Cambodge à vélo (suite) 18 jours 945 Km

Ce n’est pas une surprise 🤭, 2020 sera sous le signe du voyage🌏… ben oui à vélo, vous avez tout compris, on ne nous arrête plus, maintenant ! 🚴‍♂️…

Alors, pas de temps à perdre, dès le premier jour de l’année, après  quelques jours de repos sur l’île de Phu Quoc au Vietnam, nous reprenons la route😁 et c’est le 1er janvier que nous passons la frontière. Fastoche 😃 nous sommes des pros maintenant.

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

 

Un p’tit formulaire, 1 photo, 35 USD, un p’tit « happy new year » à nos amis douaniers au passage, et hop hop hop… Roulez petits bolides 🚴‍♂️

Venant du Vietnam, nous allons longer la côte au sud, remonter vers le lac de Tonle sap pour un un p’tit crochet à Siem Reap pour admirer les temples d’Angkor (Ok, c’est super touristique mais c’est quand même un lieu magique, non ?) puis direction la Thaïlande.

Nous ne sommes pas dépaysés, ça fait juste 15j que nous avons quitté le Cambodge. Nous retrouvons les glacières oranges et rouges des bords de route pour se rafraîchir, des pistes dès que l’on sort de la route principale, des p’tits villages partout, des « hello, hello », quelques vaches sur la route, des buffles ça et là, et d’innombrables temples. Par contre ici les maisons ne sont pas sur pilotis comme au nord, mais on continu à brûler feuilles, ordures et plastiques..

Ici, un abri

Il y a moins de monde qu’au Vietnam, moins de klaxons, on entend quand même de la musique (de préférence à fond) pour les mariages ou pour les karaokés … Mais globalement c’est plus tranquille.

On en profite pour passer un p’tit coup d’eau sur nos vélos (on le fera souvent ici, avec la poussière des pistes) et sur nous aussi d’ailleurs pour se rafraîchir. Bon sang, qu’il fait chaud : entre 35 et 41°. En roulant, ça va ! mais dès qu’on s’arrête, on dégouline♨️. On se met de l’eau sur les casquettes et sur nos vêtements qui sèchent instantanément.

Ah oui, faut aussi se réhabituer à gérer les dollars et l’argent local le Riel, c’est pas évident pour connaître les prix des choses.

Crabe géant de Kep, la spécialité de la région

Notre route nous amène à Kep, jolie petite ville du sud et du bord de mer. Nous sommes en haute saison. Du coup, petite galère pour trouver un hébergement. J’entends, un hébergement dans notre budget😁 Ils sont fous, ils nous prennent pour des touristes ou quoi ?  Hein ? Nous en sommes ? Mince ah oui, j’avais presque oublié☺️

Allez, un peu de piste pour aller visiter  »  » la plantation » 

Aïe Aïe, la piste n’épargne pas nos fessiers. Va falloir s’ habituer ici au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

C’est une ferme de poivre bio principalement, mais ils cultivent aussi du curcuma, citronnelle…

Derrière le bananier, des rangées de poivre, protégées par des feuilles de palmier

Il s’agit d’un projet d’agrotourisme à vocation sociale et durable,  créé en 2013. Il permet à plus de 150 personnes d’y travailler à temps plein avec des salaires corrects. Des hébergements gratuits sont proposés aux travailleurs saisonniers, un soutien aux écoles locales, des bourses sont offertes à certains écoliers pour la poursuite de leurs études, et j’en oublie peut-être. Nous avons pu déguster du poivre vert, blanc rouge, noir, poivre long et déjeuner sur place.. Wouaouf, ça décoiffe 🔥et moi qui n’aimait pas manger du poivre comme ça, j’avoue que c’était bon, on s’est régalés.

Dommage qu’on ne puisse pas charger nos sacoches. Cf rubrique « les champs du Cambodge » pour les aspects plus techniques.

Ah ? 12 000 km ✌️au compteur!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la piste pour nous rendre à kampot. Patricia et Yannick nous avaient donné une bonne adresse. Merci les z’amis. A cet instant ils doivent être rentrés en France, les pauv’. Quant à Michel, il poursuit sa route au Vietnam.. Il s’entraîne 😉.. Il devrait nous retrouver sur la fin de notre parcours, cool ! 

Kampot River Bungalow

Trop sympa, nos bungalows au bord de la rivière. Basics, petits (juste un lit +moustiquaire) et l’eau qui clapote en dessous. Le lendemain matin, nous repassons par la ville que l’on a traversée un peu rapidement hier.

Oh, un Durian géant : tout un symbole ici mais aussi en Asie du Sud-est car ce fruit est très riche en éléments nutritifs. Oh mais alors, quelle odeur..🤪. Ils sont parfois interdits dans les hôtels, c’est dire !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous levons tôt pour aller prendre un p’tit dej local mais pas de soupe (pho) , notre Jacko, il commence à en avoir assez des soupes. Ce sera sandwich local avec omelette, choux/salade carottes épicés, concombre et un p’tit beignet de crevettes mélangées avec on ne sait pas quoi, pris au marché.. Miam

Un peu tardivement, et le ventre plein, nous prenons la route principale pour rejoindre Sihanoukville, premier port du Cambodge mais aussi station balnéaire.

Ce soir là, il y a eu une bonne coupure de courant… On nous a amené une bougie, trop mignon 😍

Sur la route : Crevettes en mode bronzage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous a plusieurs fois déconseillé d’ aller à Sihanoukville parce que c’est une ville complètement investie par les chinois qui construisent partout. Un Cambodgien rencontré aujourd’hui nous explique qu’il y avait travaillé 8 ans, dans le tourisme, mais depuis que les chinois sont arrivés, les prix ont tellement grimpé qu’il a été obligé de partir. On a regardé les prix des hôtels, effectivement c’est pas triste mais on ne va faire que passer. Sur la route, beaucoup de camions, beaucoup de poussière, des carrières exploitées pour les constructions, des entreprises chinoises, des panneaux ou pub en Chinois.., on a pourtant pas traversé de frontière 😉

On a l’impression d’avoir changé de pays, c’est bien étrange

 

 

 

 

 

 

 

Las de la grande route, nous ciblond un passage par la piste. C’est en fait devenu une route chantier exploitée avec les va-et-vient de camions. Mais au bout de 8 km, la route est coupée. M…! Faut rebrousser chemin et reprendre la grand’ route 😤

Après une petite heure de piste retour, nous rejoignons la route principale. S’en suit, une interminable file de camions sur 2 voies, nous devons passer sur la voie du sens inverse, un peu flippant. Quelle matinée d’enfer !

On en revient pas, regardez, rien à voir avec le Cambodge ! ☹️, c’est juste incroyable, effrayant.

La city vue de loin, pas de mot.. Juste le choc

La ville s’est transformée en un immense chantier, irrespirable étant donné la poussière. Il ne reste plus aucune route asphaltée, tout est devenu « piste » tellement il y a de travaux immobiliers partout. Des casinos, des hôtels, des palaces, des restaurants, plutôt chers…

En plein centre ville… Regardez la poussière dans le fond

C’est vraiment dommage, car la plage est très belle : peu de monde, sable blanc, l’eau transparente à souhait. Les petites îles environnantes sont paradisiaques semble-t-il mais… Non merci, nous partons à fond les pédales.. Ca nous coupe l’envie.. 

15 km au nord, superbe plage. Malheureusement on ne peut pas y rester

Difficile de trouver un hébergement près de cette plage. Nous demandons à poser notre tente à l’extérieur d’un restaurant. Là, surprise, on nous demande 20 usd +le prix du dîner sur place.. On demande dans 2 autres endroits (bungalows en construction, là c’est 45 usd), etc.. Et pis quoi encore ? cette région est devenue folle. On continue !

Au Cambodge comme dans tous les pays d’Asie du sud Est…. 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, des entreprises chinoises ? , oh pas possible !!

Un tout autre décor nous attend le lendemain. Après une quinzaine de km sur une petite route à faible circulation,

Planquons nous !

nous prenons des pistes et, et… des hévéas comme dans le nord puis les plantations de palmiers. La fameuse huile de palme ! (Cf rubrique  « Champ du Cambodge suite »)

Quelles couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

Sous les palmiers

 

 

 

 

 

 

 

 

en dehors de la problématique écologique de ces plantations, c’est très agréable, les couleurs sont fabuleuses, l’ombre des arbres et quel calme ! Aah..

Nous arrivons sur une grande route et nous sommes arrêtés par la police👮. Euhh, on a rien fait, nous ! Mais non, il y a une course cycliste, on peut pas continuer, stop forcé pendant 2 heures, pour voir passer des vélos … Un comble pour des cyclistes, non ! 🤔

1ere course mondiale des côtes/plages du Cambodge.. Ils nous font un p’tit coucou au passage

Ce soir là, nous ne trouvons qu’une guest house chinoise, les prix aussi sont chinois, on négocie un peu. Le tee shirt de Jacques écrit en chinois nous aide, ils acceptent. Par contre, pas de boui boui pour dîner, on trouve des soupes instantanées, des fruits, un p’tit gâteau sec. Nous dînons dans la chambre et au Dodo.

Nous prenons la direction du lac de Tonlé Sap, il nous faut prendre une high way, une grande route, enfin j’veux dire une route à grande circulation, avec énormément de camions, mais hélas plutot petite, presque type départementale chez nous. Les camions nous « poussent » sur les accotements qui sont en terre et gravillons, klaxonnent.  sauf que parfois, on nous double par la droite, oui sur l’accotement. Nous sommes pris en sandwich entre voiture à droite et camions collés à gauche, dans une poussière et un bruit épouvantables.. heureusement nous arrivons à sortir parfois de cette route.

Une classe d’école dehors.. On en profite pour saluer nos amis écoliers qui nous suivent 🤓

Nous  arrivons épuisés à Chbar Mon ou Kampong Speu, après 95 km de route. Heureusement le soir, on se rend au marché de nuit et on se fait un bon repas, ça redonne le moral.

Kompong Speu. Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

Chouette, on a pas à reprendre la grand route aujourd’hui. Petite route et piste…

On retrouve quelques maisons sur pilotis, dont certaines sont très jolies, très colorées

 

 

 

 

Il fait très chaud, c’est sec partout, nous  sommes en saison sèche, il ne pleut plus du tout et avec la poussière qu’il y a, les arbres et les maisons perdent leurs couleurs, c’est fou, ils sont rouge-marron de poussière. Nous remettons nos masques 😷. Et dire que les Cambodgiens supportent tout ça tout le temps.

Depuis  qu’on est parti de Sihanoukville nous remarquons partout des panneaux « à vendre ou à louer ». Ce sont des terrains découpés en parcelles asséchées, terrassées et habitables. Mais alors, vont-ils arrêter de cultiver du riz ?  Pourtant il y a de l’eau !

Autre remarque, nous voyons beaucoup d’organismes financiers avec des panneaux « micro crédit ».

organisme de micro crédit

C’est une pratique intéressante qui permet de mettre en œuvre des petits projets et de sortir de la misère. Les taux d’intérêt sont quand même élevés, lit-on sur internet et beaucoup de Cambodgiens n’ont pas de compte bancaire mais ça semble fonctionner quand même. C’est un pays qui se relève tout doucement de la guerre mais, on y voit beaucoup de pauvreté.

Belle piste roulante et presque pas de poussière, le Cambodge comme on aime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Udong, juste une ville étape pour dormir.

Le matin, nous prenons un p’tit sandwich dej, comme d’habitude mais, mais c’est vraiment sale dans le secteur

 

 

Il y a des jours où cette saleté est difficile à voir. Ce matin là en fait partie.  Juste devant, un p’tit gamin joue.. Dur dur ! 

À 3 mètres de la route et 1 mètre des sacs poubelles, des poulets et chiens qui traînent

 

Puis nous arrivons à Kampong chhnang. Et le lendemain à kampong Thom (Kampong signifie bord de rivière) après avoir traversé la rivière en dessous du Tonle Sap.

Pistes entre Kampong chhnang et Kampong thom

 

 

 

 

 

 

 

Des villages colorés juste en bord de route

 

 

 

 

 

 

 

Des petits moines passent sur les routes et reçoivent des offrandes (argent et à manger) une prière… Et continuent leur chemin, pieds nus, pour certains

 

Des pistes et des pistes, il fait très chaud. Par contre, c’est une zone bien irriguée et nous retrouvons les rizières et de belles couleurs 

Kampong Thom, plus jolie de nuit que de jour, comme beaucoup de villes d’ailleurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, on peut manger des scorpions et mygales.. Nous en avons bien vus, mais… Ça n’invitait pas à la dégustation.. Sur ce coup là, on assure pas. Par contre, le lendemain, nous avons eu du chien dans notre soupe.

Nous continuons la route vers Siem Reap sur la route principale qui cette fois est agréable mais aussi sur les pistes pour plus de tranquillité

Plus tranquille, oui mais il y a du sable. Hum nos chaînes vont adoré, pauv’ petits vélos

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, perdu au milieu de nulle part, un village. Des maisons sur pilotis et un grand pont. Superbe, il y a de la musique, mais c’est aussi très pauvre

 

 

 

 

 

 

 

Un petit pont de bois traversait la rivière… 🎶🎵🎵

 

 

 

 

 

 

 

Et puis Siem Reap. Par chance, notre guesthouse est située à côté du centre mais au calme et il y a une piscine. Nous allons nous reposer quelques jours parce que nous sommes un peu fatigués.

La nuit c’est la folie ici !

Quelques rues un peu folles, des bars, la musique à fond, des touristes

 

Heureusement, ce n’est pas partout comme ça. Il y a plein de quartiers très agréables. Notre guesthouse est tranquille. Je me fais même le luxe d’un massage fait par un aveugle, il y a plusieurs associations de ce type ici. Super !

Et puis bien sûr les fameux temples d’Angkor, qu’on ne présente plus. C’est assez impressionnant mais terriblement cher (37 usd la journée) si seulement ça pouvait profiter à la population, mais j’en doute un peu. Nous faisons ce qu’on appelle ici le « petit tour » en tuk tuk c’est à dire que nous visitons 5 temples dans la journée. Il y a beaucoup de monde. C’est une atmosphère assez apaisante.

Quelques racines d’arbres sur les temples mais il n’en reste presque plus avec les rénovations, du coup, moins de charme qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant quand même

Bas-reliefs des murs : ils décrivent les événements de l’époque. Incroyable.. Car ils datent du 11e siècle, quand même.. 🐒

Nous reprenons nos p’tits bolides, tout propres, tout bien revus par super mécano Jacko et en route pour battambang par bateau et pistes.

Port du départ. L’eau est marron rouge de terre

 

 

 

 

 

 

 

Non mais regardez ce qu’ils font de nous, petits bolides : au repos, à griller, couchés sur le toit du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Village flottant

 

 

 

 

 

 

Il y a vraiment toute une vie qui s’organise dans ces villages, les écoles, églises, commerces… Tout est flottant. Notre traversée dure 6 heures environ, c’est vraiment chouette. On y fait aussi la rencontre de deux voyageurs français, Brigitte et Philippe… Et, trop drôle, on apprendra plus tard qu’ils ont des amis communs avec Jacques et connaissent le Trieves,  le monde est petit ! 😉

Le bateau s’arrête à 25 km de la ville, nous continuons à vélo sur des pistes et les autres passagers continuent en pick-up… Ils se sont fait encore plus secouer que nous.

Très agréable ville de Battambang, on y reste une journée, à se promener sur les marchés très animés ou le long de la Sangker river et on y retrouve Brigitte et Philippe pour dîner.

Dîner sur le marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

On en profite pour se balader dans différents temples

 

 

 

 

 

 

 

Petits restaurants de rue, ça sent bon, même si c’est plutôt « rustique » dirons-nous. Mais ils ont le sourire

 

 

 

 

 

 

 

Je me traîne un peu à cause d’une sciatique qui me harcèle depuis quelques jours, et qui ne passe pas♨️..allez hop, trousse à pharmacie, demande d’un p’tit conseil auprès de la copine Agnès médecin pour pas faire de bêtises. Je vais passer aux anti inflammatoires, avec des séances d’étirements et des journées de vélo light, on verra si ça passe. C’est pas grave, car pour des raisons de visas et des rdv famille en Thaïlande et en Birmanie nous ne devons pas passer la frontière trop tôt. Ça fera des journées différentes : 1/2j de vélo et 1/2j repos.. À suivre

En route direction la Thaïlande. Petite route mais aussi un peu de pistes, nous sommes encore au Cambodge, quand même😷

On se protège comme on peut😅

 

 

 

 

 

 

 

Traversée de petits villages où les marchés sont juste de chaque côté de la route, c’est terriblement vivant, coloré, odorant

 

Nous passons à Sdao, puis à Pailin avant d’arriver à la frontière.

On peut boire frais partout. La glace est livrée en gros blocs pour être coupée en petits blocs dans les glacières et/ou broyée pour aller dans nos verres. Nous n’avons jamais été malade avec ça.

Il découpe un bloc de glace avec une scie

On se fait souvent la réflexion que c’est vraiment facile de voyager dans tous ces pays d’Asie du Sud-est. C’est dépaysant, on s’héberge sans problème, on trouve à manger partout, tout ça pour de tout-petits budgets, les gens sont àdorables.. Les vacances quoi 👣

Phsar Prom, ville frontière sans intérêt avec hôtels et casino. Nous changeons notre monnaie Cambodgienne contre des « Baths » Thaïlandais. Le passage frontière tranquille, rien à payer, ça change 😉

Bon, ben Bye bye Cambodge, tu nous a embarqués sur tes pistes de poussière pour nous expliquer ton pays; tu nous a surpris, émus souvent par ton accueil, alors que la vie ici est si dure et que le pays se remet tout doucement de ses blessures.

Avant de vous enmener en Thaïlande, un dernier petit mot pour vous souhaiter encore une fois une « bonne année ». Une copine m’a envoyée cet arbre, il est trop beau pour ne pas être partagé. À bientôt !!

Bonne année !!

 

 



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Les champs du Cambodge (suite)

 

Une petite moto.. Un gros chargement

 

 

 

Pas de doute, nous sommes à la bonne frontière et retrouvons nos chargements les plus insolites 😂

un chargement de paille de riz.

 

 

Je ne vais pas vous faire le coup du riz qui nous entoure, encore une fois. Ne soyons pas mauvaise langue il nous sauve souvent de  la fringale. 😇

Allez, en piste pour découvrir une ferme de production de poivre.

OH oui en piste après avoir laissé le bitume. Nous voici embarqués sur des chemins des plus poussiéreux et caillouteux, vent de face, bref tout ce que je n’aime pas sur 15 km. Cathy file devant comme une anguille entre les pierres avec son petit vélo.

Nous voici arrivés. Je suis content et réconcilié avec moi même et avec mon grand vélo qui me secoue.

Après une bonne bouteille d’eau fraîche la visite peut commençer. Nous avons même un guide en Français. Ah pardon, j’ai oublié de vous dire que cette exploitation de 50 ha a été créée par un couple Franco-Belge.

20ha de production de poivre, le reste étant des bananiers , de la citronnelle, du piment, du curcuma. Le tout en agriculture bio, certifié par Ecocert.

Des bâtiments d’exploitation, de transformation, de restauration, de jeux, de formation, d’habitation, de vente, un parking. Bref un méga projet.

Avec un volet social régional fort intéressant.

Notre homme qui récite sa leçon par cœur nous montre les différentes variétés de poivre. Une plante grimpante qui mettra 4 ans après sa plantation pour produire. Elle s’enroule et grimpe sur de solides tuteurs de 4 m de haut, pas plus haut sinon on ne peut pas le ramasser. Après floraison, il se forme une grappe de fruits allongés. A maturité, les grains rougissent, la récolte commence alors à la main. Les grains seront triés un par un. Les rouges d’un côté, les verts de l’autre. Une partie des rouges seront conservés rouges, le reste sera dépéliculé pour devenir poivre blanc. Les verts serviront de poivre vert que l’on mange frais ici, souvent en grappe dans les plats, il faut juste aimer le poivre pour supporter. J’ai fait le test un jour en commandant un plat au poivre vert. J’ai vu arriver un petit morceau de viande et 5/6 grappes de poivres verts succulentes, heureusement que la bière était là 😋.

Après séchage complet, les grains verts deviendront le poivre noir que nous connaissons bien et utilisons souvent dans notre cuisine comme épis. On l’utilise plus rarement pour la confection de désert et pourtant ce doit être fameux. Personnellement je l’utilise pour faire mon génépi maison. 🤫

Le tour du champ est protégé du soleil les premières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poivre de kompot est bien sur un des meilleur du monde !!  Le terroir serait très favorable.

Il demande beaucoup de travail manuel. Chaque plant pousse dans une petite cuvette formée avec de la terre pour retenir l’eau en saison des pluies, sinon il est arrosé manuellement. L’exploitation dispose de deux retenues colinnaires pour alimenter via des  tuyaux à chaque parcelle.

 

Je suis votre plus fidèle épice. Je pousse vers le ciel🌤️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre poivre est ici présent également. Le poivre long de Java qui entre en production plus vite. A maturité il forme une gousse très compacte que l’on ramasse aussi dès qu’il rougit. On utilise alors les gousses entières pour parfumer les plats.

Gousse de poivre de Java à maturité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas retenu toute la leçon du poivre. Bon j’ai une excuse il faisait vraiment très chaud lors de la visite, plus une grosse fringale.

Oh l’étourdi. Passons à la citronnelle, une plante qui forme une grosse touffe d’herbe qui sert aussi beaucoup pour parfumer les plats.

Vous avez tous reconnu ces beaux plants de riz.😂 Mais non voyons c’est notre citronnelle

 

 

 

Après notre repas au poivre, nous reprenons nos montures et décidons de quitter ce chemin infernal pour nous enfoncer encore plus dans la campagne.

Pas triste, mais tellement plein de charme de se retrouver sur un authentique petit chemin où l’on se croise à peine avec les gens du voisinage. On passe à droite à gauche avec nos vélos, pas d’excès de vitesse ici, que du plaisir. La vrai vie d’ici.  Au détour du chemin, une glacière rouge sous un toit et voilà que nos deux vélos se dirigent tout seuls vers ce lieu. Une pause boissons fraîche, un petit adieu à la dame et en selle pour d’autres aventures.

C’est reparti. allez Cathy, la route est encore longue..

 

 

Nous allons  découvrir aujourd’hui une ville bien particulière. Une ville  ? non, un immense chantier. Bien sûr, les champs d’ici sont ravagés.

Les « Fourmis » ont décidé de monter des fourmilières dans la ville. Des grues de partout. Les fourmis avec leurs bras mécaniques qui arrachent la montagne, d’autres qui transportent inlassablement des tonnes de matériaux sur leurs dos. Et bien sûr pendant ce temps les insectes locaux quittent et fuient leurs lieux de vie devant une telle invasion. L’homme a bien perdu la tête, plus un mètre carré de goudron intacte. Une nouvelle immense fourmilière est entrain  de voir le jour.

Nos fourmis en actions…

 

 

 

Oh une nouvelle fourmilière en projet 😢

 

Nous aussi nous décidons de ne pas dormir dans cet enfer de poussière et de bruits où les champs sont la proie de ces  fourmies déraisonnables.

Nuage de poussière sur la ville. Ce pourrait être un titre de film….

 

 

 

Après cet intermède un peu hors des champs, nous recherchons un peu de calme, il suffit de demander à notre copain Maps-me de nous conduire. Ni une ni deux, nous voici embarqués une fois de plus dans la nature profonde, sur des pistes où nous ne croisons que quelques motos.

plantation d’héveas

Nous découvrons  en premier d’immenses plantations d’héveas sur des milliers d’ha de chaque côté de nous. En nous enfonçant un peu plus encore sur des pistes plus étroites, nous découvrons cette fois l’arbre de la discorde. Vous aurez deviné qu’il s’agit des fameux palmiers qu’une partie du monde rejette. Difficile d’estimer l’espace qu’ils occupent, leur surface couvre tout sur une région entière…

À droite l’hevea, à gauche nos palmiers 🤔

 

 

Un peu inhabituel quand même. Ça change des sapins, vous ne trouvez pas ? … 😄

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus l’ombre est agréable…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici maintenant le fruit duquel on extrait la graisse de palme.

 

 

 

Sur le sommet de l’arbre : de grosses grappes de fruits attendent sagement la récolte qui ne devrait pas tarder. Nous parlons souvent d’huile de palme mais il s’agit de graisse. Le fruit en est vraiment gorgé, en grattant un peu, un liquide très gras apparaît.

En vélo, sous les palmiers il faut faire confiance à notre fidèle guide, on a l’impression de ne plus pouvoir sortir de ce couvert.

Nous remontons maintenant vers le nord du Cambodge. Un jour de route nationale de trop, nous sommes fatigués, il faut être sur ses gardes en permanence. Les camions nous frôlent. Quand on voit les roues des semis de trop près, on saute sur le bas côté.

Nous repartons le  lendemain de plus belle  au milieu des champs où plutôt des rizières asséchées en ce moment où les zébus sont en quête d’une bien maigre pitance.  Ah… un peu de calme dans la campagne nous réconcilie avec nos hôtes de voyage.

On comprend pourquoi la viande de bœuf est un peu dure ici.

 

 

 

 

 

 

 

C’est un peu le désert en ce moment 😏

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de rizières sont maintenant abandonnées

 

 

Comme d’habitude,  chaque jour nous apporte de nouveaux paysages. En quelques km nous passons des rizières desséchées et brûlées par le soleil à une très vaste plaine irriguée complètement verte. Le riz est ici partout entre les canaux, cultivé sur de grandes parcelles de chaque côté de la piste rouge que nous suivons depuis plus de 60 km.

Du plat sur 60 km..le soir  notre compteur indique seulement 40 m de dénivelé, ce doit être les petits ponts..

 

 

 

C’est un peu longuet mais tellement beau et tranquille, pas de camion, quelques voitures  et motos tout au plus. Les agriculteurs s’occupent surtout de l’irrigation de leurs champs. Un peu partout, on pompe et repompe l’eau qui passe d’une parcelle à l’autre.

L’eau source de vie…

 

 

 

 

Cette plaine est la plus fertile du Cambodge. Elle se situe  au sud du plus grand lac d’Asie dont le niveau bouge beaucoup en fonction de la saison. Nous en reparlerons sûrement dans les jours qui arrivent puisque nous allons maintenant le longer et normalement le traverser sur sa partie nord.

Ici, un agriculteur épand de l’engrais à la main.

 

 

 

 

 

 

 

Un « enjambeur »  fait maison, pour travailler dans les rizières pleines d’eau.

 

 

 

Dans cette région, 85 % des gens sont agriculteurs, nous pouvons le constater le long des routes  ou pistes. Du riz sèche partout, des tracteurs stationnent devant les maisons, ou sous les maisons puisque beaucoup sont sur pilotis.

Oh et voici une zone sans irrigation.

 

 

 

 

 

 

 

Je dirai même très sèche. Plus aucune culture. Parfois on se demande bien où nous allons arriver. 🚴‍♂️🚴‍♂️

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons l’impression d’être dans le désert de Gobi. Sauf qu’ ici on trouve un arbre pour une petite pause.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande différence aussi, c’est que malgré le soleil brûlant, pas besoin  de crème solaire, grâce à la poussière rouge qui nous recouvre de la tête aux pieds et nous protège des UV . Non non ce n’est pas une blague.🥵

Allez  vas-y fonce encore plus vite camarade…

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause de 3 jours, nous embarquons sur un petit bâteau pour traverser le fameux lac de Tonlé Sap, encore praticable et remonter ensuite un cour d’eau

le lac de Tonlé avec une eau très boueuse.

 

 

Une des particularités de ce lac est sa faible profondeur et la grande variabilité de son niveau d’eau qui monte à la saison des pluies et descend à la saisons sèche à tel point qu’il n’est pratiquement plus naviguable en Février libérant ainsi de grandes surfaces de terres cultivables avant les prochaines pluies prévues dans 5 mois environs.

Comme dans beaucoup de pays d’Asie les bateaux sont à fonds plat avec des hélices escamotables qui peuvent se remonter instantanément pour passer des obstacles sans se prendre dedans, mais aussi pour pouvoir naviguer sur des cours d’eau de faible profondeur. J’ai également compris que l’eau est très boueuse sous l’effet du brassage  par les hélices des bateaux qui remuent la terre du fond.

Au cours de notre trajet, nous avons d’ailleurs franchi à plusieurs reprises des filets de pêcheur qui glissent alors sous le bâteau, lequel passe l’obstacle au point mort.

La pêche, bien sur est très présente voir trop présente et appauvrie considérablement le milieu. Ce lac est au bord de la rupture, l’écosystème est mis à mal par le nombre croissant de personnes qui viennent habiter sur le lac qui pêchent et créent aussi des élevages de poissons, nous avons même aperçu un élevage de Crocodile. De plus, l’eau est bien sur pompée pour l’irrigation des terres environnantes et le tout sans aucune restriction ni contrôle.

Un système de pêche avec filet entonnoir ou épuisette que l’on remonte de l’eau emprisonnant ainsi les poissons..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En remontant le cour d’eau nous avons slalomé entre ces nombreuses installations de pêche.

Une fois à terre, nous empruntons une piste complètement défoncée et pour cause nous sommes en fait sur une partie du lac où l’eau s’est retirée. Seulement pratiquable avec des 4×4, une vrai partie de rodéo s’engage alors avec nos montures.  Au bout de 10km nous retrouvons une piste plus roulante. Dommage c’était sympa nous avons bien rigolé au milieu de nulle part.

la piste s’améliore doucement au milieu de rares cultures 😉

 

 

Après une journée de repos, nous voici de nouveau en selle en direction de la frontière Thailandaise pour une petite étape en pleine campagne, loin de l’agitation des grands axes. Nous retrouvons maintenant nos champs de manioc mais aussi les plantations d’agrumes, des orangers des pamplemousses.

Des collines d’arbres fruitiers. Ici on transporte les mangues vers la Thaïlande en vrac dans des semis-remorques. Autant vous dire qu’on ne se prive pas de cet excellent fruit. 😉😉

 

 

 

Ici du manioc en culture intercalaire dans une plantation de jeunes orangers.

On dirait que pour notre dernier jour, les Cambodgiens ont envi de nous montrer ce qu’il savent faire avec le manioc.

Sur 40 km, nous découvrons une agriculture plutôt riche. D’immenses plantations de manguiers  partagent l’espace avec des cultures de manioc.

Sur de petits plots en bois, les femmes découpent les racines en petits morceaux pour les faire sécher au soleil…

 

 

 

 

 

 

 

Transport des racines ou du manioc découpé dans toutes sortes d’engins.. Vers des entrepôts..

 

 

 

 

 

 

 

Une aire de stockage, de séchage et d’expédition..

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que les agriculteurs déchargent inlassablement  leurs sacs de découpe de manioc, les chargeurs remplissent les bennes des camions.

 

 

 

 

 

 

 

 

À la vue du chargement, inutile de vous expliquer pourquoi on retrouve de tout sur les routes d’Asie 🤔

 

 

 Nous avons rencontré de très nombreuses unités comme celles-ci  le long de la route. Comme on le voit sur les photos, un épais nuage de poussière blanche monte dans le ciel pour venir se déposer dans la campagne environnante, tout était blanc. Il devrait pleuvoir normalement dans plusieurs mois pour laver tout ça….😁 😁

Nous sommes en Asie. Ce fonctionnement peut nous paraître un peu étrange  au regard de nos règlementations draconiennes, mais souvent justifié. 🤔

Il fait très chaud ce matin. Nos compteurs indiquent 41 degrés mais tout se passe bien pour le moment, le moral est toujours au beau fixe. Nous allons quitter nos amis Cambodgiens qui nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur, de respect, malgré la pauvreté d’une grande partie de la population. Il y a dans ce pays de très grandes inégalités de revenu. Certains roulent en gros 4×4 pendant que beaucoup se battent pour manger tous les jours tout en gardant le sourire. De toute façon, la parole n’est pas libre ici, ils ne peuvent rien dire, sous peine de répression. Un pays qui sort peu à peu d’un profond et récent génocide qui a rompu la progression sociale et intellectuelle. On ressent malgré tout que ce pays est en plein développement. Espérons juste que ces améliorations profitent bien au peuple Cambodgien et qu’ils puissent en garder le contrôle…

Allons maintenant découvrir les champs Thaïlandais si vous en êtes toujours d’accord 😊🌴



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Le vietnam à velo (suite) le sud 15j – 673 km

Tût, tût… Hello hello… chapeaux pointus 😉 Nous revoilà au Vietnam. Notre programme :

Parcours Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

 

Cool, comme on devrait rester moins de 15j, pas de visa à prendre, juste 1Usd pour que le douanier mette son tampon. Zéro formalité.

Arrivée au Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

Oh, juste un p’tit hic. hier soir, en rentrant de dîner, ma roue arrière n’a pas aimé le parcours sur la route, toute en travaux : crevaison🥴. Bon ben, Mr le mécano et son assistante ne vont pas se coucher tout de suite, faut réparer. Heureusement le vélo est dans la chambre, c’est plus confortable pour trouver le trou et réparer.

3ème crevaison depuis le départ pour madame. Cherchons l’erreur… On va dire c’est le pneu..

 

 

Ca ne nous coupe pas l’appétit.. Petit sandwich viet et le gentil monsieur derrière est en train de nous casser de la glace pour nous servir de l’eau fraîche.. Trop sympa et spontané ! On avait rien demandé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons un tout petit peu de route nationale, le temps de trouver une ville pour retirer de l’argent et acheter une carte téléphonique. C’est tout bon, avec nos quelques 3 millions en poche, (non, nous ne sommes pas devenus riches, ca fait juste 120€, et on ne peut pas retirer plus ici, pas facile à gérer, il vaut mieux avoir plusieurs cartes). Allez, on repart.

Wouaouh, l’infrastructure routière ici, c’est autre chose, y’a des routes partout. Il fait une chaleur folle ☀️40 degrés sur notre compteur ce matin. Nous buvons  buvons pour compenser et éviter une déshydratation.. Quoi ? Qui a parlé de bière, même pas vrai, d’abord 😉pas en journée, hic !

Magnifique temple sur la route

Puis, petite route toute pour aller visiter les fameux  tunnels de Cu Chi. Site historique, base militaire dans un réseau de 250 km de souterrains, un symbole héroïque révolutionnaire Vietnamien. .. Incroyable, faut vraiment se plier en deux pour passer dans les tunnels et encore ils ont été agrandi pour les visiteurs. Certes, les vietnamiens sont petits mais ça devait être terrible. Tout était prévu : cuisines, salles médicales, salles de réunions, lieux pour dormir .. Je n’ose pas imaginer les conditions de vie dans un contexte de guerre. Ils avaient imaginé tout un ensemble de pièges pour se protéger, tout ça est horrible…

Pour un grand gaillard, c’est l’enfer, quasiment à genoux pour se déplacer à l’intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On avait déjà eu des chambres  basiques mais là, c’est vraiment euh… :

C’est plutôt craspouille., pas de douche non plus, juste un sceau et un pot. Pour 6€, fallait pas espérer du luxe, non plus😉 C’est l’aventure quoi ! Mais pour une nuit, ça va très bien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en train de manger ces cyclistes.. Beignets de bananes, cette fois 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des bâtons d’encens qui sèchent

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons rejoints Ho Chi Minh…Wouaouh cette ville est gigantesque. 40 km de banlieue, pour se rendre au centre en arrivant du nord ouest. A donner le tournis, des motos partout et dans tous les sens .. Heureusement, j’arrive à suivre Jacques qui a le GPS, car il dépasse tout le monde d’au moins une tête et avec son nouveau casque fluo, on le voit bien, il se faufile comme une anguille dans cette marée de motos..

À droite en rouge, devant

 

 

 

 

 

 

Vous voyez le bazar !? mais l’entendre, c’est pire. Si on est pas sourd en arrivant, on le devient🥴.. Cette ville est folle

Et ça n’arrête jamais, même le soir

 

 

 

C’est pas pour nous ici 🙉 On part dès le lendemain en direction du delta du Mekong.

Petite sieste, Ça change du rythme endiablé de Ho Chi Minh..

 

 

 

 

 

 

 

Toujours aussi bons ces ananas

 

 

 

 

 

Attention les doigts, cette machine presse la canne à sucre pour en extraire le jus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au passage, visite d’un temple et de ses bouddhas géants

Un superbe jardin de Bonsaï autour des bouddhas

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous empruntons de toutes petites routes du delta.

Juste la place pour des 2 roues et sur les côtés : de l’eau !!

 

 

 

 

 

 

 

Une chance incroyable. À peine descendus du vélo, qu’une belle averse tombe. Ça faisait au moins 1 mois qu’on avait pas eu de pluie.

Pluie et soleil en même temps : magnifique, surtout quand on est à l’abri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes dans un véritable Havre de paix, au milieu des cocotiers, bananiers canaux et petites rivières…autour de my tho, C’est beau.

Pour le lendemain,  le propriétaire nous propose un tour d’une journée organisée par sa famille, comprenant bateau, visite de temple, artisanat… Top pour prendre l’atmosphère du Mekong. C’est effectivement hors sentier battu, on n’y verra aucun touriste, juste l’activité normale de vie vietnamienne dans le delta du Mekong.. Une Belge francophone se joint à nous pour cette belle journée

D’abord on se rend à l’ embarcadère en moto. Pour une première, il s’en sort pas mal Jack surtout avec moi derrière 😊

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d’herbes.. Et de plastique.. Aie aie les hélices du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Plantation d’ananas 😀

Visite d’une fabrique de nattes, bonjour les conditions de travail..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous fait une belle surprise. En révenant récuperer les motos, la famille nous a invités à dîner (il est 17h) : poisson grillé, œuf de caille, oranges et alcool de riz… Trop sympa. On a bien rigolé. 

Vraiment convivial. Dommage, la dame de la maison reste en arrière et ne nous rejoint pas. C’est pourtant bien elle qui a préparé le repas 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste pour les 2 roues et piétons

 

 

 

 

 

 

 

 

Pause de midi, no stress

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve très souvent, dans le sud, des cafés ou petits restaurants avec au moins une dizaine de hamac à dispo… Génial comme idée, non ? Vous imaginez en France : appeler son patron et lui dire : chef, j’arrive dans une heure, je me fais une p’tite sieste…

Toute petite piscine juste devant le Mekong à Can tho quand le soleil se couche… Juste parfait

 

 

 

 

 

 

 

Et on repart, après avoir traversé la grande ville de Can tho. Des petites routes et certains tronçons sur des sentiers le long des canaux. Pas de voiture ici, juste des petites moto/scooter et des écoliers à vélo. C’est hors du temps, plein de fraîcheur.. À espérer que tous ces gens puissent vivre correctement comme ça, car vu de l’extérieur, c’est magnifique, mais un peu pauvre aussi, on le voit bien 😞

Ici, un p’tit élevage de canard

 

 

 

 

 

 

 

 

Crèche géante devant une église, il y en a quelques unes ici.

 

Nous sommes le 24 décembre. Il y a bien une petite communauté chrétienne, mais globalement, Noël ne signifie pas grand chose ici. Au plus quelques sapins en plastique décorés et quelques déco dans certains cafés et restaurants et dans les villes moyennes et grandes.

Joyeux Noël !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous aurions aimé trouver un bon restaurant, mais nous sommes arrivés un peu tard à Rach gia, et trop de km dans les pattes, pas le courage de chercher, un petit boui boui fera l’affaire. En revanche, il y a un petit centre commercial en face de notre hébergement, un petit détour en rentrant nous coucher. Nous y trouvons un pot de glace tiramisu…ce sera notre dessert de Noël, na ! Il n’a pas résisté longtemps😃.

Cafes bien décorés, mais vides dans cette ville touristique

Et le lendemain, en ce 25 décembre, pas de vélo, juste un p’tit coucher de soleil sympathique et un peu de nostalgie de la famille loin de nous. Quelques larmes pour contribuer à alimenter les rivières du Vietnam. Ça ira mieux demain 😪

Belle nuit, douuuuce nuit,..

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, sans lourdeur à l’estomac, nous repartons vers le nord sur des routes ou plutôt des sentiers qui bordent des canaux et la mer, c’est extrêmement sauvage, très beau.

Mais regardez donc où ils sont allés se perdre ces 2 là,

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer est à peine à 50 mètres dans le fond

 

 

 

 

 

 

Et toujours ce même triste constat

 

Oooh… trop beau notre arrivée.. Par contre, pas de photo de la plage, trop sale, malheureusement, donc pas de baignade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons vers Ha Tien, pour rejoindre nos amis savoyards. Cette ville n’est vraiment pas jolie, mais c’est pas grave, Patricia, Yannick et Michel nous ont rejoints.

Et le soir, des pousses pousse tout éclairés

 

Cette ville est remplie de maisons dites « d’hirondelle » (cf les champs du vietnam suite) ce qui produit un bruit d’enfer. Les immeubles sont de toutes les couleurs. Ça pourrait être sympa mais, il n’y a pas d’harmonie dans tout çà. Bref

Un dernier petit dej avec Michel qui ne vient pas avec nous, snif.

Petite photo souvenir… Bonne route Michel, nous partons vers les îles et lui vers Ho Chi Minh

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c’est parti pour 2h de traversée, l’occasion de discuter avec d’autres touristes.. Et bla bla bla..

 

 

 

 

 

 

 

Île de Phu Quoc.  On nous avait dit que c’était touristique… Ben effectivement, en cette période de fêtes, ça l’est ! Des européens mais aussi beaucoup de Russes. Du coup, difficile de trouver un hébergement. Soit il y a des hotels resort super chers, soit c’est complet…. On met au moins 4h à visiter, demander, comparer… Finalement, on trouve 2 chambres dans une auberge de jeunesse, pas loin de la plage, c’est bruyant, les chambres n’ont pas de fenêtre, mais la déco est sympa.

On se pose, douche, dîner avec nos amis.. et au retour, un p’tit mot de la réception : la chambre n’est pas dispo les jours suivants… Non,😞 va falloir recommencer les recherches, on en peut plus. Du coup, Pat et Yannick se lèvent super tôt et trouvent un hôtel, beaucoup plus cher et plus loin de la plage mais les chambres sont propres, claires, le personnel tôp, petit dej buffet… On prend et on va enfin pouvoir profiter de la plage.

Plage de Duong dong. Malheureusement quand on se baigne, l’eau est très bonne mais on est piqué de partout… On suppose que c’est à cause de la pollution… Trop d’infrastructures hôtelières  dans le secteur qui doit tout y déverser… Affreux ☹️

Cette île est complètement dénaturée par un tourisme de masse, mais bon, nous en faisons aussi partie 🤔. On construit partout… De l’immobilier mais aussi Des choses incroyables, comme ce téléphérique de plus de 7,9 km de long, qui relie des îles.

Ou sont les skis ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant, non !?

Le téléphérique encore, passe ! Mais ce qui est complètement fou et déplacé c’est un village type Italien, euh…. à côté de la station de départ

Village en construction. Neuf et imitation vieux… Déprimant

et un complexe type Disneyland à l’arrivée…😤 Grrr. Heureusement la plage est belle, l’eau chaude, on en profite

 

 

 

 

 

 

 

Vue du téléphérique

 

 

 

 

 

 

 

 

Bateaux de pêcheurs vue de haut. Vue l’activité, on suppose même qu’une partie des bateaux ne sert pas et sert de décor 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, on part vers le nord. En dehors du fait qu’une partie des plages est privée (grands hôtels et resort), Aah! la mer est belle, transparente

 

 

 

 

 

Ananas, mangue, pamplemousse… Choix difficile, trop dur de choisir…non, mais c’est dur d’être touriste, faut pas croire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre table du réveillon, un super buffet de salades, grillades, fruits.. On s’est régalé

 

 

 

 

 

 

 

Buffet de crustacés, fruits de mer

 

Et nous allons tranquillement attendre minuit sur la plage. On est pas les seuls mais c’est très plaisant. L’ambiance de nuit est détendue, dehors sur le sable frais

🥂Bonne année 2020 ⛱️.. Pour nous, ce sera rhum, ananas mangue et citron vert… On est super contents de se trouver là, sur une plage un 31 décembre… Wouaouh

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

La plage Des feux et de la musique, un monde fou. Bonne année !!! 

 

 

 

 

 

 

 

Petit bain de pieds de minuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois, on se dit vraiment au revoir et rdv en 2021 !! Bye bye Pat et Yannick

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, la photo de séparation snif snif 😪Du coup, dans l’émotion, je ne me rends pas compte que mon passeport ne m’a pas été remis par l’hôtel et on part. Arrivés au ferry, mince mon passeport… Pas de temps de repartir, on voulait prendre de bateau de 9h35…appel  de l’hôtel qui ne comprend pas tout de suite, ils ont voulu le scanner pour nous l’envoyer puis le remettre à nos amis.. Finalement on arrive à se comprendre, ils missionnent un moto taxi… Ouf on arrive sur le bateau 5 mn avant de départ).. On en profite pour dormir sur le bateau, pour récupérer de la nuit un peu courte. 

Direction la frontière un peu longue à franchir, car il y avait du monde. 2 petits dollars pour le tampon de sortie et voilà… Bye bye Vietnam!! Un jour peut être on reviendra !!

Et…. Happy new year 

 



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Les champs du vietnam (suite)

Un peu de terre au milieu de toute cette eau

Juste avant de passer la frontière nous sommes surpris par un bruit de pilon. Une petite halte nous permet de comprendre que dans cette région, on toaste et flocone le riz de façon très très artisanale.

C’est partie pour une petite explication :

Faire germer très légèrement des grains  de riz non décortiqués, les faire griller légèrement, les aplatir avec un pilon en les remuant entre chaque coup de pilons, simple non ? On obtient des flocons de riz qui se vendent en petits sachets au bord de la route juste devant l’installation.

Une personne 3 |4 opérations.

 

La mécanique permet de brasser en douceur le riz qui toaste sur un feu de bois. Le pilon entraîné par un petit moteur thermique, aplatit les grains toastés.

Attention les doigts, restez concentré Madame..

 

 

 

La frontière passée, nous voici de nouveau « inondé » par les rizières. Les parcelles beaucoup plus grandes travaillées avec des tracteurs nous offrent de magnifiques couleurs. Le vert prairie et le marron de la terre se reflètent parfois dans l’eau trouble de la rizière voisine.

Eclatante couleur, tu nourries notre cœur et nous apporte le bonheur…

 

La planitude parfaite repose nos esprits

Et pour continuer notre découverte, nous embarquons à bord d’une pirogue sur les méandres  du delta du Mekong au milieu de plantes aquatiques. Parfois nous avons l’impression de traverser une prairie en bâteau.

Si si nous sommes sur l’eau. Bon, de temps en temps, on fait une halte pour nettoyer l’hélice de la pirogue. Encore ces satanés plastiques !!!

 

 

 

Euh la il faut pas exager on ne passera pas cher monsieur.

 

Nous traversons des zones très sauvages et des zones où l’activité bat son plein. On transporte de tout  dans ce delta sur des barges ou des pirogues plus ou moins grandes.

ici des petites balles rondes de paille de riz.

 

 

Du riz aussi,

 

Du bois,

 

 

Un bon chargement de je ne sais pas quoi !!!

 

 

 

Des briques. On utilise beaucoup ces matériaux en Asie

 

 

 

Cette pelle mécanique sur une barge se déplace grâce à son bras. Le déplacement est un peu mouvementé voyez vous !!!

 

Egalement des pleines pirogues  d’ananas. L’eau est partout ici dans les champs. Je dirai presque de la terre sur l’eau. Des petits canaux entourent les cultures. C’est le royaume de l’ananas.

Des champs d’ananaaaaas…

Ananas par ici, Ananas par là. En veux-tu en voilà. Des tas, en bordure du canal principal ; des tas, en bord de routes. Des tas de motos chargées, camions etc..

Une  fausse Viet surveille une plantation. Mais qu’à-t-elle bien pu voir ? Des Ananas bien sûr….

 

 

 

 

 

 

beaucoup d’eau, un peu de terre de la chaleur,une graine, attention je vais grandir très vite…je m’appelle plante maintenant.

 

 

Nous reprenons notre route vers le sud, je dirai plutôt notre petit chemin. Ne cherchez pas les voitures il n’y en a pas et pour cause on se croise parfois tout juste avec les petites motos. Les cultures de fruits dominent très largement dans ce secteur. Mangiers, cocotiers, ramboutans, bananiers et beaucoup d’autres que l’on ne connaît pas. Mais alors comment transporte-t-on tous ces produits et les matériaux pour construire les habitations. Bien sûr les motos, mais aussi les pirogues, petites barges. Les maisons ou zones de vie sont presque toutes le long des canaux d’eau. Le Vietnam possède un réseau fluvial et d’irrigation très bien organisé et très performant.

Petit pont enjambant un canal

 

 

 

 

 

 

 

 

canal de navigation et d’irrigation

 

 

 

 

 

 

Des paysages magnifiques dans un Vietnam authentique si j’ose dire magique parfois où on se sens bien à l’aise et bien aceuilli

Comme nous sommes en avance sur notre programme, nous décidons de faire une boucle qui nous enmène vers la mer et surtout encore plus dans la campagne.

Nous longeons donc la mer à notre gauche et les cultures à droite. En fait ici un savant équilibre existe entre l’eau douce et l’eau de mer. Tous les canaux d’eau douce débouchent dans la mer. Ils possèdent des grosses portes pour empêcher l’eau de mer de remonter avec la marée, mais aussi de trop de vider de l’eau douce. Bon, vous avez compris, mes savantes explications. Si c’est pas le cas venez visiter le Vietnam c’est trop chouette.

vue depuis un des barrages ou vanne côté eau douce..

 

 

 

 

 

 

 

Coté mer du barrage

 

Le parcours de cette journée a été extraordinaire. Il a fallu garder son calme mais aussi réussir à rester sur le vélo. Les pédales touchaient parfois le sol dans les petits sentiers. Ils nous restait encore 30 km à faire on se demandait bien comment on allait y arriver.

Heureusement, C’est bien toute  la magie de la découverte qui rend le voyage si agréable. Imaginez un peu la tête dès gens que l’on croise dans ces endroits insolites : Mais d’où sortent ils ceux-là avec toujours le même Hello d’accueil à notre égard.

Faut pas exagérer descendons ppoussons avant de plonger la tête première…. 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agréable de faire du vélo dans les bananiers., 🤭 j’ai bien fait un sortie de piste où deux heureusement les régimes ne sont pas tombés 😇

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maison bien particulière !

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez je vous le donne en mille : vous ne savez pas ce que c’est ? sauf si vous avez déjà lu l’autre article. Il s’agit d’une maison pour les oiseaux si si. Depuis notre approche de la côte nous étions interpellés régulièrement par des chants d’hirondelles qui sortaient de hauts parleurs sur des grandes maisons ou bâtiments.

On n’emploie les grands moyens pour nos volatiles…

 

 

 

 

 

 

 

Les fenêtres, les portes sont factices, juste là pour répondre aux nomes de construction, je suppose. Mais alors pourquoi ces abris ou palaces ?  tout simplement pour attirer les Martinets à venir faire leurs nids à l’intérieur lors de la migration qui se déroule en ce moment.

Les oiseaux construisent  alors un nid avec leurs salive. Dès que les petits peuvent voler, les nids sont délicatement décollés, puis nettoyés  à la pince à epiler avec minutie : on enleve les petites plumes et les grains de sable. Et pour cause, ils sont très recherchés par les Chinois qui les mangent. Ils auraient de multiples bienfaits pour l’organisme. Toujours est-il qu’un véritable business se développe, que ces maisons poussent un peu partout. Même en ville, des immeubles entiers sont rachetés pour être transformés ou déguisés en nichoir. Le business est très lucratif, les nids bruts sont achetés 1200€ le kg et revendus  après nettoyage au prix du caviar.

Si on regarde bien la déco est chinoise !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fini notre séjour au Vietnam sur une île « paradisiaque » paraît-il, où pousse une autre « culture » : celle des hôtels grand luxe. Plus de 500 hôtels sur ce bout de paradis. Une fois de plus on massacre dame nature pour notre plaisir. Le voyage en vélo permet vraiment de découvrir en profondeur, d’être proche des populations qui nous accueillent les bras grands ouverts. À très bientôt pour une année entière de partage avec ceux qui le souhaitent.

 

 

 

 

 

Amis lecteurs : que 2020 vous apporte le meilleur pour une vie pleine de bonheur et de paix intérieure. 🌴🕊️



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Les champs du Cambodge

Les voici les voilà nos champs du Cambodge.

Mais où sont donc passées nos rizières 😴 ? Disparues, elles laissent place à une immense plantation de bananiers que nous longeons sur plusieurs km.

miam miam enfin un peu dégoûté à force d’en manger…

 

Cette zone est également occupée par des plantations d’hevea à perte de vue, dont on récupère le latex en faisant une saignée sur le tronc  pour la fabrication du caoutchouc de nos pneumatiques.

 

récuperation du fameux trésor..

 

 

 

 

 

 

 

 

jeune plantation de pneumatiques hi hi…

 

Allez ne rigolez pas ; au même titre que les palmiers, ces plantations provoquent un gigantesque déséquilibre dans la nature. Nous sommes conscients des dégâts des palmiers avec les « fameuses » huiles. Mais beaucoup moins avec les hevéas qui nous permettent de rouler sans se soucier des dégâts que nous causons !! Le Cambodge est le huitième producteur mondiale de latex. Les plantations Cambodgiennes sont très performantes, le sol et le climat sont très favorables et permettent d’être les plus productives du monde.

 

De très grandes plantations de manguiers également. Premier constat : les structures d’exploitations agricoles sont imposantes dans ce secteur. Nous croisons des tracteurs Russes. Tiens tiens y aurait il un rapprochement à faire avec la politique du pays ? Pour les novices en mécanique agricole, les russes ne possèdent pas de matériels très sophistiqués, c’est du très rustique je dirai.

sur ces manguiers les fruits sont protégés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous rapprochons une fois de plus du Mekong et, surprise surprise, le riz est de retour. Je ne suis pas expert en riziculture, dans le Trieves c’est un peu frais voyez vous. 🤔 Mais il me semble que l’on doit faire ici deux récoltes par an. Les plantations sont pour la plupart encore très vertes.

 

De la chaleur de l’eau je grandis pour vous je « ris »….

 

Oh  les oreilles des bovidés sont bien longues ici, et pourquoi une bosse, une robe toute blanche aussi. Ce sont tout simplement des grands zébus. Ils sont pour la plupart logés sous les maisons où très proche.

Imposants par la taille mais pas par le poids, un peu maigres ces bestiaux ..

 

 

 

En arrière plan une maison Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

une bête de concours, impressionnant de par la taille. Pas trop d’accord pour la photo…

 

 

 

Nous sommes très proche des berges du fleuve qui est à sont niveau le plus bas libérant ainsi  de grandes surfaces mise en culture avant la nouvelle remontée des eaux. Beaucoup de légumes haricots etc… Du maïs récolté tous les jours pour manger les épis cuis à la braise ou à la vapeur et le reste de la plante pour nos zébus. Bien sûr le transport se fait avec nos petites motos favorites.

légumes : ici des haricots.

 

 

 

 

Oh OH regardez un peu comment on transporte les objets ou matériaux les plus divers dans ce pays.

Non ce n’est pas un montage photo, mais une petite moto qui tire un bon chargement.

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable non ?

 

 

ici, nous croisons un convoi de charbonniers, Direction Phnom phen 150km plus loin..

 

 

Intéressons nous un peu à ces engins remarquables

La base : une petite moto renforcée. La selle  coupée pour fixer l’attelage. Les suspensions arrière doublées voir triplées. Les rayons de la roue arrière remplacés par des rayons fabriqués dans du fer à béton de 8 millimètres. Bref, un vrai chef œuvre d’ingéniosité.

Un peu plus en détail pour les amateurs.

 

 

 

ici l’articulation..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour les longues distances comme ci-dessus, on rajoute des réservoirs à essence sur la remorque et encore plus étonnant des réservoirs d’eau qui vont servir à refroidir le moteur via un goutte à goutte sur les ailettes du moteur, le système D quoi !!! 😇. Tous les 20 km, nous doublons notre convoi, en panne sèche. Le réservoir du chauffeur étant vide, cette fois il faut remettre une petite bière, manger une soupe et ça repart..🤭

incroyable. Regarder un peu le chargement de manges. Plusieurs centaines de kg +le poids de la remorque.

 

Et  voici le système de refroidissement rudimentaire mais semble il efficace 😇

 

 

Dépêchez vous un marteau, un peu de fer, de la soudure, une petite moto, un essieu de vieille voiture. Quelques heures de travail et vous allez pouvoir construire vous même un nouveau modèle de camping-car pour venir nous rejoindre.. Vous avez toutes les astuces… On vous attend😴AAh n’oubliez pas le hamac..

 

 

Il est temps que je vous parle des BAMBOUS. Vous savez ! ces grandes plantes qui peuvent atteindre 10 m de haut qui poussent très vite et le long des cours d’eau. Elles sont sous nos yeux tout le long du Mekong et ont de multiples utilisations. Barrière pour protéger les cultures, les maisons, les chantiers, échafaudages des maçons, radeaux, ponts, contenant pour la cuissons etc etc..

Je monte dans le ciel, je m’appelle bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr aussi des corbeilles. Comment peut on faire une corbeille avec un bambou de 10 m de long et 20 cm de circonférence ?

Facile mais avec de la patience.. On partage le bambou en long sur une extrémité avec un outil tranchant, puis on le pousse sur un coin en bois pour le fendre en deux tout le long, et on recommence cette opération sur la moitié  et ainsi de suite jusqu’à obtenir des petites lanières de quelques millimètres d’épaisseur. Et maintenant on confectionne nos paniers.

Partage préparation des bambous.

 

 

 

 

 

 

Et voilà regardez monsieur ce que je fais..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie made in Cambodgia 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

Joli non !?

 

 

 

 

 

 

 

Je vous glisse un petit secret. Certains confectionnent même des vélos en bambou  qui sont paraît-il très bien.

 

Mekong ici Mekong là. Une véritable richesse pour les pays qu’il traverse. Tout le long de ses berges l’homme s’est installé. Dans chaque village, plus on descend, plus la pêche occupe une place importante. Une véritable économie qui occupe beaucoup de monde. Les hommes sur leurs barques jettent des filets sans relâche dans l’eau de ce grand fleuve en quête de poissons que les femmes vendront par la suite sur les marchés au alentours.

Oh hisse OH hisse il est lourd ce filet..

 

 

 

 

Va et vient  des pêcheurs vers le village provisoire installé sur la berge..

 

 

Tout frais..

 

 

 

Comment finir sans vous parler des cocotiers qui sont sous nos yeux tous les jours au bord de notre route, ils fournissent de magnifiques noix de coco qui remplissent les étalages.

Un belle arbre dans un décor de rêve.

 

Au revoir campagne Cambodgienne, nous reviendrons te voir le long de la côte, dans une quinzaine de jours après notre 2ème passage au Vietnam.

 



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Cambodge Est à vélo 12 jours 657Km

Quelques formalités et quelques dollars plus loin (35 USD /personne) et hop, nous voici au Cambodge. Facile ! Fini les anciennes formalités d’avant (visite médicale… )

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

Dans un premier temps, nous ne restons que deux semaines au Cambodge. venant du sud Laos, nous allons continuer la « descente » du mekong jusqu’à Phnom Penh la capitale, puis partir en direction du Vietnam du sud pour un p’tit tour vets le delta du Mekong et Ho chi ming.  Nous reviendrons au Cambodge ensuite pour le traverser sur da partie Sud, en direction de la Thaïlande.

Bonjour poussière 😷

 

 

Ouïlle ouïlle, Les routes ici sont loin d’être parfaites, nous utilisons nos masques 😷 et nous arrivons à Stung streng, ville très animée avec son marché de nuit, où nous dégustons quelques grillades. Notre guest house est… étrange : tout le rez de chaussée est occupé par des sacs de riz

RdC de la guesthouse.. Nous dirons plutôt entrepôt, ça commerce dur ici… 🤑

Trop mignons !

Les jeunes, même les très jeunes, sont souvent à vélo. Sinon, ici aussi, ce sont les scooters et motos qui sont les rois de la route. Cependant, on note tout de suite qu’il y a beaucoup plus de voitures qu’au Laos, et parfois de très belles et grosses voitures où 4×4 ..tiens !?

Y’a pas que ça qui change, il y a plus de boutiques avec du choix,  plus de belles maisons et du coup plus de  contraste avec les zones plus pauvres, et malheureusement, il y en a beaucoup.

P’tit clin d’œil à mon Papa (gendarme retraité) .. C’est un poste de gendarmerie.. C’est écrit en Français… Mais,

 

 

 

 

 

 

 

Un poste de gendarmerie, bon vous allez me dire, et alors ! Et bien, à côté de la voiture bleue, il y a : tables, chaises, ventilo et hamac …ah ? On pourrait proposer ça en France pour qu’ils soient plus cool, nos amis gendarmes, non ? Ou alors pour calmer les chauffards trop pressés ??

Bon allez, sérieux. Ce début de route est un p’tit peu monotone, mais nous allons prendre une petite route, enfin une piste pour se rapprocher du mekong et voir le Cambodge rural.

Piste, voire sentier parfois

Certaines maisons sont très sommaires. ici pas d’électricité. Quant à l’eau, c’est pas sur !

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique coucher de soleil de campagne

 

 

 

Ce jour là, notre étape est très longue. 122 km. Nous arrivons de nuit. Heureusement, nos vélos sont bien équipés avec des lumières. Seul hic : quand on se fait doubler par des voitures, nous n’avons plus nos lunettes de soleil pour nous protéger de la poussière. Nous arrivons à Sambor. Nous allons bien dormir ce soir, même si notre hébergement est  plutôt rustique. Nous n’avons pas le choix, il n’y en a qu’un. Ici au Cambodge nous trouvons des guesthouse pour 7 à 10 USD (ah oui ici, pour les touristes, tout les prix se donnent en dollars) et il n’y a pas toujours de l’eau chaude.

Beaucoup, beaucoup de temples dans la région,

Mais, que fait-elle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une petite machine pour râper des blocs de glace, pour les boissons fraîches..

Petite visite rapide à la pagode aux 100 colones à Phnom Sambok. Mais quand on a vu les singes, chapardeurs comme ils sont, 🐒on a pas eu envie de laisser nos vélos et sacoches sans surveillance. Je suis montée vite fait et Jacques a gardé nos p’tits vélos.

Bon en fait, ils sont très pacifistes ces petits singes là

Sur la droite, des statues de moines jusqu’en haut du temple, 300 Marches environ

 

Nous arrivons à Kratie, ville moyenne et dynamique, au bord du mekong. Son marché de jour et celui de nuit, (on l’apprendra à nos dépends car à côté de notre guesthouse) …

Marché de kratie… Miam les bons fruits

 

 

 

 

 

 

 

Marché aux poissons qui à commencé à 3h du matin… Quel bazar toute la nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas très loin de cette ville, il y a des îles à visiter, village flottant, il est aussi possible de voir des dauphins de l’irrawadi. Nous les avons vu au Laos, on y retournera pas.

Chouette, nous retrouvons nos 3 amis Cyclistes hauts-savoyards, ils ont une bonne adresse pour aller dîner ce soir. L’école hôtelière…….. Et comme c’est le 7 décembre, l’anniversaire de notre Jacko. Nous allons fêter l’événement ensemble. Super bon repas effectivement

C’est beau, et c’est bon

 

 

 

 

 

 

 

 

Yyy

La bougie sur une assiette de fruits du dragon, allez souffle Jack !

 

 

 

 

 

 

 

La route que nous prenons pendant 2 jours borde vraiment le mekong,

On se croirait au bord de la mer

C’est vivant, il y a plein de villages partout, de l’artisanat, des écoles, de la musique aux sonorités un peu indiennes, surtout à côté des lieux de cérémonie où de fêtes (tentes de mariage, sur le bord des routes). Ces musiques seraient si agréables s’ils ne les mettaient pas à fond la caisse, à saturation complètes des hauts parleurs qui grésillent et cassent les timpans, ça n’a pas l’air de les déranger eux..

Dans cette region, il y a aussi beaucoup de mosquées, dont certaines assez imposantes…

Mosquée sur pilotis. Regardez les traces marrons sur les piliers il indique la hauteur d’eau en saison humide.

Et pardonnez-moi mais ça me fend le cœur à chaque fois … des femmes voilées

Ici les femmes (voilées) trient et vendent des petits ananas..excellents

 

 

 

 

 

 

 

Allez, Petite traversée du mekong en ferry

 

 

Les maisons sont donc, pour la plupart sur pilotis, mais certaines sont vraiment perchées. Si on se réfère aux marques laissées par l’eau, on imagine que le Mekong doit largement déborder en saison des pluies

Perchée celle là

 

 

 

Autre caractéristique : certaines maisons de village, ont des avancées incroyables. Belles protections contre la pluie, le soleil.. Par contre, côté esthétique, c’est autre chose.

Certains habitats sont vraiment pauvres

Ce jour là, notre jacko est dans la lune, nous venons de faire 70 km et on se rend compte qu’il a oublié le porte monnaie lors de notre arrêt précédent 22 km avant. Bon ben, c’est bien connu, quand on a pas de tête, on a des jambes… On dépose les sacoches et le Jacko, il repart à la recherche du porte monnaie oublié .. Encore faut-il se rappeler de l’endroit ! 🤔Après 29 km, il ne trouve pas, décide de rentrer.. Et là, un scooter s’arrête et lui tend le fameux trésor… Waouh, on a eu de la chance sur ce coup là, ils sont drôlement sympas, ils ont du le voir passer, tout de rouge vêtu, sur son grand vélo et ils l’ont rattrapé, en scoot. Bien Ben  y’a plus qu’à rentrer !! et il se sera fait 56 km en plus, des 76 du jour . Et le lendemain, c’est son casque qu’il va oublier.

Moi, je suis aplatie sur le lit🤒. Mince, je suis en train de choper une bonne turista. Le lendemain n’est pas du tout sympa🥴. Heureusement il n’y a que 45 km à faire pour aller dans une ville plus agréable pour se soigner et plus bouger. J’arrive pliée en deux sur mon vélo. Nous sommes à Komponh Cham, la guesthouse est agréable, claire, près du Mekong. On se pose une journée entière histoire de se reposer et reprendre des forces😌.

La ville est jolie, quelques belles maisons, style français colonial, le bord du mekong est aménagé, il y a des statues un peu partout

Tu me fais tourner.. La tête,….

 

 

 

 

 

 

 

 

Mekong aménagé : rare, on apprecie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, ça va mieux😀, on peut repartir. Toujours le long du Mekong jusqu’à Pnom penh.

Elle prépare une sorte de chausson de pâte de riz fourée avec des légumes et cuits à la vapeur… Miam super bon pour la pause de 10 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre grand mekong

 

 

 

 

 

 

Et toujours autant de pagodes avec de grandes portes

Entrez donc !

 

 

 

 

 

 

 

Ici alors ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Là alors, ok d'acc !

Là alors, ok d’acc !

Hello hello ! Ça, on l’entend toute la journée, c’est sympa. Même si au bout du 50ieme, on a moins envie de répondre, on apprécié car c’est un bel accueil de leur part, et ça donne le sourire en fin de journée, quand les km commencent à peser

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des moines qui passent de maisons en maisons pour recueillir de la nourriture et des dons, je crois

 

Nous arrivons à Phnom Penh, « The capital ».

Des immeubles, de l’agitation, forte circulation, du bruit… Ça fait longtemps qu’on avait pas eu ça. Nous avions réservé une auberge de jeunesse à l’avance pour 2 nuits .. Euh, hum… C’est en plein dans le vieux quartier, jusque là tout va bien. Mais, c’est une rue de bars…à filles et bruyant la nuit… C’est aussi ça, la vie ici. On y voit beaucoup d’hommes blancs traîner, plutôt la 60taine, si vous voyez ce que je veux dire … Un autre côté de l’Asie du sud est..

 

Salon de coiffure de rue, dans un sacré bazar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons de la grande ville pour acheter ce qui nous a été volé  : casque, outils vélo, sacoche de selle, short, sac à dos…

Nous allons visiter le palais royal, demeure des rois, inauguré en 1870, construit par des architectes Kmers avec l’aide du protectorat français

Belle architecture khmère

 

 

 

 

 

 

Une magnifique et gigantesque fresque occupe les murs intérieurs du cloître.

Et nous retrouvons nos amis hauts-savoyards le soir, trop sympa de les retrouver. Le lendemain, nous visitons ensemble le Musée du génocide, dit également « prison S 21 ». Centre de détention (souvent sans raison) pendant la terrifiante période Kmers rouges. L’horreur de l’humanité le pire, c’est que c’est pas si vieux que ça : 1975-1979.

Pour nous remettre de nos émotions, nos amis nous font profiter de leur hôtel avec piscine.. Merci, merci

Quelques brasses avant l’apero.

 

 

 

 

 

 

Coktail au 14ieme étage après le coucher de soleil. Franchement, qui a dit que le voyage à vélo c’était dur, hein ??

 

 

 

 

On est bien ici, mais il faut bien repartir. Ça ne sera pas la plus belle partie du Cambodge. Nous prenons la nationale 1 qui nous enmène au Vietnam.

Habile la jeune demoiselle. Mais elle est bien jeune pour travailler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pamplemousse sur sa soucoupe, sculptée, on a pas résisté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont Japonais

Et hop, 11000 km !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon ben voilà. Nous arrivons par la nationale 1 à Bavet. il y a beaucoup de circulation, beaucoup d’industries et étrangement dans la ville une enseigne sur deux, voire 2 sur 3 est Chinoise. Sans compter les casinos… Un jeune m’a même dit bonjour en Chinois🤔Ah ??

Court séjour au Cambodge, pays beaucoup plus dynamique que son voisin Lao, mais nous y voyons aussi pas mal de pauvreté. Nous reviendrons dans 2 semaines environ par le Sud et la côte, pour mieux le comprendre. Bye, bye 😉🚲



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Les champs du Laos

La douceur de vivre se partage .

Une montée comme je les aime, nous amène au sommet d’un col pour passer la frontière, une pente à 10% sur 20 km au milieu des montagnes en pleine jungle. Wouahou !! Quel plaisir d’être là. Il ne faut rien lâcher, rester concentré. Bigre, ça grimpe ! le sommet approche, il faut se faire tout petit pour croiser les semi-remorques qui prennent toute la route dans les virages. Mais quel beau spectacle à  l’autre bout du monde…

Un peu vertigineux par endroit, mais tellement beau. J’espère que Cathy ne s’est pas faite écrasée par ces monstres qui nous pique toute la route.🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis que nous sommes en Asie, nous faisons le même constat. Dans les descentes, les camions refroidissent  leurs freins avec de l’eau que nous retrouvons sur les routes. Encore ce matin au sommet  d’une côte, plusieurs étaient arrêtés.  Le chauffeur, dessous le camion, en train d’ouvrir des vannes d’eau pour la descente. Les pauvres semi-remorques montaient à 10 km/h et ne  descendaient guère  plus vite. En les doublant, on pouvait voir la vapeur d’eau s’échapper des freins brûlants. Avec des pentes à 14, voire 15 % sur plusieurs km comme ce matin combinées avec des chaleurs tropicales, tout chauffe vite et  nous aussi..

Après une descente d’enfer le long d’un magnifique torrent, nous retrouvons les cultures et les Laotiens.

Peu d’eau en ce moment entre ces gros cailloux

 

 

 

 

 

 

 

La vallée s’élargie. Le torrent à déposé une épaisse couche de sédiments, permettant aux agriculteurs de travailler  une terre fertile.

Des terres d’alluvions magnifiques

 

 

 

 

 

 

 

Un grand changement complètement inattendu. Ici la mécanisation semble plus développée. Des petits tracteurs, des gros motoculteurs dans les champs, et sur la route avec leurs remorques, les parcelles ont aussi grandi. Du mouchoir de poche nous passons à  la serviette de table!!! La récolte du riz vient de se finir et vite ils labourent pour implanter une deuxième culture, je suppose. En fait il existe deux systèmes d’exploitation du sol :

Les rizières irriguées sur lesquelles il est possible de faire une deuxième culture et les rizières non irriguées qui servent de pâturage pour les vaches après la récolte du riz, pendant l’hiver dite saison sèche où il ne pleut quasiment pas.

 

Allez, allez toute la famille au boulot…

 

 

 

 

 

 

 

rizières sèches avec les vaches

 

 

 

 

 

 

I

équipement pour les rizières 😊

 

 

 

 

 

 

 

Récolte du riz à la faucille. Attention comment fait on ?  🤔J’ai mon patron qui surveille…

 

une batteuse  pour le riz que l’on rencontre beaucoup ici .

 

 

 

 

 

 

 

Il est intéressant de constater que chaque pays possède des machines, et des méthodes différentes pour faire le même travail.

 

Encore une adaptation. Voici ce que nous voyons très régulièrement. Et chacun un modèle sur mesure bien sûr pour un usage bien spécifique.

Ici une marchande ambulante et avec le sourire la miss pour la photo  ou le photographe on ne sait pas !🤔

 

 

 

 

 

 

 

Sur les pentes, le manioc est très présent.

En vert : du manioc

 

 

 

 

 

 

 

Racines de manioc  et premier tracteur.

 

 

 

 

 

 

 

Nous n’avons quasiment pas vu de tracteur en Chine ni au Vietnam.  Il faut arriver au Laos pour voir ces tracteurs Kubota (made in Japon) qui servent à labourer les rizières  mais aussi à les remodeler, les agrandir avec leurs lames à l’avant. Ils servent aussi beaucoup comme engin de travaux publics, il est courant de les voir en action au bord des routes.

charrue à disque.

Le manioc est coupé en petit morceaux, il sèche au soleil avant d’être transformé en farine je suppose.

je me repose. Nous sommes au Laos : doucement le matin ,très très doucement l’après midi !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous descendons maintenant le long du Mekong, les rizières sèches, occupées par les vaches sont très nombreuses. La canne à sucre apparaît, par ci par là.

 

Des rizières, encore des rizières,  et toujours des rizières. Dommage, la récolte est pratiquement terminée, il fait très chaud nous sommes en pleine saison sèche. Ce doit être magnifique quand  elles sont pleines d’eau, nous verrons peut être ça le printemps prochain puisque nous allons revenir dans le nord du Laos pour pouvoir aller en Chine s’ils nous acceptent. Nous reviendrons sur ce sujet au printemps.

Bref. revenons à  nos moutons !! Au fait ici pas de moutons mais des chèvres  un peu partout sur les routes bien sûr, au resto aussi. Si si ,toujours prêtes à  chaparder une boisson ou autre chose. Vous comprenez, elles ont l’habitude  de fouiller dans les nombreuses poubelles enfin plutôt déchets qui jonchent le sol de partout.. Ah ne parlons pas de ce qui fâche et abîme une fois de plus ce beau pays. Peuple Lao, fais attention sinon les emballages inutiles que tu utilises en permanence pour tout et n’importe quoi, vont te perdre, te détruire…

Chaque fois nous échangeons de grands bonjours . Sabaidi en Lao

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui nous sommes dimanche. En nous dirigeant vers le plateau de Bolovens nous croisons nos engins préférés, celui des agriculteurs Lao. Ils sont de sortie et emmènent avec eux toute leur famille souvent nombreuse .

Finalement, pas besoin d’attendre pour voir des rizières avec leurs  trésors. Nous avons pris un peu d’altitude et nous trouvons des récoltes de riz avant la montagne.

Des  paysages magiques pleins de couleurs.👍

 

 

 

 

 

 

 

Les petites gerbes de riz sèchent et attendent le battage. Oh, nos moisonneuses  préférées vont être au chômage. 😉

 

 

 

 

 

 

 

Je sens que vous en avez marre que je parle du riz. 🤔Ça tombe bien puisque ce qui était prévu au programme arrive. La montagne est devant nous avec des plantations de manioc de partout dans les terrains fertiles, mais aussi au milieu  d’énormes cailloux de roches volcaniques.

 

Notre manioc national !!!

 

 

 

 

 

 

 

Arrachage du manioc à  la Lao!!,

 

 

 

 

 

 

 

Mais au fait, la route  monte toujours depuis ce matin avec des bons petits raidillons. Nous sommes à  1000 m d’altitude et maintenant, ce nous étions venu voir est sous nos yeux, des paysages magnifiques et des plantations de café  de partout avec des hommes et des femmes qui s’affèrent pour la récolte.

Grains de café verts il faut attendre encore un peu pour un bon kawa…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez dépêchez-vous, je suis mûr ,,,les Lao ne savent pas ce que veux dire ces mots.!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage des grains devant la maison.

 

 

 

 

 

 

 

Grains venant d’être recoltés

 

 

 

 

 

 

 

Séchage et décortiquage   des grains de café.

 

 

 

 

 

 

 

Nous pouvons aussi voir des cultures de légumes. Des pommes de terre, des salades, des choux, aromates, courgettes, courges…

Quand les cars sont dans les choux…pardon le contraire ! celui-ci en est rempli… Il vous reste une place monsieur oui, mais dans les choux…

Oh ça  monte toujours en pente douce au milieu des plantations , je me sens pousser des ailes avec le vent dans le dos et je me régale sur mon vélo , tant pis je vais fausser compagnie  à Cathy un moment. Je me mets en danseuse, debout sur mon  vélo,  pour gravir cette montée avec ivresse. Du bonheur à l’état pur. J’ai l’impression d’être sur mon vélo de course pourtant j’ai 30 kg de plus.

Le soir, en relevant les compteurs, surprise : nous venons de faire une montée de 60 km, un record pour le moment, l’altitude sur le compteur  indique 1470m . Ah, la montagne, c’est bien mon élément préféré.

Commentaire de Cathy : gloups, pourvu qu’il ne veuille pas gravir le Tibet avant de rentrer !!!

Demain une autre aventure m’attend 🤫 je n’ai pas pu résister (voir l’article le Laos à vélo)

 

Après un petit tour dans les airs, prenons le grand air de la belle descente qui nous ramène dans la plaine au bord du Mekong. Et, oh surprise, des cultures de riz.  L’eau est pompée dans le fleuve pour les cultures mais également pour les maisons.

Un peu archaïques nos installations. Bref à la Lao🌴

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle « culture » spécifique pour les Laos ! Le charbon de bois est très utilisé de partout le long des routes et sur les marchés : pour les brochettes de poulets, des morceaux de porc, des boulettes de viandes, ou pour les fritures des beignets de bananes ou de patates douces, hum un régal.

Ils fabriquent des petites charbonnières, en terre et paille.

 

Un peu le même modèle (en plus petit) que l’on trouvait jadis dans les forêts de nos montagnes.

 

 

Demain nous quittons le  Laos. Malgré notre petite mésaventure, nous quittons ce pays si paisible, agréable à vivre et à visiter. Nous avons pu mesurer le degré très élevé de pauvreté des populations en traversant les campagnes. L’ agriculture vivrière assure la survie des hommes et des femmes en milieu rural. Tenez bon, mais réveillez vous ! vos voisins ont les dents très longues. 🌴



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Le Laos a vélo : 25 jours, 1 265 km

Nov 2019. Nous arrivons du Vietnam, et pensons visiter la partie sud du Laos en allant d’abord jusqu’à Ventiane la capitale, puis descendre le long du Mekong, vers le sud jusqu’à la frontière du Cambodge.

Après une belle montée de 20 km et 1000m de dénivelé, côté Vietnam, nous arrivons à la frontière. L’arrivée est plutôt.. Étrange, dirons-nous

Tout est déserté, c’est la guerre ici, ou quoi ?

Il a fallu payer 2 USD pour que le douanier vietnamien mette le tampon de sortie, hum, bon passons..

Coté Laos, c’est pas mieux, le visa de théoriquement 30$ s’est transformé en 34$   (+ 1 pour une photo, même si on en a donné une, +1 parce que c’est le week-end, +2 pour établir le visa). Bon, on va pas en mourir mais on se demande où vont ces petits bonus …

Ca y est, nous sommes au Laos, et c’est le douanier qui prend la photo 😁. On a un peu froid, on est à 800 m et il y a beaucoup de vent

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors… Avant de lire cet article, il faut vous mettre dans l’ambiance du pays : installez vous dans un endroit tranquille, en position allongée de préférence (lit ou hamac), et bien sur avec une bonne bière (beerlao). Aahh… Détendez-vous… vous y êtes ? 😂 Alors, bienvenue au Laos😪💤

La descente qui suit sur la route n°8, est superbe…oh, mais y’a presque personne dans ce pays ! personne ne klaxonne ? Pas de hello à chaque fois que l’on croise quelqu’un ? quel calme, ça nous semble bizarre. On se sent « tout perdu ». En revanche, les températures remontent, c’est beaucoup plus chaud ici. Nous sommes au début de la saison sèche.

Nous suivons la rivière Nam phao

 

 

 

 

 

 

 

Ici des enfants qui traversent la rivière

 

 

 

 

 

 

 

Maison en bois sur pilotis

 

 

Ce sont parfois des villages entiers sur pilotis. Mais on voit aussi de très belles villas avec de magnifiques portails, des gros 4×4…drôles de contrastes..

Tout le long de notre séjour, nous sommes « guidés, conseillés à distance par Martine qui vient souvent au Laos et Christian qui y était il y a un mois. Cool, non ? Nous avons nos agents de voyages particuliers.

Pour notre 1ère nuit, nous nous arrêtons à Lak sao, on a l’impression de déranger le gars de l’hôtel, qui dort tranquillement sur un lit derrière le comptoir de la réception. Pareil pour acheter nos cartes SIM locales, Le 1er magasin nous vend une carte à 1€ que pour internet, dit qu’il n’y en a pas pour téléphoner. Quelle période ? quelle capacité ? impossible de se comprendre, on verra dans quelques jours (effectivement, elle a tenu 3j, il a fallu rechargé pour 5€) ! Du coup, On en prend une seule. Le 2ème magasin nous vend une carte pour internet et téléphone pour un prix plutôt élevé, 10 € et s’énerve parce qu’on ne comprend pas ce qu’il nous explique, en Laos .. Étrange, les Lao aujourd’hui, c’était pourtant pas l’heure de la sieste 😂. En fait on comprend plus tard, ils sont comme ça, pas stressés, rythme lent, traînent des pieds, dorment souvent. ils aiment leur tranquillité ou jouer sur leur téléphone. 📱

Sans rire, on en voit beaucoup dormir soit dans les hamacs, soit sous de petits abris en bois implantés un peu partout, ou la tête sur une table parfois, s’il n’y a rien pour s’allonger. On a même vu un camion arrêté sur la route, une  route principale quand même, 🚛 et 2 hamacs tendus entre le camion et les arbres du bas-côté… Les rois de la sieste 😴. À leur décharge, il faut dire qu’il fait chaud ici : 33° a l’ombre sur le compteur aujourd’hui.

Petite pause boisson fraîche

Puis,  on se fait une petite halte sur un point d’eau, une petite source locale. Faut y accéder par une jolie piste. J’ai l’impression que dès qu’on sort de la route principale, les routes se transforment en piste..

Direction source d’eau fraîche

 

Ma piscine au laos.. Un peu fraîche, mais ça fait du bien

 

 

 

 

 

 

Un p’tit peu de fraîcheur pour nos biclous également un peu rouges avec la piste

Ouh ouh… C’est frais

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes sur une zone montagneuse, on cumule les dénivelés : 1000 m le 1er jour; 400 m le 2ème et 600 aujourd’hui.. Mais c’est très beau

Tranquilles, les routes !

 

 

 

 

 

 

 

 

Limestone ou calcaire

 

 

 

 

 

 

 

Repos après déjeuner pour un p’tit roupillon sous abris de la chaleur : 33° à l’ombre… Pas mal pour un 12 nov

 

Nous continuons sur la route n°13 direction Ventiane. Cette route, pourtant la route principale du Laos, est plutôt tranquille en fait. Les Laotiens conduisent pas si mal, enfin par rapport à leurs voisins vietnamiens🤔 . Il y a pas mal de motos ou scooters mais aussi beaucoup de pick-up et des bus.

La route compte de nombreux temples

Des p’tits marchés alimentaires ou autre »… Des couteaux par exemple

Couteaux, pelles, coupe coupe…Bref tous ces outils que nos jeunes français n’apprécient  plus trop..

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, du charbon, utilisé avec les BBQ pour les brochettes, viandes, bananes

 

 

Bananes, Ananas… Miam

 

Ou de poissons

Ca chauffe

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons le vendredi à Ventiane, la capitale. Incroyable une capitale aussi tranquille. En fait, elle est composée de 169 villages, chacun géré par un maire. Souvent le matin, ou le soir on peut entendre leurs discours.. Nous on s’en fou, on ne comprend rien…

Nous filons tout de suite à l’ambassade de Chine qui n’est ouverte que le matin. On a lu sur de nombreux blogs, qu’on pouvait faire nos visas chinois ici. on avait prévu de repasser au Laos en Mars prochain, mais dans le nord, ça nous éviterait de revenir spécialement ici si on les faisait maintenant. Euh, heureusement qu’on est venu vérifier car depuis 3 mois, ils délivrent des visas chinois mais que pour les personnes qui habitent le Laos. Raté pour nous..on serait venus spécialement pour rien. Il faut les faire à bangkok maintenant.. Affaire à suivre.

Puis nous allons chez Philippe et Phetsa et leur 2 filles Kalaya et Analy (Amis de Martine et Jean Luc) dans leur superbe maison au calme. C’est vraiment super de pouvoir comprendre le pays que l’on traverse avec des gens qui y résident ! Merci Martine de nous avoir mis en relation.

Notre première soirée sur leur belle terrasse… Elle est pas belle la vie ?

Phetsa nous enmène au marché Bio de Ventiane à côté duquel se trouve un  marché classique.

Riz blanc (translucide) Riz gluant (blanc opaque)

 

Tout est bon dans le cochon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poisson

Des vers… Euh mais ça bouge partout…

On a goûté des tas de petits fruits,

Celui-là est Balaise ! Le jacquier On mange la partie la plus foncée, c’est très bon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons quelques visites également

That Liang Stupa

Arc de triomphe lao : le patouxay monument

Monument réalisé avec de la vaisselle..assiettes, bols, tasses, Trompeurs ces éléphants là… Non ?

4 jours à se reposer tranquillou, chez nos hôtes à Ventiane tellement leur maison est agréable.. Quelques visites, un massage, des courses… Nous avons également été invités chez des amis à eux, Français qui vivent à Ventiane… 🍾Petit bouteille de blanc,🍞 cake jambon fromage, 🥖petits toasts avec du bon pain…. Le plaisir de saveurs oubliées depuis 6 mois. Très rigolo également : Phetsa nous a régalés avec du pain qu’elle fabrique, du bon beurre et un soir nous mangeons une salade avec de la vinaigrette.. Incroyable ce petit goût si banal de France et qui nous a fait réagir tous les deux…. Ooh, trop bon, elle a bien rigolé 🥬une simple vinaigrette…

C’est bien joli ça, mais Il faut bien repartir.

Allez, photo souvenir du départ.. Oups, désolée phetsa, tu vas être en retard.. Oh la la ces voyageurs !!

Direction station de bus sud, qui ne se trouve pas au sud d’ailleurs, plutôt au nord est à 15 km de vélo. Cool, pas trop de monde, en 20 minutes billet acheté  et vélo sur le toit du bus.

Mais où est ce qu’ils m’enmènent, maintenant, ils sont fous je vais avoir peur la-haut!

 

 

C’est parti pour 7h de bus.

 

 

 

 

Malheureusement, le vélo a été mal installé sur le toit du bus, à mi parcours ils étaient un peu tombés de leur emplacement, on leur a demandé de les rattacher. Et hop, ni une ni deux, Jacques grimpe sur le toit du bus pour une petite vérification des amarres. Les Laos sont tellement cool ils ne s’embêtent pas et repondent toujours : ca ira ca ira OK ok bien. Trop tard, c’est ma béquille qui a cassé. Dommage après 13 ans de bons et loyaux service de finir sur un toit de bus.. Snif

On ne peut pas s’allonger complètement mais ça va quand même..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous voilà à Thakhek, le long du Mekong, très agréable petite ville

Incontournable bière du laos en 640 cl.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route qui part de cet endroit vers le sud, longe le Mekong, c’est vraiment très agréable calme, des petits villages très authentiques

Petite pause sous un abris

 

 

 

 

 

 

 

Petits villages et… leurs sacs plastiques qui jonchent malheureusement les sols

 

 

 

 

 

 

Allez, on traverse sans mettre le pied par terre. Heureusement on avait pas bu de bière avant !

 

 

 

 

Super mécano au boulot.. Et hop, j’ai une nouvelle béquille avec des tubes plastiques, du gros scotch, ajouté à ce qui restait de celle d’origine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les matins c’est le même  spectacle dans les villages. Les déchets de la veille brulent devant les habitations, plastiques ,branches, feuilles mortes, bouteilles en plastique dégagent une odeur âcre que l’on sent une bonne partie de la journée. Ils se bousillent la santé doucement..😷

Voyez, la circulation dense !!……… et les petits tas de déchets dont les plastiques qui brûlent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici ça brûle dans un bloc de béton mais souvent c’est juste devant la porte de la maison.. Ça ne les dérange pas 😢

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire… Regardez en bas, les poubelles

 

 

 

Maison sur pilotis… Propre celle là !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celle là est très colorée. Parfois c’est rose, violet

 

Ces barques là qui mesurent bien 12m de long transportent des passagers de l’autre côté, c’est-à-dire en Thaïlande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste avant d’arriver à Pakse, nous partons vers l’est rejoindre ce qu’on nomme la boucle des bollovens. Un plateau qui monte à 1400m d’altitude, où l’on peut voir des cascades, des plantations de café, des choux, des fleurs….

Vente de petits paniers utilisés en cuisine pour le riz

 

 

 

 

 

 

 

Super les guest house, hors des villes, souvent au rdc, on peut rentrer nos vélos dans la chambre, pas besoin de défaire nos sacoches.. Oh les fainéants… Et tout ça pour un prix allant de 6 à 8 €

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, pas besoin de se boucher le nez, celle ci est vide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve souvent ces poubelles dans les villes au Laos. Très bonne idée ce recyclage de pneus ! Si seulement ils pouvaient en mettre partout, les utiliser plus souvent et arrêter de jeter tout, partout et de faire brûler. Bon, cela dit, ils n’ont probablement pas de système de ramassage des ordures

 

 

 

 

 

 

 

Bon, on ne vas pas ce vanter, mais nous venons de franchir la barre des 10 000 km. Pas trop de problème  mécanique jusque là. Une attaque de moustiques en Pologne. Une indigestion avec du poisson un peu douteux en Chine. Une dent qui se fait un peu la valise. Pas trop de courbatures. Il faut dire que nous faisons très attention et suivons un régime des plus diététique.!!!Pas de bière, pas de coca-cola, ni de soda, pas de riz.☺🤗 Bref juste de l’amour et de l’eau fraîche.. enfin fraîche, vous m’avez compris autour de 20 degrés dans nos gourdes. En forme le Jako ce soir. Ce sont les beaux paysages que nous avons dans la tête  qui  nourrissent, alimentent notre volonté et notre force.🌏🌍🌴🌴

Véritable coup de cœur pour cette région. Ce plateau des bolovens est vraiment un des plus beaux lieux du Laos. Des montagnes, les routes sont belles, nous traversons des plantations de café, cultures de choux légumes, fruits de la passion, des cascades, des fleurs… C’est frais, c’est vert.

Cascades de Tad lo. 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est bon les touristes, vous avez vos photos, j’peux rentrer ?

 

 

 

 

 

 

 

Oooh

 

 

 

 

 

 

 

Petit dej sur le marché : beignets et fruits

 

 

 

 

 

 

 

Nous y faisons de belles rencontres, il y a énormément de tourisme Français ici. Une belle famille avec 2 enfants partis pour 5 mois, on a pas de photo mais un bon souvenir d’une partie de UNO avec les enfants

Hello les hauts savoyards ! Patricia, Yannick et Michel

3 cyclistes savoyards rencontrés lors de la visite d’un village. Village, dont le guide « captain hook » nous a compté les traditions… J’en suis encore retournée. Des gens qui ne nous aiment pas : les blancs sont assimilés aux américains =  argent, les bombes (guerre du Vietnam), ça, on comprend ; qui ne travaillent pas (ben oui, ils voient que des touristes en vacances). Les anciens maitrisent l’utilisation des plantes pour se soigner mais les nouvelles générations consomment de plus en plus de paracetamol (on a aussi vu des canettes de bière), des plantes pour produire des fils pour tisser des vêtements, ils mangent tout (sauterelles, grenouilles, fourmis : j’ai goûté une fourmi crue sans la tête, enlevée par le guide, c’est étrange à mettre en bouche, mais bon 😀 petit goût citronné) ils vivent ensemble dans une même maison, ça peut vouloir dire jusqu’à 50 personnes, celle du guide en compte 26. Si quelqu’un a un accident et meurt, mauvais karma, toute la famille part dans la forêt pendant 4 ans, 🤔euh

Par contre, là où je suis choquée, les filles sont  mariées dès 8 ans, la famille du garçon paye (avant c’était des buffles), la petite quitte sa famille pour celle de son mari et peut avoir son 1er enfant à 14 ans, une enfant quoi,, 😢…  la polygamie est de rigueur… Plus ils ont de femmes, plus il y aura de la main d’œuvre qui travaille dans les champs, moins ils en font ces messieurs… Que le monde est cruel !

En voilà encore un autre exemple d’ailleurs :

Des coqs souvent chouchoutés mais enfermés sous cloche, et :

 

 

 

 

 

 

 

Pour une activité qui passionne ces Messieurs

Allez, on se calme la féministe…🤐. C’est bon de voir aussi que le  monde est beau

 

Ca va mieux comme ça

 

 

 

 

 

 

 

On continue notre route,. Pour une autre cascade près de Paksong

Cascade de Gneuang

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont en bambou…

 

 

 

 

 

 

 

 

Cascade de Tad fane. 220m de chute d’eau, impressionnant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tyrolienne surplombe cette cascade de Tad Fane. On arrive trop tard mais notre Jacko, il aimerait bien y aller, on ne le tient plus… Tiens ???

OK, on ira demain matin…. Suspense, va-t-il vendre son vélo et changer de mode de déplacement ?

Ca y est, on l’a perdu. Même pas peur !

 

 

 

 

 

 

 

L’arrivée du champion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici ce qu’il en pense : c’est un peu impressionant, il ne faut pas avoir le vertige, juste 350 m de vide sous les pieds sur 270 m de long pour la  plus longue. Quatre tyroliennes pour enjamber 4 grands ravins au dessus de la forêt  tropicale et ses cascades. Ça décoiffe  un peu, les sensations sont fortes et le paysage magnifique vu du ciel.

Retour sur terre, nous remontons sur nos montures pour 30 km de descente, ça décoiffe aussi. Ah oui mais dès que nous voyons des ananas sur le côté…🤪. Debout sur les freins et petite halte pour se partager ce délicieux cadeau de la nature.

Nous longeons ensuite le mékong direction Champasak et les 4000 îles.  Mais, là surprise, nous retrouvons les hauts savoyards qui sont dans une guesthouse à 200m. On se retrouve le lendemain matin au p’tit dej pour aller visiter le Vat Phou ils nous font profiter de leur guide, merci à eux !

C’est un complexe religieux. Une combinaison d’architecture Kmer, Hindou. Certaines inscriptions datent du 5ème siècle, puis détruction et reconstruction au 12 et 13ème Siècle.

Zz

Sanctuaire principal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la route, enfin plutôt des pistes, direction les 4000 îles. on se fait secouer comme des pruniers et quelle poussière ! 😷

Piste et poussière

 

 

 

 

 

 

 

 

On se plante un peu de piste, il va bientôt faire nuit, on décide de bivouaquer, ça faisait longtemps et ça nous manque toujours un peu au bout d’un moment. On demande dans une maison si on peut rester sur leur carré de terrain qui était vert. Ils sont très surpris mais ils acceptent quand même. Nous sommes un peu les bêtes curieuses, je suis un peu gênée au milieu de tout ce monde.. Tout le monde vient, nous regarde, une dame un peu âgée s’approche et commence à me toucher partout… Peut-être pour voir si j’étais une fille 🤔.

Ils n’en ratent pas une seconde, ils nous observent, touchent, rigolent

Il faisait au moins 30 degrés, j’étais en nage, ça devait se voir : On nous propose de nous laver :

Salle de bains locale, à l’extérieur. Moi, j’ai du garder mes vêtements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons aux 4000 îles par le nord. Superbe havre de paix… Enfin presque, vous verrez. Il faut traverser les différents bras du mekong en « ferry » disons plutôt : barge locale.

Ca négocie

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti !

1ère ile Don Khong : super calme, on est au début de la haute saison, mais il n’y a presque personne. On trouve une belle chambre pour 6€, dîner et petit-déjeuner sur terrasse, vue sur mekong. Chouette !

Slurp, jus de fruits frais

Environ 10 Km plus loin, 2ème île Don Som : pas de route, ni voiture, pas d’hébergement, ni restaurant, très sauvage.

De nombreux petits ponts, parfois un peu défoncés, mais ça passe !

Des habitations le long du chemin/sentier et du mekong.

Sentier de l’île Don Som

C’est superbe. Il y a 2 « plages » ou assimilées plages sur cette Ile, on trouve quelques bricoles à acheter dans une petite gargotte et on décide de rester dormir, sur l’île, au calme au bord de l’eau …. Ça, c’est ce qu’on croyait

Petit bain rafraîchissant pour commencer

 

 

 

 

 

 

 

Notre plage déserte.. Ou presque, il y a des bateaux de pêcheurs, des enfants qui se baignent plus loin

 

 

 

 

 

 

 

 

Aah, coucher de soleil sur le mekong

 

 

 Dur dur ! Cette nuit, notre bivouac de Don som à mal tourné . On était super bien installés, la tente posée, les velos à côté, attachés quand même, les sacoches dans la tente que l’on ferme avec la moustiquaire. Après le coucher du soleil, on fait un p’tit feu juste à 3m, à peine de la tente. On mange : soupe, bananes, gâteaux… quelqu’un vient nous parler et reste en face de nous au moins 10 minutes comme ça à nous rega et fumer. Sur le coup on y prête pas attention, on a l’habitude de ça.

bivouac sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je retourne au vélo, ranger mon couteau dans sa sacoche, je trouve par terre quelque chose qui aurait dû être à l’intérieur de ma sacoche de guidon (que je laisse toujours sur le vélo) . Peu de monde sait coment l’enlever, normalement, ça craint pas, normalement !!!

J’enlève toujours, bien sûr, mon sac à main avec papiers lunettes  et argent local, et je laisse toujours la pompe à vélo, ficelle, scotch, couteau, clés de velo, anti moustique.. Mince, elle a été visitée et il ne reste que l’anti-moustique. On râle un peu et surtout, on a rien vu, alors qu’on était à côté 😥! Oups… On se dit que c’est pas grave, on enleve la sacoche guidon, on déplace les vélos en les collant à la tente. Puis, en se couchant, Jacques veut prendre son p’tit oreiller gonflable et là : oh non 😫! On nous a volé sa grosse sacoche verte ou il y avait duvet, oreiller, filtre à eau, vêtements, tablette, un peu d’argent…. On sort, on vérifie les vélos, on voit que ma petite sacoche de selle de réparation, chambre à air a disparu également 😥 on était juste à 3m en train de manger et on a rien vu… Bon on ne peut rien y faire… Comment va-t-on faire sans cette sacoche, comment et où en trouver une…. Et le super duvet, l’argent environ un mois de budget de voyage.. Impossible de dormir. De nombreux pêcheurs et chasseurs s’approchent, éclairent la tente, certains avec des arbalètes, tout ça de nuit 😞 on en mène pas large, peur qu’ils reviennent… Vers minuit, on entend des pas, quelqu’un rode, tousse, fait du bruit, puis on nous lance du sable sur la tente pour nous faire sortir, on a fait un de ces bonds 😟. D’abord on bouge pas, mais après, devant aller faire un pissou, je sors et je vois la grosse sacoche verte qui etait déposée près de la tente…. Peu rassurés, mais contents, on la récupère, on fait le bilan : il manque l’argent, la tablette ainsi que divers trucs. Ma chambre à air et nécessaire de réparation remis dedans, l’oreiller gonflable et le filtre à eau sont là mais  les housses ont disparu … Le matin, a proximité, on retrouvera la boîte réparation pour les pneus, des rustines.. Ils ont du faire le tri juste là à côté ! On est fatigués, brassés tristes….

Ça va être difficile pour nous, de faire confiance maintenant, on sera plus sur nos gardes, c’est moins cool. Dire aussi que parfois on négocie pour 1€ et là, paf, un mois de budget qui s’envole et sûrement un peu d’angoisse pour nos prochains bivouacs. Le soir, à notre guest house, On nous dit que certains jeunes se droguent et cherchent de l’argent et que rester dehors n’est pas sécurisant.

Bon. on repart vers l’île suivante, Don Det, très touristique, on y prend un petit déjeuner et on recherche une guesthouse pour nous remettre de ces émotions.

Faut pas se laisser abattre, quand même. Un p’tit remontant Jack ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Couché de soleil sur le pont Français entre Don Det et Don Khone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le lendemain, on opte pour une journée organisée kayak + visite de cascades + voir des dauphins d’eau douce « dauphins de l’irrawaddy » …

Très belle journée, on s’est régalé

En route pour le kayak

Allez, rame un peu, quoi ! Me dit Jacko

 

 

 

 

 

 

 

 

Cascade + baignade

 

 

 

 

 

 

 

Transport des kayaks pour traverser une île

 

 

 

 

 

 

 

La cascade principale  Phapeng. Magnifique

 

 

Et on retrouve nos amis hauts-savoyards qui viennent d’arriver. Puis encore une journée de repos sur l’île, avant de partir pour le Cambodge.

Dernière île et passage de rivière

De Don Khon à Don Saddam

Puis le passage frontière Lao… Je dirai « à la Lao » : On réveille le douanier qui demande 2Usd pour poser le tampon de sortie..

Bye bye le Laos et la tranquillité Laotienne. Dommage qu’il y ait eu ce vol qui nous a contrarié mais c’est vraiment un pays à visiter. En vélo, c’est génial pour la proximité avec les habitants… En moto /scooter, comme eux, ça doit être parfait aussi

Si tout se déroule comme prévu, nous devrions revenir dans la partie  nord du Laos en Mars 2020 ….à suivre😀pour le moment, découvrons le Cambodge… Byyye !

 



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Les champs du Vietnam

Les pieds dans l’eau

Enfin un peu de calme. Nous voici en « montagne  »

Au milieu de la nature

 

 

 

 

 

 

 

 

De la verdure en veux-tu en voilà, à perte de vue. Bien sûr parfois ça grimpe un peu trop fort mais ce que nous découvrons est tellement beau.

Toujours des rizières en terrasses dans de petites vallées

 

 

 

 

 

 

 

Des petits ruisseaux descendent des versants pour faire grandir tout ce que l’homme plante pour se nourrir. Du riz bien sûr, un peu de maïs pour les épis cuits sur la braise, et toujours beaucoup de fruits et légumes.

Des petits coins de paradis

 

 

 

 

 

 

 

Toujours et encore des femmes dans les champs qui nous saluent. Après la visite du musée ethnographique  d’Hanoi, il est plus facile de comprendre qu’il est de coutume que les femmes travaillent dans les champs, pendant que les hommes chassent et effectuent les travaux les plus lourds.

Ces dames plantent des pommes de terre.

Allez la censure Chinoise étant finie, notre Google indique que 50% des travailleurs du Vietnam vivent de l’agriculture.

Nous pouvons aussi noter un changement important : l’élevage est de nouveau très présent. Les volailles sont présentes partout dans la campagne et même en pleine ville, où il n’est pas rare d’entendre un coq chanter. Des poules avec leurs poussins le long des routes. On entend le chant des coqs à notre passage dans les maisons aux alentours, même en plein cœur d’Hanoi la capitale. Les petits ruisseaux permettent aux nombreux canards de barboter tranquillement. L’élevage des porcs semble bien présent puisque nous les croisons sur la route !!!

Encore ce matin une vache dans une cariole traînée par une petite moto. Hier c’était une buflonne. Des attelages pour le moins surprenants. Dans les montées, pas de problème une deuxième moto suit, son conducteur pousse avec son pied le premier véhicule…

La voici notre bétaillère. La vache a du être vendue. Peur de rien ces Viet…. 

On transporte de tout avec ces petites motos. Ici deux cochons vivants.

 

Transport en tout genre celui-ci ne bouge plus..

 

 

 

 

 

 

 

 

La sieste est finie.

 

Après notre passage en montagne, nous retrouvons la plaine et ses plantations d’orangers. Elles sont de couleurs vertes mais très mûres, un vrai régal de manger des fruits fraichement cueillis. En nous rapprochant d’Hanoi, les rizières réapparaissent entourées  de beaucoup d’eau. Dans la banlieue, un peu comme en Chine avec le maïs, le riz occupe le pavé.

Débrouillez vous, moi j’ai besoin de place pour sécher …

 

 

 

 

 

 

 

Ben il occupe même le pont !! Je passe où, moi ?

 

 

 

 

 

 

 

moisson du riz

 

 

 

 

 

 

 

les grains de riz bruts après la recolte

 

 

Récolte  du riz à la faucille par nos moissonneuses préférées hi hi.. 😂

 

 

il reste encore de la place pour les scooters !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En nous rapprochant de la mer, les élevages de canards sont de plus en plus nombreux  sur des étangs.

Et vive la liberté

 

 

 

 

 

 

 

Sur l’île de Cat Ba, un petit paradis sur terre ; Enfin  la terre.. Plutôt une multitude de petites iles faites uniquement de rochers ;

 

Pourtant l’agriculture est bien présente. Nous allons parler aquaculture et village flottant. Un petit trésor en fait. Les pêcheurs possèdent des petites plateformes sur lesquelles ils habitent toute l’année. A côté, ils élèvent différents types de poissons dans des bassins en filet. Leur alimentation semble être des petits poissons (20%) péchés au large par des chalutiers. Le mécanisme  semblent fonctionner à  plein régime puisque depuis 5 ans le village sur l’eau est passé  de 400 à 1000 habitants.

une ferme aquacole  flottante. Bon,  pour le footing du dimanche matin il vaut mieux prendre des palmes!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

un aperçu  du village.

 

 

 

 

 

 

 

J’attends tranquillement les consomateurs en bronzant ☺

 

 

 

 

 

 

Revenons sur le continent pour découvrir dans le delta du fleuve rouge de nombreux élevages de coquillages les plus divers ainsi que du poisson. Si mes infos sont bonnes, le Vietnam est classé  4ème producteur mondial. Pas étonnant avec un pays qui dispose de plus de 3260 km de côtes.

un élevage de crustacés sur 30 ha…

 

 

 

Apres un « violent « effort de 15 km au plat nous voici de nouveau entouré par l’eau de mer et ses nombreux parcs à poissons où crustacés. Sur cette presqu’île, un authentique village de pêcheurs qui nous plonge au plus profond de la vie journalière des habitants. Un vrai régal d’être si proche de personnes aussi adorables, des moments de partage inoubliables.

 

Dommages, toutes ces poubelles. Un problème d’éducation, de prise de conscience, de moyens, difficile de savoir.

Allez ma belle, vite filons au marché vendre notre pêche..

 

 

 

 

 

 

 

J’attends pour partir dans la nuit.

Aujourd’hui, changement de décor : plus de pêcheur, des rizières pleines d’eau sur 80 km où s’ébattent des millions de canards que nous retrouverons cuits à la broche dans les rues, sur les marchés journaliers de tous les villages.

pas besoin de chauffage, de l’eau un peu d’ombre et le casse croûte..

 

Mais aussi des vaches qui paissent tranquillement au bord des routes.

Pas besoin  de faucher le talus, les vaches le font parfaitement. Il faut juste accepter de ralentir ou de s’arrêter..

Pour nos buffles il faut beaucoup d’eau pour un bon pâturage.

Allez laisser moi tranquile je déjeune 😊

Comme d’habitude, chaque jour nous amène son lot de changements.

Aujourd’hui j’ai envie de crier Stop. Et de pousser un coup de « gueule » : Nous remontons maintenant le long de la mer en empruntant des petits chemins qui traversent les villages de pêcheurs. Et malheureusement nous découvrons une côte de plus avec de belles plages complètement souillées par les hommes que nous sommes. La mer rejette sur les plages du polystyrène en grande quantité qui sous l’effet du vent envahi les bois, les dunes. Bref, un vrai massacre.

un tout petit aperçu de la pollution..

 

Nous sommes pas trop surpris puisque depuis notre arrivée, nous constatons que dans la campagne, le ramassage d’ordures n’existe pratiquement pas. Hier, devant nous, une femme versait ces ordures dans un fleuve.

Autres problèmes qui devraient tous nous faire réfléchir. Oui bien sûr les crustacés régalent nos papilles mais d’où proviennent elles?  Et bien tout simplement d’élevages industriels situés sur les dunes déboisées que nous avons traversées. Aujourd’hui, au bord de la mer, l’eau de mer est pompée pour alimenter de grands bassins en bâche. Elle est brassée pour l’oxygénation. L’alimentation artificielle, en sacs d’aliments et les gros tonneaux bleus déversant je ne sais trop quels produits (naturel ? ) dans l’eau. Le tout sur  des dizaines de km et ce n’est pas tout : où retrouve t’on les emballages ? et bien de partout.

Bien sur, quelques km plus loin, on retrouve de grands Hôtels avec Golf, tout brille nickel. Le contraste nous interpelle vraiment, « pas vu pas pris » .

quel horreur  quel malheur..

 

inconscience insouscience ou incompétence…

.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette vache était en train de manger dans ces sacs à notre passage comment lui expliquer. Pas bon pour toi ma belle …

les sacs de ma colère que l’on retrouve sur cette zone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les bassins de production par centaines sur les dunes déboisées..

 

 

 

 

 

 

Toujours la même question comment aider ou faire comprendre que notre planète n’est pas une poubelle. La meilleur solution sans doute est de ne pas acheter ces crustacés que l’on retrouve sur nos étalages à des prix parfois très bas. Il y a tant de produits locaux  ou plus « propre » sur nos marchés pour se nourrir de façon plus saine pour l’environnement.

Comme j’aime bien savoir si ce que je ressents n’est pas trop erroné. j’ai trouvé un journal qui annonce les ambitions nationales : Rester le premier producteur mondial de crevettes, améliorer la qualité des rejets en mer, favoriser une production plus propre, et arriver à une surface de bassin de  production de 750 000 ha d’ici 2025. Ce sera sûrement facile de produire plus, puisque l’élevage des crevettes semble être la poule aux œufs d’or pour les producteurs et surtout pour l’équilibre budgétaire du pays. Bizarre on ne parle pas de recyclage des déchets !!!

Maintenant, direction la montagne pour rejoindre le Laos et la voilà cette immensité verte que l’on appelle la forêt subtropicale qui recouvre absolument tout. C’est tout simplement magnifique, ici plus d’habitation donc une nature absolument propre sans déchet. Ouf ça fait du bien et en plus ça grimpe  un vrai bonheur.

un couvert végétal impressionnant.

En fond de vallée, l’élevage occupe une grande partie de l’espace. Des vaches et des buffles avec leur veaux, bien sûr en totale liberté pour une majorité d’entre eux. Nous découvrons également une autre culture : le Manioc. Une plante qui peu atteindre 5 m de haut. On utilise ses racines qui sont plutôt des gros rhizome.

C’est un féculent comme la pomme de terre, la châtaigne etc..  80 % de la production est exportée vers la Chine.

manioc

 

Nous sommes ce soir à quelques km de la frontière avec le Laos. Découvrir un autre pays est toujours un moment de bonheur, d’inquiétude pour passer la frontière, mais aussi de regrets : quitter un si beau pays avec un peuple aussi gentil à notre égard et un moment que l’on voudrait repousser. Nous reviendrons normalement au Vietnam pour passer la Noël dans le delta du Mekong.



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Vietnam à vélo : 26 jours 1162 Km

Tût tuuûût tût…. Hein, quoi ? Qui a dit que les vietnamiens conduisent au klaxon… Je plante le décor, pour sortir vivant de la route, il faut suivre quelques règles de conduite :

1- Ne jamais s’arrêter. 2- Ne jamais regarder derrière et pas trop sur le côté. 3- Débrancher le cerveau. 4- Chercher le passage en quelques secondes 5- Klaxonner. 6-Foncer go, go, go…les autres s’écarteront . Simple, non ? 😂

La Frontière Chine-Vietnam à huu nghi.. Trop cool

 

Voilà , maintenant on peut continuer.

Nous entrons très facilement au Vietnan avec nos visas électroniques, une formalité. Jackouille n’a même pas passé ses sacoches au scanner.. Ils n’ont rien dit…

Idem pour nós cartes SIM locales, facile. Le Vietnam a un super reseau téléphonique et internet👍. Nous avons opté pour l’operateur Viettel (le réseau de l’armée Viet ceci explique celà) c’est un peu plus cher  mais vraimemt top. Ca nous change de la  chine😉

L’idée de parcours est de prendre des petites routes de montagne jusqu’à Hanoï, un p’tit tour par la baie d’halong, descendre par la côte jusqu’à Ninh binh (halong terrestre) et en fonction du temps dispo, aller jusqu’à Hué et remonter par le centre et ses montagnes pour nous rendre au Laos.

Je suis venue au Vietnam lors de mon premier voyage à vélo en 2001. Je venais du Laos, pays super tranquille et j’avais trouvé le Vietnam très bruyant et pénible car toujours harcelée. Comme quoi tout est relatif, cette fois, en arrivant de chine, la première impression est toute autre 😀 il y a du bruit certes, parce qu’ils roulent àu klaxon et aussi beaucoup en scooter (scooter à essence, ca fait donc du bruit) .. Mais Ca brasse beaucoup moins (Hanoï excepté) ! Pas toutes ces lumières dans les villes, pas la musique à fond la caisse dans toutes les rues… Le vietnam est très peuplé : plus de 95 millions d’habitants pour un territoire 2 fois plus petit que la France, mais il y a moins de monde qu’en chine. Pas de problème dans les hôtels ils acceptent tous les étrangers, internet libre et rapide à nouveau.. Des « hello » partout où l’on passe et des sourires et regards chaleureux..

On trouve des cafés et aussi quelques petites douceurs :   du café souvent servi glacé, du pain, des sandwichs vietnamiens, des nems, des ananas, des mangues, des petites bananes à la peau si fine, viandes en BBQ, ..etc

Petit repas végétarien tofu à la tomate, légumes fris et riz… Très bon

 

 

 

 

 

 

 

Traditionnelle soupe de nouille

 

 

 

 

 

 

 

 

🚴Par contre, s’ils roulent aussi beaucoup en scooter, ils portent un casque. Oui enfin plutôt une petite protection de rien  du tout. Il faut quand même dire que plus de 80% des usagers de la route sont des scooters ou petites motos. Cela nous rappele 🤔que ca fait plus d’un mois que nous ne mettons plus les nôtres. Fait trop chaud ..oui je sais, c’est pas bien..

🐕Oh, par contre, il y a des chiens partout ici. Y’en a bien un qui a essayé de m’attraper le mollet, J’peux vous dire qu’il est pas prêt de recommencer.. Non mais, je donne pas mes mollets de cycliste à n’importe qui, moa 🤣 !  Et pis, ils ont intérêt à faire gaffe nos amis canins, car on en a vu quelques un rôtir à la broche dans le pays, oups.

Les maisons se touchent. Petites façades (parfois juste 3m de large) et tout en profondeur… comme un petit air colonial pour certaines dans les villes avec leur balcons sculptés.

Nous passons notre première nuit assez proche de la frontière, à Cao Loc histoire de s’immerger tout doucement dans l’atmosphère vietnamien..

Et que vois-je ? Un salon de massage.💆‍♀️. 2 minutes pour convaincre Jacko et c’est parti pour 1 heure de massage (pieds essentiellement). Énormément de salons de massage, soins des ongles, coiffeurs… Soucieux de l’esthétique les vietnamiens ? Pour moi qui suis en sandales ouvertes depuis 4 mois, ça va faire du bien. Quant à Jacko, ma foi on dirait qu’il a bien aimé le massage..et la masseuse.

Super, nous avons des pieds tout neufs, 👣nous sommes prêts pour affronter les p’tites montagnes demain.

Trop dure la vie de touriste..

 

 

 

 

 

 

Nous repartons donc pour 3 jours de vélo. Nous apprécions la tranquillité, les p’tits villages, l’accueil vietnamien. Pas facile de bivouaquer, il y a du monde partout, ou bien sinon, les espaces sont occupés par les cultures… Mais nous trouvons facilement des « Nha ghi » hébergement chez l’habitant/guest house entre 6 et 10 € la nuit.

Pas l’air commode celui-là

Fff

Autour de « petits verres d’eau ». Vous savez cette eau qui rend les gens heureux…

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir dîné dans ce petit restau de rue, le proprio qui avait envie de parler un peu avec des étrangers nous invite à boire le thé. Rapidement, il est rejoint par 3 autres gaillards qui viennent avec un drôle de « pot à eau » ..enfin, alcool de riz blanc comme de l’eau.

 

Allez allez , ça monte, faut pousser

 

 

Et comme nous prenons des petites routes de montagne, et bien…ça monte dure !

 

 

Maison au milieu des orangers

 

 

 

 

 

 

Ici, découpe de tomates en 4 qui vont macérer dans je sais pas quoi puis pressées et mises en bocal, si on a bien compris..

 

Ici, on s’est fait une petite pause boisson fraîche et le boss nous a apporté des oranges de son jardin.. Délicieuse attention. Chacun fait quelques photos et nous repartons gaiement.

🙋‍♀️Dans tout le pays, quand on nous abordé après le traditionnel « hello », on nous pose 3 questions : 1- d’où venons nous, 2- quel âge avons nous, 3- comment s’appelle t-on. L’âge est très important ici, il determine la façon dont on parle à quelqu’un, les mots sont différents et ici plus on est vieux, plus on nous respecte..

Mais au fait, ils sont souvent accroupis, comment font-ils ? Et bien, avec les pieds bien à plat ! Si on a pas de problème de genoux, c’est stable et effectivement, on peut y rester longtemps.. 👣Hum, dur pour nous.

 

Un peu plus tard, nous passons devant une tente décorée  pour un mariage. Ce n’est pas la première fois qu’on en voit. Alors, Intrigués,  nous nous arrêtons. Paf, 5 minutes après,  nous sommes invités à manger…Ils préparent la fête pour le soir.  Je ne sais pas combien de fois nous avons été photographiés. Les vietnamiens adorent se photographier avec des touristes. Ca porte bonheur paraît-il d’inviter des étrangers. On en pouvait plus de sourire aux photographes..Nous qui nous étions arrêtés pour faire une photo..c’est quand même rigolo. Tel est pris qui croyait prendre.

Tente de mariage

 

 

 

 

 

Repas sous la tente de mariage

Il y a de l’eau partout dans ce pays et avec des nénuphars dessus, c’est trop joli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle plante !

 

 

Papayes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entrée et l’arrivée à Hanoï fut un peu longue tellement cette ville est grande et complètement folle. Nous avons eu un accueil fabuleux dans notre auberge de jeunesse et le soir même, nous sommes invités à dîner avec eux (fondue délicieuse) et toujours…. petit alcool de riz

Les hommes boivent un p’tit dijo  tandis que les femmes bossent au rangement de la table…euh, ça vous dit pas quelque chose,  ça ?

 

 

Nous avons eu la chance de rencontrer un couple Franco-Vietnamien (Jérôme et Tâm Thiuj). Ils ont créé une agence de voyage que l’on vous recommande (www.couleursvietnam.com) pour faire découvrir le vietnam mais avec des valeurs éco-responsables.

Tâm Thiuj et Jérôme

Tâm nous parle de son pays avec passion et nous explique….les vietnaniems sont heureux. Ils ne sont pas matérialistes. Tout le monde a un petit job, une utilité. (effectivement taux de chômage 2.5%). Ils essaient d’avoir une maison en Rdc pour y monter un p’tit commerce. Une fois qu’on a l’autorisation pour une activité, on peut y faire ce que l’on veut,  même si ça ne correspond plus à celle déclarée. Avec un espace de vente ou atelier, on vit. La famille s’installe en bas de la maison. ils mangent à l’intérieur mais c’est ouvert, voir sur le trottoir sur une petite table, des petits tabourets. Il y a une télé, et un lit derrière une cloison et encore souvent très sommaire, juste une planche en bois matelas fin parfois.

C’est une vie plutot collective. Il n’y a pas d’intimité. Vivent ensembles souvent plusieurs générations.  Ici, personne n’est jamais seul ou isolé. Les vietnamiens respectent beaucoup leurs aînés. La maison de retraite est quelque chose qu’ils ne comprennent pas. Les plus vieux restent chez eux et sont entourés de leurs enfants. Une fille qui se marie par contre, quitte sa famille pour rejoindre celle de ses beaux parents où bien, le nouveau couple part vers un nouveau domicile s’il en a les moyens.. Ils ne sont pas riches mais ils sont heureux nous répète Tâm. Ça fait réfléchir sur nos modes de vie occidentaux, non ? Petit bémol à ce décor vietnamien : la corruption, le système politique… 🤐chut on pourrait nous entendre… Et on rajoute la gestion des déchets, les poubelles.

Et comme partout, les femmes travaillent beaucoup….Ici à l’entretien de routes

 

 

Euh, C’est ki qui a le plus gros chargement.. Et elle, elle n’a sûrement pas les supers plateaux et vitesses pour rouler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut voir ce qu’elles transportent sur leurs vélos. Le commerce ambulant de ce type est très répandu au Vietnam. On achète de tout et partout.

Vous avez vu leurs p’tits chapeaux pointus ? Pratiques et supers protecteurs, on a hésité à en acheter pour nous.

Autre constat : les p’tits restau de rue sont tellement nombreux qu’on en a déduit que les vietnamiens mangent plus dehors que chez eux. Ça nous a été confirmé par la suite.

Y’a du monde

Et bien sûr quelques visites : le musée d’ethnographie du Vietnam (vraiment très intéressant toute cette diversité de peuples), le musée de l’histoire des guerres du Vietnam..brr

et

Water puppet.. Très coloré, très sympa

Les artistes chantent et jouent de la musique traditionnelle en synchronisation avec le spectacle.. C’est rythmé,  rafraîchissant

 

 

un spectacle très coloré « water puppets » théâtre,

Un spectacle de rue

 

 

 

 

 

 

 

 

sans oublier les rues très animées,

Miam les nems.. Souvent servis avec des nouilles et une sauce épicée.. Un regal

 

La douce odeur des nems

Et le train qui passe dans les rues à 3m des maisons… Impressionnant

Mais si mais si, le train y passe vraiment

 

 

 

 

 

 

 

 

Autant vous dire que les voitures dans Hanoï ne font pas dutout la loi. Des millions de petites motos ou scooters qui déboulent de partout dès le lever du jour jusque tard dans la nuit transportant pour certains toute la famille ou des objets les plus divers.

Petite paranthèse vie des cyclistes. 🚴🚴À Hanoï, nous avons changé les chaînes et cassettes de nos vélos. On est paré pour quelques milliers de km. On en profite également pour prolonger nos assurances rapatriement pour un an ..bon, on dirait qu’ils ne sont pas décidés à rentrer tout de suite ces deux là.

Allez, c’est ma tournee

En discutant avec Jérôme qui avait croisé une famille de cyclistes, il nous dit qu’ils filtraient leur eau avec leur gourde…. Bon sang mais c’est bien sûr, nous avons également un système pour filtrer l’eau ! C’était prévu pour filtrer l’eau des rivières mais nous pouvons aussi filtrer l’eau du robinet des hôtels. Ça représente une sacrée économie et en logistique également, plus besoin de courrir après les bouteilles d’eau le soir pour le lendemain 🏋️‍♂️et en plus, ça fait moins de plastique jeté pour notre pauvre planète, que le Vietnam n’épargne pas. Chaque matin, nous partons avec 2,5l chacun.

Nous quittons Hanoï en direction de la baie d’halong. On nous conseille de passer par Haiphong et de prendre un ferry pour rester sur l’île de Cat Ba.

La route se transforme souvent en piste et longe des cours d’eau. Du coup, nous perdons un peu de temps et finissons cette étape de 100km grâce aux phares de nos vélos.  Il fallait bien une première!!!🙂. Il faut préciser que les jours sont très courts ici, il fait très nuit à 18h.

Parfois, il nous faut prendre des bacs pour traverser. Quasi pas d’attente, ces petites barges font des aller-retours non stop.

A Haiphong, nous prenons un bateau rapide hydrofoil qui nous enmène en 1h à Cat ba. Il nous faut attendre un peu, nous sommes en basse saison il n’y a que 3 départs par jour dont 2 tôt le matin 7 et 9h. Nous sommes arrivés trop tard fin de matinée, Nous prenons celui de 13h.

Nous voici débarqués  à  bon « port ». On avait l’impression de voler sur l’eau.

Cat ba by night

 

Cat ba est la plus grande île de ce groupement d’îles. On parle de la « baie d’halong » mais en fait, on y est pas vraiment, elle est de l’autre côté de l’île nous irons en bateau par la baie de Lan ha le lendemain. C’est très touristique, les hôtels et restaurants se touchent. Mais comme nous sommes en « basse saison »,c’est très supportable.

Village de pêcheurs : 400 personnes y vivaient 5 ans auparavant, il y en a 1000 maintenant. Ca rapporte bien l’élevage de poissons, nous précise le guide.. Mais avec tout ça et les bateaux ou jonques de touristes, pauvre baie ! 😞. Oui, mais nous sommes aussi dedans et bien content de voir ces paysages.

Le lendemain, nous partons pour une excursion journée organisée : bateau, village de pêcheurd, baignade, île aux singes.. Très beau.. Rien à faire que de se laisser guider. Oh, les fainéants.. ⛱️🌴😎

Jonques pour les touristes un peu plus fortunés. On peut y dormir. certainement le plus belle façon de s’imprégner de l’atmosphère de la baie en croisière de 2 jours

même si, comme souvent ici, il y a pas mal de nuages et de brume,

 

L’eau est super bonne..

Petits mais chapardeurs

 

Des centaines de singes habitent cette île. Ils sont très habiles et n’hésitent pas à nous sauter dessus, et à mordre s’ils pensent qu’on a à manger dans un sac.🐒🐒 Nous avions un sac en plastique avec de l’eau, du pain et banane, ils l’ont vu tout de suite et l’un d’entre eux a sauté dessus. Heureusement Jacques a été très rapide et à levé le sac.. Une touriste en a aussi fait les frais plus tard, un singe lui a piqué son sac elle a eu du mal à le récupérer.

Cat ba vu d’une petite montagne environnante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un des moyens les plus  sympa pour visiter cette île est de louer un scooter (ça coûte 3€) et de partir faire la traversée et retour dans la journée. Nous le ferons avec nos vélos, en repartant.

Une des 3 Plages de Cat ba

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nous avons bullé dans la ville, sur la plage, petite balade en hauteur.. Vraiment chouette cette île mais Combien de temps encore ? ils construisent partout😕, c’est effrayant! Du coup, les hôtels sont obligés de brader les prix. On dort pour 6€ petit dej compris à 50m du port..

Pour le retour vers haiphong, nous longeons la côte ouest de l’île, des montées- descentes mais pas difficiles.

Petite partie de piste sur l’île de Cat ba

 

Très authentique avec ses tout petits villages et montagnettes ..

 

 

Puis un ferry qui part toutes les demie heure jusqu’à l’île de Cat-haï puis un grand pont pour relier le continent. Cette dernière partie est toute plate et industrielle, bof.

Arrêt repas : c’est très simple : on choisi ce que l’on veut et hop, ils le portent sur la table, parfois chauffé, avec du riz, quelques sauces. On se régale

 

Nous rejoignons ensuite Ninh binh en passant dans le « delta du fleuve rouge ». Nous roulons entre les rivières et canaux, il y a de l’eau partout et c’est complètement plat.. Trop facile 🚴

Dans le delta

 

 

 

 

 

 

 

Oooh

Magnifiques bonzaï.. Il y en a beaucoup dans la région et pas que dans les magasins mais aussi chez les particuliers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Près de thaï ninh

 

Delta fleuve rouge.. De l’eau, de l’eau et de l’eau

Rafraîchissant n’est ce pas ?

Quelques surprises dans le secteur.

Hum, un peu moins sympa. Bon appétit… Euh, là on a pas osé

 

 

 

La météo ne nous a pas été favorable ici. L’hiver arrive nous dit on, mince. Bon, il fait quand même 28 degrés, c’est pas top dur à supporter, mais par contre, bonjour le taux d’humidité.

 

 

Petite pause visite. Et comme il s’est mis à pleuvoir, on a attendu sous le grand hangar à vélo. Il y avait une cérémonie. A la fin de la cérémonie, toutes les femmes (pas vu d’homme) ont mis leur cape de pluie plastique et hop à vélo ou scooter. Mais l’une d’elle s’approche de nous, prend la veste de pluie vélo de Jacques, nous dit je sais pas trop quoi et s’en va… On se regarde se demandant si elle allait revenir ou pas…. Ta ta ta🤔 et si, 10 minutes après, elle revient avec un parapluie, des capes, et la veste en rigolant. Elle était partie chercher des protections de pluie pour ses amies ou personnes plus âgées.. Nous voilà rassurés.

Ninh binh, 2 jours d’arrêt.

Petit tour à vélo pour aller visiter un joli site « Mua caves ».

Ben, va falloir grimper un peu 500 marches…Mais à pied, plus facile qu’à vélo

 

Et voilà la vue eh hé ! Pas mal, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d’un arrêt déjeuner, un gars était en train de fabriquer ce poisson à partir de fruits. On le regardait faire et spontanément,  il nous l’a donné.  Superbe !

Le lendemain, Après un petit tour à vélo à travers les rizières, nous embarquons pour 3h de balade en bateau pour visiter grottes, pagodes, canaux au milieu de petits pics …

cool la vie

 

 

Même s’il y a beaucoup de touristes, c’est vraiment beau.. En plus, on a eu une journée ensoleillée.

 

Accès aux grottes en barque, 1400m de long sous la montagne en bateau, une expérience intéressante. Il faut s’assoir au fond de la barque pour ne pas taper la tête.

 

Une sensation de calme de détente nous envahi

 

 

 

 

 

 

 

Bon, après ces 2 jours, nous décidons d’aller à Hue, une Cité impériale. Tout le monde dit qu’il faut y aller, en plus il y a des plages pas loin. 700km au sud, on voit déjà le tableau, visite, soleil, plage et dodo sur le sable blanc.. Aller en bus couchette et on reviendrait en velo en longeant la côte.. beau programme en perspective, non ? euh…

Episode bus de nuit ….expérience à vivre. Les soutes étant pleines à l’arrivée du bus, ils voulaient nous faire démonter les vélos..hors de question, ils nous avaient dit « pas de problème », on a payé presque aussi cher pour les vélos que pour nous…Ils trouvent une solution : sortent un énorme sac mettent les vélos. Jacques s’en occupe, c’est plus prudent et met des sacoches pour faire tampon…Ils déplacent leur sac ailleurs..,on a juste fait  attendre tout le monde au moins une demi heure, désolée les backpackers.

Ensuite, ils nous avaient promis des places en bas comme nous sommes, comme ils disent :  des « old persons ». Du coup, ils ont empêché tout le monde de rentrer dans le bus jusqu’à ce que nous soyons installés…hum privilège des seniors..Et regardez un peu..

Couleur un peu modifiée par l’appareil photo mais pas loin de la vérité

Rigolo,

un peu à l’étroit pour un grand gaillard

 

 

 

Arrivée  à Huė, nous sommes un peu cassés.  La nuit à été difficile. Mais même pour les jeunes, faut pas croire.

Et… aïe aïe, forte pluie. Le temps d’un bon jus de fruit « fruits de la passion » , on rejoint notre auberge de jeunesse en espérant prendre notre chambre dès le matin. Raté, faut attendre 14h, dommage on aurait bien piqué un p’tit roupillon. Mince ! ils annoncent 3 jours de tempête tropicale ici. Raté également pour la partie farniente sur la plage.

Bon, ben ça sera visite sous la pluie pour la première journėe. Nous sommes allés voir la cité impériale,  imposante, les jardins y sont superbes. On a pas pris de photo de l’extérieur, trop de pluie à ce moment là..

Des orchidées à faire rêver

 

 

 

 

 

 

 

 

et hôtel, blog et recherche de notre futur trajet pour la deuxième journée où il tombe des trombes d’eau non stop suite au passage d’une tempête tropicale. Pas le courage de prendre nos vélos et d’aller visiter les tombes royales à 12 km. Dommage, cette ville et région ont l’air chouettes mais sous la pluie… Nous faisons un petit tour en ville pour quelques achats : la veste de madame est en mauvais état. On trouve une veste de montagne en goretex pour 12€, on ne réfléchi pas longtemps.

Repas dégustation à leur hôtel. Très bonne soirée. Ça fait du bien de parler français et d’écouter Tham parler de son pays

On retrouve Tâm Thuij et Jérôme et leur groupe français ce qui a animé les 2 soirées de notre séjour.

 

Baraques de pêche sur pilotis

Malgré la pluie, nous décidons ensuite de nous rendre sur la côte, une petite presqu’île à 15 km, pour voir la plage, la mer et des villages de pêcheurs.

Plage de pêcheurs.. Pas un touriste à l’horizon

Et finalement ce fut une journée magique, la pluie ayant cessé, on se balade sur la plage

C’est la Pêche à la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

puis immersion dans le village de pêcheurs presque les pieds dans l’eau en compagnie des habitants avec qui nous échangeons des sourires et des paroles chacun dans sa langue, on tente de se comprendre.

Beaucoup de petits temples décorés

Très coloré

 

 

 

 

 

 

Peuple Vietnamien on vous adore avec votre accueil, votre simplicité, spontanéité à sourire, votre façon de concevoir votre vie.

Nous allons maintenant longer la côte vers le nord, le vent légèrement de face, un peu de pluie de temps en temps ☔mais pas de quoi mettre les vestes de pluie. ‘toute façon, il fait trop chaud. En revanche, les routes sont parfois immergées.

T’as oublié les palmes ? de l’ eau à droite de l’eau à gauche de l’eau devant et de l’eau dans l’air…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il semble que la vie s’écoule doucement ici. Nous longeons des rivières, les champs complètement immergés. on voit les femmes qui lavent leur linge sur la berge. Aïe, il ne doit pas y avoir beaucoup de machines à laver dans les maisons de ces petits villages là. Parfois une plage, sinon des temples.

Pistes de terre rouge et sur les côtés, des rizières

 

Aaah, voilà les plages à nouveau. Mais la mer est très agitée, ça n’invite pas à la baignade, mais on s’y balade longuement. Pêcheurs à part, On est plutôt seuls, ça ne semble pas être le centre d’intérêt des locaux, on voit personne dans l’eau. Par contre, ils ont des p’tits bateaux de pêche partout posés sur les plages et partent probablement quand la nuit tombe.

Personne sauf nous sur les plages

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée s’achève. On a du se planter dans notre navigation routière, on arrivera pas là où on pensait dormir.  On fait 3, 4 courses dans le village. l’endroit semble idéal pour bivouaquer.. Acte manqué, en fait ça nous manquait un peu..Le bivouac

Bivouac sur la plage   bercés par le bruit des vagues toute la nuit. Et un peu de pluie.

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin… Hourra le soleil est revenu

 

 

 

Nous allons continuer à remonter le long de la mer

Dunes de sable le long de la route

 

 

 

 

 

 

 

Étonnant ces dunes de sable, on a l’impression d’être aux portes d’un désert

 

 

 

Les couleurs sont splendides

Même pas froide, mais très tourmentée

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons la mer, les dunes et les élevages de fruits de mer (cf rubrique les champs du Vietnam) pour nous diriger vers le centre et les montagnes. Les petits villages nous semblent plus harmonieux que certaines villes de bord de mer où se construisent des resorts et autres grands hôtels et parfois d’immenses routes pour presque personne..

Double voie rien que pour nous, oui mais pour quoi faire ?

Aménagement d’une grande route ou il n’y a personne

 

 

Quel gachi d’investissement.

 

Et voilà, 6 mois se sont écoulés depuis notre départ sous la neige. Et aujourd’hui sur le sable au Vietnam. Nous en sommes tout retournés d’émotion

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à vous tous de nous suivre et de nous envoyer vos p’tits messages. Ils contribuent beaucoup à notre équilibre.

Allez, allez… On repart il y a tant à découvrir. Je me demande parfois comment on va pouvoir se rappeler de tout ce qu’on voit, de ce qu’on reçoit… Etc

Ho hisse.. Ca bosse dur, dans les rizières

 

 

 

 

 

 

 

Lui, surveille ses canards

 

 

 

 

Nous arrivons à  Phong nha dans un endroit où il y a beaucoup de grottes, dont une, la plus grande grotte du monde : il faut plusieurs jours pour y accéder et la visiter. Nous nous contenterons de visiter la « grotte du paradis » et de rouler entre les pics karstiques.

Petit repos, ça grimpe fort

On l’aura méritée cette jolie grotte. 44 km aller retour et plus de 758 m de dénivelé. Il fait très beau, c’est super.

« Paradise cave » , magnifique

Ces grottes sont d’une rare beauté. Sincèrement ça vaut le détour.

 

Jacques en a perdu la raison,

Euh, Jacques : la route, c’est de l’autre côté 😅

 

 

besoin de se rafraichir aussi et la bonne occasion de laver nos vélos qui étaient rouges de terre de nos jours précédents en bord de mer. Et elle n’est même pas froide..je dirai même parfaite ,une belle source qui sort de terre entre les pierres, sympa non ?

Jacques précise « J’ai perdu la raison tout simplement après nos 6 mois de vadrouille à travers le monde. Cette grotte est pour moi de loin la plus belle des visites, vient ensuite les mines de sels de Cracovie, la place rouge du Kremlin. On nous demande souvent quelle est le pays que vous avez préféré. Pour le moment, le Vietnam  malgré mon coup de gueule (cf rubrique les champs du Vietnam) vient de déloger la mongolie de la première place mais de peu. »

Nous continuons la route vers le nord et toujours en montagne. C’est franchement très agréable, les routes sont bonnes, peu de circulation, c’est vert, la végétation dense. Nous avons quelques averses de temps en temps…. Et nous trouvons toujours des petits hébergements, même pas besoin de monter la tente.

Une rivière de montagne

Sur notre route, un endroit dit cascade et lieu de baignade.. L’eau était fraîche mais bonne, un regal après une journée de vélo en montagne

Toute seule dans la piscine naturelle

Ils dînent souvent assez tôt.. Ou devrais-je dire, ils descendent des bières !!! Qu’est ce qu’ils peuvent boire les vietnamiens !!!

Parfois les nuits sont animées, il y a des karaokés un peu partout ici, une de leur distractions favorites, je pense. Un soir un groupe d’enseignants faisaient la fête, ils ont commencé à chanter mais la salle du karaoké était dans l’hôtel au même étage… Oups, bonjour la nuit😒

Et 9000 km  !!!! 🤸‍♀️💪

 

 

Beaucoup d’églises dans le secteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des d’églises, et pourtant, ça ne touche que très peu de personnes. La majorité de la population est avant tout de croyances et valeurs issues du culte des ancêtres, bouddhisme, confucianisme, taoïsme. Je lis sur internet que ce sont les garçons qui ont en charge le lieux, petit autel avec offrandes, encens photos… par lequel les ancêtres peuvent revenir à la maison. Ce qui expliquerait qu’il est inconcevable pour les vietnamiens de ne pas avoir d’enfants, et au moins un garçon. Faute de quoi l’âme de l’ancêtre est condamnée à érer.. Ça explique le nombre d’enfants !

Par ici, certaines maisons ne sont pas en dur, mais juste une cabane en bois, souvent sombre.. Pas très riche, le coin

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons la Ngan pho river

 

 

 

Depuis Pho Chau, nous rejoignons la route n°8 qui amène à la frontière. Nous nous arrêtons à Thai Son, dernier endroit où l’on trouve des hébergements, et pis, on est pas si pressé de partir en fait. Nous ressentons comme une émotion forte, un petit pincement au cœur💔 de quitter ce pays, si vivant, si joyeux. Une chose quand même nous hérisse parfois le poil : les poubelles partout.

Des plastiques et autres déchets partout, quel dommage, quelle tristesse 😢

 

 

 

 

 

 

 

Ce pays est vraiment facile à visiter et très beau. Bien sur, le vélo facilite les rencontres, mais si on est pas un voyageur « vélo-sacoche » , la meilleure option est de louer une petite moto ou scooter et de prendre une application  de type « maps me » dont les cartes se téléchargent, mettre l’option vélo pour se perdre sur les petites routes et villages, pour s’imprégner totalement de ce pays.

Bon, comme découvrir un nouveau pays est très excitant également . Nous franchirons la frontière du Laos demain.

Allez, un dernier sandwich et ananas avant de partir pour affronter la montee

Banh me ou sandwich

 

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique cette façon de préparer l’ananas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intéressant cette reconversion de pneus, dans la region

Poubelle en pneu recyclé, malin !

 

 

 

 

 

 

 

 

Good bye Vietnam🇻🇳 et si tout va bien, nous reviendrons pour visiter l’extrémité sud du pays, fin décembre 🎅

Bye !!



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