des routes.

 

On arrive tranquilou le midi. Il devrait y avoir plein de touristes, normalement.. On en voit 2, c’est très étrange….repos au frais, il fait si chaud 🔥

Puis  50 km monte-descend, pour aller à Ban Mae la luang. Ce matin, lors d’un arrêt boisson, la police est venue nous voir, elle voulait savoir depuis combien de temps nous étions en Thaïlande, où on était avant… Ils nous informent que la frontière avec la Malaisie est fermée et que Bangkok aussi, lieux touristiques fermés, bars etc..

Oups mais on voulait s’y rendre pour prendre un avion.. Finalement, ils ne savent pas trop, ils nous conseillent de bien suivre ce qui se passe sur internet… Nous trouvons, enfin plutôt on nous emmène avec gentillesse vers une guesthouse en début d’après midi, ça ira très bien. Avec cette chaleur (40 °) il vaut mieux y aller doucement. On a de la chance, dans cette partie de pays touristique, il y a des hébergements tous les 20 ou 30km. Facile pour nous 👍😃.

J’ai regardé sur internet, à Bangkok, certains lieux touristiques, bars sont effectivement fermés. La Thaïlande se ferme petit à petit.

Nous suivons bien entendu les informations à propos du Coronavirus. De pire en pire, toutes les frontières du monde entier se ferment… Les voyageurs français sont invités à rentrer en France tant qu’il y a des vols. Ces derniers s’annulent de plus en plus… C’est la panique partout. Rentrer ou ne pas rentrer, telle est la question😳. C’est de plus en plus anxiogène… On passe beaucoup de temps sur internet à chercher les infos.

En attendant de prendre une décision, on avance tout doucement. La Région est très montagneuse, mais comme ça brûle de partout, c’est un peu un spectacle de désolation, heureusement quand nous nous rapprochons d’une rivière, c’est plus vert, ça bosse dur dans les champs.

Bel abri, non ??

 

 

 

Nous arrivons a Khun yuam. Nous sentons qu’à l’hôtel où nous nous présentons, la dame est inquiète, nous demande d’où on vient, est-ce qu’on a eu des test sur la route…  Ça devient vraiment inquiétant. Il n’y a personne… Br

Petite pause glacée en haut d’une super côte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain nous arrivons à Mae Hong son, jolie petite ville calme et paisible, un petit lac. Nous décidons de nous arrêter une journée. La tête préoccupée par toutes les nouvelles de France et de Thaïlande, les compagnies annoncent l’arrêt des lignes aériennes pour la fin du mois, le gouvernement appelle les français en voyage à rentrer dès que possible. Tous les pays où nous devions aller ont fermé leurs frontières, cette fois c’est certain. La mort dans l’âme, nous décidons de rentrer. Notre Christine😀, pro du voyage et des situations d’urgence ✈️y travaille d’arrache-pied, elle sera en contact au quotidien avec nous pour nous trouver une solution. De notre côté nous trouvons un moyen pour aller le plus vite possible à bangkok, pour être prêts.

En attendant nous essayons de garder le moral et de profiter de ce que nous offre cet endroit

Mangues et bananes

 

 

 

 

 

 

 

Rôti : petite galette à la banane… Tu te rappelles Laetitia ??

 

 

 

 

 

 

 

Petite grimpette sur la colline pour visiter un temple

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temple au bord du petit lac

 

 

Voilà nous partons en bus, 16h de bus pour rejoindre Bangkok.

on garde le sourire mais c’est dur…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée masquée à bangkok, ce sera les derniers km que nous ferons avec nos p’tits vélos

 

 

 

Si c’est pas malheureux de finir ce voyage dans un carton !!

Nous trouvons un magasin vélo pour emballer nos compagnons de voyage, ils vont nous manquer, terriblement 😭

Vélo sur tuk tuk direction l’hôtel, on leur avait pas fait ça encore, les pauv’

On ne réalise pas encore. Notre dernier jour a Bangkok sera d’une tristesse absolue, on ne veut pas aller dans des endroits touristiques, on marche un peu et on attend, on prépare notre départ, réserver un taxi… on cherche des p’tits restau mais, le soir, on ne trouve que des plats à emporter,🥢 on ne degustera pas non plus la bonne cuisine thaï. On en profite pour finir nos quelques réserves histoire d’alléger nos sacs. Nous savons que nous allons être en limite de poids. 23kg pour le vélo et 23kg pour les bagages en soute.

On a vu juste, le vélo de Jacques, emballé, pèse 22,7 kg et le mien 21 kg. Les bagages de Jacques pèsent 22kg et 18kg pour les miens. Ça passe, ouf !

Même si, on se dit qu’on en a bien profité, même si on se dit qu’on repartira, même s’il y a bien pire dans la vie que juste arrêter un voyage… L’émotion de tristesse nous envahie

Difficile de trouver une fin d’article très gaie. À cet instant, nous sommes arrivés en France, nous avons passé la nuit en zone en transit, car nous devons attendre notre correspondance pour Lyon. Nous trouvons un endroit calme pour la nuit, pas trop de courants d’air, moquette, j’avais emporté un matelas de bivouac. Nous ne sommes pas les seuls. Chaque petit recoin est utilisé comme abris par des voyageurs en transit. Vision étonnante d’un grand aéroport. C’est pas le moment d’aller discuter, chacun doit respecter les distances de sécurité autant que possible. La police fait des rondes, tout le monde est calme. Certains hôtels sont fermés et d’autres, nous dit-on ont été pris d’assaut. On bivouaque à roissy, pas banal, ça !!

Notre lit sur moquette à Roissy /France

Au dessus de ma tête, des affiches relatives aux epidemies, covid 19, mais pas que !! C’est pas une ambiance de fête à roissy. Dans la nuit, on nous a déposé une bouteille d’eau, un monsieur nous a aussi donné un sandwich hier soir et un ce matin x il en avait assez pour lui, c’est sympa, non??   Le personnel de l’aéroport fait ce qu’il peut pour orienter le plus gentillement possible… C’est rassurant quand même….

Voilà, reste plus qu’à voler pour Lyon, récupérer ma p’tite voiture, et regagner nos montagnes, trouver un logement car le notre est occupé. Ça s’organise.

Pas de fête de retour pour le moment, donc, certains avaient prévus de nous retrouver sur la route pour rentrer avec nous… On annule pas, on reporte😀. L’idée étant de repartir dès que ce sera possible, à programmer en fonction de la météo. À nous de réfléchir sur l’endroit où nous redémarrerons le voyage..🌍. Du travail agréable en perspective ! 😃

En tout cas, j’adresse un dernier gros merci à Christine pour nous avoir trouvé une solution de retour 👍et un grand merci à tous ceux qui nous ont suivis, écrits, accueillis, accompagnés tout au long de ces  10 mois et demi d’aventure. ❤️et 15009 km parcourus.

15059 km parcourus en 10,5 mois et des millions de sourires reçus sur nos vélos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant, Hauts les cœurs pour cette période de confinement mondial. Nous allons avoir un monde à reconstruire…



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Les Champs de Thaïlande (suite)

Une colline peut en cacher une autre !!!! 🤫

Une fois la frontière passée, nous nous lançons à la découverte de la Thaïlande mais  dans la partie nord du pays. Au bout de quelques km une surprise en bord de route sous un hangar 👍

Non ce n’est pas un jouet.. Mais une moissonneuse à chenille pour la récolte du maïs..

 

 

 

 

 

 

 

Celle ci pour la récolte du riz..

 

 

 

 

 

 

 

La même de face..

 

 

 

Les Thaïs customisent beaucoup de véhicules, les cars, les camions, les 4 x4  mais je ne m’attendais pas à voir une moissonneuse aussi bien préparée. Quel changement en quelques km entre deux pays !! Décidément on fait des découvertes incroyables en permanence. C’est la magie du vélo, le contact direct avec ce qui nous entoure. Il suffit d’ouvrir les yeux, de serrer les poignées des freins, on s’arrête et voilà c’est dans la boite à souvenir et pour longtemps.

Nous traversons maintenant une plaine. Je suis intrigué de voir en bord de route sur des dizaines de km, des grains de maïs en grande quantité. Ceci restera une énigme même si nous découvrons que les cultures de maïs sont ici présentes dans tous les bas-fonds  et dans les rizières, sans doute en deuxième culture. La réponse arrivera peut-être d’ici la fin du séjour ?

Drole de voir des palmiers en bordure de champ..

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici le maïs en deuxième culture dans les rizières.

 

 

 

 

 

 

 

Comme dans beaucoup de pays d’Asie, le maïs et ici ramassé par des petites mains. 🌽

 

 

 

 

La vallée se ressert, les collines sont de plus en plus présentes, les rizières se retrouvent coincées entre. Par-ci par-là des cultures de manioc s’accrochent aux pentes.

La récolte du manioc est terminée laissant une nature un peu triste.

 

 

 

 

 

 

 

Il fait très chaud. La végétation brûle sous le soleil, mais pas que..

 

 

 

 

 

Une journée bien particulière, nous pensions trouver la montagne et nous trouvons de véritables murs devant nous. Pas loin de 4 h pour faire 20 km avec 870 m dénivelé sur une route de  ré putation mondiale avec plus de 2000 virages, de vrais montagnes Russes, le casse-patte garanti.  Nous gardons quand même le moral dans ce paysage des plus hostiles où le feu est partout.

Difficile de voir sur la photo mais nous sommes dans des pentes entre 12 et 18 % que nous montons à pied 🥵

 

 

 

 

 

 

 

 

Des routes en super état, pourtant nous ne croiseront pas un seul camion ni car de la journée ni de vélos. Impossible, les camions ne résistent pas ici, ni les cyclistes . Les pick-up dégagent tous une odeur de freins.

 

 

 

Après l’effort, le réconfort ou plus exactement le plaisir à l’état pur, l’ivresse d’une descente vers la vallée sur une route large avec un bon revêtement. Imaginez un peu : dévaler avec des pentes pareilles sur des vélos aussi chargés. Ça file comme des bobsleighs collés à la route, les sensations sont étonnantes d’une fluidité incroyable, il ne faut pas s’endormir, bien se pencher dans les courbes et ca glisse comme sur du velours. Je vous rassure les freins  hydrauliques sont étonnemment efficaces, et puis  de toute façon une montée nous arrêtera très vite… 🤫nous passons de 70kmh à 4kmh sur parfois 50 m tellement  c’est raide en face de nous, on a l’impression d’être écrasé sur la route qui monte.

De temps en temps nous traversons des petites vallées. Elles ressemblent à des oasis tellement le contraste est saisissant. Des cultures toutes vertes, entourées par des massifs brûlés par le soleil ou le feu qui est ici présent de partout.

Quel contraste, quelle beauté.

 

 

 

 

 

 

 

Ici du soja en deuxième culture. Ces couleurs sont éblouissantes dans cette oasis de verdure.

 

 

 

 

 

 

 

Les petites rigoles qui apportent la vie à nos cultures pour nourrir au bout de la chaine les êtres humain que nous sommes..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons une nouvelle culture. Depuis quelques km nous croisons des pick-up qui dégagent une odeur bien connue d’ail, nous ne tardons pas de voir ces oasis envahis par des champs d’ail sans doute en deuxieme culture  après le riz.

Culture sur paille de riz.

Irrigation de l’ail.

 

 

 

 

 

 

 

Encore de l’ail dans de toutes petites rizières

 

 

 

 

 

 

D’un peu plus près..

 

 

 

 

 

La récolte pas moins de 30 personnes dans le champ. 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vrai fourmilière, plus de 50 personnes dans cette rizière un peu plus loin.

 

 

 

 

Arraché et mis en bottes..

 

 

 

 

 

 

 

En tas en attendant le transport..

 

 

 

 

 

 

 

voici nos convois de parfum.. 😁Au passage regardé un camion Thai customisé avec des rétroviseurs.

 

 

 

 

 

 

 

Le séchage s’effectuera au sol comme beaucoup  de récoltes en Asie.

 

 

 

 

 

 

 

Apres un séchage partiel, l’ail est remis en botte une deuxième fois par nos petites mains bien sur et en plein soleil svp. Il fait plus de 40 degrés 😎

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos bottes d’ail sont installées dans des séchoirs en bambou avant d’être préparées et triées.

 

 

 

 

 

Bon maintenant j’espère que je ne vous ai pas dégouté avec l’ail sinon vous ne pourrez pas venir en Asie on en trouve dans beaucoup de plat ici.. 😁et avec du Riz hi hi..

Il n’est pas encore 7 h ce matin il fait déjà plus de 20 degrés sur nos vélos . La fumée des feux  de forêt forme un voile de partout bien visible ici..

 

 

 

 

 

Et une fois de plus  nous découvrons autre chose. Nous croisons des pick-up chargés de salades, ou de choux fleurs. Peut être verrons nous les cultures plus loin.

Oh les voici mais que ce passe t-il ? Il semble que le dernier est un problème, il doit etre dans les choux…🤔 La solidarité asiatique joue à fond ici.

 

 

 

 

 

 

Et bien cher Lecteur, Parents, Amis, cyliste d’un jour, je suis au regret de vous annoncer que nous ne verrons pas les champs de salades de plus près ensemble. Devant l’impossibilité d’avancer du aux fermetures des frontières sur la totalité de notre projet et même  au delà. Nous n’avons pas d’autre alternative que celle de prendre un car et un avion le plus vite possible pour rentrer au bercail, comme le demande d’ailleur le gouvernement Francais.

Comme l’indique cette enseigne Mae Hong Song sera la fin de notre parcours vélo..

 

 

 

 

 

L’humanité est devenue un peu folle, un certain virus est entrain de nous faire prendre conscience  que nous devons modifier nos comportements pour continuer d’exister sur notre terre nourricière.

Nous sommes partis avec nos vélos à la découverte  du monde, nous avons commencé à comprendre en  Russie que l’homme était entrain de détruire la terre qui l’héberge , puis en Mongolie, et surtout en Chine ou le choc à été très violent, si  violant que je ressentais des frissons devant une telle agitation. Je disais alors que nous allions droit dans le mur., J’ai vue Sihanoukville une ville cauchemar  du Cambodge aux mains des Chinois pourtant des personnes agréables. Je ne pensais pas que ce serait aussi rapide, que nous ne pourrions pas visiter les pays en stan qui m’interroge aussi. Et bien si c’est bien ça l’homme est allé trop loin.Nous sommes tous responsables de ce qui arrive et il faudra en tenir compte pour l’avenir.

Toujours plus, toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus rapide, toujours plus riche, toujours vouloir acheter moin cher. Etc.. Pourquoi Faire ???? en arriver la ou nous sommes aujoud’hui !! 😷🤕

Nous avons passé des moments extraordinaires d’une grande richesse en échanges avec les populations que nous avons rencontrées au cours de ces 11 mois. Bien sur, nous aurions souhaité pouvoir encore partager notre trajet et nos visions avec vous.

Nous comptons bien pouvoir finir notre périple en vélos dès que les conditions seront favorables.Pour le moment nous allons nous isoler de la famille après avoir parcouru les gares et les aéroports  où nous avons peut-être croisé le lanceur d’un nouveau monde !!!!

Merci à tous de nous avoir accompagnés, aidés, hébergés, soutenus par vos très nombreux messages. Nous vous tiendrons au courant  sur la suite et surtout prenez soin de vous. Nous voulons vous retrouver tous en pleine forme dès que la situation nous l’autorisera  . 💕

Une image d’Asie pour apporter quiétude santé à tous et bon rétablissement à nos frères malades du monde entier. 💝

 

 

 

 

 

 

 



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Birmanie à vélo 24 jours 893 Km

Et voilà le trajet Birman (dont une bonne partie en bus) Merci André pour la carte

 

Mars 2020 en Birmanie

 

 

 

 

 

Oh oh, voilà un passage de frontière original. Une rivière et un bateau pour la traverser, suivi d’un p’tit passage au bureau d’immigration..

Pauvre p’tits vélos serrés dans un bateau, sous les embruns salés

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop drôle, il y avait 3 agents au bureau d’immigration, le nez sur leur téléphone, dont un qui avait les pieds sur la table… Ils ont pris tranquillement nos visas électroniques, copie de passeport et hop, un p’tit coup de tampon. Voilà, fastoche nous avons 28 jours pour visiter le pays (étrange, le chiffre 28).

 

Tout de suite, nous sommes « pris en charge » par un Birman qui parlait un peu Français, il nous indique les bons bureaux, la station de bus, un magasin pour les cartes téléphoniques, le moyen de changer de l’argent.🤑 À ce propos, notre changeur nous donne 2 grosses liasses de billets, que des toutes petites coupures… Oups, pas facile à transporter… On a l’impression d’être très riche… Illusion . Quoi que, pour ici, en birmanie, nous le sommes 🤔.

Nous sommes à Kawthaung. Nous tombons immédiatement sous le charme birman. L’atmosphère, les vêtements colorés (Longyis), les sourires, je ne sais pas au juste. Il y a bien quelques touristes, mais assez peu. Ça nous motive.

Comme je le disais, les gens portent des sarongs (hommes et femmes) même pour travailler ou pour monter sur des motos. Ils sont à carreau et assez sobres pour les hommes mais colorés, beaucoup de motifs pour les femmes qui les portent très ajustés, avec un haut tout autant coloré, c’est très élégant, très gai. Les jeunes garçons préfèrent les Jeans, surtout en ville, les cheveux teints.

Oh, tout n’est pas magnifique, on ignore pas la guerre, la période d’isolement, le travail forcé entre autre pour construire les infrastructures touristiques où les routes, la dictature qui y sévit encore et les droits de l’homme bafoués et surtout de la femme d’ailleurs. Cependant, certaines personnes interrogées dans un village disent être pauvres mais heureux.

Place de la ville de kauthung

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rejoindre la p’tite famille de Jacques , il y a 1200 km à faire. En 10 jours, ça va être trop dur à vélo, d’autant que ce n’est pas tout plat dans la région. Nous allons donc prendre un bus pour nous avancer un peu. De plus, la première partie de la route comporte beaucoup de forêts de palmiers (à huile) et d’hévéas, et risque d’être un peu monotone, peu de villes et pas du tout d’hébergement. Ohh, on a perdu le rythme des bivouacs en pleine nature. C’est aussi parce qu’ici, ça n’est pas trop autorisé, ni même de dormir chez l’habitant qui devrait demander une autorisation (la loi s’est assouplie, mais beaucoup ne le savent pas) . il est plutot conseillé de dormir dans un temple où un monastère.

Jacques attache lui-même les vélos sur le toit, c’est plus sur. Il protège les éléments fragiles avec nos bâches, un carton..💪

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement que les vélos étaient bien attachés, le trajet en bus n’était pas triste, on faisait des bons à l’intérieur du bus, tellement la route était en bon état 😉. 3 ou 4 fois, on a du s’arrêter en urgence car, le coffre s’ouvrait, on perdait des sacs, ou bien des boîtes qui tombaient du toit… Hum, on a mis 11h pour faire 440 km… Avec 2 arrêts pipi ou arrêt mange-mange et.. (Excusez le manque de romantisme) hum, regardez bien cet urinoir… Unique quand même, non ? !

Faut bien viser et surtout se boucher le nez 🤪

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont beaux, vendent des fruits au bord de la route et se prêtent volontier au jeu du photographe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes sont vraiment jolies, (« je confirme » dit Jacques). Elles se mettent une crème esthétique jaune (produite à partir d’arbres Thanakas qui poussent ici en Birmanie) sur le visage et parfois les bras, pour se protéger du soleil et aussi sûrement un signe de beauté, difficile de savoir. Les enfants en portent beaucoup également et dans une moindre mesure, les hommes.

Maisons en bois et bambou

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Myeik à 23h, le minibus dépose tout le monde à domicile, y compris nous. On avait réservé un p’tit hôtel. Les vélos n’ont rien de cassé cette fois, bravo Jacko💪(c’est un miracle dit-il) . Nous restons une  journée car le trajet d’hier a été éprouvant. La ville est située au bord de mer. Pas de plage ici, domaine des pêcheurs (cf § des champs de birmanie). On découvre la ville tranquillement, à vélo.

 

Maison en brique et bois

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de temples, de pagodes

Trop mignons

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, les écoliers sont habillés en vert et blanc, très élégants surtout avec leurs parapluies

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons les plats locaux… C’est bon !! Oh, on nous sert du thé chaud… Ça faisait longtemps, des samoussas et petits pains fourrés sont sur les tables, chacun paie ce qu’il consomme puis des plats de nouilles, difficile de dire avec quoi, mais on aime 😊. On a pas eu tout ça, après 😏

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit nettoyage des p’tit bolides pour leur enlever le sel, dans la salle de bains.. Oups

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes enchantés par ces 2 premières journées à vélo .. Ça klaxonne un peu certes, il y a des motos, mais pas trop, et peu de voitures. il y a des enfants, des écoles, des échoppes partout où des p’tits boui-boui pour boire et/où manger, des sourires et des saluts, ç’est vivant !

Oups, il pleut cet après-midi. On est à l’ hotel au repos, pas grave. Souhaitons que ça ne dure pas. Demain, on part pour 100 km à vélo, monte-descend, on fera sûrement pas les malins, surtout s’il pleut !!

Village de pecheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Douche d’une maison du village de pêcheurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

Effectivement, ça monte sévèrement dans la région, et il fait beau, chaud, trop chaud même.  Mais les saluts et sourires échangés des habitants si accueillants et généreux nous le font oublier.😍

Chaque jour, on nous donne quelque chose : ici des bananes, là boissons et gâteaux, même une fois sur la route, un camion s’est approché de Jacques et on lui a tendu une petite bouteille d’eau glacée.. Hop hop, au vol !! 💪

Authentique, adapté à l’environnement !

 

 

 

 

 

 

 

Boudha couché, globe terrestre

Séance photo à la demande du moine, dans ce temple magnifiquement décoré

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes arrêtés pour boire et manger un p’tit gâteau, ils ont refusé que l’on paie

 

 

 

 

 

 

 

Aïe, beaucoup de publicités sur les maisons, et très souvent des pub d’alcool whisky, bière…

 

 

 

 

 

 

 

La route s’est transformée en piste mais heureusement sur une toute petite portion

 

 

 

 

 

 

 

On est pas prêts d’oublier ce soir là : La journée touche à sa fin, on cherche un endroit pour dormir : temple ou maison… On s’arrête devant une maison, une dame se montre, Jacques fait signe qu’on cherche à dormir et la dame dit OK.. Euh, OK quoi !!? elle nous montre sa maison… On ne savait pas quoi faire, on se laisse guider, elle nous montre une pièce fermée par un rideau, sa chambre je suppose, (il y a ses photos de mariage) , qu’elle débarrasse pour nous. Elle y pose 2 nattes, des couvertures. C’est une très belle maison traditionnelle, sur pilotis, on marche sur un plancher en bois assez espacé (on voit les poules passer en dessous) un toit végétal (qui se change tous les 2 ans, c’est sûrement pour cela que beaucoup choisissent les tôles. Dommage, il y fait plus chaud) ; un coin cuisine (feu de bois) un espace pour se laver à l’extérieur, un puits. Il y a un petit panneau solaire connecté à une batterie pour l’électricité.

Salle de bain extérieure

Notre hôte est catholique comme toute la communauté autour. Sa fille nous rejoindra plus tard.

Elle nous prépare un dîner, mais ne mange pas avec nous

 

 

 

 

 

 

 

Un prêtre vient également, parle anglais et nous demande si nous sommes ensemble (mariés) où l’on va, ce qu’on fait, il lui traduit pour la rassurer et nous discutons

La terrasse de la maison, Elle nous rejoindra avec une assiette pour son dîner, on échange quelques mots. Elle regarde avec attention nos vêtements, notamment nos pantalons en tissus techniques qui l’étonne

 

 

 

 

 

 

 

Départ du matin. Photo souvenir avec sa fille. Madame n’a pas voulu être photographiée

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de brume ici, d’humidité

 

Ici aussi, des maisons d’oiseaux.. Pour eux ou pour les chinois, on ne sait pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miam les pastèques

 

 

 

 

 

 

Puis nous arrivons à Dawei. Nous sommes très fatigués après ces 270 km, 2000m de dénivelé, en 3 jours. Tiens d’ailleurs nous venons de franchir nos 14000 km..

Du coup, on ne se sent pas le courage de repartir tôt demain pour 80 km. Il y a une plage à 18km, on va rester là une journée. Maungmagon : la plage est surtout pour les locaux, de ce fait, c’est baignade tout habillé 😏, j’ai pas envie, je marche dans l’eau, ça fait du bien, il y a du vent. Jacques y va quand même en maillot de bain.  Voilà journée récup qui fait du bien.

Petit désagrément au tableau Birman. Nous voyons constamment des tâches rouges sur le sol. De quoi s’agit il ?

Des crachats rouges au sol

 

 

 

 

 

 

 

 

Les birmans chiquent un mélange de  feuille de bétél (qui enveloppe la préparation), connue pour ses effets antiseptiques rafraîchissants ; de noix d’arec (fruit du palmier de bétel) et de la chaux (ce qui explique, l’état catastrophique de leurs dents) et des épices

Les birmans chiquent ce doux mélange pour être stimulé et le mélange prend une coloration rouge qui donne cette couleur à leur bouche et aux crachats..ça explique

Hum, bon allez, on repart pour 74 km.

Jolie déco à côté d’un temple. sur un petit étang. On voit souvent ce décor sur les pub du Nyanmar

 

 

 

 

 

 

 

Oh, transport spécial

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à kaleinaung. Petit village au milieu de nulle part mais il y a une petite guesthouse. Parfait pour nous.

Elle pose pour le photographe

 

 

Puis la route pour aller à Chaung taung, aussi appelé Yé. Ça grimpe, et la chaleur (42°) ne nous aide pas pour les 87 km de ce jour.

Ca grimpe dur!!

 

 

 

 

 

 

 

Petit arrêt pour un peu d’eau fraîche. On mouille la casquette, la chemise et hop on repart..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est aussi là que, sur la route, un camion s’arrête. Un gars descend, m’arrête et me donne 2 bouteilles d’eau… Oui, vous avez bien lu, 2 grandes bouteilles d’eau. Généreux les birmans, non ?

Rivière juste avant d’arriver à Yé

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons en fin de journée, mais il nous reste à trouver un hébergement, pas le temps de traîner devant le coucher du soleil

 

Puis nous décidons de faire une courte étape (45km) mais en passant par des petites routes… Euh, enfin des pistes. Très agréable, en forêt mais un peu cassant pour les vertèbres

Bonjour poussière !

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons sur de tout-petits sentiers. C’est plus tranquille que la route mais, avec ces forêts d’hévéas ou de bambou, on ne voit pas grand chose finalement

 

 

 

 

 

 

 

 

Des puits partout dans les villages

 

 

 

 

 

 

 

Panneaux solaires de bord de routes qui alimentent les maisons dans les forêts

Rigolos, leurs p’tits chapeaux ronds

 

 

 

 

 

 

 

Quelques travaux sur les pistes. On est carrément passés à travers des rizières asséchées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà ce qu’on trouve avant d’arriver dans les villages. C’est vraiment triste, ils brûlent aussi pas mal. Je suppose qu’il n’ont pas de système de ramassage ou de traitement des ordures… Mais que de plastique, pauvre monde 😢

 

 

 

 

 

On arrive le midi à Lamaing et on nous indique un p’tit restau musulman face à la gare. Vu le monde qui arrive à la gare, on suppose que le train ne devrait pas tarder. Puisque que nous sommes arrivés, nous décidons d’attendre. Et voici le train 1,5h plus tard.

Hum, plutôt spartiate le bazar…. 🚂

 

Il devait y avoir une Guesthouse mais en fait, il n’y en avait pas. On nous indique le monastère de la ville. Nous nous y rendons, je mets mon paréo et demande pour y dormir. Oups, Refus du big chef, c’est pas bien que les touristes viennent dormir dans les monastères, nous dit-on, il faut aller dans la ville de « Ye ». Oups, mais on en vient mon garçon et là où nous allons, c’est à 60km : Trop tard pour y aller aujourd’hui !!. Rien à faire, il ne veut pas, nous repartons.. 3km plus loin, j’en vois un autre, Jacques va demander et là : OK, no problem. On nous montre où nous laver, puis une dame insiste pour nous amener manger en ville. On la suit, chez elle. Il est 17h, son mari nous enmène en moto, et on nous paie à manger de surcroît (et vu leur maison, je peux vous dire qu’ils n’ont rien, nous aimerions bien faire l’inverse mais on ne nous laisse pas faire) et bien sûr, ils ne mangent pas avec nous.

Et allez, à trois sur la moto, et sans casque, z’avez pas honte ?? Finalement une autre moto nous rejoint pour qu’on ne soit que 2 par moto

Notre chauffeur appelle sa sœur, infirmière, qui parle Français, elle a vécu un peu à Paris. Super ! dommage elle ne peut pas rester. Elle doit aller travailler. On nous ramène au temple. Là il y a une jeune femme qui nous dit de venir avec elle voir le big chef moine (oui, en plus, il est un peu grassouillet). C’est incroyable, les gens se prosternent devant lui. Elle parle avec nous et traduit un peu pour lui de temps en temps. Sauf que lui vacque à ses occupations, regarde son tel ou la télé, assis sur son fauteuil tandis que nous sommes assis par terre de l’autre côté d’un poteau.. C’est étrange, j’ai l’impression d’être devant un seigneur ..je ne veux pas être ingrate, il nous offre l’hospitalité, mais c’est difficile pour nous, de comprendre ce protocole, toutes ces femmes dévouées et lui ne les regarde même pas. On verra que c’est pas comme ça partout.

On nous donne à boire, deux paillasses et nous avons le rdc du temple pour nous deux. Dommage, ils laissent la lumière toute la nuit. Debout 5h du mat… Encore des femmes qui viennent pour préparer le petit déjeuner de ces Messieurs…

Petit déjeuner des moines à 6h. À priori ils remangeront vers 11h et puis plus rien.

Une fois qu’ils ont terminé, on nous apporte également à manger, tout est très codé, hiérarchisé. Eux trois ensemble, un moine enfant tout seul à une autre table, nous sur une autre table et les 3 femmes ? : rien… Euh 🤔

Notre petit déjeuner est gargantuesque : curry de viande, de poisson, riz, nouille, œufs, beignets, café au lait… Nous sommes calés pour quelques heures.

Avec nous, pour la photo seulement, peut-être mangeront-elles après…. Après la vaisselle et autres corvées certainement .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons pour la ville de Thanbuyzayat, mais par la route. Ça monte-descend mais il y a peu de voitures, donc ça va. Encore une fois, un p’tit camion nous donne en roulant 2 canettes de nescafé.. Trop gentils. Nous arrivons le midi. Nous trouvons 2 guesthouse qui n’acceptent pas les étrangers, une auberge de jeunesse mais qui ne doit pas avoir les mêmes fonctions que celles que nous connaissons et enfin une Guesthouse qui nous accepte. Un peu chère par rapport au standing mais ça va. On peut se reposer

Derrière, un immense bouddha couché

 

 

 

 

 

 

Le nombre de monastères, temples est impressionnant ici. Ils sont tous magnifiquement entretenus, beaucoup d’argent récolté. La population entière y participe… Il faut voir ce qu’on leur donne chaque jour, on lit que c’est environ 30% de leurs revenus des habitants, ça me semble incroyable mais fort probable à ce qu’on a pu voir hier à l’intérieur du monastère où l’on a dormi.

En route pour Mawlamyine (moulmein) par la grande route.

Petit arrêt ananas

 

 

 

 

 

 

 

Rigolote avec sa crème jaune..

 

On se rapproche des grandes villes, il y a pas mal de monde. Dommage qu’ils klaxonnent tout le temps

Visez celui là. À mon avis, il fait bien 30 mètres de haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle drôle de ville. La partie proche de la rivière est vraiment très vieille, sale, grise, crasseuse. Le reste, ça va.

Mawlamyine, côté du port et du marché

Les gens viennent au bord de l’eau, achètent à manger pour les oiseaux et leur lancent. C’est étonnant ces nuages de mouettes qui tels de bons petits soldats, longent le bord de l’eau, attrapent les graines volent vers le large puis reviennent en groupe. Mais ce rassemblement d’oiseaux sauvages ajoute encore au manque d’hygiène de la ville.

Un petit air Indien ce vélo

Nous partons maintenant à Hpa-an. Ces 65 km sur une route abîmée nous casse le dos. Heureusement, les sourires et nos arrêts d’observation des cultures, des ponts, des petites échoppes…rythment notre journée.

Pont en bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont suspendu… La partie étroite à droite est réservée aux deux roues… Faut rester concentré

 

Il n’y a pas que des motos sur la route

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça change, il n’y a plus hévéas.  Ouf, c’est beaucoup plus agréable..

Nous sommes maintenant dans la région des Karens, autre ethnie birmane

 

 

 

 

 

 

 

Maison sur pilotis et en feuilles.. Ça résiste aux intempéries, ça ??

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, nous arrivons à Hpa-an, capitale de l’état Karen. nous allons mettre nos p’tits bolides au repos pendant une huitaine de jours. La p’tite famille de Jacques nous a rejoints, il est tout content et nous allons passer ces quelques jours en mode bus.

Hum, on pensait qu’on allait passer 8j de vacances tranquilou… Que nenni ! Y’a du rythme avec Manue..

Sitôt arrivés, passage douche après leur nuit passée dans le bus, on loue des scooters (3 scooters pour 7) et nous voilà partis pour le Lumbini garden à 15 km.

Montée vers le Zwe Ga Bin mount

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre le sommet,  840 m de dénivelé, 2200 Marches…. À l’heure où j’écris, 6j après, les jambes s’en rappellent encore et je suis pas la seule (n’est-ce pas Julien ? qui a du porter le plus petit sur ses épaules une partie de la montée) terrible fut la descente. Heureusement un peu d’air sur les scooters nous ont rafraîchis au retour. Puis un p’tit tour à la « bat’s cave » pour observer l’envol de nuées de chauves-souris à la tombée de la nuit..

Des milliers, des milliers, des millions 🤪

Impressionnant, des milliers de petites bêtes qui sortent d’une grotte toute noire pendant une demi heure , c’est très chouette à voir. Les touristes sont bien au rendez-vous d’ailleurs. Nous repartons à la nuit tombée, pour un repos bien mérité. 😴

T’es pas un peu chargé, là Jack ??  ça se voit que tu ne pédales plus !

 

 

 

 

 

 

 

En Birmanie, la place pour la religion est énorme. Effectivement le matin, une énorme procession de moines pour recueillir les offrandes.

7h du mat, partout, les gens sont au rdv pour leur donner quelques offrandes : à manger ou de l’argent

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous prenons un bateau pour Mawlamyine,, ancienne capitale colonie britannique, autrefois riche et cosmopolite. Aujourd’hui capitale de l’état « Mon », mais en déclin, nous y sommes passés à vélo il y a 2 jours. Mais l’arrivée en bateau est bien différente. Le brouillard nous a un peu gêné, il a fallu attendre pour que le bateau puisse partir, le conducteur n’y voyait rien, dommage pour la vue également ! Mais à cette saison, c’est fréquent.

Ambiance mystérieuse d’une rivière sous le brouillard.

 

 

4h de bateau avec une petite halte sur une île pour y découvrir un village et un magnifique temple

aïe aïe, ouille.. Difficile de marcher pieds nus, tellement le soleil a chauffé le sol 👣☀️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca circule, ça bosse le long de la rivières

L’après midi, c’est en taxi local que nous rejoignons notre très bel hôtel et en taxi que nous visitons à 15km le plus grand boudhha couché du monde. Complètement fou ce projet, 200m de long, 40 de haut, 8 étages, composé 190 salles contenant des scènes de vie….. Dommage, c’est très sale, pas terminé et déjà très abîmé. Et comme ça ne suffit pas pour impressionner le monde, un autre est en construction juste en face..il fera 300 m de long !!

Bouddha Win Sein

 

Puis nous arrivons sur la colline des pagodes  pour admirer temple, stuppas et le Panorama. Nous arrivons un chouillat trop tard pour admirer le coucher du soleil. C’est un site magnifique. Ça étincelle d’or et de lumières, de verre, beaucoup de touristes birmans qui font beaucoup de dons, prient… C’est pareil sur tous les sites bouddhistes que nous visitons et, je me répète mais il y en a tellement ici en Birmanie 🏯

Sur la colline des Pagodes

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons ensuite, en bus pour le fameux rocher d’or. C’est un lieu de pèlerinage, le site bouddhiste Birman par excellence, avant d’être un site touristique. Malheureusement notre arrivée tardive en bus et celui que nous devons prendre pour aller à Yangon ce soir, ne nous permet pas d’apprécier l’ambiance de ce lieu. Il aurait fallu y dormir la veille et y monter à pied par le sentier et le top serait d’y être en fin de journée. Nous avons fait en camion 45mn de trajet très impressionnant tellement la route est raide. Les birmans sont habillés de leurs plus belles tenues, y viennent avec leur repas ou achètent sur place, les petites échoppes ou vendeurs de rues y sont nombreux. La vue y est très belle mais nous y sommes restés 5 mn. Le fameux rocher est couvert de feuilles d’or, en équilibre au bord d’un précipice.

Rocher d’or  : 7 m de haut à 1100m d’altitude. La légende dit qu’il tient grâce à un cheveu de Boudhha.. C’est Bô, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hum, seuls les hommes ont le droit de le toucher et de s’y approcher.. Sans commentaire sur la place des femmes, ici comme ailleurs pffff… 😝

Nous repartons illico de Yangon, 6h de taxi direction Ngwe Saung beach, pour cette fois 4j de repos. Youpi, les enfants sont ravis et nous aussi. A nous les  plages désertes !!

Notre joli bungalow face à la mer.. Super d’entendre le bruit des vagues la nuit, le jour.. Bravo Manue d’avoir déniché ce petit coin

 

 

 

 

 

 

 

 

À maree basse, nous pouvons accéder à une petite île, face à la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons un village de pêcheur.

Village de pêcheurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, nous explique-t-on, les enfants ne peuvent pas aller à l’école. Trop loin, les parents n’ont pas le temps… On ne comprend pas toujours très bien les explications.

On y voit des femmes qui préparent des poissons qui seront séchés puis envoyés en sac à Yangon. C’est vraiment pauvre et pourtant ils ont le sourire.

Elle coupe, vide et nettoie les petits poissons : quel boulot !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti pour la ville à côté. A 7 dans le tuk tuk, on va pas battre des records de vitesse

 

 

Après nos 3, 5 j de repos, nous repartons pour Yangon. 10h de bus plus tard, nous y retrouvons la p’tite famille pour notre dernière soirée ensemble. Merci à eux d’être venus nous retrouver ici et d’avoir organisé tout ce tour ensemble avec les enfants. Nous avons bien rigolés tous ensemble. Nous étions contents de retrouver la p’tite famille qui manque à Jacques.

Nous avons un peu cassé notre tirelire de routard sur cette semaine, et avons utilisé la cagnotte que vous nous avez constitués… C’est donc aussi un grand merci à tous les contributeurs. Ce temps en famille est très appréciable pour les voyageurs au long court.. C’est avec  une petite larme à l’œil que nous les quittons, comme un mois avant avec Laetitia, Guillaume et élea en Thaïlande… 

Nous restons le lendemain à Yangon pour visiter la ville. À commencer par l’impressionnante pagode de Shwedagon. Stupa de 100m de haut, pagode recouverte d’or et incrustée de pierres précieuses il y a un monde fou, c’est dimanche. Les gens viennent manger, prier. Quelle richesse, mais quel contraste fort avec le reste de la ville.

Bong!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous promenons également dans le quartier chinois et Indien de la ville. Ces odeurs d’égouts, l’état de délabrement général nous laisse sans-voix et mal à l’aise.

Yangoon… Le vieux centre est sale, triste, délabré

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes contents d’en repartir et d’aller retrouver nos p’tits vélos qui nous attendent. C’est parti pour 7h de bus pour Hpa-an. Ahh, les voilà, 🚴‍♀️on refait les sacs avec plaisir 🚴‍♂️

Dernier coucher de soleil de Birmanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons tout gais de Hpa-an et décidons de prendre des petites routes pour nous diriger vers la frontière. Nous avons le temps. Nous allons être servis. Des petites routes, des pistes, des petits sentiers à travers les rizières et les forêts d’hévéas. Les routes sont toutes en travaux. Que du bonheur.

Un habitat rustique, pas d’électricité partout ici..

 

 

 

 

 

 

 

Elle prépare des galettes de riz sèches

 

 

 

 

 

 

 

Sorte de beignet en forme de fleur, très joli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce midi, sur ces petites routes, pas de p’tits restau, nous en profitons pour manger le pot de pâté de sanglier🐗 fait et apporté par Manue.. Miam, même si un peu chaud

Slalom entre les hévéas

Décidément, le vélo et les itinéraires vélo de Maps-me nous offrent la proximité avec la Birmanie de l’intérieur, rurale et si chaleureuse… À ce propos, c’est aussi à plus de 40 degrés que nous la visitons. Pas d’hébergement ce soir, on nous oriente, que dis-je on nous enmène vers un monastère, le padamyar monastery à thar ma nya village … Complètement différent, nous sommes accueillis comme des rois, une douche, un très bon repas (dommage notre hôte moine ne dîne pas avec nous) un endroit pour dormir… Par contre, on nous sépare, j’ai le droit à un petit matelas en mousse et un petit rideau pour me séparer de Jacques.  Très belle expérience. Nous avons fait une offrande.

Espace de partage avec le moine. 😊

 

 

 

 

 

 

 

La journée qui suit est un véritable cauchemar. J’ai été malade dans la nuit, une bonne gastro. On s’est dit que ça irait mieux en pédalant. Mais au bout de 10km, je me suis écroulée par terre, impossible de rester debout, fièvre, douleurs gastriques. Sur la route, une petite guitoune, on explique la situation. On me donne une poudre à avaler que je vomis dans les 5mn qui suivent et je m’allonge sur une natte.. Mon cerveau est anéanti. Pendant ce temps, Jacques essaye de trouver un transport pour aller dans la ville suivante à 50km où il y a un hôtel. Ça marche, une voiture s’arrête, ils mettent les vélos sur le toit, la mama passe dans le coffre et on me trouve une petite place à l’arrière, nous sommes 7 dans la voiture sans compter les sacs… Y’a plus qu’à attendre. Mes yeux sont fermés, la route très chaotique je ne vois rien. Arrivés dans la ville, un hôtel est complet, l’autre n’accepte pas les étrangers… Il faut aller jusqu’à la ville frontière, à 40km, voyant mon état et comme ils s’y rendent, ils nous enmènent jusqu’à Myawaddy et devant un hôtel. Ils nous demandent une compensation financière.

Il est urgent que je puisse me coucher tellement  j’ai mal au ventre. L’hôtel est cher mais tant pis, il y a urgence on verra demain.

Nos sauveurs

Je passe le reste de la journée à dormir, entre les moments où je ne suis pas aux toilettes🤪. Il y a une bouilloire, le soir on sort nos soupes de pâtes instantanées, seule nourriture de la journée. Pauv Jacko, il n’a pas voulu sortir, heureusement il avait du pain et des bananes dans nos sacoches. Dommage également pour ces 2 dernières journées en birmanie sans vélo.

Le cauchemar est terminé. C’est pas la grande forme avec de fortes crampes dans le ventre, mais j’ai pu avaler un p’tit dej, je reprends des forces. On change d’hôtel, c’est pas le moment de passer la frontière, avec tous les contrôles, nous risquerions d’être bloqué. On va attendre que ça passe avant de passer en Thaïlande.

Bye bye la Birmanie et tous ses temples, stuppas.. Allez, un dernier pour la forme, celui-ci est original

Un croco temple

À cet instant, nous ne savons pas comment nous allons poursuivre le voyage. Nous allons éviter la chine bien sur, surtout pour ne pas être bloqués après, ou mis en quarantaine. De ce fait, nous n’irons pas au nord du laos comme prévu.

Notre itinéraire va être bien modifié, ce Coronavirus commence à nous contraindre. .😤 Trois des pays que nous voulions traverser ont fermé leurs frontières terrestres : le Tadjikistan, le turkménistan, l’Iran. Depuis aujourd’hui Le khazastan ferme ses frontières aux français. Oui, mais nous viendrions de Thaïlande.. Un vrai casse- tête. En Thaïlande, à priori, nous allons devoir donner notre itinéraire et liéux de résidence… À suivre 🌐

La sortie de la Birmanie était vraiment bordélique, des voitures dans tous les sens, petit control température et 5min de conversation avec le staff médical pour savoir combien de temps nous étions restés en birmanie : ah, 24 jours, ok !! Faites attention, on nous remet une carte prévention virus, avec un téléphone urgence au cas où… Et puis 300 baths pour faire des photocopies (enfin 100 pour les copies et 200 pour les douaniers) ils nous ont pas raté sur ce coup là… Bon, c’est le jeu 😔

Allez, à bientôt !! Gardez le moral, no psychose !!



11 commentaires

Les champs de Birmanie

De l’authentique rien que de l’authentique

Notre premier contact avec ce pays s’est fait en car  et déjà nous retrouvons, devinez quoi?  des palmiers et des hévéas sur pratiquement 400 km. Les massifs en sont recouverts. Bravo ici aussi pour la biodiversité👏. Après, il faisait nuit. Plus de paysage, on comprenait juste que les routes Birmanes n’étaient  pas fameuses. Parfois on touchait presque le plafond tellement on décollait des sièges. 🤔

Des collines d’hévéas le long de l’axe principal de l’extrême sud de la Birmanie.

 

 

 

 

 

Et si on s’intéressait un peu aux pêcheurs de cette ville authentique. Enfin, je veux dire un peu vieillotte.

Regardez plutôt les photos.

Des bateaux très vieux. Presque hors d’usage..

 

 

 

 

 

 

 

En nous enfonçant un peu dans le domaine des pêcheurs, nous allons découvrir les préparatifs pour la pêche de la nuit.

Broyage des blocs de glace transportés par camion à ciel ouvert. De l’eau dégouline de partout des camions. Il fait quand même 40 degrés au soleil !!

 

 

 

 

 

 

 

 

La glace broyée remplit les cales des bateaux

 

 

 

 

 

 

 

Allez en route😄

De temps en temps, nous retrouvons des rizières dans les bas fonds.

Nos rizières en périodes sèches avec une maison traditionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

Un troupeau de buffles paturent dans les rizières après la récolte .

 

Je vous parlais de l’état des routes  au début de notre séjour dans ce pays. Nous découvrons effectivement pourquoi elles sont si bosselées. Quelques photos vous permettrons de comprendre que nous sommes dans de l’authentique..

Tout le monde bosse : enfants, femmes hommes avec les moyens du bord.. Mais avec le sourire 😊ici en pause bien méritée

 

 

 

 

 

 

 

Ici les pierres sont lancées une à une pour former la couche de base.

 

 

 

 

 

 

 

là, elles sont rangées une à une..

 

 

 

 

 

 

 

Du fait main, made in Birmanie, sur des km et des km. Incroyable non ! ?

 

 

 

Derrière, des femmes égalisent en jetant des graviers avec des caisses en plastique. Un peu plus loin, d’autres écartent du sable dessus avec des balais en paille..

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est vraiment avec les moyens du bord. Pour faire un semblant d’égalisation,  ils utilisent un cordeau, un niveau, une règle en bois, des petits piquets en bois.

Et rapellez vous, nous sommes sur un axe principal ici… Pas sur un petit chemin de campagne.

Un rouleau d’un autre temps compacte tout ça..

 

 

 

 

Bon alors maintenant il faut goudronner. et la c’est un peu folklo !

Ca tombe plutôt bien des bidons de goudron attendent sagement au loin.

 

 

 

 

 

 

 

APRÈS avoir découpé notre bidon de goudron, un petit  feu de bois autour pour le faire fondre.

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà le goudronnage peut commencer. Un seau persé pour répendre le goudron brûlant pendant que d’autres mettent les graviers…

 

 

 

 

 

 

 

 

Doucement mais sûrement le chantier avance . Regardez bien cette photo. L’homme en botte, sarong, écouteurs dans les oreilles arrose les pierres  avec le goudron chaud. Un mélange incroyable de modernisme et d’ancienneté 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cette montée un peu infernale il fait plus de 42 degrés à mon compteur. Le goudron coule sur la route et pour cause le goudronnage bat son plein ! Des femmes écartent du gravier avec des bassines métalliques elles sont méconnaissables avec la poussière, mais me font de grands sourires quand même . Le col n’est plus très loin 2  /3 km. 😋

 

 

Bon allez moi je vais écarter ce tas..utile ou inutile le tee-shirt 👕

 

 

 

 

 

 

 

Ici un camion arrose le chantier avec un tuyau persé a l’arrière pour atténuer un peu la poussière…

 

 

 

 

 

 

 

Oh surprise une goudronneuse..des plus modernes 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ici l’entrepôt de tonneaux vides

 

 

 

 

 

 

 

Et la recyclage de nos barils 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous comprenez qu’avec de tels moyens , il est impossible de faire de belles routes. Elles ont le mérite d’exister c’est déjà  pas si mal, non ? Une personne que nous avons rencontrée dit qu’il n’y a pas assez de machines dans le pays pour entretenir les routes !! Ca ne rapporte surement pas autant que les mines de diamants, à la junte qui est aux manettes du pays..je n’en dirai pas plus ici ! Vous trouverez sur le net plus de détails…

C’est quand même un peu malsain de faire travailler des humains dans de telles conditions à notre époque. Ils ont pourtant le sourire, nous souhaitent la bienvenue et nous encouragent, c’ est un peu le monde à l’envers. Nous sommes en vacances et eux bossent comme des esclaves.

Et sur le bord des routes, aux endroits dangereux, on trouve aussi ça :

J’ai baptisé ces pieux en béton armé : les barrières de sécurité de la mort. C’est sur, elles ne casseront pas même si une petite moto tape à vive allure dedans…mais bonjour les dégâts… 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

Je peux vous dire que ces routes sont très fatiguantes pour nous cyclistes avec notre fardeau. Nous sommes obligés de parcourir de longues distances (entre 80 et plus de 100 km par jour) pour trouver des hébergements sur ces routes chaotiques qui ébranlent un peu nos carcasses viellissantes. 😴d’autant plus que nous remontons  maintenant vers le nord avec notre ennemi, le vent de face que tous les cyclistes redoutent. Je roule alors souvent dans la roue de Cathy plus petite pour me protéger en début de parcours et sur la fin de journée c’est moi qui fait l’ouvreur.

Nous gardons quand même le sourire, nous savons que des routes beaucoup plus dures nous attendent dans les pays en » stan », a voir si c’est pire que La Mongolie ou pas . 🤔

Une chose est sûre, avec la complicité des gens qui nous entourent,  la route et les trajets restent très agréables. Des encouragements de toute sorte, des sourires à la pelle hi hi.  Encore ce matin, un petit camion s’est porté à ma hauteur ; le chauffeur m’a tendu une canette de café, tout en roulant puis une deuxième. Ce sont des gestes qui marquent. C’est la  deuxième fois que je vis ce genre de ravitaillement. J’avais déjà éte ravitaillé par Marcel C en roulant en montant le col  Pyrénéens du port de Pailheres, un col à 2ooo m. C’est drôle je me rappelle il m’ avait tendu un sac d’abricots secs et de l’eau versé sur la tête. Un col magnifique ou je m’étais régalé.

Bon, ici  pas de pâturage, mais tous les jours des hévéas, des hévéas, et du bois d’hévéas le long des routes.

Des paysages bien refermés

 

 

 

 

 

 

 

On cherche un peu notre route au milieu de ces hevéas… Pardons monsieur le Trieves c’ est par où.. 🤔

 

 

 

Des engins d’une autre époque 😇

 

 

 

 

 

 

 

Ou de fabrication un peu originale dirons nous🛠️

 

 

 

La sève des hévéas, une fois récoltée est mise dans des récipients pour former un cube qui sera aplati, grâce à un laminoir et mis a séché au soleil avant d’être vendu.

Nos contenants.

 

 

 

 

Les laminoirs que l’on rencontre un peu partout

 

 

 

 

 

 

 

Et voila les futures pneus qui sèchent !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

ENFIN les voilà.

Depuis que nous sommes en Asie nous mangeons régulièrement des chickens industriels sans jamais voir un élevage industriel

. Ce matin là, à plusieurs reprises j’appercevais des bâtiments tout en long avec un plancher surélevé. Mais que ce cache-t- il là-dessous ? et soudain juste au bord de la route un poulailler. Je m’arrête pour  regarder et prendre une photos. Cathy me voyant arrêté, se demande  alors mais qu’est ce qu’il a vu encore celui là ! Et là, un homme me fait signe de venir voir de plus près. Nous échangeons par gestes. Pas simple d’expliquer que nous sommes aussi éleveurs. Nous sortons alors notre petit album photos et lui montrons aussi nos volailles. Du coup il nous fait visiter son élevage.

De l’industriel pure et dure. Mais avec des batiments en bambous 🤔

 

 

 

 

 

 

 

Des  chickens de souche industrielle a croissance rapide  sur grillage dans un bâtiment économique . Une simple grille d’un mètre de haut sert de mur. Une alimentation aux granulés.

 

 

 

 

Rien n’est automatique. Pendant que nous regardions un homme est venu  remplir un abreuvoir d’eau. Ici, la main d’œuvre ne manque pas comme de partout en Asie.

Un peu vieillot ce poulailler sur pilotis et sur l’eau.

 

 

 

 

 

Depuis ce matin nous roulons enfin dans des paysages plus ouverts et magnifiques. Nous sommes de nouveau souvent entourés par les rizières. Pour certaines, incultes pour le moment, tandis que d’autres irriguées en sont à leur deuxième récolte de l’année.

La récolte des pastèques par exemple bat sont plein, on en trouve de partout le long des routes.

Des tonnes de pastèques attendent les clients en bord de route. Elles sont énormes.

 

 

 

Une nouvelle culture dans notre escarcelle : L’arachide. Intéressant, nous qui en mangeons souvent sans trop connaitre son mode de production. Également après une culture de riz

L’arachide, un oléagineux de la famille des légumineuses. Bon allez petite révision pour ceux qui auraient oublié le fonctionnement des légumineuses. Après, certains ne pourront plus dire que les paysans sont que des pollueurs.

Le principe est simple,enfin presque ! la plante, avec ses feuilles, capture l’azote de l’air pour se nourrir et en stocke également sur ses racines sous forme de petites boules blanche que l’on appelle des nodosités. Il faut donc éviter les apports d’azote sous peine de détruire la plante et de pollution par lessivage. Bon je vous l’avoue j’ai pris un peu les raccourcis. Ce serait trop long et ennuyeux de rentrer de nouveau dans les détails ici.

Regardons un peu

l’arrachage se fait à la main, les femmes en majorité, tirent sur les plantes une à une. 👍

 

 

 

 

 

 

 

Les cacahuètes sont bien là. Regardez de près, on aperçoit les fameuses nodosités sur les racines 🤓

 

 

 

 

 

 

 

Eh hop,  les voici dans une corbeille en bambou

 

 

 

 

 

 

 

Coucou je suis là ..

 

 

 

 

 

 

 

 

Un petit séchage au soleil  des tropiques  et je suis prête pour l’apéro ou les « pad thaï » ..

 

 

 

 

 

 

 

 

Et là, je crois comprendre que le feu n’est pas loin. Quel dommage de brûler ces fanes d’arachide riche en protéines naturelles.

 

 

 

Après une petite période sans les vélos grâce à la venue d’une de mes filles et sa petite famille😍, nous voici de nouveau sur nos vélos en direction de la frontière Thaïlandaise.

Notre route passe une fois de plus dans les rizières. On a l’impression de faire du vélo sur un toit de tôles ondulés… 😴

 

 

 

Nous quittons ce pays avec un sentiment difficile à décrire. Un peu comme s’il ‘nous manquait  quelque chose pour le comprendre. Il est surement incompréhensible pour nous, de voir ce mélange de modernité, richesse avec tous ces édifices religieux recouverts d’or à côté de pauvreté en permanence sous nos yeux. Il est plus « facile » de découvrir des villages sales que des grandes villes comme Yangon,  avec certaines rues dans un état de décomposition et de puanteur qui nous fait fuir. C’est ça aussi le voyage se rendre compte que des gens vivent dans des conditions très difficiles à travers le monde et qu’ils gardent le sourire et l’hospitalité pour autrui. Nous devrions prendre des leçons auprès de ces populations..

Quel avenir pour ces petites filles d’un village de pêcheurs ?

 

 

 

 

 



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Les champs de Thaïlande

 Ah bon, il y a des champs en Thaïlande du Sud !

Moi, pour le moment je ne vois  que des forêts. Mais que dis-tu, ce sont des plantations d’arbres fruitiers. C’est donc possible autant de vergers ? !!

Et bien oui : des manguiers, des ramboutans, etc.. A perte de vue. Tu as vu tous ces camions de fruits qui nous doublent. Oui c’est rassurant, on pourra faire le plein de vitamines. ☺️

Des collines d’arbres fruitiers avec l’irrigation..

 

 

 

 

 

 

 

Les fameux jacquier. Très bon malgré une très mauvaise odeur avant préparation

 

 

 

 

 

 

 

Oh, regarde les collines sont parties et voilà déjà la mer. Je ne la vois pas moi. Mais comment sais tu ?

De chaque côté de nous : des bassins, des bassins. 😉

Ah oui j’avais oublié qu’on élevait les crustacés avec l’eau de mer.

Depuis deux jours, nous longeons effectivement la mer au milieu des élevages, dès que nous quittons le bord rebelotte les vergers sont là.

Tu as vu ils ont perdu la tête. Mais non regarde ils nous ont mis à l’ombre. Tu crois qu’on va se baigner nous aussi  ? Alors toi,  tu imagines que le sel c’est bon pour tes articulations. 😋

 

Quand les champs se transforment en plage tous les jours, c’est pas mal aussi.

Cool la retraite des paysans au milieu des champs, non ?  👍

 

 

Nous rentrons de nouveau un peu dans la campagne pour découvrir d’immenses zones où les ananas sont partout.

Comme les céréales chez nous des cultures d’ananas  ici.

 

 

 

 

 

 

 

une fleur d’ananas

 

 

 

 

 

 

 

Un champ de bâton ? ! Mais non, ce sont des tiges de manioc  qui servent de boutures pour former une nouvelle plante.

 

 

 

 

 

Décidément  les champs de Thailande sont très particuliers. Encore une ville en bord de mer. Nous sommes à Pattaya capitale mondiale des « dames de compagnies ». 🤔Autant vous dire que les champs d’ici s’animent beaucoup à la tombée de nuit. 😋

Après un séjour très agréable chez Corinne et Antoine, nous reprenons la route pour Bangkok. Oh mon dieu, les champs ont disparu. Nous empruntons une petite route. Regardez plutôt !!!

Autoroute à 3 voies dessus  et dessous 5 voies plus une  voie pour les deux roues soit 9 voies x 2  = 18 voies, nous sommes un peu sourds ce soir… Avec toutes ces voix !!! 80 km comme ça aujourd’hui. Pauvre nature… Ou allons nous😢

 

 

 

 

Fini la plaisanterie. Après un séjour pour Visas  et famille à Bangkok, l’aventure du grand sud nous attend avec notre transporteur.

Oh Krabi  !! ville sympa, touristique au bord de mer entourée de culture de palmiers, d’héveas.

Plage de krabi

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir laissé avec un petit pincement au cœur la famille de Cathy, nous retrouvons nos montures avec grand plaisir.

Et c’est parti comme des fusées qui attendaient sur leurs pas de tir. Nous avalons les km au milieu de petits massifs. Et déjà, nous comprenons que notre bonhomme Michelin ne manquera pas de matière première avec tous ces hectares d’héveas  qui nous entourent.

Impossible de voir au loin. des arbres partout. 😎

 

 

Ah vous croyez vous  en sortir comme ça ? et bien non, vous avez de nouveau droit au chapitre palmier (huile) qui partage avec son copain l’hévea la quasi totalité des surfaces cultivables le long des 85 km de notre journée.

Même la maison est envahie par ces monstres..

 

 

 

 

 

 

 

Culture intercalaire d’ananas dans une jeune plantation de palmiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fruits sous forme de grappe.

 

 

 

 

 

 

 

 

La recolte a commencé dans la région nous croisons des pleins camions de cholestérol !!!  😄

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oh là là,  ils sont pénibles encore sur la « Beach » ces deux là.

Pas mal non ? les champs en Thailande finalement..

 

 

Nous avons longé la côte sur de magnifiques routes où je me suis vraiment fait plaisir. Pour ce qui est de l’agriculture, à part les palmiers, les hévéas, les bassins d’élevages de crevettes sur notre fin de parcours,  il n’y a rien d’autre.   On trouve ça un peu triste et on comprend un peu plus les problèmes liés à la biodiversité dans ces pays. Après notre visite en Birmanie nous devrions revenir par le nord de la Thaïlande pour prendre un avion à Bangkok , (le coronavirus nous interdit la Chine) les paysages seront sans aucun doute plus montagneux et plus variés.

Ah suivre si vous le voulez bien. 👀



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Thailande à vélo 29 jours 960 Km

Nous voici en Thaïlande. Arrivés par la frontière terrestre de Ban Phakkat située au sud est

Frontière Cambodge/Thaïlande

Nous n’avons rien eu à payer cette fois, pas de photo à donner, pour nos visas d’un mois. Facile et rapide. Il faut juste penser à prendre l’adresse & téléphone d’un hôtel sinon, ça passe pas, on a du revoir nos copies (formulaires) une fois, en trouvant des coordonnées d’hotel.

Oh, mais pourquoi nous foncent-elles dessus les voitures ? Hey, n’importe quoi, la Cath, on roule à gauche ici ! Oups, on change de file, oufffff ça va mieux…

Nous croisons deux jeunes cyclistes Français – Violette et Charlie- qui nous donnent quelques infos sympa. Peut-être les retrouverons nous sur la route de la soie, en mai.

Que de changements !

Côté route : des grandes routes, des doubles voies, voire des triples voies, des panneaux indicateurs (et oui en Asie du Sud est c’est pas si fréquent😉) , plein de voitures, des pistes cyclables, nous allons croiser beaucoup de cyclistes avec ou sans sacoches.

C’est beaucoup plus propre, il y a des poubelles partout et surtout un système de ramassage👍. Ça semble plus calme, plus riche que chez les voisins Cambodgiens, un peu plus cher également …. nous perdons les p’tits « hello hello » et les sourires spontanés par contre, au début. Il faut aller les chercher.

Nous ne ferons pas beaucoup de vélo en Thaïlande. Arrivant du Cambodge, nous allons descendre sur la côte sud-est puis la longer jusqu’à Pattaya où nous serons accueilli par Corinne et Antoine, des amis de Manue (la fille de Jacques), puis la Capitale Bangkok où nous allons rester plus d’une semaine pour faire nos visas chinois et aussi pour y retrouver Laetitia, ma nièce et sa p’tite famille Guillaume et Eléa. Ensemble nous irons dans le sud ouest à krabi, puis nous remonterons sur nos vélos vers la Birmanie.

Petit déjeuner sur le marché Pong Nam Ron

Nous descendons donc vers le sud, d’abord sur une double voie, que nous quittons rapidement, ce qui nous vaut un peu de dénivelé au cœur des montagnes.. Hey hey, c’est notre montagnard Jacko qui est tout content . Par contre, c’est de la piste et va falloir pousser !!

Belle petite route de montagne

 

 

 

 

 

 

Ca grimpe fort, ho hisse !! Allez Cathounette le sommet est juste là. Enfin pour la première montée 😴

Nous passons à Chanthabury assez rapidement

Chanthabury

 

 

Drôlement câblée la ville !! Comme d’ailleurs toutes les villes de ce pays.. On nous précise qu’ici, en Thaïlande, il ne faut jamais habiter au 1er étage pour cette raison là

Pour notre deuxième nuit en Thaïlande, nous allons bivouaquer sur une petite plage derrière une zone de Parc, youpiii, ça faisait trop longtemps ⛱️. C’est un p’tit coin qui a été aménagé pour la baignade et le camping est autorisé. On a même des sanitaires. Chouette, par cette chaleur et après un bain de mer salée, on apprécie la douche

Aahhh, des singes comme voisins, hum, 🤔 on aura intérêt à planquer nos affaires 🦍

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre bivouac sur la plage déserte, fabuleux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oooh, le coucher de soleil sur la plage, c’est royal, non ? Quelle chance nous avons !!

Nous longeons les bords de mer jusqu’à Rayong. Vraiment très sympa. C’est incroyable, il y a toute l’infrastructure hôtelière et très peu de touristes. On nous confirme que la fréquentation a beaucoup baissé par ici. C’est à la fois tranquille mais aussi un peu triste de voir tous ces hôtels et restaurants vides.. Bon, on en profite en tout cas et la mer est chaude, na !

Au milieu de tous les grands hôtels et resorts, nous réussissons quand même à trouver des p’tits hébergements.

Notre déco de lessive quotidienne…

 

 

 

Et de beaux couchers de soleil

Il y a également beaucoup de temples, tous très beaux,

Celui-là est tout doré

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui-ci  est bien coloré

 

 

 

 

 

 

 

Surprenant également les publicités qui bordent les routes, ici, on vend un mode d’hébergement de type occidental. Mouais, pas sur que ce soit bien adapté et accessible à tous… 🤔

Bof

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu froid comme style, non !?

 

 

 

Et nous arrivons à Pattaya. Ville tristement célèbre pour son tourisme bien spécial (tourisme sexuel) , ses « ladyboys », sa vie de nuit et la bière. Nous ne serons pas dans cette mouvance, je vous rassure. 😉

Petite Pause, près d’une statue de bouteilles de bière mais nous préfèrons un bon jus de mangue glacé, slurp

Colonne de bière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a bien les plages, mais envahies par les bateaux à moteur et beaucoup de monde, on aime moyen-pas du tout.

Nous sommes accueillis et chouchoutés par Corinne, Antoine et leurs deux enfants Lucie et Nicolas (Merci à Manue, de nous avoir mis en relation😀) Dans leur superbe appartement situé au 17ème étage d’un bel immeuble qui surplombe la baie.

Vue de jour

 

 

 

 

 

 

 

Vue de nuit, Oooh !

 

 

 

 

 

 

 

Et tout en bas, la vie de nuit… La « walking street » et son ambiance très « sexy » dirons-nous

 

Pendant 4 jours et 5 nuits, nous vivons la vie d’expatriés de Pattaya. Nous allons y rencontrer de nombreux Français, faire une petite randonnée, restaurants italiens, français. Merci Corinne, ça fait du bien … Et même une séance kinésithérapeute pour tenter de soigner cette sciatique qui ne me quitte pas. Nous passons également pas mal de temps à préparer nos dossiers de demande de visas chinois et Birmans. Hum, encore une fois avec l’aide de Christine de Lyon qui m’a aidée, à distance.. Merci Chistinette 👍 Je n’y serai pas arrivée sans toi et J’ai pu utiliser PC et Imprimante de corinne … Super, les amis….

Soirée crêpes… Miam… Allez nico, et qu’ça saute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans oublier le petit plouf de fin de journée

Coucher de soleil de la piscine de la résidence… Juste splendide !

Toute la famille réunie.. Merci à eux tous pour leur accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, il est temps de reprendre la route. Aïe, outre cette sciatique qui me gâche la vie, ces deux journées de vélo sont à mettre dans le top 10 des journées à oublier. Routes à très grande circulation, la nôtre est à 2 ou parfois 3 voies, borde une autoroute qui elle-même est doublée par une autre autoroute au-dessus. Dingue !  on compte 2×9 voies en tout. Ce n’est pas dangereux car nous avons de la place, mais c’est très bruyant et très laid.

Nous entrons à Bangkok, immense capitale, avec comme premier objectif : nos visas Chinois. Cela dit, la propagation du Coronavirus nous embête un peu… Nous devrions rentrer en Chine dans 3 mois, et nous pouvons imaginer que ça va prendre de l’ampleur… Que faire ?  Voyons ce que dit l’ambassade. Rien, zéro info. Nous déposons nos dossiers après quelques petites sueurs : photo non acceptées, problème car comme je ne travaille plus, pas de revenu, les visas thaï qui ne seront plus valables quand on veut partir en Chine, bref, il a fallu expliquer, convaincre, faire une déclaration sur papier en anglais… J’vous explique pas la tête du Jacko quand je lui ai dit qu’il fallait écrire en Anglais, mais il l’a fait.. Bravo.. Bon, on les récupérera dans 6 jours.

Nous en profitons pour changer  les chaînes de nos vélos et visiter la ville.

Vertigineux, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Étrange bangkok, des grandes routes et des buildings, mais aussi des micro villages, des canaux et des p’tits restau de rue partout. A ce propos, en achetant un ananas à une vendeuse ambulante, brusquement, on la voit plier son stand en 5 secondes, même pas le temps de la payer, elle s’est sauvée, la police arrivait… Ça doit pas être autorisé ! On attend, elle est revenue 3 minutes après, on a pu lui payer notre du, la pauv’. Beaucoup de vendeurs de billets de loto… Ils ont tous décampé.. On ne rigole pas avec la police dans ce pays…et s’ils font cela, c’est que la vie ne doit pas être facile pour eux 🤔.

Un Trievois à Bangkok

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, nous changeons d’hôtel pour nous rapprocher du Bangkok touristique…. Wouaouh.. Circuler dans Bangkok à vélo, faut s’accrocher !! Même si, nous sommes de vieux cyclo-routards, maintenant.

Et en se baladant, sur les canaux où Ben… ça sent pas le parfum, et on a vu un p’tit varan, déjà une belle bête pour être dans une ville/capitale, quand même !

Varan à Bangkok dans les p’tits canaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit tour au quartier Chinois, « Chinatown ». Avec ses innombrables ruelles, bondées de monde, de tout petits magasins, qui vendent de tout… des petites « chinoiseries » quoi !

Et voilà, on récupère la p’ tite famille de « Tours » à l’aéroport pour passer 4j avec eux à Bangkok, chouette 😀

Temples : wat Pho, wat Arun.  Roooh!

War Arun de jour

 

 

 

 

 

 

 

 

Marché flottant de Damnoen Saduak… et marché sur la voie ferrée de Mae Klong

Très peu de place pour le train.. Mais c’est juste pour les touristes, du folklore quoi ! Cela dit, pour que le train passe, les commerçants doivent se pousser…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Idem pour le marché flottant. Les barques et bateaux ne fonctionnent que pour les touristes..

Y’a plus rien dans les barques ?

Plus rien d’authentique la dedans mais ça a existé et ç’est animé à côté sur les stands des commerces. Nous passons une belle journée tous ensemble. Et maintenant, piscine à  l’hotel des Jeunes 😉

Eléa se régale dans l’eau. Chaque jour !

 

 

 

 

 

 

Et nous aussi, nous en profitons bien ainsi que de la cuisine thaï, on se régale de Pad thaï, et « roti banane chocolat « , n’est pas Laetitia ?

Miam, rôti banane chocolat, y’a bon !

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, dans leur valises, en plus de quelques petits équipements pour le vélo (cale-pied, serre-pantalon, autocollants « F » européens pour décorer nos p’tits bolides, un bouquin, des journaux, des médocs, ils nous ont aussi ramené du fromage et du chocolat… Ooh

 

 

Des fleurs d’orchidées, une explosion de couleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marché aux fleurs : des parfums et de magnifiques couleurs, ça bosse dur ici et toute la nuit, semble-t-il. La beauté a ses exigences.

Bangkok by night, sur la Chao Phraya River

Wat Arun by night : magnifique

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici de grandes marques de luxe éblouissement de leurs lumières

 

 

 

 

 

 

Ce jour, le 4 fev, ça fait 9 mois que nous sommes partis. On réalise à peine. C’est franchement une expérience magnifique et surtout à vélo qui donne une autre dimension à la découverte, au rythme lent, qui nous permet de découvrir le pays authentique, de magnifiques rencontres et des lieux touristiques aussi bien sur .. Pour illustrer les 9 mois autrement, ça représente :

16 pays visités

13 440 km

948 heures de vélo

60 750 m de dénivelé

Et surtout des millions de plaisir 😀

 

Revenons sur terre. Entre temps, nous avons récupéré nos visas chinois. Mais nous lisons que toutes les frontières des pays environnants ferment. Du coup, nous commençons à Hésiter. Nous avons 5 semaines pour nous décider : passer par la chine ou prendre un avion de Bangkok au Kazakhstan ou autre, à trouver. À suivre

Aller, c’est le départ pour Krabi, le sud.

Les vélos sont dans la soute, c’est parti pour une nuit dans le bus

 

 

 

 

 

 

 

Aïe, l’agence que nous avons prise n’est pas sérieuse. Dès qu’ils ont vu les vélos, ils ont réclamé des sous supplémentaires, puis ce fut le tour du chauffeur, pour installer les vélos dans la soute, nous  résistons, ça passe. Puis, nous avons eu la bonne surprise d’être « descendus » à 7h du mat à 150km de Krabi. Ils nous disent qu’il faut changer de bus et repayer. Cette fois, pas le choix, sinon, ils nous laisseront là. Une fois arrivés vers 11h, snif, c’est mon p’tit vélo qui a été abîmé pendant le voyage : câble de passage de vitesse coupé. Heureusement, il y a des magasins vélo à krabi qui nous font le changement des deux câbles + gaines (qui étaient déjà fatigués avant le départ) le midi et nous pouvons partir vers notre hébergement, près de la plage.

Ah, ça fait du bien de rouler un peu (Hum, juste 20km) après ces 8 jours passés à Bangkok.

Notre petit bungalow à 1km de la mer

 

 

Ben, nous voilà à Ao nang beach à coté de krabi, le point le plus au sud de notre parcours. Maintenant, y’a plus qu’à rentrer, quoi !! Soit à peu près 9 mois de velo !?. Oups, pour préparer ça, il nous faut bien 3j d’arrêt plage 😉⛱️ avec la p’tite famille ouiiiiii.!

coucher de soleil Ao nang beach

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons une magnifique excursion d’une journée où nous alternons bateau, baignade, plage, baignade avec masque tuba… Vraiment sympa ! Laetitia et moi revenons avec de sérieux coups de soleil

Visez un peu la couleur de l’eau.. Et en plus, elle est chaude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le bateau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pique nique sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

Oooh, un autre coucher de soleil. C’est différent chaque soir, c’est très bô !

 

 

 

 

 

 

 

Après 11j sans vélo, nous rééquipons nos p’tits bolides endormis.

Séquence émotion séparation. Ils sont venus pour notre départ d’ao nang beach à 7h15 du mat’.. Ils sont courageux, non ?

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes bien reposés, les vélos aussi et avec leurs Chaînes neuves, leurs nouveaux cale-pieds, câbles neufs, ça va filer!

Oui, mais nous repartons quand même  le cœur gros, la larme a l’œil.😢. Nous avons vraiment partagé de très bons moments ensemble…😀 Rdv à Noël prochain en France.

Allez, direction la Birmanie, heureusement, La petite route que nous empruntons est vraiment très belle. Fleurie, au milieu de petites montagnes karstiques, de petits villages, des mosquées car nous sommes dans une région où il y a beaucoup de musulmans. Les femmes sont d’ailleurs voilées.

La tête dans les fleurs, comme c’est romantique

De Jolies maisons

 

 

 

 

 

 

 

Autre type de maison, plus basique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gens sont très souriants ici. Il règne une atmosphère calme, détendue

Notre pause du matin : cette femme nous découpe soigneusement un ananas🍍… On se dit que ça va nous manquer après

Un petit stop à Phang nga, et un marché de nuit, et un de plus ! 

Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis khao lak, avec ses belles plages. En cherchant des infos sur la Birmanie, on a vu qu’il nous manquait un document. Il y a également le mémorial du tsunami à voir ! On reste donc une journée ici pour faire ça + une petite réparation vélo : changement des patins de freins, mon pauv’ petit bolide ne freinait plus du tout depuis un bon bout de temps. 

Mémorial du tsunami
Triste souvenir du 26 12 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À titre d’exemple, ce bateau ci-dessous à été transporté de 2km à l’intérieur des terres par les vagues du Tsunami. Les photos qui sont exposées sont impressionnantes, très dures aussi, ça donne des frissons .. Ça a du être l’horeur

Derrière le mur, le bateau

 

 

Pad thaï du marché de nuit, miam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route jusqu’à Kura buri. De belles routes, bordées d’arbres fleuris, de palmiers, bananiers, et de belles rencontres sur la route.

Orun (suisse) avec qui nous avons roulé quelques km.. Sympa !!

 

 

 

 

 

 

 

C’est qui k’a les plus belles gambettes ??

 

Et là,

Les bords de route sont souvent bordés d’arbustes fleuris

Il était mort de rire, ce Thaï en se comparant à Jacques

 

Petite rivière

 

 

 

Rencontre d’un anglais, notre voisin de bungalow et avec qui nous prenons notre petit déjeuner

 

Décidément, nous croisons beaucoup de cyclistes depuis 2j. Nous ferons quelques km et notre repas de midi avec Jacky, cycliste français de Gap. Nous nous reverrons dans 2j près de la frontière.

Jacky, de Gap

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre de Joël, suédois parti depuis 21 mois. Tout à vélo, 0 train, 0 bus…il dort dans les temples où chez l’habitant. Trop fort, le garçon

 

 

Vraiment beaucoup de mosquées dans le secteur

 

Nous arrivons à hat bang Ben, beach petit coin perdu, après avoir traversé une zone de mangrove

Mangrove

plage déserte, petit bungalow sympa

Plage déserte.. Nous devons être, ohh, disons au plus 3 sur la plage ⛱️. Ces arbres ont été plantés après le Tsunami

 

 

 

 

 

 

 

Joli, le coucher de soleil

 

 

 

 

 

 

Un vrai petit coin de Paradis, un petit bungalow tranquille avec terrasse, plage deserte, port de pêche, petit village, un peu isolé donc quelques rares touristes, très authentique,…fabuleux … Un petit coin qui a été pourtant sévèrement frappé par le Tsunami de 2004, tout à donc été reconstruit.

OH mais c’est quoi ces vélos ?? Oui, on a emprunté ceux de l’hôtel, très rigolo

 

Allez, faut pas traîner, il nous reste 2 jours avant la fin du visa Thaï. Nous nous rendons à Ranong, ville frontière.

Petit dej sur la route : riz, légumes et poulet

Sur la route ce matin là, nous rencontrons 2 British, 5 Thaïlandais

Petit groupe Thai. 5 gaillards super bien équipés

 

 

 

 

 

 

 

Arrêtez, la voiture est déjà très chargée. Ça n’a pas l’air de les déranger, regardez ! no stress!!!

 

 

 

 

 

 

 

Port et poste frontière côté Thaïlande

 

Dès que nous nous sommes approchés, nous nous sommes fait alpagués par les « passeurs » pour nous faire traverser la rivière et aller en Birmanie. Pas de chance les gars ! on passera demain seulement🤭. On sait ce qui nous attend.

Nous retrouvons Jacky (de Gap) pour la soirée. Il fait un joli tour de 2 mois en Thaïlande. Nous avons passé une bonne soirée avec un presque voisin Français, mais à l’autre bout du monde.. C’est drôle, non ?

Dernier Repas en Thaïlande

 

 

 

 

Voilà, Bye bye, la Thaïlande et à très bientôt, car nous y reviendrons dans 28j pour visiter le nord, avant de redescendre sur Bangkok pour prendre un avion pour almaty au khazastan. Le Coronavirus sévit toujours en Chine. On va donc passer par dessus, dommage !!



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Cambodge à vélo (suite) 18 jours 945 Km

Ce n’est pas une surprise 🤭, 2020 sera sous le signe du voyage🌏… ben oui à vélo, vous avez tout compris, on ne nous arrête plus, maintenant ! 🚴‍♂️…

Alors, pas de temps à perdre, dès le premier jour de l’année, après  quelques jours de repos sur l’île de Phu Quoc au Vietnam, nous reprenons la route😁 et c’est le 1er janvier que nous passons la frontière. Fastoche 😃 nous sommes des pros maintenant.

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

 

Un p’tit formulaire, 1 photo, 35 USD, un p’tit « happy new year » à nos amis douaniers au passage, et hop hop hop… Roulez petits bolides 🚴‍♂️

Venant du Vietnam, nous allons longer la côte au sud, remonter vers le lac de Tonle sap pour un un p’tit crochet à Siem Reap pour admirer les temples d’Angkor (Ok, c’est super touristique mais c’est quand même un lieu magique, non ?) puis direction la Thaïlande.

Notre 2ème trajet au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne sommes pas dépaysés, ça fait juste 15j que nous avons quitté le Cambodge. Nous retrouvons les glacières oranges et rouges des bords de route pour se rafraîchir, des pistes dès que l’on sort de la route principale, des p’tits villages partout, des « hello, hello », quelques vaches sur la route, des buffles ça et là, et d’innombrables temples. Par contre ici les maisons ne sont pas sur pilotis comme au nord, mais on continu à brûler feuilles, ordures et plastiques..

Ici, un abri

Il y a moins de monde qu’au Vietnam, moins de klaxons, on entend quand même de la musique (de préférence à fond) pour les mariages ou pour les karaokés … Mais globalement c’est plus tranquille.

On en profite pour passer un p’tit coup d’eau sur nos vélos (on le fera souvent ici, avec la poussière des pistes) et sur nous aussi d’ailleurs pour se rafraîchir. Bon sang, qu’il fait chaud : entre 35 et 41°. En roulant, ça va ! mais dès qu’on s’arrête, on dégouline♨️. On se met de l’eau sur les casquettes et sur nos vêtements qui sèchent instantanément.

Ah oui, faut aussi se réhabituer à gérer les dollars et l’argent local le Riel, c’est pas évident pour connaître les prix des choses.

Crabe géant de Kep, la spécialité de la région

Notre route nous amène à Kep, jolie petite ville du sud et du bord de mer. Nous sommes en haute saison. Du coup, petite galère pour trouver un hébergement. J’entends, un hébergement dans notre budget😁 Ils sont fous, ils nous prennent pour des touristes ou quoi ?  Hein ? Nous en sommes ? Mince ah oui, j’avais presque oublié☺️

Allez, un peu de piste pour aller visiter  »  » la plantation » 

Aïe Aïe, la piste n’épargne pas nos fessiers. Va falloir s’ habituer ici au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

C’est une ferme de poivre bio principalement, mais ils cultivent aussi du curcuma, citronnelle…

Derrière le bananier, des rangées de poivre, protégées par des feuilles de palmier

Il s’agit d’un projet d’agrotourisme à vocation sociale et durable,  créé en 2013. Il permet à plus de 150 personnes d’y travailler à temps plein avec des salaires corrects. Des hébergements gratuits sont proposés aux travailleurs saisonniers, un soutien aux écoles locales, des bourses sont offertes à certains écoliers pour la poursuite de leurs études, et j’en oublie peut-être. Nous avons pu déguster du poivre vert, blanc rouge, noir, poivre long et déjeuner sur place.. Wouaouf, ça décoiffe 🔥et moi qui n’aimait pas manger du poivre comme ça, j’avoue que c’était bon, on s’est régalés.

Dommage qu’on ne puisse pas charger nos sacoches. Cf rubrique « les champs du Cambodge » pour les aspects plus techniques.

Ah ? 12 000 km ✌️au compteur!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la piste pour nous rendre à kampot. Patricia et Yannick nous avaient donné une bonne adresse. Merci les z’amis. A cet instant ils doivent être rentrés en France, les pauv’. Quant à Michel, il poursuit sa route au Vietnam.. Il s’entraîne 😉.. Il devrait nous retrouver sur la fin de notre parcours, cool ! 

Kampot River Bungalow

Trop sympa, nos bungalows au bord de la rivière. Basics, petits (juste un lit +moustiquaire) et l’eau qui clapote en dessous. Le lendemain matin, nous repassons par la ville que l’on a traversée un peu rapidement hier.

Oh, un Durian géant : tout un symbole ici mais aussi en Asie du Sud-est car ce fruit est très riche en éléments nutritifs. Oh mais alors, quelle odeur..🤪. Ils sont parfois interdits dans les hôtels, c’est dire !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous levons tôt pour aller prendre un p’tit dej local mais pas de soupe (pho) , notre Jacko, il commence à en avoir assez des soupes. Ce sera sandwich local avec omelette, choux/salade carottes épicés, concombre et un p’tit beignet de crevettes mélangées avec on ne sait pas quoi, pris au marché.. Miam

Un peu tardivement, et le ventre plein, nous prenons la route principale pour rejoindre Sihanoukville, premier port du Cambodge mais aussi station balnéaire.

Ce soir là, il y a eu une bonne coupure de courant… On nous a amené une bougie, trop mignon 😍

Sur la route : Crevettes en mode bronzage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous a plusieurs fois déconseillé d’ aller à Sihanoukville parce que c’est une ville complètement investie par les chinois qui construisent partout. Un Cambodgien rencontré aujourd’hui nous explique qu’il y avait travaillé 8 ans, dans le tourisme, mais depuis que les chinois sont arrivés, les prix ont tellement grimpé qu’il a été obligé de partir. On a regardé les prix des hôtels, effectivement c’est pas triste mais on ne va faire que passer. Sur la route, beaucoup de camions, beaucoup de poussière, des carrières exploitées pour les constructions, des entreprises chinoises, des panneaux ou pub en Chinois.., on a pourtant pas traversé de frontière 😉

On a l’impression d’avoir changé de pays, c’est bien étrange

 

 

 

 

 

 

 

Las de la grande route, nous ciblond un passage par la piste. C’est en fait devenu une route chantier exploitée avec les va-et-vient de camions. Mais au bout de 8 km, la route est coupée. M…! Faut rebrousser chemin et reprendre la grand’ route 😤

Après une petite heure de piste retour, nous rejoignons la route principale. S’en suit, une interminable file de camions sur 2 voies, nous devons passer sur la voie du sens inverse, un peu flippant. Quelle matinée d’enfer !

On en revient pas, regardez, rien à voir avec le Cambodge ! ☹️, c’est juste incroyable, effrayant.

La city vue de loin, pas de mot.. Juste le choc

La ville s’est transformée en un immense chantier, irrespirable étant donné la poussière. Il ne reste plus aucune route asphaltée, tout est devenu « piste » tellement il y a de travaux immobiliers partout. Des casinos, des hôtels, des palaces, des restaurants, plutôt chers…

En plein centre ville… Regardez la poussière dans le fond

C’est vraiment dommage, car la plage est très belle : peu de monde, sable blanc, l’eau transparente à souhait. Les petites îles environnantes sont paradisiaques semble-t-il mais… Non merci, nous partons à fond les pédales.. Ca nous coupe l’envie.. 

15 km au nord, superbe plage. Malheureusement on ne peut pas y rester

Difficile de trouver un hébergement près de cette plage. Nous demandons à poser notre tente à l’extérieur d’un restaurant. Là, surprise, on nous demande 20 usd +le prix du dîner sur place.. On demande dans 2 autres endroits (bungalows en construction, là c’est 45 usd), etc.. Et pis quoi encore ? cette région est devenue folle. On continue !

Au Cambodge comme dans tous les pays d’Asie du sud Est…. 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, des entreprises chinoises ? , oh pas possible !!

Un tout autre décor nous attend le lendemain. Après une quinzaine de km sur une petite route à faible circulation,

Planquons nous !

nous prenons des pistes et, et… des hévéas comme dans le nord puis les plantations de palmiers. La fameuse huile de palme ! (Cf rubrique  « Champ du Cambodge suite »)

Quelles couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

Sous les palmiers

 

 

 

 

 

 

 

 

en dehors de la problématique écologique de ces plantations, c’est très agréable, les couleurs sont fabuleuses, l’ombre des arbres et quel calme ! Aah..

Nous arrivons sur une grande route et nous sommes arrêtés par la police👮. Euhh, on a rien fait, nous ! Mais non, il y a une course cycliste, on peut pas continuer, stop forcé pendant 2 heures, pour voir passer des vélos … Un comble pour des cyclistes, non ! 🤔

1ere course mondiale des côtes/plages du Cambodge.. Ils nous font un p’tit coucou au passage

Ce soir là, nous ne trouvons qu’une guest house chinoise, les prix aussi sont chinois, on négocie un peu. Le tee shirt de Jacques écrit en chinois nous aide, ils acceptent. Par contre, pas de boui boui pour dîner, on trouve des soupes instantanées, des fruits, un p’tit gâteau sec. Nous dînons dans la chambre et au Dodo.

Nous prenons la direction du lac de Tonlé Sap, il nous faut prendre une high way, une grande route, enfin j’veux dire une route à grande circulation, avec énormément de camions, mais hélas plutot petite, presque type départementale chez nous. Les camions nous « poussent » sur les accotements qui sont en terre et gravillons, klaxonnent.  sauf que parfois, on nous double par la droite, oui sur l’accotement. Nous sommes pris en sandwich entre voiture à droite et camions collés à gauche, dans une poussière et un bruit épouvantables.. heureusement nous arrivons à sortir parfois de cette route.

Une classe d’école dehors.. On en profite pour saluer nos amis écoliers qui nous suivent 🤓

Nous  arrivons épuisés à Chbar Mon ou Kampong Speu, après 95 km de route. Heureusement le soir, on se rend au marché de nuit et on se fait un bon repas, ça redonne le moral.

Kompong Speu. Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

Chouette, on a pas à reprendre la grand route aujourd’hui. Petite route et piste…

On retrouve quelques maisons sur pilotis, dont certaines sont très jolies, très colorées

 

 

 

 

Il fait très chaud, c’est sec partout, nous  sommes en saison sèche, il ne pleut plus du tout et avec la poussière qu’il y a, les arbres et les maisons perdent leurs couleurs, c’est fou, ils sont rouge-marron de poussière. Nous remettons nos masques 😷. Et dire que les Cambodgiens supportent tout ça tout le temps.

Depuis  qu’on est parti de Sihanoukville nous remarquons partout des panneaux « à vendre ou à louer ». Ce sont des terrains découpés en parcelles asséchées, terrassées et habitables. Mais alors, vont-ils arrêter de cultiver du riz ?  Pourtant il y a de l’eau !

Autre remarque, nous voyons beaucoup d’organismes financiers avec des panneaux « micro crédit ».

organisme de micro crédit

C’est une pratique intéressante qui permet de mettre en œuvre des petits projets et de sortir de la misère. Les taux d’intérêt sont quand même élevés, lit-on sur internet et beaucoup de Cambodgiens n’ont pas de compte bancaire mais ça semble fonctionner quand même. C’est un pays qui se relève tout doucement de la guerre mais, on y voit beaucoup de pauvreté.

Belle piste roulante et presque pas de poussière, le Cambodge comme on aime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Udong, juste une ville étape pour dormir.

Le matin, nous prenons un p’tit sandwich dej, comme d’habitude mais, mais c’est vraiment sale dans le secteur

 

 

Il y a des jours où cette saleté est difficile à voir. Ce matin là en fait partie.  Juste devant, un p’tit gamin joue.. Dur dur ! 

À 3 mètres de la route et 1 mètre des sacs poubelles, des poulets et chiens qui traînent

 

Puis nous arrivons à Kampong chhnang. Et le lendemain à kampong Thom (Kampong signifie bord de rivière) après avoir traversé la rivière en dessous du Tonle Sap.

Pistes entre Kampong chhnang et Kampong thom

 

 

 

 

 

 

 

Des villages colorés juste en bord de route

 

 

 

 

 

 

 

Des petits moines passent sur les routes et reçoivent des offrandes (argent et à manger) une prière… Et continuent leur chemin, pieds nus, pour certains

 

Des pistes et des pistes, il fait très chaud. Par contre, c’est une zone bien irriguée et nous retrouvons les rizières et de belles couleurs 

Kampong Thom, plus jolie de nuit que de jour, comme beaucoup de villes d’ailleurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, on peut manger des scorpions et mygales.. Nous en avons bien vus, mais… Ça n’invitait pas à la dégustation.. Sur ce coup là, on assure pas. Par contre, le lendemain, nous avons eu du chien dans notre soupe.

Nous continuons la route vers Siem Reap sur la route principale qui cette fois est agréable mais aussi sur les pistes pour plus de tranquillité

Plus tranquille, oui mais il y a du sable. Hum nos chaînes vont adoré, pauv’ petits vélos

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, perdu au milieu de nulle part, un village. Des maisons sur pilotis et un grand pont. Superbe, il y a de la musique, mais c’est aussi très pauvre

 

 

 

 

 

 

 

Un petit pont de bois traversait la rivière… 🎶🎵🎵

 

 

 

 

 

 

 

Et puis Siem Reap. Par chance, notre guesthouse est située à côté du centre mais au calme et il y a une piscine. Nous allons nous reposer quelques jours parce que nous sommes un peu fatigués.

La nuit c’est la folie ici !

Quelques rues un peu folles, des bars, la musique à fond, des touristes

 

Heureusement, ce n’est pas partout comme ça. Il y a plein de quartiers très agréables. Notre guesthouse est tranquille. Je me fais même le luxe d’un massage fait par un aveugle, il y a plusieurs associations de ce type ici. Super !

Et puis bien sûr les fameux temples d’Angkor, qu’on ne présente plus. C’est assez impressionnant mais terriblement cher (37 usd la journée) si seulement ça pouvait profiter à la population, mais j’en doute un peu. Nous faisons ce qu’on appelle ici le « petit tour » en tuk tuk c’est à dire que nous visitons 5 temples dans la journée. Il y a beaucoup de monde. C’est une atmosphère assez apaisante.

Quelques racines d’arbres sur les temples mais il n’en reste presque plus avec les rénovations, du coup, moins de charme qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant quand même

Bas-reliefs des murs : ils décrivent les événements de l’époque. Incroyable.. Car ils datent du 11e siècle, quand même.. 🐒

Nous reprenons nos p’tits bolides, tout propres, tout bien revus par super mécano Jacko et en route pour battambang par bateau et pistes.

Port du départ. L’eau est marron rouge de terre

 

 

 

 

 

 

 

Non mais regardez ce qu’ils font de nous, petits bolides : au repos, à griller, couchés sur le toit du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Village flottant

 

 

 

 

 

 

Il y a vraiment toute une vie qui s’organise dans ces villages, les écoles, églises, commerces… Tout est flottant. Notre traversée dure 6 heures environ, c’est vraiment chouette. On y fait aussi la rencontre de deux voyageurs français, Brigitte et Philippe… Et, trop drôle, on apprendra plus tard qu’ils ont des amis communs avec Jacques et connaissent le Trieves,  le monde est petit ! 😉

Le bateau s’arrête à 25 km de la ville, nous continuons à vélo sur des pistes et les autres passagers continuent en pick-up… Ils se sont fait encore plus secouer que nous.

Très agréable ville de Battambang, on y reste une journée, à se promener sur les marchés très animés ou le long de la Sangker river et on y retrouve Brigitte et Philippe pour dîner.

Dîner sur le marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

On en profite pour se balader dans différents temples

 

 

 

 

 

 

 

Petits restaurants de rue, ça sent bon, même si c’est plutôt « rustique » dirons-nous. Mais ils ont le sourire

 

 

 

 

 

 

 

Je me traîne un peu à cause d’une sciatique qui me harcèle depuis quelques jours, et qui ne passe pas♨️..allez hop, trousse à pharmacie, demande d’un p’tit conseil auprès de la copine Agnès médecin pour pas faire de bêtises. Je vais passer aux anti inflammatoires, avec des séances d’étirements et des journées de vélo light, on verra si ça passe. C’est pas grave, car pour des raisons de visas et des rdv famille en Thaïlande et en Birmanie nous ne devons pas passer la frontière trop tôt. Ça fera des journées différentes : 1/2j de vélo et 1/2j repos.. À suivre

En route direction la Thaïlande. Petite route mais aussi un peu de pistes, nous sommes encore au Cambodge, quand même😷

On se protège comme on peut😅

 

 

 

 

 

 

 

Traversée de petits villages où les marchés sont juste de chaque côté de la route, c’est terriblement vivant, coloré, odorant

 

Nous passons à Sdao, puis à Pailin avant d’arriver à la frontière.

On peut boire frais partout. La glace est livrée en gros blocs pour être coupée en petits blocs dans les glacières et/ou broyée pour aller dans nos verres. Nous n’avons jamais été malade avec ça.

Il découpe un bloc de glace avec une scie

On se fait souvent la réflexion que c’est vraiment facile de voyager dans tous ces pays d’Asie du Sud-est. C’est dépaysant, on s’héberge sans problème, on trouve à manger partout, tout ça pour de tout-petits budgets, les gens sont àdorables.. Les vacances quoi 👣

Phsar Prom, ville frontière sans intérêt avec hôtels et casino. Nous changeons notre monnaie Cambodgienne contre des « Baths » Thaïlandais. Le passage frontière tranquille, rien à payer, ça change 😉

Bon, ben Bye bye Cambodge, tu nous a embarqués sur tes pistes de poussière pour nous expliquer ton pays; tu nous a surpris, émus souvent par ton accueil, alors que la vie ici est si dure et que le pays se remet tout doucement de ses blessures.

Avant de vous enmener en Thaïlande, un dernier petit mot pour vous souhaiter encore une fois une « bonne année ». Une copine m’a envoyée cet arbre, il est trop beau pour ne pas être partagé. À bientôt !!

Bonne année !!

 

 



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Les champs du Cambodge (suite)

 

Une petite moto.. Un gros chargement

 

 

 

Pas de doute, nous sommes à la bonne frontière et retrouvons nos chargements les plus insolites 😂

un chargement de paille de riz.

 

 

Je ne vais pas vous faire le coup du riz qui nous entoure, encore une fois. Ne soyons pas mauvaise langue il nous sauve souvent de  la fringale. 😇

Allez, en piste pour découvrir une ferme de production de poivre.

OH oui en piste après avoir laissé le bitume. Nous voici embarqués sur des chemins des plus poussiéreux et caillouteux, vent de face, bref tout ce que je n’aime pas sur 15 km. Cathy file devant comme une anguille entre les pierres avec son petit vélo.

Nous voici arrivés. Je suis content et réconcilié avec moi même et avec mon grand vélo qui me secoue.

Après une bonne bouteille d’eau fraîche la visite peut commençer. Nous avons même un guide en Français. Ah pardon, j’ai oublié de vous dire que cette exploitation de 50 ha a été créée par un couple Franco-Belge.

20ha de production de poivre, le reste étant des bananiers , de la citronnelle, du piment, du curcuma. Le tout en agriculture bio, certifié par Ecocert.

Des bâtiments d’exploitation, de transformation, de restauration, de jeux, de formation, d’habitation, de vente, un parking. Bref un méga projet.

Avec un volet social régional fort intéressant.

Notre homme qui récite sa leçon par cœur nous montre les différentes variétés de poivre. Une plante grimpante qui mettra 4 ans après sa plantation pour produire. Elle s’enroule et grimpe sur de solides tuteurs de 4 m de haut, pas plus haut sinon on ne peut pas le ramasser. Après floraison, il se forme une grappe de fruits allongés. A maturité, les grains rougissent, la récolte commence alors à la main. Les grains seront triés un par un. Les rouges d’un côté, les verts de l’autre. Une partie des rouges seront conservés rouges, le reste sera dépéliculé pour devenir poivre blanc. Les verts serviront de poivre vert que l’on mange frais ici, souvent en grappe dans les plats, il faut juste aimer le poivre pour supporter. J’ai fait le test un jour en commandant un plat au poivre vert. J’ai vu arriver un petit morceau de viande et 5/6 grappes de poivres verts succulentes, heureusement que la bière était là 😋.

Après séchage complet, les grains verts deviendront le poivre noir que nous connaissons bien et utilisons souvent dans notre cuisine comme épis. On l’utilise plus rarement pour la confection de désert et pourtant ce doit être fameux. Personnellement je l’utilise pour faire mon génépi maison. 🤫

Le tour du champ est protégé du soleil les premières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poivre de kompot est bien sur un des meilleur du monde !!  Le terroir serait très favorable.

Il demande beaucoup de travail manuel. Chaque plant pousse dans une petite cuvette formée avec de la terre pour retenir l’eau en saison des pluies, sinon il est arrosé manuellement. L’exploitation dispose de deux retenues colinnaires pour alimenter via des  tuyaux à chaque parcelle.

 

Je suis votre plus fidèle épice. Je pousse vers le ciel🌤️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre poivre est ici présent également. Le poivre long de Java qui entre en production plus vite. A maturité il forme une gousse très compacte que l’on ramasse aussi dès qu’il rougit. On utilise alors les gousses entières pour parfumer les plats.

Gousse de poivre de Java à maturité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas retenu toute la leçon du poivre. Bon j’ai une excuse il faisait vraiment très chaud lors de la visite, plus une grosse fringale.

Oh l’étourdi. Passons à la citronnelle, une plante qui forme une grosse touffe d’herbe qui sert aussi beaucoup pour parfumer les plats.

Vous avez tous reconnu ces beaux plants de riz.😂 Mais non voyons c’est notre citronnelle

 

 

 

Après notre repas au poivre, nous reprenons nos montures et décidons de quitter ce chemin infernal pour nous enfoncer encore plus dans la campagne.

Pas triste, mais tellement plein de charme de se retrouver sur un authentique petit chemin où l’on se croise à peine avec les gens du voisinage. On passe à droite à gauche avec nos vélos, pas d’excès de vitesse ici, que du plaisir. La vrai vie d’ici.  Au détour du chemin, une glacière rouge sous un toit et voilà que nos deux vélos se dirigent tout seuls vers ce lieu. Une pause boissons fraîche, un petit adieu à la dame et en selle pour d’autres aventures.

C’est reparti. allez Cathy, la route est encore longue..

 

 

Nous allons  découvrir aujourd’hui une ville bien particulière. Une ville  ? non, un immense chantier. Bien sûr, les champs d’ici sont ravagés.

Les « Fourmis » ont décidé de monter des fourmilières dans la ville. Des grues de partout. Les fourmis avec leurs bras mécaniques qui arrachent la montagne, d’autres qui transportent inlassablement des tonnes de matériaux sur leurs dos. Et bien sûr pendant ce temps les insectes locaux quittent et fuient leurs lieux de vie devant une telle invasion. L’homme a bien perdu la tête, plus un mètre carré de goudron intacte. Une nouvelle immense fourmilière est entrain  de voir le jour.

Nos fourmis en actions…

 

 

 

Oh une nouvelle fourmilière en projet 😢

 

Nous aussi nous décidons de ne pas dormir dans cet enfer de poussière et de bruits où les champs sont la proie de ces  fourmies déraisonnables.

Nuage de poussière sur la ville. Ce pourrait être un titre de film….

 

 

 

Après cet intermède un peu hors des champs, nous recherchons un peu de calme, il suffit de demander à notre copain Maps-me de nous conduire. Ni une ni deux, nous voici embarqués une fois de plus dans la nature profonde, sur des pistes où nous ne croisons que quelques motos.

plantation d’héveas

Nous découvrons  en premier d’immenses plantations d’héveas sur des milliers d’ha de chaque côté de nous. En nous enfonçant un peu plus encore sur des pistes plus étroites, nous découvrons cette fois l’arbre de la discorde. Vous aurez deviné qu’il s’agit des fameux palmiers qu’une partie du monde rejette. Difficile d’estimer l’espace qu’ils occupent, leur surface couvre tout sur une région entière…

À droite l’hevea, à gauche nos palmiers 🤔

 

 

Un peu inhabituel quand même. Ça change des sapins, vous ne trouvez pas ? … 😄

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus l’ombre est agréable…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici maintenant le fruit duquel on extrait la graisse de palme.

 

 

 

Sur le sommet de l’arbre : de grosses grappes de fruits attendent sagement la récolte qui ne devrait pas tarder. Nous parlons souvent d’huile de palme mais il s’agit de graisse. Le fruit en est vraiment gorgé, en grattant un peu, un liquide très gras apparaît.

En vélo, sous les palmiers il faut faire confiance à notre fidèle guide, on a l’impression de ne plus pouvoir sortir de ce couvert.

Nous remontons maintenant vers le nord du Cambodge. Un jour de route nationale de trop, nous sommes fatigués, il faut être sur ses gardes en permanence. Les camions nous frôlent. Quand on voit les roues des semis de trop près, on saute sur le bas côté.

Nous repartons le  lendemain de plus belle  au milieu des champs où plutôt des rizières asséchées en ce moment où les zébus sont en quête d’une bien maigre pitance.  Ah… un peu de calme dans la campagne nous réconcilie avec nos hôtes de voyage.

On comprend pourquoi la viande de bœuf est un peu dure ici.

 

 

 

 

 

 

 

C’est un peu le désert en ce moment 😏

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de rizières sont maintenant abandonnées

 

 

Comme d’habitude,  chaque jour nous apporte de nouveaux paysages. En quelques km nous passons des rizières desséchées et brûlées par le soleil à une très vaste plaine irriguée complètement verte. Le riz est ici partout entre les canaux, cultivé sur de grandes parcelles de chaque côté de la piste rouge que nous suivons depuis plus de 60 km.

Du plat sur 60 km..le soir  notre compteur indique seulement 40 m de dénivelé, ce doit être les petits ponts..

 

 

 

C’est un peu longuet mais tellement beau et tranquille, pas de camion, quelques voitures  et motos tout au plus. Les agriculteurs s’occupent surtout de l’irrigation de leurs champs. Un peu partout, on pompe et repompe l’eau qui passe d’une parcelle à l’autre.

L’eau source de vie…

 

 

 

 

Cette plaine est la plus fertile du Cambodge. Elle se situe  au sud du plus grand lac d’Asie dont le niveau bouge beaucoup en fonction de la saison. Nous en reparlerons sûrement dans les jours qui arrivent puisque nous allons maintenant le longer et normalement le traverser sur sa partie nord.

Ici, un agriculteur épand de l’engrais à la main.

 

 

 

 

 

 

 

Un « enjambeur »  fait maison, pour travailler dans les rizières pleines d’eau.

 

 

 

Dans cette région, 85 % des gens sont agriculteurs, nous pouvons le constater le long des routes  ou pistes. Du riz sèche partout, des tracteurs stationnent devant les maisons, ou sous les maisons puisque beaucoup sont sur pilotis.

Oh et voici une zone sans irrigation.

 

 

 

 

 

 

 

Je dirai même très sèche. Plus aucune culture. Parfois on se demande bien où nous allons arriver. 🚴‍♂️🚴‍♂️

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons l’impression d’être dans le désert de Gobi. Sauf qu’ ici on trouve un arbre pour une petite pause.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande différence aussi, c’est que malgré le soleil brûlant, pas besoin  de crème solaire, grâce à la poussière rouge qui nous recouvre de la tête aux pieds et nous protège des UV . Non non ce n’est pas une blague.🥵

Allez  vas-y fonce encore plus vite camarade…

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause de 3 jours, nous embarquons sur un petit bâteau pour traverser le fameux lac de Tonlé Sap, encore praticable et remonter ensuite un cour d’eau

le lac de Tonlé avec une eau très boueuse.

 

 

Une des particularités de ce lac est sa faible profondeur et la grande variabilité de son niveau d’eau qui monte à la saison des pluies et descend à la saisons sèche à tel point qu’il n’est pratiquement plus naviguable en Février libérant ainsi de grandes surfaces de terres cultivables avant les prochaines pluies prévues dans 5 mois environs.

Comme dans beaucoup de pays d’Asie les bateaux sont à fonds plat avec des hélices escamotables qui peuvent se remonter instantanément pour passer des obstacles sans se prendre dedans, mais aussi pour pouvoir naviguer sur des cours d’eau de faible profondeur. J’ai également compris que l’eau est très boueuse sous l’effet du brassage  par les hélices des bateaux qui remuent la terre du fond.

Au cours de notre trajet, nous avons d’ailleurs franchi à plusieurs reprises des filets de pêcheur qui glissent alors sous le bâteau, lequel passe l’obstacle au point mort.

La pêche, bien sur est très présente voir trop présente et appauvrie considérablement le milieu. Ce lac est au bord de la rupture, l’écosystème est mis à mal par le nombre croissant de personnes qui viennent habiter sur le lac qui pêchent et créent aussi des élevages de poissons, nous avons même aperçu un élevage de Crocodile. De plus, l’eau est bien sur pompée pour l’irrigation des terres environnantes et le tout sans aucune restriction ni contrôle.

Un système de pêche avec filet entonnoir ou épuisette que l’on remonte de l’eau emprisonnant ainsi les poissons..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En remontant le cour d’eau nous avons slalomé entre ces nombreuses installations de pêche.

Une fois à terre, nous empruntons une piste complètement défoncée et pour cause nous sommes en fait sur une partie du lac où l’eau s’est retirée. Seulement pratiquable avec des 4×4, une vrai partie de rodéo s’engage alors avec nos montures.  Au bout de 10km nous retrouvons une piste plus roulante. Dommage c’était sympa nous avons bien rigolé au milieu de nulle part.

la piste s’améliore doucement au milieu de rares cultures 😉

 

 

Après une journée de repos, nous voici de nouveau en selle en direction de la frontière Thailandaise pour une petite étape en pleine campagne, loin de l’agitation des grands axes. Nous retrouvons maintenant nos champs de manioc mais aussi les plantations d’agrumes, des orangers des pamplemousses.

Des collines d’arbres fruitiers. Ici on transporte les mangues vers la Thaïlande en vrac dans des semis-remorques. Autant vous dire qu’on ne se prive pas de cet excellent fruit. 😉😉

 

 

 

Ici du manioc en culture intercalaire dans une plantation de jeunes orangers.

On dirait que pour notre dernier jour, les Cambodgiens ont envi de nous montrer ce qu’il savent faire avec le manioc.

Sur 40 km, nous découvrons une agriculture plutôt riche. D’immenses plantations de manguiers  partagent l’espace avec des cultures de manioc.

Sur de petits plots en bois, les femmes découpent les racines en petits morceaux pour les faire sécher au soleil…

 

 

 

 

 

 

 

Transport des racines ou du manioc découpé dans toutes sortes d’engins.. Vers des entrepôts..

 

 

 

 

 

 

 

Une aire de stockage, de séchage et d’expédition..

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que les agriculteurs déchargent inlassablement  leurs sacs de découpe de manioc, les chargeurs remplissent les bennes des camions.

 

 

 

 

 

 

 

 

À la vue du chargement, inutile de vous expliquer pourquoi on retrouve de tout sur les routes d’Asie 🤔

 

 

 Nous avons rencontré de très nombreuses unités comme celles-ci  le long de la route. Comme on le voit sur les photos, un épais nuage de poussière blanche monte dans le ciel pour venir se déposer dans la campagne environnante, tout était blanc. Il devrait pleuvoir normalement dans plusieurs mois pour laver tout ça….😁 😁

Nous sommes en Asie. Ce fonctionnement peut nous paraître un peu étrange  au regard de nos règlementations draconiennes, mais souvent justifié. 🤔

Il fait très chaud ce matin. Nos compteurs indiquent 41 degrés mais tout se passe bien pour le moment, le moral est toujours au beau fixe. Nous allons quitter nos amis Cambodgiens qui nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur, de respect, malgré la pauvreté d’une grande partie de la population. Il y a dans ce pays de très grandes inégalités de revenu. Certains roulent en gros 4×4 pendant que beaucoup se battent pour manger tous les jours tout en gardant le sourire. De toute façon, la parole n’est pas libre ici, ils ne peuvent rien dire, sous peine de répression. Un pays qui sort peu à peu d’un profond et récent génocide qui a rompu la progression sociale et intellectuelle. On ressent malgré tout que ce pays est en plein développement. Espérons juste que ces améliorations profitent bien au peuple Cambodgien et qu’ils puissent en garder le contrôle…

Allons maintenant découvrir les champs Thaïlandais si vous en êtes toujours d’accord 😊🌴



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Le vietnam à velo (suite) le sud 15j – 673 km

Tût, tût… Hello hello… chapeaux pointus 😉 Nous revoilà au Vietnam. Notre programme :

Parcours Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

 

Cool, comme on devrait rester moins de 15j, pas de visa à prendre, juste 1Usd pour que le douanier mette son tampon. Zéro formalité.

Arrivée au Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

Oh, juste un p’tit hic. hier soir, en rentrant de dîner, ma roue arrière n’a pas aimé le parcours sur la route, toute en travaux : crevaison🥴. Bon ben, Mr le mécano et son assistante ne vont pas se coucher tout de suite, faut réparer. Heureusement le vélo est dans la chambre, c’est plus confortable pour trouver le trou et réparer.

3ème crevaison depuis le départ pour madame. Cherchons l’erreur… On va dire c’est le pneu..

 

 

Ca ne nous coupe pas l’appétit.. Petit sandwich viet et le gentil monsieur derrière est en train de nous casser de la glace pour nous servir de l’eau fraîche.. Trop sympa et spontané ! On avait rien demandé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons un tout petit peu de route nationale, le temps de trouver une ville pour retirer de l’argent et acheter une carte téléphonique. C’est tout bon, avec nos quelques 3 millions en poche, (non, nous ne sommes pas devenus riches, ca fait juste 120€, et on ne peut pas retirer plus ici, pas facile à gérer, il vaut mieux avoir plusieurs cartes). Allez, on repart.

Wouaouh, l’infrastructure routière ici, c’est autre chose, y’a des routes partout. Il fait une chaleur folle ☀️40 degrés sur notre compteur ce matin. Nous buvons  buvons pour compenser et éviter une déshydratation.. Quoi ? Qui a parlé de bière, même pas vrai, d’abord 😉pas en journée, hic !

Magnifique temple sur la route

Puis, petite route toute pour aller visiter les fameux  tunnels de Cu Chi. Site historique, base militaire dans un réseau de 250 km de souterrains, un symbole héroïque révolutionnaire Vietnamien. .. Incroyable, faut vraiment se plier en deux pour passer dans les tunnels et encore ils ont été agrandi pour les visiteurs. Certes, les vietnamiens sont petits mais ça devait être terrible. Tout était prévu : cuisines, salles médicales, salles de réunions, lieux pour dormir .. Je n’ose pas imaginer les conditions de vie dans un contexte de guerre. Ils avaient imaginé tout un ensemble de pièges pour se protéger, tout ça est horrible…

Pour un grand gaillard, c’est l’enfer, quasiment à genoux pour se déplacer à l’intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On avait déjà eu des chambres  basiques mais là, c’est vraiment euh… :

C’est plutôt craspouille., pas de douche non plus, juste un sceau et un pot. Pour 6€, fallait pas espérer du luxe, non plus😉 C’est l’aventure quoi ! Mais pour une nuit, ça va très bien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en train de manger ces cyclistes.. Beignets de bananes, cette fois 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des bâtons d’encens qui sèchent

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons rejoints Ho Chi Minh…Wouaouh cette ville est gigantesque. 40 km de banlieue, pour se rendre au centre en arrivant du nord ouest. A donner le tournis, des motos partout et dans tous les sens .. Heureusement, j’arrive à suivre Jacques qui a le GPS, car il dépasse tout le monde d’au moins une tête et avec son nouveau casque fluo, on le voit bien, il se faufile comme une anguille dans cette marée de motos..

À droite en rouge, devant

 

 

 

 

 

 

Vous voyez le bazar !? mais l’entendre, c’est pire. Si on est pas sourd en arrivant, on le devient🥴.. Cette ville est folle

Et ça n’arrête jamais, même le soir

 

 

 

C’est pas pour nous ici 🙉 On part dès le lendemain en direction du delta du Mekong.

Petite sieste, Ça change du rythme endiablé de Ho Chi Minh..

 

 

 

 

 

 

 

Toujours aussi bons ces ananas

 

 

 

 

 

Attention les doigts, cette machine presse la canne à sucre pour en extraire le jus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au passage, visite d’un temple et de ses bouddhas géants

Un superbe jardin de Bonsaï autour des bouddhas

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous empruntons de toutes petites routes du delta.

Juste la place pour des 2 roues et sur les côtés : de l’eau !!

 

 

 

 

 

 

 

Une chance incroyable. À peine descendus du vélo, qu’une belle averse tombe. Ça faisait au moins 1 mois qu’on avait pas eu de pluie.

Pluie et soleil en même temps : magnifique, surtout quand on est à l’abri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes dans un véritable Havre de paix, au milieu des cocotiers, bananiers canaux et petites rivières…autour de my tho, C’est beau.

Pour le lendemain,  le propriétaire nous propose un tour d’une journée organisée par sa famille, comprenant bateau, visite de temple, artisanat… Top pour prendre l’atmosphère du Mekong. C’est effectivement hors sentier battu, on n’y verra aucun touriste, juste l’activité normale de vie vietnamienne dans le delta du Mekong.. Une Belge francophone se joint à nous pour cette belle journée

D’abord on se rend à l’ embarcadère en moto. Pour une première, il s’en sort pas mal Jack surtout avec moi derrière 😊

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d’herbes.. Et de plastique.. Aie aie les hélices du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Plantation d’ananas 😀

Visite d’une fabrique de nattes, bonjour les conditions de travail..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous fait une belle surprise. En révenant récuperer les motos, la famille nous a invités à dîner (il est 17h) : poisson grillé, œuf de caille, oranges et alcool de riz… Trop sympa. On a bien rigolé. 

Vraiment convivial. Dommage, la dame de la maison reste en arrière et ne nous rejoint pas. C’est pourtant bien elle qui a préparé le repas 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste pour les 2 roues et piétons

 

 

 

 

 

 

 

 

Pause de midi, no stress

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve très souvent, dans le sud, des cafés ou petits restaurants avec au moins une dizaine de hamac à dispo… Génial comme idée, non ? Vous imaginez en France : appeler son patron et lui dire : chef, j’arrive dans une heure, je me fais une p’tite sieste…

Toute petite piscine juste devant le Mekong à Can tho quand le soleil se couche… Juste parfait

 

 

 

 

 

 

 

Et on repart, après avoir traversé la grande ville de Can tho. Des petites routes et certains tronçons sur des sentiers le long des canaux. Pas de voiture ici, juste des petites moto/scooter et des écoliers à vélo. C’est hors du temps, plein de fraîcheur.. À espérer que tous ces gens puissent vivre correctement comme ça, car vu de l’extérieur, c’est magnifique, mais un peu pauvre aussi, on le voit bien 😞

Ici, un p’tit élevage de canard

 

 

 

 

 

 

 

 

Crèche géante devant une église, il y en a quelques unes ici.

 

Nous sommes le 24 décembre. Il y a bien une petite communauté chrétienne, mais globalement, Noël ne signifie pas grand chose ici. Au plus quelques sapins en plastique décorés et quelques déco dans certains cafés et restaurants et dans les villes moyennes et grandes.

Joyeux Noël !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous aurions aimé trouver un bon restaurant, mais nous sommes arrivés un peu tard à Rach gia, et trop de km dans les pattes, pas le courage de chercher, un petit boui boui fera l’affaire. En revanche, il y a un petit centre commercial en face de notre hébergement, un petit détour en rentrant nous coucher. Nous y trouvons un pot de glace tiramisu…ce sera notre dessert de Noël, na ! Il n’a pas résisté longtemps😃.

Cafes bien décorés, mais vides dans cette ville touristique

Et le lendemain, en ce 25 décembre, pas de vélo, juste un p’tit coucher de soleil sympathique et un peu de nostalgie de la famille loin de nous. Quelques larmes pour contribuer à alimenter les rivières du Vietnam. Ça ira mieux demain 😪

Belle nuit, douuuuce nuit,..

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, sans lourdeur à l’estomac, nous repartons vers le nord sur des routes ou plutôt des sentiers qui bordent des canaux et la mer, c’est extrêmement sauvage, très beau.

Mais regardez donc où ils sont allés se perdre ces 2 là,

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer est à peine à 50 mètres dans le fond

 

 

 

 

 

 

Et toujours ce même triste constat

 

Oooh… trop beau notre arrivée.. Par contre, pas de photo de la plage, trop sale, malheureusement, donc pas de baignade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons vers Ha Tien, pour rejoindre nos amis savoyards. Cette ville n’est vraiment pas jolie, mais c’est pas grave, Patricia, Yannick et Michel nous ont rejoints.

Et le soir, des pousses pousse tout éclairés

 

Cette ville est remplie de maisons dites « d’hirondelle » (cf les champs du vietnam suite) ce qui produit un bruit d’enfer. Les immeubles sont de toutes les couleurs. Ça pourrait être sympa mais, il n’y a pas d’harmonie dans tout çà. Bref

Un dernier petit dej avec Michel qui ne vient pas avec nous, snif.

Petite photo souvenir… Bonne route Michel, nous partons vers les îles et lui vers Ho Chi Minh

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c’est parti pour 2h de traversée, l’occasion de discuter avec d’autres touristes.. Et bla bla bla..

 

 

 

 

 

 

 

Île de Phu Quoc.  On nous avait dit que c’était touristique… Ben effectivement, en cette période de fêtes, ça l’est ! Des européens mais aussi beaucoup de Russes. Du coup, difficile de trouver un hébergement. Soit il y a des hotels resort super chers, soit c’est complet…. On met au moins 4h à visiter, demander, comparer… Finalement, on trouve 2 chambres dans une auberge de jeunesse, pas loin de la plage, c’est bruyant, les chambres n’ont pas de fenêtre, mais la déco est sympa.

On se pose, douche, dîner avec nos amis.. et au retour, un p’tit mot de la réception : la chambre n’est pas dispo les jours suivants… Non,😞 va falloir recommencer les recherches, on en peut plus. Du coup, Pat et Yannick se lèvent super tôt et trouvent un hôtel, beaucoup plus cher et plus loin de la plage mais les chambres sont propres, claires, le personnel tôp, petit dej buffet… On prend et on va enfin pouvoir profiter de la plage.

Plage de Duong dong. Malheureusement quand on se baigne, l’eau est très bonne mais on est piqué de partout… On suppose que c’est à cause de la pollution… Trop d’infrastructures hôtelières  dans le secteur qui doit tout y déverser… Affreux ☹️

Cette île est complètement dénaturée par un tourisme de masse, mais bon, nous en faisons aussi partie 🤔. On construit partout… De l’immobilier mais aussi Des choses incroyables, comme ce téléphérique de plus de 7,9 km de long, qui relie des îles.

Ou sont les skis ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant, non !?

Le téléphérique encore, passe ! Mais ce qui est complètement fou et déplacé c’est un village type Italien, euh…. à côté de la station de départ

Village en construction. Neuf et imitation vieux… Déprimant

et un complexe type Disneyland à l’arrivée…😤 Grrr. Heureusement la plage est belle, l’eau chaude, on en profite

 

 

 

 

 

 

 

Vue du téléphérique

 

 

 

 

 

 

 

 

Bateaux de pêcheurs vue de haut. Vue l’activité, on suppose même qu’une partie des bateaux ne sert pas et sert de décor 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, on part vers le nord. En dehors du fait qu’une partie des plages est privée (grands hôtels et resort), Aah! la mer est belle, transparente

 

 

 

 

 

Ananas, mangue, pamplemousse… Choix difficile, trop dur de choisir…non, mais c’est dur d’être touriste, faut pas croire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre table du réveillon, un super buffet de salades, grillades, fruits.. On s’est régalé

 

 

 

 

 

 

 

Buffet de crustacés, fruits de mer

 

Et nous allons tranquillement attendre minuit sur la plage. On est pas les seuls mais c’est très plaisant. L’ambiance de nuit est détendue, dehors sur le sable frais

🥂Bonne année 2020 ⛱️.. Pour nous, ce sera rhum, ananas mangue et citron vert… On est super contents de se trouver là, sur une plage un 31 décembre… Wouaouh

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

La plage Des feux et de la musique, un monde fou. Bonne année !!! 

 

 

 

 

 

 

 

Petit bain de pieds de minuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois, on se dit vraiment au revoir et rdv en 2021 !! Bye bye Pat et Yannick

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, la photo de séparation snif snif 😪Du coup, dans l’émotion, je ne me rends pas compte que mon passeport ne m’a pas été remis par l’hôtel et on part. Arrivés au ferry, mince mon passeport… Pas de temps de repartir, on voulait prendre de bateau de 9h35…appel  de l’hôtel qui ne comprend pas tout de suite, ils ont voulu le scanner pour nous l’envoyer puis le remettre à nos amis.. Finalement on arrive à se comprendre, ils missionnent un moto taxi… Ouf on arrive sur le bateau 5 mn avant de départ).. On en profite pour dormir sur le bateau, pour récupérer de la nuit un peu courte. 

Direction la frontière un peu longue à franchir, car il y avait du monde. 2 petits dollars pour le tampon de sortie et voilà… Bye bye Vietnam!! Un jour peut être on reviendra !!

Et…. Happy new year 

 



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Les champs du vietnam (suite)

Un peu de terre au milieu de toute cette eau

Juste avant de passer la frontière nous sommes surpris par un bruit de pilon. Une petite halte nous permet de comprendre que dans cette région, on toaste et flocone le riz de façon très très artisanale.

C’est partie pour une petite explication :

Faire germer très légèrement des grains  de riz non décortiqués, les faire griller légèrement, les aplatir avec un pilon en les remuant entre chaque coup de pilons, simple non ? On obtient des flocons de riz qui se vendent en petits sachets au bord de la route juste devant l’installation.

Une personne 3 |4 opérations.

 

La mécanique permet de brasser en douceur le riz qui toaste sur un feu de bois. Le pilon entraîné par un petit moteur thermique, aplatit les grains toastés.

Attention les doigts, restez concentré Madame..

 

 

 

La frontière passée, nous voici de nouveau « inondé » par les rizières. Les parcelles beaucoup plus grandes travaillées avec des tracteurs nous offrent de magnifiques couleurs. Le vert prairie et le marron de la terre se reflètent parfois dans l’eau trouble de la rizière voisine.

Eclatante couleur, tu nourries notre cœur et nous apporte le bonheur…

 

La planitude parfaite repose nos esprits

Et pour continuer notre découverte, nous embarquons à bord d’une pirogue sur les méandres  du delta du Mekong au milieu de plantes aquatiques. Parfois nous avons l’impression de traverser une prairie en bâteau.

Si si nous sommes sur l’eau. Bon, de temps en temps, on fait une halte pour nettoyer l’hélice de la pirogue. Encore ces satanés plastiques !!!

 

 

 

Euh la il faut pas exager on ne passera pas cher monsieur.

 

Nous traversons des zones très sauvages et des zones où l’activité bat son plein. On transporte de tout  dans ce delta sur des barges ou des pirogues plus ou moins grandes.

ici des petites balles rondes de paille de riz.

 

 

Du riz aussi,

 

Du bois,

 

 

Un bon chargement de je ne sais pas quoi !!!

 

 

 

Des briques. On utilise beaucoup ces matériaux en Asie

 

 

 

Cette pelle mécanique sur une barge se déplace grâce à son bras. Le déplacement est un peu mouvementé voyez vous !!!

 

Egalement des pleines pirogues  d’ananas. L’eau est partout ici dans les champs. Je dirai presque de la terre sur l’eau. Des petits canaux entourent les cultures. C’est le royaume de l’ananas.

Des champs d’ananaaaaas…

Ananas par ici, Ananas par là. En veux-tu en voilà. Des tas, en bordure du canal principal ; des tas, en bord de routes. Des tas de motos chargées, camions etc..

Une  fausse Viet surveille une plantation. Mais qu’à-t-elle bien pu voir ? Des Ananas bien sûr….

 

 

 

 

 

 

beaucoup d’eau, un peu de terre de la chaleur,une graine, attention je vais grandir très vite…je m’appelle plante maintenant.

 

 

Nous reprenons notre route vers le sud, je dirai plutôt notre petit chemin. Ne cherchez pas les voitures il n’y en a pas et pour cause on se croise parfois tout juste avec les petites motos. Les cultures de fruits dominent très largement dans ce secteur. Mangiers, cocotiers, ramboutans, bananiers et beaucoup d’autres que l’on ne connaît pas. Mais alors comment transporte-t-on tous ces produits et les matériaux pour construire les habitations. Bien sûr les motos, mais aussi les pirogues, petites barges. Les maisons ou zones de vie sont presque toutes le long des canaux d’eau. Le Vietnam possède un réseau fluvial et d’irrigation très bien organisé et très performant.

Petit pont enjambant un canal

 

 

 

 

 

 

 

 

canal de navigation et d’irrigation

 

 

 

 

 

 

Des paysages magnifiques dans un Vietnam authentique si j’ose dire magique parfois où on se sens bien à l’aise et bien aceuilli

Comme nous sommes en avance sur notre programme, nous décidons de faire une boucle qui nous enmène vers la mer et surtout encore plus dans la campagne.

Nous longeons donc la mer à notre gauche et les cultures à droite. En fait ici un savant équilibre existe entre l’eau douce et l’eau de mer. Tous les canaux d’eau douce débouchent dans la mer. Ils possèdent des grosses portes pour empêcher l’eau de mer de remonter avec la marée, mais aussi de trop de vider de l’eau douce. Bon, vous avez compris, mes savantes explications. Si c’est pas le cas venez visiter le Vietnam c’est trop chouette.

vue depuis un des barrages ou vanne côté eau douce..

 

 

 

 

 

 

 

Coté mer du barrage

 

Le parcours de cette journée a été extraordinaire. Il a fallu garder son calme mais aussi réussir à rester sur le vélo. Les pédales touchaient parfois le sol dans les petits sentiers. Ils nous restait encore 30 km à faire on se demandait bien comment on allait y arriver.

Heureusement, C’est bien toute  la magie de la découverte qui rend le voyage si agréable. Imaginez un peu la tête dès gens que l’on croise dans ces endroits insolites : Mais d’où sortent ils ceux-là avec toujours le même Hello d’accueil à notre égard.

Faut pas exagérer descendons ppoussons avant de plonger la tête première…. 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agréable de faire du vélo dans les bananiers., 🤭 j’ai bien fait un sortie de piste où deux heureusement les régimes ne sont pas tombés 😇

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maison bien particulière !

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez je vous le donne en mille : vous ne savez pas ce que c’est ? sauf si vous avez déjà lu l’autre article. Il s’agit d’une maison pour les oiseaux si si. Depuis notre approche de la côte nous étions interpellés régulièrement par des chants d’hirondelles qui sortaient de hauts parleurs sur des grandes maisons ou bâtiments.

On n’emploie les grands moyens pour nos volatiles…

 

 

 

 

 

 

 

Les fenêtres, les portes sont factices, juste là pour répondre aux nomes de construction, je suppose. Mais alors pourquoi ces abris ou palaces ?  tout simplement pour attirer les Martinets à venir faire leurs nids à l’intérieur lors de la migration qui se déroule en ce moment.

Les oiseaux construisent  alors un nid avec leurs salive. Dès que les petits peuvent voler, les nids sont délicatement décollés, puis nettoyés  à la pince à epiler avec minutie : on enleve les petites plumes et les grains de sable. Et pour cause, ils sont très recherchés par les Chinois qui les mangent. Ils auraient de multiples bienfaits pour l’organisme. Toujours est-il qu’un véritable business se développe, que ces maisons poussent un peu partout. Même en ville, des immeubles entiers sont rachetés pour être transformés ou déguisés en nichoir. Le business est très lucratif, les nids bruts sont achetés 1200€ le kg et revendus  après nettoyage au prix du caviar.

Si on regarde bien la déco est chinoise !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fini notre séjour au Vietnam sur une île « paradisiaque » paraît-il, où pousse une autre « culture » : celle des hôtels grand luxe. Plus de 500 hôtels sur ce bout de paradis. Une fois de plus on massacre dame nature pour notre plaisir. Le voyage en vélo permet vraiment de découvrir en profondeur, d’être proche des populations qui nous accueillent les bras grands ouverts. À très bientôt pour une année entière de partage avec ceux qui le souhaitent.

 

 

 

 

 

Amis lecteurs : que 2020 vous apporte le meilleur pour une vie pleine de bonheur et de paix intérieure. 🌴🕊️



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