Les champs de Russie

Vous avez dit champ !

Pour le moment entre la frontière Estonienne et St Petersbourg, seulement 150km en vélo pour apprécier l’agriculture de Russie mais déjà beaucoup de terres incultes. En effet, seuls 10% des terrains du pays sont cultivés. La faible fertilité des sols et le climat trop froid ou la chaleur excessive en sont la principale cause ainsi que le manque de moyen financier . Nous sommes au nord ce qui explique qu’ici seul l’élevage est possible. Nous voyons de grandes étendues de prairies permanentes composées uniquement de dactyle (une graminée) qui  doivent être ensilés pour nourrir des vaches laitières.

 

un tout petit campement dans une prairie de dactyle de plus de 100 ha

Il semblerait que nous soyons sur le même fonctionnement d’exploitation que dans les Pays Baltes, mais à une autre échelle. La répartition est de :

50% sous forme collective avec une surface moyenne de 8000 ha ,

35% en lopin de quelques ha voir moins.

et de 15 % en privé de quelques centaines d ‘ha . Mais aussi une entreprise internationale qui exploiterait tenez-vous bien : 350 000 ha.

En prenant le train entre St Petersbourg et Moscou, Je pensais apercevoir un peu les cultures et bien c’est loupé. De la forêt encore de la forêt et toujours de la forêt sur presque 700 km.

Allez, montons donc dans le transsibérien pour apercevoir dame nature. Et bien ce que je craignais arrive : encore et toujours des forêts de résineux mais aussi de magnifiques étendues de bouleaux  sur des milliers de km entrecoupés par d’immenses étendues de marécages et de joncs. Seulement autour des petits villages : quelques lopins de prairie  souvent fauchés un peu tous les jours à l’aide de débroussailleuse. Le foin est mis sous forme de petites meules dehors comme nos grands parents le pratiquaient jadis. Bref, encore une fois, une agriculture vivrière ou plutôt de subsistance au regard de la misère que l’ on peut observer. Si je ne me trompe pas, ces paysages forment ce que l’on nomme la  Taïga.

marécage joncs, le royaume des moustiques

Seulement sur les derniers 500 km avant d’arriver à Irkoutsk, le paysage est devenu plus vallonné. La forêt est entrecoupée : soit de très grandes etendues de pâturage dans les pentes, soit, sur les terrains accessibles aux machines,  des céréales bien chétives.

L’exploitation de la forêt est bien présente même si, semble-t-il beaucoup de surfaces ne soient pas entretenues. Nous avons pu observer de très grosses scieries tout le long du parcours de la voie ferrée desservie par les trains pour le transport du bois soit en grumes soit débité.

Le tout à  la Russe: c’est à dire pas entretenu, délabré, et d’une autre époque, mais qui continu malgré tout à fonctionner. Bien sûr, il ne faut pas oublier que nous sommes en plein cœur de la Sibérie,  la nature ne permet pas à l’homme sans doute d’agir comme il le souhaiterait.

Les hivers très froids et longs laissent peu de temps pour travailler dans de bonnes conditions. Sur les grands chantiers, les entreprises fonctionnent tous les jours de la semaine.

Quelques km nous séparent encore de la Mongolie nous verrons bien si les paysages changent.

 

Nous voici de nouveau sur nos biclous à l assaut des montagnes Russes😊. Nous sommes obligés  de contourner le lac Baikal et nous apercevons très vite que les Russes attaquent  le relief  de face. Pas de lacets, on passe d’un torrent au sommet d’une colline avec des pentes à  10, 12, ou 14 %  (nos mollets en prennent  un coup) le tout, dans d’immenses forêts ou la cueillette de baies et de champignons bat son plein. En général, ils vous attendent, assis sur  une chaise au sommet pour vous vendre leurs récoltes : des pleins sceaux  de chanterelles, de sanguins, myrtilles etc..

Vous avez sans doute compris que l’agriculture  a pris ici  une autre forme…

Après une descente à tombeaux ouverts avec nos bolides sur une superbe route de 10km avec une pente d’au moins 10%..j’avais pourtant promis de me retenir mais comment résister, nous doublons les camions qui descendent doucement en laissant derrière eux une odeurs  de freins. Ils sont bien sur tous en surcharge, écrasés par leurs fardeaux, et certains dans des états de décomposition un peu avancés.

Nous plongeons littéralement  sur « le Baikal » comme ils le  nomment, un des plus grands lacs de la planète. Un immense réservoir d’eau douce la plus propre du monde. Elle est effectivement très translucide. De partout en Russie, on parle de ce lieu emblématique. Imaginez un peu une profondeur max de 1700 m ,750m de moyenne, 636 km de long et une largeur variant de 24 km à 80 km. Un Bordelais l’a traversé  en vélo  dans le sens de la longueur, l’hiver bien sûr sur la glace qui a une épaisseur de 1,5 m.

les voitures l’empuntent aussi.

le début du lac baikal

Depuis maintenant 3 jours, nous pédalons sur la route qui le borde, nous pouvons assiter  une fois de plus à un spectacle des plus surprenants. Comme dans beaucoup de lacs, la pêche est présente, mais ici ils sont très forts. c’est du direct pêcheur-consomateur. Tout le long de la route, ils font griller  les poissons dans des barbecues !!! .Enfin des tonneaux de 200 litres dans lesquels ils font un feu de bois pour faire cuire ce fameux Omoul, un poisson aussi bon que le saumon. Nous sommes sur la route principale qui va à Vladivostok (ville de l’extrême Est de la Russie) à quelques 3000km  de là ou nous sommes ,tout le monde s’arrête pour faire des réserves.

cuisson du poisson à la mode Russe

Encore un jour le long du lac et nous attaquerons les montagnes de Bouriatie (partie Mongole de la Russie) qui devraient nous réserver bien des surprises j’en suis sûr, au regard de ce que nous découvrons en avançant dans ce que j’appellerai la Russie profonde…

Aujourd’hui surprise ! nous arrivons dans un delta formé par un fleuve et tout de suite le paysage change. D’abord d’immenses champs d’avoine encore vertes, puis de magnifiques (hum) champs de blé. Je suis allé voir pour être sur. Ils vont bien mettre une journée pour remplir un camion. Pourtant, le champs doit faire plusieurs centaines d’ha.

Une fois de plus, nous avons la confirmation que plusieurs types d’exploitation cohabitent. Regardez un peu.

un tracteur d’une autre époque

 

 

 

 

 

 

 

une meule de foin pour l’hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

Un troupeau de 500 vaches gardées par un cavalier

 

 

 

 

 

 

 

La route se poursuit et nous voici dans un autre monde. Encore de la forêt sur  les versants nord. Mais surtout l’arrivée de là fameuse steppe à perte de vue avec des troupeaux de vaches en totale liberté.

la steppe

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, les paysages sont verts, l’eau n’est jamais très loin avec encore de nombreuses zones de marécages dans d’immenses cuvettes ou serpentent des cours d’eau toujours pâturés par des vaches et leurs veaux. Nous croisons aussi  un cavalier gardant un troupeau de mouton qui est venu faire un tour dans le marais. L’originalité si je peux dire et qu’il porte une moustiquaire sur la tête pour de protéger des moustiques. Bon allez, Cathy va dire que je suis un peu traumatisé par ces bestioles. J’ai de quoi l’être : à chaque arrêt,  j’ ai droit à  ma petite prise de sang de ce volatile qui m’adore.

Cathy regarde au loin la route qui nous attend

En avançant vers le Sud Est, le relief est plus marqué, nous prenons progressivement de l’altitude au milieu des paturages, les villages deviennent de plus en plus distants. Du sommet du col où nous bivouaquons, à 1100 m d’habitude  nous avons à perte de vue de la steppe que nous allons traverser et nous rendre compte que la végétation change. Les moutons remplacent maintenant les vaches. Les sols sont de plus en plus sableux et l’herbe plus maigre. Le vent transporte  du sable qui se dépose sur les routes.

Nous sommes arrivés ce soir à la frontière  avec la mongolie en laissant derrière nous un peuple adorable, très  accueillant, avec un coeur énorme. Ils nous klaxonnent pour nous encourager, nous saluer, ils nous serrent la main en signe d’amitié. Il faut dire qu’ils ne voient pas beaucoup de voyageurs comme nous et les surprenons un peu.Ils me demandent tous mon âge.

Une autre aventure commence avec la mongolie nous allons reculer sans doute encore un peu dans le temps ou peut être plutot découvrir une autre façon de voir la vie avec les nomades… affaire à suivre si vous êtes d’accord..

 

 

 



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Les champs d’Estonie

Ahhh, les bois d’Estonie!

Pour le moment, nous longeons  la côte, la forêt de pins est toujours présente et seulement quelques belles cultures d’orge de printemps par si par là.

Il faut dire que l’Estonie est un des  pays les plus marécageux d’Europe. La forêt  couvre aussi une grande partie  du territoire 45%. Une particularité : 20% de la surface agricole est restée inculte depuis le départ des Soviétiques en 1991. Il n’est pas rare de voir de grande parcelles incultes côtoyer des parcelles de céréales.

La densité de la population est très faible. Le milieu naturel est très riche.

Les Ours qui étaient en voix de disparition pendant la guerre sont aujourd’hui entre 400 et 800 répartis le long de la frontière Russe, et dans le centre,  ils se rapprochent des côtes à l’ouest du pays. Lynx, loups, chevreuils, élans se partagent également ce milieu naturel. Nous avons d’ailleurs croisé un Lynx que la circulation automobile n’a pas épargné. Comme chez nous, le loup pose un sérieux problème avec des attaques répétées sur les troupeaux d’ovins. Plus de 1000 bêtes attaquées cette année.

Les phoques sont également  présents.

La forêt représente une part importante de l’économie. Sur la route, 10% des camions que nous croisons transportent du bois en grumes, soit vers des aires de stockage, soit vers d’immenses scieries qui le transforment. Les rotations de camions ne s’arrêtent pas y compris le dimanche. Des trains de bois de plus de 50 wagons sont monnaie courante. Même  les morceaux de petit diamètre  sont utilisés pour faire du bois de collage ou des lames.

une aire de stockage de bois éclairé.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu observer ici aussi de magnifiques cultures de feverole

Feverole

dans des terrains très fertiles. Pour répondre à Françoise, cette culture aime les sols profonds et déteste le stress hydrique et les pics de chaleurs. Personnellement  j’ai essayé dans le Trièves. Ça a fonctionné une année favorable, mais les pics de chaleur de l’été bloquent la floraison qui se fait étage par étage diminuant ansi le rendement.

 

 

 

 

Nous avons quitté le continent Estonien pour nous rendre sur la petite l’île  de Muhu où la forêt  est toujours  très présente avec de temps en temps des prairies de fauche souvent entourées  de murets en pierre.

Je pense que vous aurez compris que le cailloux n’est pas loin dessous. Toujours très peu d’animaux visibles.

les coiffeurs sont doués sur cet île!!

 

 

 

 

 

 

Nous sommes passés  ensuite sur l’ile de Saaremaa, plus grande, la forêt  toujours présente. Quelques cultures de céréales sur des sols plutôt légers et là, surprise, beaucoup de prairies de fauche entourées de forêts avec des foins qui viennent juste d’être fait ou en cours. Mais alors pouquoi faire les foins aussi tard dans la saisons ?

Certes, il y a un décalage. Nous montons  vers le nord. Il me semble avoir trouvé la réponse et oui Jako réfléchit un peu sur son vélo. C’est simple : Les sols sont tellement marécageux qu’il doit falloir attendre la chaleur pour assainir et permettre le passage des machines.

balles de foin rondes sur des prairies très humides

Et toujours pas d’animaux visibles. Mais ou se cachent-ils?

En alpage peut-être?

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Oh surprise ! quelque mille coups de pédales plus loin, et bien les  voilà nos mangeuses de foin. Cette fois, prises en flagrant délit, entrain de se prélasser au bord de mer ou même dans l’eau de la Baltique pour un bronzage rafraîchissant.

vaches dans la mer

Elles sont bien là, avec leurs veaux  sur de grandes étandues, clôturées sur trois côtés, que la mer a libéré pour l’été.

Après un passage à la capitale nous repartons en longeant les côtes en direction du nord-est. Très peu de céréales, des prairies de fauche mais surtout des grandes zones incultes avec beaucoup de génévriers. Il faut dire que les cailloux semblent proches. En effet, de partout de grosses pierres apparaissent rendant ces terrains incultivables. Plus nous montons et plus les pierres sont présentes  en forêt. Les sous bois sont étonnants, même les pins ont de la difficulté dans ce décors hostile.

Nous sommes maintenant tout proche de la Russie en bord de mer, mais sur un plateau en très haute altitude 50 mètres !!! Les champs sont de grande taille ainsi que les exploitations qui sont sûrement d’anciens kolkoses transformés en coopératives ,modernisées et mises au normes Européennes. Les cultures ont en général un faible rendement, une majorité des blés ne doivent pas  dépasser  les 40 qx, les orges peut être 30 qx. Regardez bien ces photos et réfléchissez. A chacun sa façon de les interpréter.

Transfert de 25t de lisier

Transport pour incorporation par dechaumage de lisier de vache par une entreprise nationale agrobaltic

ancien kolkose mis aux normes

les fameux cailloux, enfin plutôt des menirs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah une entreprise nationale!

Bigre mais bien sûr l’Estonie, 46000 km2 et plus petite que la région Rhône-Alpes-Auvergne 70000 km2. Ceci explique cela.

 

un magnifique Alisier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs jours dans ce pays je ne peux pas m’empêcher de faire une comparaison étonnante avec la montagne de chez nous :

Myrtille, alisier, muguet, une végétation que l’on retrouve autour de 1000, 1300 mètres chez nous en montagne et au même stade végétatif. Pourtant, nous sommes au niveau de la mer, le climat plus froid explique sans doute ce phénomène. Nous sentons en permanence du frais venant du nord même avec un soleil généreux.

 

 



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Les champs de Lettonie

Étonnante Lettonie 😉

Et bien mes amis j ai rien à vous dire sur les champs d’ici puisque nous avons rejoint le bord de mer rapidement pour remonter vers le Nord le long de la mer Baltique.

une piste dans les pins avec framboises myrtilles et fraises !

pin d Écosse  avec de magnifiques couleurs oranges sur la moitié  haute de l’arbre.

Les magnifiques forêts  de pin d’Ecosse occupent la majeur partie du territoire que nous traversons. Des pins à droite de nous, la mer à gauche de temps en temps. En regardant sur la carte, la forêt semble occuper tout le tiers ouest du pays.

Alors notre pin d’Ecosse ressemble  étrangement au pin sylvestre de notre Trieves en plus haut, plus gros  et avec moins de branches. Il est exploité pour faire des planches, chevrons,  charpentes etc..

Dommage je ne peux pas vous transmettre les senteurs  qui se dégagent..

Du côté de la mer, j’ai beau regarder : pas de phoque en vue ni de baleine, pourtant la température de l’eau devraient leurs convenir😁. Nous verrons peut être les ours polaires dans quelques jours si la température baisse encore un peu.🤔



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Les champs de lituanie

Vous avez dit champs de lituanie ?

Alors comment dire …Ca y est. en fait, il s’agit bien de champs mais où sont les cultures? Elles ont bien été implantées mais sur des sols tellement sableux ou ingrats qu’elles ont vraiment beaucoup de difficultés à pousser. J’ai du descendre du vélo pour identifier des parcelles de blé, ou de sarrasin. Elles ne dépassaient pas les 20 cm.

Sarrasin

Dans le sud que nous traversons, l’avoine et le sarrasin sont les principales cultures. Le seigle et le triticale toujours là aussi.

Triticale

Mais franchement, comment vont il faire pour récolter?

Les parcelles sont de grandes tailles mais très  bosselées. Il s’agit sans doute des  terrains gagnés  sur la forêt pendant l ‘occupation Russe, ce qui peut expliquer leur faible fertilité.

Toute cette région du sud est vraiment pauvre. De partout, des anciens tracteurs Russes en service : des bleus, des gris, des verts.

Les vaches sont attachées à une  corde ou une chaîne dans les champs. Bien sûr, dans le centre du pays, nous avons pu voir aussi quelques troupeaux dans les champs mais comme ailleurs les vaches ne sortent plus, de grands bâtiments souvent très vétustes doivent les abriter.

retour à la maison

 

 

 

 

 

 

un colier une chaîne et je n irai pas manger les fleurs

 

Ah et bien voilà voilà depuis 3 jours nous avançons dans le centre en nous dirigeant vers le nord et là, nous traversons de grandes plaines d’alluvions très  fertiles où les structures d’exploitation sont imposantes. Grandes parcelles, gros silos de stockage, gros bâtiments mais souvent dattant de l’occupation Russe.

Les bâtiments dont je vous parle en friche en général.

labour dans la plaine

Facile de connaitre la rotation des cultures. Le blé occupe plus de la moitié des  surfaces, le reste est partagé entre des pois, de la fèverole  et du colza.

La moisson du colza débute, il est souvent fauché avant d’être  moissonner .

 

 

Ah vous allez me dire mais QUÉSAKO LA FEVEROLE. Une plante de la famille des proteagineux. Et quésako ? plante qui donne une graine riche en protéine et qui a le pouvoir de fixer l’azote de l air et de le fixer dans ses racines pour se nourir et restituer une partie de cette azote au sol apres récolte. Elle a en général un système racinaire puissant de type pivot qui améliore  beaucoup la structure du sol. On sème donc en général du blé  l’année suivante .Ouf, vous avez suivi?

Nous nous rapprochons de  la frontière avec toujours de grandes plaines céréalières sur des terres d’alluvions à nos côtés avec de très belles récoltes .

Si je devais résumer, je dirai qu’il y a une très grande différence entre le sud et le nord du pays. Mais alors ces vaches ,chèvres ou chevaux attachés en pâture un peu de partout, à qui sont ils?

Nous avons l’impression d’être  dans le passé (qui pourrait remonter à 50 ans en arrière de chez nous) que la modernité est en train d’effacer et où les gens résistent en faisant quelques légumes, fruits lait qu’ils vendent au bord des routes où sûrement à leurs voisins de village.



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Les champs de Pologne

Changement de pays, changement de culture enfin surtout de structure d’exploitation. Pour le moment, le contraste est frappant. Fini les grosses exploitations Tchèques. En Pologne, les structures sont petites, en tout cas sur la partie que nous visitons (sud et est) Les cultures très diverses.

On distingue les limites des parcelles

 

 

 

Les parcelles de petites taille. Voire, des micro parcelles sur lesquelles poussent des pommes de terre, du maïs, de l’avoine, du blé, du lupin, du triticale..

Lupin

 

 

 

 

 

Une agriculture  vivrière où la vente directe en bord de route, de parcelle semble être monnaie courante. Nous verrons si la suite de notre trajet confirme ces remarques.

Travail des champs avec les chevaux

 

On peut même observer des travaux avec des chevaux et du matériel qui fait partie des musées chez nous.

 

 

 

Un tracteur polonais  en pleine fenaison

Les tracteurs sont également anciens et de faible puissance. Une marque domine : la marque polonaise « Ursus » qui a connu des hauts et des bas au ciurs de son histoire et qui, après modernisation de ses usines de Lublin (pas très loin du lieu où j’écris ces mots) relance ses productions.

En voici un …poum’poum poum

 

Le fameux tracteur Ursus que l’on peut voir et entendre de partout en pologne.

 

 

 

 

 

 

 

Culture de cassis

 

 

 

 

 

 

 

Aprés avoir traversé des zones où la culture légumière domine, nous avons fait pratiquement nos 90 km au milieu d’arbres fruitiers et surtout le plus étonnant de culture de petits fruits rouges : cassis, framboise, groseille et toujours sur de petites surfaces, mais sur des centaines et des centaines d’ha.Les grillotiers sont également très présents.

Bien sûr une question arrive devant autant d’espèces difficilement mėcanisables. Comment se fait la récolte? Et bien à la main ! avec des travailleurs occasionnels souvent Ukrainiens car il est difficile de trouver du personnel en agriculture ici aussi.  cela pose un reel problème. Ces renseignements sont issus d’échanges  avec une personne qui nous à si gentiment hébergés deux nuits.

Nous partons maintenant  plein nord pour rejoindre la Lituanie. Une fois de plus, nous découvrons  aujourd’hui de nouveaux paysages. Les fruits ont presque disparus et surprise : quelques grosses fermes avec des céréales et des porcs que nous ne verrons pas mais l’odeur les ont trahis. On peut également voir de vieux bâtiments agricoles de l’occupation russe dans cette zone.

La pauvreté se confirme dans la campagne en longeant la frontière Biélorusse

Les cultures deviennent de plus en plus extensives sur des sols très sableux où le triticale et le seigle dominent, le tout souvent entouré de forêts.Le seigle que l’on trouve ici dans le pain de tout les jours.

Des villages très reculés deservis par des pistes de sables interminables surtout en vélo où nous avons  découvert une agriculture qui souffre beaucoup et avec très  peu de moyens.

 

 

Des prairies de fauche très pauvres avec des moyens de récolte très  légers. Une des particularités du territoire polonais est le nombre impressionnant de zones non cultivées très souvent marécageuses avec des petits lacs .Vous comprenez pourquoi le moustique est roi et que nous le detestons.

 

Batiment de Vaches

Nous quittons la zone frontalière et rejoignons la région des lacs (et oui nous voulons profiter de cette zone pour faire des plouf dans ces lacs tout en voyageant) et là  surprise :  nous découvrons une agriculture qui ressemble plus à celle de chez nous avec une culture de mais et de triticale qui domine, l’élevage de type industriel avec des centaines de vaches laitières dans d’immense bâtiments, ainsi que de nombreux poulaillers présents dans beaucoup de ferme.

 

Je parle souvent de triticale et certains doivent ce poser des questions sur cette culture. Il s’agit  d’une céréales crée par l’homme. C’est un hybride entre le ble et le seigle  qui s’est développé  dans les années 1960. Cultivé  comme céréale fourragère,  plus productive que le seigle, moins que le blé malgré tout,  mais très rustique.  Elle se cultive dans les zones d’élevages sur des sols peu fertiles. Elle fournit également une quantité de paille intéressante pour l’élevage.

 

 

Il est assez facile de voir et de comprendre la pauvreté  dans lequel se trouve l’agriculture de ce pays. Ceci explique leurs besoins en matériel d’occasion que nous fournissons depuis la France. Au vue de cette agriculture que je découvre il me parait pourtant y avoir du potentiel. Ce pays devrait avoir une carte  à jouer avec l agriculture biologique tourné vers l’exportation bien sûr et devrait aussi dėvelopper la vente directe,ce qui est en train de se faire apparemment.



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Les champs Tchèques

On passe la frontière. Le changement est brutal mais tellement intéressant à  découvrir. Une  agriculture d’une autre dimension. Une agricuture que je qualifierait de » derrière « les grilles. Allez,  petite explication :  les fermes, si on peut les appeller ainsi, sont grillagées, un peu à  l’abri des regards, des visites, semble- t-il. En fait, je pense qu’il sagit plus de cooperatives qui exploitent tout un territoire. Fini l’ exploitation de l’ espace en plusieurs petites parcelles. La parcelle est uniquement délimitée par l’espace cultivable disponible : entre les forêts, les routes, les maisons.

Certaines fermes  de l’ancien régime ont survecues,  d’autres pas.. voici ce qu’il en reste

 

Blé à perte de vue

Trèfle du roussillon

Ce qui donne des champs d’une dimension incroyablement variée, de quelques ha. à plusieurs centaines d’ha. Mais si mais si, des vallons entiers recouverts de seigle ou de colza, de blé, de pavot, ou encore de luzerne. Bref, un peu de gigantisme que je n’attendais pas dans ce pays. Sans doute, des restes de l’époque communiste qu’à vécu ce pays. Les bâtiments qui restent en sont les témoins.

Il en résulte qu’ il y a peu d’agriculteurs dans le pays mais ils travaillent beaucoup de surface et fort bien, au regard de l’état des cultures et des vaches que l’on peu entrevoir.

Je ne connais pas le niveau économique de compétitivité de telles structures.  Je pense qu’il doit être performant et que notre agriculture régionale doit faire attention en trouvant des voies de diversification pour  perdurer face à nos voisins finalement très proches. Imaginez ! C’est  à  seulement un mois de vélo chez nous.😉

Personnellement ça me conforte dans les choix que j’ai fait en créant l’exploitation qui est maintenant aux mains de mes enfants.

Culture de houblon pour la fabrication de la bière, très consommée ici. Il amène l ‘amertume. Son Goût varie en fonction du terroir comme pour le vin.

 

 

 

 

 

 

 

En résumé de ce que nous avons vu : une agriculture intensive sur de grandes parcelles, à savoir des plaines ou collines entières où la culture du blé (ci-dessous) et du colza dominent.



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Les champs d’Autriche

Décrire l’agriculture ou autres particularités rurales de ce pays en 4 jours serait bien prétentieux de notre part. Ce qui est certain, c’est qu’il y a des forêts partout et qu’elles sont entretenues et exploitées.

Alors voici quelques photos qui illustrent ce qu’on y a vu.

Les méthodes d’exploitation de la forêt semblent bien différentes de chez nous. De partout on peut voir des parcelles de bois que l’on appelle « coupe à blanc » .: Tout le bois est coupé et exploité, petits et gros sapins, feuillus, etc. Suivra ensuite une plantation de résineux et de feuillus mélangés .

Une autre fonctionnalité du Danube : le transport de céréales. Ici, chargement d’ une péniche de céréales.

Betteraves

Nous avons pu voir des champs de betteraves et de très belles cultures de colza dans les plaines très fertiles qui bordent le Danube

Lait et miel à acheter au bord des routes

Voilà pour la rubrique des champs d’Autriche. À bientôt pour la séquence Tchèque.

 



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Les champs d’allemagne

Particularité de la Bavière traversée : on a peut-être roulé 150 km sans voir un seul champ labouré.. mais de l’herbe, de l’herbe de partout !

Au bord des routes, devant les fermes , on peut trouver des petits kiosques dans lesquels sont vendus des produits des exploitations : pommes, lait, oeufs

Vente de pommes en direct

 

 

 

 

Visite du Siège de l’usine de matériels agricoles FENDT à Marktoberdorf : Célèbre marque de tracteur (la roll’s des tracteurs) toujours en avance, inventeur de la fameuse « transmission vario » plus de passage de vitesse.

Un des premiers tracteurs de la marque

cherchez l’intrus

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout au long de notre parcours, nous observons de grosses exploitations laitières

Peu de vaches à l’extérieur, l’affouragement semble se faire avec de l’herbe récoltée tous les jours.

Les énergies renouvelables sont très développées sur les exploitations agricoles comme les panneaux solaires sur les toits,  des méthaniseurs   ..ce qui permet aux agriculteurs allemands d’avoir un complément de revenu et donc de garder des exploitations rentables.

 

 

Beaucoup de Miradors pour la chasse dans la campagne

 

Des champs de blé et surtout d’orge… Vous devinez pour quoi faire, non ?

Blé

 

 

 

 

 

 

La forêt très  présente dans la partie que nous avons traversée semble être exploitée  par les agriculteurs si on en juge aux matériels et bois entassés  dans les cours de ferme .

Beaucoup de maisons individuelles utilisent du bois comme chauffage. Le tout bien rangé à l abri pour l hiver.

Un peu de partout des jeunes plantations de résineux ou de feuillus clôturées grandissent , protégées  des chevreuils qui en raffolent.



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Les champs de Suisse

Qui regarde qui ?

 

Balaises les coqs suisses

 

 

 

 

Silo tour pour stocker l’herbe

 

 

La récolte d’herbe bat son plein. Nous avons constaté sur le terrain la grande technicité de nos amis Suisses pour la culture de l’herbe.

 

 

 

 

 

 

Libre service au bord des chemins

 

 

 

 

 

 

 

Vente en libre service en bord de route.Le principe et de se servir et de déposer l’argent dans un récipient.La confiance règne, un modèle ! à méditer

Belle variété de couleurs en pleine campagne, il parait que l’agriculteur a l’obligation d’avoir un assolement diversifié et doit introduire du colza dans ses rotations.

Un petit clin d’oeil sur l’intensification qui bat son plien : La couleur, la hauteur,la densite laissent penser à une fertilisation poussée, les sols semblent très fertiles : pas un cailloux ou gravier.
On ne voit pas de pulvérisateur, mais  des traces laissés par ceux-ci.

L’agriculture biologique et bien présente aussi mais mon visible.

Et le fameux Gruyere Suisse un vrai regal

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Les abords des fermes, des champs sont à l’image du pays « propres, rangés ».Bravo!

 



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Les Champs de France

Début Mai … on s’active

A gauche : vers Crolles-Bernin : préparation des semis de Maïs en terre d’alluvion de l’Isère

Vignoble de Savoie :

Plantation de salades



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