Les champs du Cambodge (suite)

 

Une petite moto.. Un gros chargement

 

 

 

Pas de doute, nous sommes à la bonne frontière et retrouvons nos chargements les plus insolites 😂

un chargement de paille de riz.

 

 

Je ne vais pas vous faire le coup du riz qui nous entoure, encore une fois. Ne soyons pas mauvaise langue il nous sauve souvent de  la fringale. 😇

Allez, en piste pour découvrir une ferme de production de poivre.

OH oui en piste après avoir laissé le bitume. Nous voici embarqués sur des chemins des plus poussiéreux et caillouteux, vent de face, bref tout ce que je n’aime pas sur 15 km. Cathy file devant comme une anguille entre les pierres avec son petit vélo.

Nous voici arrivés. Je suis content et réconcilié avec moi même et avec mon grand vélo qui me secoue.

Après une bonne bouteille d’eau fraîche la visite peut commençer. Nous avons même un guide en Français. Ah pardon, j’ai oublié de vous dire que cette exploitation de 50 ha a été créée par un couple Franco-Belge.

20ha de production de poivre, le reste étant des bananiers , de la citronnelle, du piment, du curcuma. Le tout en agriculture bio, certifié par Ecocert.

Des bâtiments d’exploitation, de transformation, de restauration, de jeux, de formation, d’habitation, de vente, un parking. Bref un méga projet.

Avec un volet social régional fort intéressant.

Notre homme qui récite sa leçon par cœur nous montre les différentes variétés de poivre. Une plante grimpante qui mettra 4 ans après sa plantation pour produire. Elle s’enroule et grimpe sur de solides tuteurs de 4 m de haut, pas plus haut sinon on ne peut pas le ramasser. Après floraison, il se forme une grappe de fruits allongés. A maturité, les grains rougissent, la récolte commence alors à la main. Les grains seront triés un par un. Les rouges d’un côté, les verts de l’autre. Une partie des rouges seront conservés rouges, le reste sera dépéliculé pour devenir poivre blanc. Les verts serviront de poivre vert que l’on mange frais ici, souvent en grappe dans les plats, il faut juste aimer le poivre pour supporter. J’ai fait le test un jour en commandant un plat au poivre vert. J’ai vu arriver un petit morceau de viande et 5/6 grappes de poivres verts succulentes, heureusement que la bière était là 😋.

Après séchage complet, les grains verts deviendront le poivre noir que nous connaissons bien et utilisons souvent dans notre cuisine comme épis. On l’utilise plus rarement pour la confection de désert et pourtant ce doit être fameux. Personnellement je l’utilise pour faire mon génépi maison. 🤫

Le tour du champ est protégé du soleil les premières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poivre de kompot est bien sur un des meilleur du monde !!  Le terroir serait très favorable.

Il demande beaucoup de travail manuel. Chaque plant pousse dans une petite cuvette formée avec de la terre pour retenir l’eau en saison des pluies, sinon il est arrosé manuellement. L’exploitation dispose de deux retenues colinnaires pour alimenter via des  tuyaux à chaque parcelle.

 

Je suis votre plus fidèle épice. Je pousse vers le ciel🌤️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un autre poivre est ici présent également. Le poivre long de Java qui entre en production plus vite. A maturité il forme une gousse très compacte que l’on ramasse aussi dès qu’il rougit. On utilise alors les gousses entières pour parfumer les plats.

Gousse de poivre de Java à maturité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas retenu toute la leçon du poivre. Bon j’ai une excuse il faisait vraiment très chaud lors de la visite, plus une grosse fringale.

Oh l’étourdi. Passons à la citronnelle, une plante qui forme une grosse touffe d’herbe qui sert aussi beaucoup pour parfumer les plats.

Vous avez tous reconnu ces beaux plants de riz.😂 Mais non voyons c’est notre citronnelle

 

 

 

Après notre repas au poivre, nous reprenons nos montures et décidons de quitter ce chemin infernal pour nous enfoncer encore plus dans la campagne.

Pas triste, mais tellement plein de charme de se retrouver sur un authentique petit chemin où l’on se croise à peine avec les gens du voisinage. On passe à droite à gauche avec nos vélos, pas d’excès de vitesse ici, que du plaisir. La vrai vie d’ici.  Au détour du chemin, une glacière rouge sous un toit et voilà que nos deux vélos se dirigent tout seuls vers ce lieu. Une pause boissons fraîche, un petit adieu à la dame et en selle pour d’autres aventures.

C’est reparti. allez Cathy, la route est encore longue..

 

 

Nous allons  découvrir aujourd’hui une ville bien particulière. Une ville  ? non, un immense chantier. Bien sûr, les champs d’ici sont ravagés.

Les « Fourmis » ont décidé de monter des fourmilières dans la ville. Des grues de partout. Les fourmis avec leurs bras mécaniques qui arrachent la montagne, d’autres qui transportent inlassablement des tonnes de matériaux sur leurs dos. Et bien sûr pendant ce temps les insectes locaux quittent et fuient leurs lieux de vie devant une telle invasion. L’homme a bien perdu la tête, plus un mètre carré de goudron intacte. Une nouvelle immense fourmilière est entrain  de voir le jour.

Nos fourmis en actions…

 

 

 

Oh une nouvelle fourmilière en projet 😢

 

Nous aussi nous décidons de ne pas dormir dans cet enfer de poussière et de bruits où les champs sont la proie de ces  fourmies déraisonnables.

Nuage de poussière sur la ville. Ce pourrait être un titre de film….

 

 

 

Après cet intermède un peu hors des champs, nous recherchons un peu de calme, il suffit de demander à notre copain Maps-me de nous conduire. Ni une ni deux, nous voici embarqués une fois de plus dans la nature profonde, sur des pistes où nous ne croisons que quelques motos.

plantation d’héveas

Nous découvrons  en premier d’immenses plantations d’héveas sur des milliers d’ha de chaque côté de nous. En nous enfonçant un peu plus encore sur des pistes plus étroites, nous découvrons cette fois l’arbre de la discorde. Vous aurez deviné qu’il s’agit des fameux palmiers qu’une partie du monde rejette. Difficile d’estimer l’espace qu’ils occupent, leur surface couvre tout sur une région entière…

À droite l’hevea, à gauche nos palmiers 🤔

 

 

Un peu inhabituel quand même. Ça change des sapins, vous ne trouvez pas ? … 😄

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus l’ombre est agréable…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici maintenant le fruit duquel on extrait la graisse de palme.

 

 

 

Sur le sommet de l’arbre : de grosses grappes de fruits attendent sagement la récolte qui ne devrait pas tarder. Nous parlons souvent d’huile de palme mais il s’agit de graisse. Le fruit en est vraiment gorgé, en grattant un peu, un liquide très gras apparaît.

En vélo, sous les palmiers il faut faire confiance à notre fidèle guide, on a l’impression de ne plus pouvoir sortir de ce couvert.

Nous remontons maintenant vers le nord du Cambodge. Un jour de route nationale de trop, nous sommes fatigués, il faut être sur ses gardes en permanence. Les camions nous frôlent. Quand on voit les roues des semis de trop près, on saute sur le bas côté.

Nous repartons le  lendemain de plus belle  au milieu des champs où plutôt des rizières asséchées en ce moment où les zébus sont en quête d’une bien maigre pitance.  Ah… un peu de calme dans la campagne nous réconcilie avec nos hôtes de voyage.

On comprend pourquoi la viande de bœuf est un peu dure ici.

 

 

 

 

 

 

 

C’est un peu le désert en ce moment 😏

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de rizières sont maintenant abandonnées

 

 

Comme d’habitude,  chaque jour nous apporte de nouveaux paysages. En quelques km nous passons des rizières desséchées et brûlées par le soleil à une très vaste plaine irriguée complètement verte. Le riz est ici partout entre les canaux, cultivé sur de grandes parcelles de chaque côté de la piste rouge que nous suivons depuis plus de 60 km.

Du plat sur 60 km..le soir  notre compteur indique seulement 40 m de dénivelé, ce doit être les petits ponts..

 

 

 

C’est un peu longuet mais tellement beau et tranquille, pas de camion, quelques voitures  et motos tout au plus. Les agriculteurs s’occupent surtout de l’irrigation de leurs champs. Un peu partout, on pompe et repompe l’eau qui passe d’une parcelle à l’autre.

L’eau source de vie…

 

 

 

 

Cette plaine est la plus fertile du Cambodge. Elle se situe  au sud du plus grand lac d’Asie dont le niveau bouge beaucoup en fonction de la saison. Nous en reparlerons sûrement dans les jours qui arrivent puisque nous allons maintenant le longer et normalement le traverser sur sa partie nord.

Ici, un agriculteur épand de l’engrais à la main.

 

 

 

 

 

 

 

Un « enjambeur »  fait maison, pour travailler dans les rizières pleines d’eau.

 

 

 

Dans cette région, 85 % des gens sont agriculteurs, nous pouvons le constater le long des routes  ou pistes. Du riz sèche partout, des tracteurs stationnent devant les maisons, ou sous les maisons puisque beaucoup sont sur pilotis.

Oh et voici une zone sans irrigation.

 

 

 

 

 

 

 

Je dirai même très sèche. Plus aucune culture. Parfois on se demande bien où nous allons arriver. 🚴‍♂️🚴‍♂️

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons l’impression d’être dans le désert de Gobi. Sauf qu’ ici on trouve un arbre pour une petite pause.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande différence aussi, c’est que malgré le soleil brûlant, pas besoin  de crème solaire, grâce à la poussière rouge qui nous recouvre de la tête aux pieds et nous protège des UV . Non non ce n’est pas une blague.🥵

Allez  vas-y fonce encore plus vite camarade…

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une pause de 3 jours, nous embarquons sur un petit bâteau pour traverser le fameux lac de Tonlé Sap, encore praticable et remonter ensuite un cour d’eau

le lac de Tonlé avec une eau très boueuse.

 

 

Une des particularités de ce lac est sa faible profondeur et la grande variabilité de son niveau d’eau qui monte à la saison des pluies et descend à la saisons sèche à tel point qu’il n’est pratiquement plus naviguable en Février libérant ainsi de grandes surfaces de terres cultivables avant les prochaines pluies prévues dans 5 mois environs.

Comme dans beaucoup de pays d’Asie les bateaux sont à fonds plat avec des hélices escamotables qui peuvent se remonter instantanément pour passer des obstacles sans se prendre dedans, mais aussi pour pouvoir naviguer sur des cours d’eau de faible profondeur. J’ai également compris que l’eau est très boueuse sous l’effet du brassage  par les hélices des bateaux qui remuent la terre du fond.

Au cours de notre trajet, nous avons d’ailleurs franchi à plusieurs reprises des filets de pêcheur qui glissent alors sous le bâteau, lequel passe l’obstacle au point mort.

La pêche, bien sur est très présente voir trop présente et appauvrie considérablement le milieu. Ce lac est au bord de la rupture, l’écosystème est mis à mal par le nombre croissant de personnes qui viennent habiter sur le lac qui pêchent et créent aussi des élevages de poissons, nous avons même aperçu un élevage de Crocodile. De plus, l’eau est bien sur pompée pour l’irrigation des terres environnantes et le tout sans aucune restriction ni contrôle.

Un système de pêche avec filet entonnoir ou épuisette que l’on remonte de l’eau emprisonnant ainsi les poissons..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En remontant le cour d’eau nous avons slalomé entre ces nombreuses installations de pêche.

Une fois à terre, nous empruntons une piste complètement défoncée et pour cause nous sommes en fait sur une partie du lac où l’eau s’est retirée. Seulement pratiquable avec des 4×4, une vrai partie de rodéo s’engage alors avec nos montures.  Au bout de 10km nous retrouvons une piste plus roulante. Dommage c’était sympa nous avons bien rigolé au milieu de nulle part.

la piste s’améliore doucement au milieu de rares cultures 😉

 

 

Après une journée de repos, nous voici de nouveau en selle en direction de la frontière Thailandaise pour une petite étape en pleine campagne, loin de l’agitation des grands axes. Nous retrouvons maintenant nos champs de manioc mais aussi les plantations d’agrumes, des orangers des pamplemousses.

Des collines d’arbres fruitiers. Ici on transporte les mangues vers la Thaïlande en vrac dans des semis-remorques. Autant vous dire qu’on ne se prive pas de cet excellent fruit. 😉😉

 

 

 

Ici du manioc en culture intercalaire dans une plantation de jeunes orangers.

On dirait que pour notre dernier jour, les Cambodgiens ont envi de nous montrer ce qu’il savent faire avec le manioc.

Sur 40 km, nous découvrons une agriculture plutôt riche. D’immenses plantations de manguiers  partagent l’espace avec des cultures de manioc.

Sur de petits plots en bois, les femmes découpent les racines en petits morceaux pour les faire sécher au soleil…

 

 

 

 

 

 

 

Transport des racines ou du manioc découpé dans toutes sortes d’engins.. Vers des entrepôts..

 

 

 

 

 

 

 

Une aire de stockage, de séchage et d’expédition..

 

 

 

 

 

 

 

Pendant que les agriculteurs déchargent inlassablement  leurs sacs de découpe de manioc, les chargeurs remplissent les bennes des camions.

 

 

 

 

 

 

 

 

À la vue du chargement, inutile de vous expliquer pourquoi on retrouve de tout sur les routes d’Asie 🤔

 

 

 Nous avons rencontré de très nombreuses unités comme celles-ci  le long de la route. Comme on le voit sur les photos, un épais nuage de poussière blanche monte dans le ciel pour venir se déposer dans la campagne environnante, tout était blanc. Il devrait pleuvoir normalement dans plusieurs mois pour laver tout ça….😁 😁

Nous sommes en Asie. Ce fonctionnement peut nous paraître un peu étrange  au regard de nos règlementations draconiennes, mais souvent justifié. 🤔

Il fait très chaud ce matin. Nos compteurs indiquent 41 degrés mais tout se passe bien pour le moment, le moral est toujours au beau fixe. Nous allons quitter nos amis Cambodgiens qui nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur, de respect, malgré la pauvreté d’une grande partie de la population. Il y a dans ce pays de très grandes inégalités de revenu. Certains roulent en gros 4×4 pendant que beaucoup se battent pour manger tous les jours tout en gardant le sourire. De toute façon, la parole n’est pas libre ici, ils ne peuvent rien dire, sous peine de répression. Un pays qui sort peu à peu d’un profond et récent génocide qui a rompu la progression sociale et intellectuelle. On ressent malgré tout que ce pays est en plein développement. Espérons juste que ces améliorations profitent bien au peuple Cambodgien et qu’ils puissent en garder le contrôle…

Allons maintenant découvrir les champs Thaïlandais si vous en êtes toujours d’accord 😊🌴



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Les champs du vietnam (suite)

Un peu de terre au milieu de toute cette eau

Juste avant de passer la frontière nous sommes surpris par un bruit de pilon. Une petite halte nous permet de comprendre que dans cette région, on toaste et flocone le riz de façon très très artisanale.

C’est partie pour une petite explication :

Faire germer très légèrement des grains  de riz non décortiqués, les faire griller légèrement, les aplatir avec un pilon en les remuant entre chaque coup de pilons, simple non ? On obtient des flocons de riz qui se vendent en petits sachets au bord de la route juste devant l’installation.

Une personne 3 |4 opérations.

 

La mécanique permet de brasser en douceur le riz qui toaste sur un feu de bois. Le pilon entraîné par un petit moteur thermique, aplatit les grains toastés.

Attention les doigts, restez concentré Madame..

 

 

 

La frontière passée, nous voici de nouveau « inondé » par les rizières. Les parcelles beaucoup plus grandes travaillées avec des tracteurs nous offrent de magnifiques couleurs. Le vert prairie et le marron de la terre se reflètent parfois dans l’eau trouble de la rizière voisine.

Eclatante couleur, tu nourries notre cœur et nous apporte le bonheur…

 

La planitude parfaite repose nos esprits

Et pour continuer notre découverte, nous embarquons à bord d’une pirogue sur les méandres  du delta du Mekong au milieu de plantes aquatiques. Parfois nous avons l’impression de traverser une prairie en bâteau.

Si si nous sommes sur l’eau. Bon, de temps en temps, on fait une halte pour nettoyer l’hélice de la pirogue. Encore ces satanés plastiques !!!

 

 

 

Euh la il faut pas exager on ne passera pas cher monsieur.

 

Nous traversons des zones très sauvages et des zones où l’activité bat son plein. On transporte de tout  dans ce delta sur des barges ou des pirogues plus ou moins grandes.

ici des petites balles rondes de paille de riz.

 

 

Du riz aussi,

 

Du bois,

 

 

Un bon chargement de je ne sais pas quoi !!!

 

 

 

Des briques. On utilise beaucoup ces matériaux en Asie

 

 

 

Cette pelle mécanique sur une barge se déplace grâce à son bras. Le déplacement est un peu mouvementé voyez vous !!!

 

Egalement des pleines pirogues  d’ananas. L’eau est partout ici dans les champs. Je dirai presque de la terre sur l’eau. Des petits canaux entourent les cultures. C’est le royaume de l’ananas.

Des champs d’ananaaaaas…

Ananas par ici, Ananas par là. En veux-tu en voilà. Des tas, en bordure du canal principal ; des tas, en bord de routes. Des tas de motos chargées, camions etc..

Une  fausse Viet surveille une plantation. Mais qu’à-t-elle bien pu voir ? Des Ananas bien sûr….

 

 

 

 

 

 

beaucoup d’eau, un peu de terre de la chaleur,une graine, attention je vais grandir très vite…je m’appelle plante maintenant.

 

 

Nous reprenons notre route vers le sud, je dirai plutôt notre petit chemin. Ne cherchez pas les voitures il n’y en a pas et pour cause on se croise parfois tout juste avec les petites motos. Les cultures de fruits dominent très largement dans ce secteur. Mangiers, cocotiers, ramboutans, bananiers et beaucoup d’autres que l’on ne connaît pas. Mais alors comment transporte-t-on tous ces produits et les matériaux pour construire les habitations. Bien sûr les motos, mais aussi les pirogues, petites barges. Les maisons ou zones de vie sont presque toutes le long des canaux d’eau. Le Vietnam possède un réseau fluvial et d’irrigation très bien organisé et très performant.

Petit pont enjambant un canal

 

 

 

 

 

 

 

 

canal de navigation et d’irrigation

 

 

 

 

 

 

Des paysages magnifiques dans un Vietnam authentique si j’ose dire magique parfois où on se sens bien à l’aise et bien aceuilli

Comme nous sommes en avance sur notre programme, nous décidons de faire une boucle qui nous enmène vers la mer et surtout encore plus dans la campagne.

Nous longeons donc la mer à notre gauche et les cultures à droite. En fait ici un savant équilibre existe entre l’eau douce et l’eau de mer. Tous les canaux d’eau douce débouchent dans la mer. Ils possèdent des grosses portes pour empêcher l’eau de mer de remonter avec la marée, mais aussi de trop de vider de l’eau douce. Bon, vous avez compris, mes savantes explications. Si c’est pas le cas venez visiter le Vietnam c’est trop chouette.

vue depuis un des barrages ou vanne côté eau douce..

 

 

 

 

 

 

 

Coté mer du barrage

 

Le parcours de cette journée a été extraordinaire. Il a fallu garder son calme mais aussi réussir à rester sur le vélo. Les pédales touchaient parfois le sol dans les petits sentiers. Ils nous restait encore 30 km à faire on se demandait bien comment on allait y arriver.

Heureusement, C’est bien toute  la magie de la découverte qui rend le voyage si agréable. Imaginez un peu la tête dès gens que l’on croise dans ces endroits insolites : Mais d’où sortent ils ceux-là avec toujours le même Hello d’accueil à notre égard.

Faut pas exagérer descendons ppoussons avant de plonger la tête première…. 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agréable de faire du vélo dans les bananiers., 🤭 j’ai bien fait un sortie de piste où deux heureusement les régimes ne sont pas tombés 😇

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maison bien particulière !

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez je vous le donne en mille : vous ne savez pas ce que c’est ? sauf si vous avez déjà lu l’autre article. Il s’agit d’une maison pour les oiseaux si si. Depuis notre approche de la côte nous étions interpellés régulièrement par des chants d’hirondelles qui sortaient de hauts parleurs sur des grandes maisons ou bâtiments.

On n’emploie les grands moyens pour nos volatiles…

 

 

 

 

 

 

 

Les fenêtres, les portes sont factices, juste là pour répondre aux nomes de construction, je suppose. Mais alors pourquoi ces abris ou palaces ?  tout simplement pour attirer les Martinets à venir faire leurs nids à l’intérieur lors de la migration qui se déroule en ce moment.

Les oiseaux construisent  alors un nid avec leurs salive. Dès que les petits peuvent voler, les nids sont délicatement décollés, puis nettoyés  à la pince à epiler avec minutie : on enleve les petites plumes et les grains de sable. Et pour cause, ils sont très recherchés par les Chinois qui les mangent. Ils auraient de multiples bienfaits pour l’organisme. Toujours est-il qu’un véritable business se développe, que ces maisons poussent un peu partout. Même en ville, des immeubles entiers sont rachetés pour être transformés ou déguisés en nichoir. Le business est très lucratif, les nids bruts sont achetés 1200€ le kg et revendus  après nettoyage au prix du caviar.

Si on regarde bien la déco est chinoise !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fini notre séjour au Vietnam sur une île « paradisiaque » paraît-il, où pousse une autre « culture » : celle des hôtels grand luxe. Plus de 500 hôtels sur ce bout de paradis. Une fois de plus on massacre dame nature pour notre plaisir. Le voyage en vélo permet vraiment de découvrir en profondeur, d’être proche des populations qui nous accueillent les bras grands ouverts. À très bientôt pour une année entière de partage avec ceux qui le souhaitent.

 

 

 

 

 

Amis lecteurs : que 2020 vous apporte le meilleur pour une vie pleine de bonheur et de paix intérieure. 🌴🕊️



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Les champs du Cambodge

Les voici les voilà nos champs du Cambodge.

Mais où sont donc passées nos rizières 😴 ? Disparues, elles laissent place à une immense plantation de bananiers que nous longeons sur plusieurs km.

miam miam enfin un peu dégoûté à force d’en manger…

 

Cette zone est également occupée par des plantations d’hevea à perte de vue, dont on récupère le latex en faisant une saignée sur le tronc  pour la fabrication du caoutchouc de nos pneumatiques.

 

récuperation du fameux trésor..

 

 

 

 

 

 

 

 

jeune plantation de pneumatiques hi hi…

 

Allez ne rigolez pas ; au même titre que les palmiers, ces plantations provoquent un gigantesque déséquilibre dans la nature. Nous sommes conscients des dégâts des palmiers avec les « fameuses » huiles. Mais beaucoup moins avec les hevéas qui nous permettent de rouler sans se soucier des dégâts que nous causons !! Le Cambodge est le huitième producteur mondiale de latex. Les plantations Cambodgiennes sont très performantes, le sol et le climat sont très favorables et permettent d’être les plus productives du monde.

 

De très grandes plantations de manguiers également. Premier constat : les structures d’exploitations agricoles sont imposantes dans ce secteur. Nous croisons des tracteurs Russes. Tiens tiens y aurait il un rapprochement à faire avec la politique du pays ? Pour les novices en mécanique agricole, les russes ne possèdent pas de matériels très sophistiqués, c’est du très rustique je dirai.

sur ces manguiers les fruits sont protégés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous rapprochons une fois de plus du Mekong et, surprise surprise, le riz est de retour. Je ne suis pas expert en riziculture, dans le Trieves c’est un peu frais voyez vous. 🤔 Mais il me semble que l’on doit faire ici deux récoltes par an. Les plantations sont pour la plupart encore très vertes.

 

De la chaleur de l’eau je grandis pour vous je « ris »….

 

Oh  les oreilles des bovidés sont bien longues ici, et pourquoi une bosse, une robe toute blanche aussi. Ce sont tout simplement des grands zébus. Ils sont pour la plupart logés sous les maisons où très proche.

Imposants par la taille mais pas par le poids, un peu maigres ces bestiaux ..

 

 

 

En arrière plan une maison Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

une bête de concours, impressionnant de par la taille. Pas trop d’accord pour la photo…

 

 

 

Nous sommes très proche des berges du fleuve qui est à sont niveau le plus bas libérant ainsi  de grandes surfaces mise en culture avant la nouvelle remontée des eaux. Beaucoup de légumes haricots etc… Du maïs récolté tous les jours pour manger les épis cuis à la braise ou à la vapeur et le reste de la plante pour nos zébus. Bien sûr le transport se fait avec nos petites motos favorites.

légumes : ici des haricots.

 

 

 

 

Oh OH regardez un peu comment on transporte les objets ou matériaux les plus divers dans ce pays.

Non ce n’est pas un montage photo, mais une petite moto qui tire un bon chargement.

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable non ?

 

 

ici, nous croisons un convoi de charbonniers, Direction Phnom phen 150km plus loin..

 

 

Intéressons nous un peu à ces engins remarquables

La base : une petite moto renforcée. La selle  coupée pour fixer l’attelage. Les suspensions arrière doublées voir triplées. Les rayons de la roue arrière remplacés par des rayons fabriqués dans du fer à béton de 8 millimètres. Bref, un vrai chef œuvre d’ingéniosité.

Un peu plus en détail pour les amateurs.

 

 

 

ici l’articulation..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour les longues distances comme ci-dessus, on rajoute des réservoirs à essence sur la remorque et encore plus étonnant des réservoirs d’eau qui vont servir à refroidir le moteur via un goutte à goutte sur les ailettes du moteur, le système D quoi !!! 😇. Tous les 20 km, nous doublons notre convoi, en panne sèche. Le réservoir du chauffeur étant vide, cette fois il faut remettre une petite bière, manger une soupe et ça repart..🤭

incroyable. Regarder un peu le chargement de manges. Plusieurs centaines de kg +le poids de la remorque.

 

Et  voici le système de refroidissement rudimentaire mais semble il efficace 😇

 

 

Dépêchez vous un marteau, un peu de fer, de la soudure, une petite moto, un essieu de vieille voiture. Quelques heures de travail et vous allez pouvoir construire vous même un nouveau modèle de camping-car pour venir nous rejoindre.. Vous avez toutes les astuces… On vous attend😴AAh n’oubliez pas le hamac..

 

 

Il est temps que je vous parle des BAMBOUS. Vous savez ! ces grandes plantes qui peuvent atteindre 10 m de haut qui poussent très vite et le long des cours d’eau. Elles sont sous nos yeux tout le long du Mekong et ont de multiples utilisations. Barrière pour protéger les cultures, les maisons, les chantiers, échafaudages des maçons, radeaux, ponts, contenant pour la cuissons etc etc..

Je monte dans le ciel, je m’appelle bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr aussi des corbeilles. Comment peut on faire une corbeille avec un bambou de 10 m de long et 20 cm de circonférence ?

Facile mais avec de la patience.. On partage le bambou en long sur une extrémité avec un outil tranchant, puis on le pousse sur un coin en bois pour le fendre en deux tout le long, et on recommence cette opération sur la moitié  et ainsi de suite jusqu’à obtenir des petites lanières de quelques millimètres d’épaisseur. Et maintenant on confectionne nos paniers.

Partage préparation des bambous.

 

 

 

 

 

 

Et voilà regardez monsieur ce que je fais..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Garantie made in Cambodgia 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

Joli non !?

 

 

 

 

 

 

 

Je vous glisse un petit secret. Certains confectionnent même des vélos en bambou  qui sont paraît-il très bien.

 

Mekong ici Mekong là. Une véritable richesse pour les pays qu’il traverse. Tout le long de ses berges l’homme s’est installé. Dans chaque village, plus on descend, plus la pêche occupe une place importante. Une véritable économie qui occupe beaucoup de monde. Les hommes sur leurs barques jettent des filets sans relâche dans l’eau de ce grand fleuve en quête de poissons que les femmes vendront par la suite sur les marchés au alentours.

Oh hisse OH hisse il est lourd ce filet..

 

 

 

 

Va et vient  des pêcheurs vers le village provisoire installé sur la berge..

 

 

Tout frais..

 

 

 

Comment finir sans vous parler des cocotiers qui sont sous nos yeux tous les jours au bord de notre route, ils fournissent de magnifiques noix de coco qui remplissent les étalages.

Un belle arbre dans un décor de rêve.

 

Au revoir campagne Cambodgienne, nous reviendrons te voir le long de la côte, dans une quinzaine de jours après notre 2ème passage au Vietnam.

 



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Les champs du Laos

La douceur de vivre se partage .

Une montée comme je les aime, nous amène au sommet d’un col pour passer la frontière, une pente à 10% sur 20 km au milieu des montagnes en pleine jungle. Wouahou !! Quel plaisir d’être là. Il ne faut rien lâcher, rester concentré. Bigre, ça grimpe ! le sommet approche, il faut se faire tout petit pour croiser les semi-remorques qui prennent toute la route dans les virages. Mais quel beau spectacle à  l’autre bout du monde…

Un peu vertigineux par endroit, mais tellement beau. J’espère que Cathy ne s’est pas faite écrasée par ces monstres qui nous pique toute la route.🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis que nous sommes en Asie, nous faisons le même constat. Dans les descentes, les camions refroidissent  leurs freins avec de l’eau que nous retrouvons sur les routes. Encore ce matin au sommet  d’une côte, plusieurs étaient arrêtés.  Le chauffeur, dessous le camion, en train d’ouvrir des vannes d’eau pour la descente. Les pauvres semi-remorques montaient à 10 km/h et ne  descendaient guère  plus vite. En les doublant, on pouvait voir la vapeur d’eau s’échapper des freins brûlants. Avec des pentes à 14, voire 15 % sur plusieurs km comme ce matin combinées avec des chaleurs tropicales, tout chauffe vite et  nous aussi..

Après une descente d’enfer le long d’un magnifique torrent, nous retrouvons les cultures et les Laotiens.

Peu d’eau en ce moment entre ces gros cailloux

 

 

 

 

 

 

 

La vallée s’élargie. Le torrent à déposé une épaisse couche de sédiments, permettant aux agriculteurs de travailler  une terre fertile.

Des terres d’alluvions magnifiques

 

 

 

 

 

 

 

Un grand changement complètement inattendu. Ici la mécanisation semble plus développée. Des petits tracteurs, des gros motoculteurs dans les champs, et sur la route avec leurs remorques, les parcelles ont aussi grandi. Du mouchoir de poche nous passons à  la serviette de table!!! La récolte du riz vient de se finir et vite ils labourent pour implanter une deuxième culture, je suppose. En fait il existe deux systèmes d’exploitation du sol :

Les rizières irriguées sur lesquelles il est possible de faire une deuxième culture et les rizières non irriguées qui servent de pâturage pour les vaches après la récolte du riz, pendant l’hiver dite saison sèche où il ne pleut quasiment pas.

 

Allez, allez toute la famille au boulot…

 

 

 

 

 

 

 

rizières sèches avec les vaches

 

 

 

 

 

 

I

équipement pour les rizières 😊

 

 

 

 

 

 

 

Récolte du riz à la faucille. Attention comment fait on ?  🤔J’ai mon patron qui surveille…

 

une batteuse  pour le riz que l’on rencontre beaucoup ici .

 

 

 

 

 

 

 

Il est intéressant de constater que chaque pays possède des machines, et des méthodes différentes pour faire le même travail.

 

Encore une adaptation. Voici ce que nous voyons très régulièrement. Et chacun un modèle sur mesure bien sûr pour un usage bien spécifique.

Ici une marchande ambulante et avec le sourire la miss pour la photo  ou le photographe on ne sait pas !🤔

 

 

 

 

 

 

 

Sur les pentes, le manioc est très présent.

En vert : du manioc

 

 

 

 

 

 

 

Racines de manioc  et premier tracteur.

 

 

 

 

 

 

 

Nous n’avons quasiment pas vu de tracteur en Chine ni au Vietnam.  Il faut arriver au Laos pour voir ces tracteurs Kubota (made in Japon) qui servent à labourer les rizières  mais aussi à les remodeler, les agrandir avec leurs lames à l’avant. Ils servent aussi beaucoup comme engin de travaux publics, il est courant de les voir en action au bord des routes.

charrue à disque.

Le manioc est coupé en petit morceaux, il sèche au soleil avant d’être transformé en farine je suppose.

je me repose. Nous sommes au Laos : doucement le matin ,très très doucement l’après midi !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous descendons maintenant le long du Mekong, les rizières sèches, occupées par les vaches sont très nombreuses. La canne à sucre apparaît, par ci par là.

 

Des rizières, encore des rizières,  et toujours des rizières. Dommage, la récolte est pratiquement terminée, il fait très chaud nous sommes en pleine saison sèche. Ce doit être magnifique quand  elles sont pleines d’eau, nous verrons peut être ça le printemps prochain puisque nous allons revenir dans le nord du Laos pour pouvoir aller en Chine s’ils nous acceptent. Nous reviendrons sur ce sujet au printemps.

Bref. revenons à  nos moutons !! Au fait ici pas de moutons mais des chèvres  un peu partout sur les routes bien sûr, au resto aussi. Si si ,toujours prêtes à  chaparder une boisson ou autre chose. Vous comprenez, elles ont l’habitude  de fouiller dans les nombreuses poubelles enfin plutôt déchets qui jonchent le sol de partout.. Ah ne parlons pas de ce qui fâche et abîme une fois de plus ce beau pays. Peuple Lao, fais attention sinon les emballages inutiles que tu utilises en permanence pour tout et n’importe quoi, vont te perdre, te détruire…

Chaque fois nous échangeons de grands bonjours . Sabaidi en Lao

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui nous sommes dimanche. En nous dirigeant vers le plateau de Bolovens nous croisons nos engins préférés, celui des agriculteurs Lao. Ils sont de sortie et emmènent avec eux toute leur famille souvent nombreuse .

Finalement, pas besoin d’attendre pour voir des rizières avec leurs  trésors. Nous avons pris un peu d’altitude et nous trouvons des récoltes de riz avant la montagne.

Des  paysages magiques pleins de couleurs.👍

 

 

 

 

 

 

 

Les petites gerbes de riz sèchent et attendent le battage. Oh, nos moisonneuses  préférées vont être au chômage. 😉

 

 

 

 

 

 

 

Je sens que vous en avez marre que je parle du riz. 🤔Ça tombe bien puisque ce qui était prévu au programme arrive. La montagne est devant nous avec des plantations de manioc de partout dans les terrains fertiles, mais aussi au milieu  d’énormes cailloux de roches volcaniques.

 

Notre manioc national !!!

 

 

 

 

 

 

 

Arrachage du manioc à  la Lao!!,

 

 

 

 

 

 

 

Mais au fait, la route  monte toujours depuis ce matin avec des bons petits raidillons. Nous sommes à  1000 m d’altitude et maintenant, ce nous étions venu voir est sous nos yeux, des paysages magnifiques et des plantations de café  de partout avec des hommes et des femmes qui s’affèrent pour la récolte.

Grains de café verts il faut attendre encore un peu pour un bon kawa…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez dépêchez-vous, je suis mûr ,,,les Lao ne savent pas ce que veux dire ces mots.!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage des grains devant la maison.

 

 

 

 

 

 

 

Grains venant d’être recoltés

 

 

 

 

 

 

 

Séchage et décortiquage   des grains de café.

 

 

 

 

 

 

 

Nous pouvons aussi voir des cultures de légumes. Des pommes de terre, des salades, des choux, aromates, courgettes, courges…

Quand les cars sont dans les choux…pardon le contraire ! celui-ci en est rempli… Il vous reste une place monsieur oui, mais dans les choux…

Oh ça  monte toujours en pente douce au milieu des plantations , je me sens pousser des ailes avec le vent dans le dos et je me régale sur mon vélo , tant pis je vais fausser compagnie  à Cathy un moment. Je me mets en danseuse, debout sur mon  vélo,  pour gravir cette montée avec ivresse. Du bonheur à l’état pur. J’ai l’impression d’être sur mon vélo de course pourtant j’ai 30 kg de plus.

Le soir, en relevant les compteurs, surprise : nous venons de faire une montée de 60 km, un record pour le moment, l’altitude sur le compteur  indique 1470m . Ah, la montagne, c’est bien mon élément préféré.

Commentaire de Cathy : gloups, pourvu qu’il ne veuille pas gravir le Tibet avant de rentrer !!!

Demain une autre aventure m’attend 🤫 je n’ai pas pu résister (voir l’article le Laos à vélo)

 

Après un petit tour dans les airs, prenons le grand air de la belle descente qui nous ramène dans la plaine au bord du Mekong. Et, oh surprise, des cultures de riz.  L’eau est pompée dans le fleuve pour les cultures mais également pour les maisons.

Un peu archaïques nos installations. Bref à la Lao🌴

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle « culture » spécifique pour les Laos ! Le charbon de bois est très utilisé de partout le long des routes et sur les marchés : pour les brochettes de poulets, des morceaux de porc, des boulettes de viandes, ou pour les fritures des beignets de bananes ou de patates douces, hum un régal.

Ils fabriquent des petites charbonnières, en terre et paille.

 

Un peu le même modèle (en plus petit) que l’on trouvait jadis dans les forêts de nos montagnes.

 

 

Demain nous quittons le  Laos. Malgré notre petite mésaventure, nous quittons ce pays si paisible, agréable à vivre et à visiter. Nous avons pu mesurer le degré très élevé de pauvreté des populations en traversant les campagnes. L’ agriculture vivrière assure la survie des hommes et des femmes en milieu rural. Tenez bon, mais réveillez vous ! vos voisins ont les dents très longues. 🌴



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Les champs du Vietnam

Les pieds dans l’eau

Enfin un peu de calme. Nous voici en « montagne  »

Au milieu de la nature

 

 

 

 

 

 

 

 

De la verdure en veux-tu en voilà, à perte de vue. Bien sûr parfois ça grimpe un peu trop fort mais ce que nous découvrons est tellement beau.

Toujours des rizières en terrasses dans de petites vallées

 

 

 

 

 

 

 

Des petits ruisseaux descendent des versants pour faire grandir tout ce que l’homme plante pour se nourrir. Du riz bien sûr, un peu de maïs pour les épis cuits sur la braise, et toujours beaucoup de fruits et légumes.

Des petits coins de paradis

 

 

 

 

 

 

 

Toujours et encore des femmes dans les champs qui nous saluent. Après la visite du musée ethnographique  d’Hanoi, il est plus facile de comprendre qu’il est de coutume que les femmes travaillent dans les champs, pendant que les hommes chassent et effectuent les travaux les plus lourds.

Ces dames plantent des pommes de terre.

Allez la censure Chinoise étant finie, notre Google indique que 50% des travailleurs du Vietnam vivent de l’agriculture.

Nous pouvons aussi noter un changement important : l’élevage est de nouveau très présent. Les volailles sont présentes partout dans la campagne et même en pleine ville, où il n’est pas rare d’entendre un coq chanter. Des poules avec leurs poussins le long des routes. On entend le chant des coqs à notre passage dans les maisons aux alentours, même en plein cœur d’Hanoi la capitale. Les petits ruisseaux permettent aux nombreux canards de barboter tranquillement. L’élevage des porcs semble bien présent puisque nous les croisons sur la route !!!

Encore ce matin une vache dans une cariole traînée par une petite moto. Hier c’était une buflonne. Des attelages pour le moins surprenants. Dans les montées, pas de problème une deuxième moto suit, son conducteur pousse avec son pied le premier véhicule…

La voici notre bétaillère. La vache a du être vendue. Peur de rien ces Viet…. 

On transporte de tout avec ces petites motos. Ici deux cochons vivants.

 

Transport en tout genre celui-ci ne bouge plus..

 

 

 

 

 

 

 

 

La sieste est finie.

 

Après notre passage en montagne, nous retrouvons la plaine et ses plantations d’orangers. Elles sont de couleurs vertes mais très mûres, un vrai régal de manger des fruits fraichement cueillis. En nous rapprochant d’Hanoi, les rizières réapparaissent entourées  de beaucoup d’eau. Dans la banlieue, un peu comme en Chine avec le maïs, le riz occupe le pavé.

Débrouillez vous, moi j’ai besoin de place pour sécher …

 

 

 

 

 

 

 

Ben il occupe même le pont !! Je passe où, moi ?

 

 

 

 

 

 

 

moisson du riz

 

 

 

 

 

 

 

les grains de riz bruts après la recolte

 

 

Récolte  du riz à la faucille par nos moissonneuses préférées hi hi.. 😂

 

 

il reste encore de la place pour les scooters !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En nous rapprochant de la mer, les élevages de canards sont de plus en plus nombreux  sur des étangs.

Et vive la liberté

 

 

 

 

 

 

 

Sur l’île de Cat Ba, un petit paradis sur terre ; Enfin  la terre.. Plutôt une multitude de petites iles faites uniquement de rochers ;

 

Pourtant l’agriculture est bien présente. Nous allons parler aquaculture et village flottant. Un petit trésor en fait. Les pêcheurs possèdent des petites plateformes sur lesquelles ils habitent toute l’année. A côté, ils élèvent différents types de poissons dans des bassins en filet. Leur alimentation semble être des petits poissons (20%) péchés au large par des chalutiers. Le mécanisme  semblent fonctionner à  plein régime puisque depuis 5 ans le village sur l’eau est passé  de 400 à 1000 habitants.

une ferme aquacole  flottante. Bon,  pour le footing du dimanche matin il vaut mieux prendre des palmes!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

un aperçu  du village.

 

 

 

 

 

 

 

J’attends tranquillement les consomateurs en bronzant ☺

 

 

 

 

 

 

Revenons sur le continent pour découvrir dans le delta du fleuve rouge de nombreux élevages de coquillages les plus divers ainsi que du poisson. Si mes infos sont bonnes, le Vietnam est classé  4ème producteur mondial. Pas étonnant avec un pays qui dispose de plus de 3260 km de côtes.

un élevage de crustacés sur 30 ha…

 

 

 

Apres un « violent « effort de 15 km au plat nous voici de nouveau entouré par l’eau de mer et ses nombreux parcs à poissons où crustacés. Sur cette presqu’île, un authentique village de pêcheurs qui nous plonge au plus profond de la vie journalière des habitants. Un vrai régal d’être si proche de personnes aussi adorables, des moments de partage inoubliables.

 

Dommages, toutes ces poubelles. Un problème d’éducation, de prise de conscience, de moyens, difficile de savoir.

Allez ma belle, vite filons au marché vendre notre pêche..

 

 

 

 

 

 

 

J’attends pour partir dans la nuit.

Aujourd’hui, changement de décor : plus de pêcheur, des rizières pleines d’eau sur 80 km où s’ébattent des millions de canards que nous retrouverons cuits à la broche dans les rues, sur les marchés journaliers de tous les villages.

pas besoin de chauffage, de l’eau un peu d’ombre et le casse croûte..

 

Mais aussi des vaches qui paissent tranquillement au bord des routes.

Pas besoin  de faucher le talus, les vaches le font parfaitement. Il faut juste accepter de ralentir ou de s’arrêter..

Pour nos buffles il faut beaucoup d’eau pour un bon pâturage.

Allez laisser moi tranquile je déjeune 😊

Comme d’habitude, chaque jour nous amène son lot de changements.

Aujourd’hui j’ai envie de crier Stop. Et de pousser un coup de « gueule » : Nous remontons maintenant le long de la mer en empruntant des petits chemins qui traversent les villages de pêcheurs. Et malheureusement nous découvrons une côte de plus avec de belles plages complètement souillées par les hommes que nous sommes. La mer rejette sur les plages du polystyrène en grande quantité qui sous l’effet du vent envahi les bois, les dunes. Bref, un vrai massacre.

un tout petit aperçu de la pollution..

 

Nous sommes pas trop surpris puisque depuis notre arrivée, nous constatons que dans la campagne, le ramassage d’ordures n’existe pratiquement pas. Hier, devant nous, une femme versait ces ordures dans un fleuve.

Autres problèmes qui devraient tous nous faire réfléchir. Oui bien sûr les crustacés régalent nos papilles mais d’où proviennent elles?  Et bien tout simplement d’élevages industriels situés sur les dunes déboisées que nous avons traversées. Aujourd’hui, au bord de la mer, l’eau de mer est pompée pour alimenter de grands bassins en bâche. Elle est brassée pour l’oxygénation. L’alimentation artificielle, en sacs d’aliments et les gros tonneaux bleus déversant je ne sais trop quels produits (naturel ? ) dans l’eau. Le tout sur  des dizaines de km et ce n’est pas tout : où retrouve t’on les emballages ? et bien de partout.

Bien sur, quelques km plus loin, on retrouve de grands Hôtels avec Golf, tout brille nickel. Le contraste nous interpelle vraiment, « pas vu pas pris » .

quel horreur  quel malheur..

 

inconscience insouscience ou incompétence…

.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette vache était en train de manger dans ces sacs à notre passage comment lui expliquer. Pas bon pour toi ma belle …

les sacs de ma colère que l’on retrouve sur cette zone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les bassins de production par centaines sur les dunes déboisées..

 

 

 

 

 

 

Toujours la même question comment aider ou faire comprendre que notre planète n’est pas une poubelle. La meilleur solution sans doute est de ne pas acheter ces crustacés que l’on retrouve sur nos étalages à des prix parfois très bas. Il y a tant de produits locaux  ou plus « propre » sur nos marchés pour se nourrir de façon plus saine pour l’environnement.

Comme j’aime bien savoir si ce que je ressents n’est pas trop erroné. j’ai trouvé un journal qui annonce les ambitions nationales : Rester le premier producteur mondial de crevettes, améliorer la qualité des rejets en mer, favoriser une production plus propre, et arriver à une surface de bassin de  production de 750 000 ha d’ici 2025. Ce sera sûrement facile de produire plus, puisque l’élevage des crevettes semble être la poule aux œufs d’or pour les producteurs et surtout pour l’équilibre budgétaire du pays. Bizarre on ne parle pas de recyclage des déchets !!!

Maintenant, direction la montagne pour rejoindre le Laos et la voilà cette immensité verte que l’on appelle la forêt subtropicale qui recouvre absolument tout. C’est tout simplement magnifique, ici plus d’habitation donc une nature absolument propre sans déchet. Ouf ça fait du bien et en plus ça grimpe  un vrai bonheur.

un couvert végétal impressionnant.

En fond de vallée, l’élevage occupe une grande partie de l’espace. Des vaches et des buffles avec leur veaux, bien sûr en totale liberté pour une majorité d’entre eux. Nous découvrons également une autre culture : le Manioc. Une plante qui peu atteindre 5 m de haut. On utilise ses racines qui sont plutôt des gros rhizome.

C’est un féculent comme la pomme de terre, la châtaigne etc..  80 % de la production est exportée vers la Chine.

manioc

 

Nous sommes ce soir à quelques km de la frontière avec le Laos. Découvrir un autre pays est toujours un moment de bonheur, d’inquiétude pour passer la frontière, mais aussi de regrets : quitter un si beau pays avec un peuple aussi gentil à notre égard et un moment que l’on voudrait repousser. Nous reviendrons normalement au Vietnam pour passer la Noël dans le delta du Mekong.



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Les champs de Chine

Des fourmies travailleuses

Derrière les vitres de notre car, nous pouvons observer la continuité du désert de Gobi côté Chinois, plat comme la main. Ouf ! nous avons choisi la bonne option. De gros changements malgré tout. Moins d’animaux et en meilleur état que chez le voisin Mongol. Toujours les fameux « yaourts » blanc dans la nature. Par contre, beaucoup plus de propreté en général et encore mieux : des plantations de millions d’arbres et buissons sur les reliefs qui s’enracinent doucement dans ce milieu hostile.

En avançant vers l’intérieur du pays les montagnes font leur apparition..enfin de grosses collines désertiques. Dans les bas fonds, les cultures apparaissent. C’est en ce moment la période des récoltes de pomme de terre, arrachées avec de petites machines, ramassées et mises en sac sur le champ à la main.. La main d’œuvre n’a pas l’air de manquer .

De magnifiques tournesols, des céréales en train d’être moissonnés, du maïs, le tout cultivé dans de tout petits champs avec du petit matériel agricole.

Nous remontons sur nos vélos en direction de Pékin en suivant une grande vallée entourée de montagnes désertiques parsemées  de terrasses abandonnées.

Tout d’abord, les légumes sous  d’innombrables serres classiques  où poussent des tomates,  des aubergines des salades etc..

les serres neuves

Tomates : les spécialistes diraient : c’est l’anarchie la dessous !!  oui mais elles sont très parfumées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des serres d’un autre type font leur apparition. En fait, des demi-serres : du côté  nord de la terre et, côté sud l’autre demi serre. Il faut dire que nous sommes encore à 1000m d’altitude  ce qui peut sans doute expliquer ce fonctionnement.?

les demi serres

 

 

 

 

 

 

 

Également des arbres fruitiers pruniers, abricotiers.

Mais surtout des vallées entières de maïs, partagé avec du sorgho, du millet, un peu de soja.

Maïs  en fond de vallée et terrasse dans les contreforts.

 

 

 

 

 

 

 

Une plaine d’alluvions au sol très riche entièrement irrigué sur des milliers d’ha. La grande particularité : cette plaine est faite de milliers de terrasses dont la majorité  ne dépasse pas 1ha ce qui ne se voit pas à première vue. Mais pourquoi ?Tout simplement pour permettre l’arrosage par ruissellement  et  regardez :  le résultat est un peu surprenant.

A faire envie à plus d’un Dauphinois 😏

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon,  mais que fait-on de ces récoltes ‘?  Une partie du maïs  est ensilé. Mais comment dans de si petites parcelles?  et bien avec une petite ensileuse et des petits camions. Dans les grandes parcelles, avec des semi-remorques. Le reste sera  ramassé  à la main. Si si, à  la main , allez hop hop toute la famille dans le champ ; 2 ou 3 triporteurs, et c’est parti.

les petits camions maniables pour les petites parcelles

 

 

 

 

 

 

 

Allez on charge,  la roue avant ne décolle pas encore!!!

 

 

 

 

 

 

 

Le sorgho et le millet alors là !!prenez une chaise et un remontant mais ne vous étouffez pas. A la main bien sûr, un peu tous les jours. et le battage alors ?

Une première méthode  et personne ne peut y échapper  sur un pont.

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus traditionnel mais sur la route quand même. Non mais alors, une si jolie surface en béton plane, neuve en plus!,

 

 

 

 

 

 

 

Dans la campagne polonaise il y avait  les  « poum poum poum » des tracteurs et en Chine il y les » tac tac tac tac  » des moteurs des triporteurs, qui remplacent doucement la traction animale.

Ah je crois que j ai trop chargé . Quelques  poivrons au sol  en témoignage 🤔

 

 

 

 

 

 

 

Bon là , il ne faut pas être pressé!! une vache bien sûr pour avoir aussi le lait bigre!!

 

 

 

 

 

 

 

Ah, j’oubliais les camoins ou fourgons de porc que nous avons croisés  sur notre route et les odeurs ou purin dans les fossés qui témoignent  d’élevages un peu partout .

Après  avoir pris une 2×3 voies où il n’y avait personne sur plus de 30 km, nous nous enfonçons sur des pistes en béton de 3 m de large un peu plus dans la campagne tout en perdant de l’altitude. Toujours  de  magnifiques maïs, mais cette fois la récolte du grain bat sont plein. Et là,  c’était extraordinaire : Les agriculteurs de partout dans les petits champs en train soit de couper les plantes entières pour faire mûrir plus vite le grain, soit ils récoltent les épis, les mettent dans des sacs, les portent sur le dos et les entassent sur le triporteur qui attend bien évidement sur la route, ce qui perturbe un peu les autres usagés qui en profitent pour abuser de leurs klaxons. Tout ceci est d’une grande efficacité malgré tout. Ah, on dirait qu’il est midi un vrai défilé de triporteurs rentrant au village pour le casse-croûte et en début d’après midi ça recommence dans l’autre sens. Toujours Monsieur et Madame. cheveux au vent, sourire au lèvres, sur leurs engins regagnent les champs en musique avec le « tac tac tac » qui laisse échapper un nuage de fumée noir de ses entrailles.

Également quelques parcelles de riz sur une zone restrainte

le riz qui est la base de l’alimentation

 

 

 

Un peu plus loin sur la route, enfin sur la piste, une surprise nous attend : des demi-serre encore !.je m’arrête intrigué. il me semble que c’est de la vigne dessous.Et bien oui, de la vigne du raisin de table.

 

de la vigne sous serre

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous nous rapprochons des massifs, le maïs laisse progressivement sa place à  la vigne. Et quelle place : des pentes entières de vigne, rien d’extraordinaire me direz- vous ? et bien si !

colline de vigne raisins de table protégé  de la grêle

 

 

 

 

 

 

Toujours sur des terrasses avec des petits canaux pour l’arrosage. Des collines de raisins de table  avec une taille bien particulière, une treille qui forme comme une petite serre sous laquelle les raisins pendent. Beaucoup de raisins blancs, des gros grains allongés très sucrés, excellents. La vente a lieu au bord de la route, mais surtout collectés par d’innombrables petits centres dans les villages.

 

 

Taille en forme  de serre.

 

 

 

 

Pas de mécanisation possible dans ces vignobles. tout est fait une fois de plus à la main. Pas une mauvaise herbe, tout est propre. Chaque plant de vigne sa petite retenue en terre pour l’eau. Malgré tout, j’ai l’impression que la chimie est un peu présente, les petits flacons dans les talus en témoignent.

Dans cette région, tout est axé  sur la vigne. Des ornements en ville  en grappe de raisins etc..

Nous reprenons le car pour rentrer dans Pékin. Le paysage devient plus montagneux et plus boisé des petits arbustes recouvrent les massifs. Les cultures ont disparu pour laisser la place au béton et au bitume de la ville sur plus de 80km berk…

Derrière les vitres du train qui nous descend de 1800km vers le sud, nous regardons la récolte de millions d’ha de maïs. Une vrai institution on dirait dans cette région.

Les parcelles sont un peu plus grandes. Les petits corn pickers font leur apparition. Et toujours les triporteurs et les petites mains de partout pour ramasser au sol ce que la machine fait tomber. Mais le plus surprenant : le séchage des épis que l’on voit de partout sur les toits des maisons, sous les ponts des routes et maintenant dans les rues ,sur les routes, des avenues de plusieurs km fermées pour permettre le séchage des épis tout est jaune d’or. Même pas peur ces chinois….rien ne les arrête.

récolte du maïs  à  la main. Bien sûr le triporteur n’est jamais loin….

 

 

 

 

 

 

 

 

Au réveil le décor à  bien changé le maïs  a disparu pour laisser place au riz toujours dans des petites parcelles en terrasses. La récolte semble presque fini. Nous descendons toujours vers le sud, les plantations d’arbres fruitiers font leur apparition ainsi que de petites terrasses de légumes très  divers.

Bien sûr vous aurez compris que l’eau est de plus en plus présente dans cet environnement verdoyant.  Des agriculteurs avec leur houe à la main pour faconner le sol et bichonner leur plantes que l’on retrouve en grande quantité dans des petits magasins et sur les marchés. En descendant du train la chaleur nous attend il fait 35 degrés, De l’eau, du soleil, la passion du travail, du savoir faire, le résultat est là : de superbe légumes, fruits très parfumés.

le voici le fameux outil qui permet de retourner les montagnes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pris la direction d’un site mondialement connu pour ces montagnes recouvertes de terrasses sur lesquelles pousse du riz . Mais aussi  des hôtels en surnombre. Bon passons nous sommes en « Chine ». Un travail de titan ces terrasses regardez plutôt.

vue de dessus.

 

 

 

 

 

 

 

de côté

 

 

 

 

 

 

 

petit canal qui distribue l’eau aux terrasses

 

 

 

 

 

 

 

 

Un travail manuel une fois de plus. Les montagnes devaient être recouvertes de riz par le passé. On peut observer des zones abandonnées. Il semble que le tourisme permette aux agriculteurs de vivre aujourd’hui dans ces zones très reculées.

Mais là, c’est un peu trop : des millions de touristes dont nous faisons partie….

Ouf, nous repartons avec nos compagnons, direction du Vietnam cette fois, par des petites routes dans une campagne où les mandariniers sont de partout. Dans les bas fonds ils se partagent l’espace avec le riz et les cultures de légumes très diverses qui sont consommées en quantité par les gens du pays. Mais aussi sur les collines et champs de rocailles très pentus. Des mandariniers en production actuellement, mais aussi beaucoup de jeunes plantations. La vente a lieu dans tous les villages en bord de route, un vrai régal.

 

À gauche à droite en haut de mandariniers dans un joli cadre, non ?

 

 

 

 

 

 

 

Toujours et encore beaucoup de monde dans les champs. Attention, de petits abris discrets dans la plantation pour un gardien de mandarines.. Nous continuons notre descente. Les rizières fond de nouveau leur apparition. Mais aussi la canne à sucre, les bananiers, même des plantations de pamplemousses géants. Il fait de plus en plus chaud 27 degrés à l’ombre à 8 h du mat.

nos petits dej entrain de grossir

 

 

 

 

 

 

 

 

Les énormes pamplemousses de la pause de 11 heures..

 

 

 

 

 

 

 

 

bon, pour la canne à sucre on va attendre sa transformation en boisson sucrée.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons très chaud à chaque arrêt, aussi nous Pédalons de plus belle et atteignons presque les 100km dans la journée au milieu de cette campagne  verdoyante et attachante. Nos amis Chinois sont un peu moins pressés que nous mais toujours au boulot.

Les buffles semblent connaître parfaitement leur boulot..

 

 

 

 

 

 

 

 

La récolte du riz démarre dans cette région, comme le maïs précédemment les grains de riz sèchent un peu partout devant les maisons, sur les terrains de baskets, bref chaque petite dalles en béton acceuille la précieuse récolte.

je me dors au soleil brûlant..

 

 

 

 

 

 

 

 

Des petites moissonneuses batteuses à chenilles pour la récolte du riz.

Les récoltes changent peu, la canne à sucre prend de plus en plus de place, mais une nouvelle » culture « fait son apparition chassant progressivement tout sur son passage. Des milliers d’ha de bois déroulé entreposé debout sur des supports pour un séchage naturel. Des centaines de petites unités artisanales transforment en déroulant du bois tendre de petit diamètre qui arrive des alentours.

ne rigolez pas, cet engin est une force de la nature. Et de plus il fait boum boum boum…

Encore une fois ce travail est manuel et occupe beaucoup de monde. Les femmes sont très présentes dans tous les travaux manuels, de la bétonnière au balayage des rues ou routes avec de grands balais de branches. Inutile de vous expliquer dans quel état elles sont, en prenant de l’âge : cassée en deux, tout simplement..

 

Regardez qui décharge ce camion de sable à la pelle  pendant que monsieur reste au volant..

voilà le travail !!! Des plaques de 4 millimètres d’épaisseur sèchent au soleil à perte de vue.

 

 

 

 

 

 

 

Je suppose que ces plaques séviront pour fabriquer le fameux contre-plaqué que nous connaissons tous. Cette région est une véritable usine à ciel ouvert où tout le monde vit au rythme de cette industrie. On transporte du bois par gros camions , petits triporteurs, etc. Mais aussi beaucoup de déchets de bois  que l’on retrouve de partout le long des routes.

 

Tous ces déchets de bois sont tombés des camions, miracle nous sommes encore en vie…

On pourrait penser déforestation. et bien non, pas du tout. Il s’agit de bois à pousse rapide planté massivement dans tous les endroits libres. Il faut reconnaître que la Chine est un peuple de planteurs, de jardiniers. Partout on plante. Pas un mètre carré sans quelque chose..encore ce matin des salades, des choux à quelques cm du goudron.

Certes de grands travaux d’une utilité un peu douteuse abîme dame nature dans beaucoup d’endroits , mais chaque fois  on sent le soucis d’embellir, de cicatriser par une plantation systématique et massive d’arbres, de haies, de fleurs, qui sont très bien entretenus.

En nous rapprochant de la frontière vietnamienne, les surfaces de canne à sucre augmentent. De gigantesques unités  transforment cette plante en sucre.

canne à sucre

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons longé sur plusieurs km une entreprise agricole spécialisée dans la culture de la banane comme l’indiquent les panneaux au cas où nous ne les aurions pas reconnues. Des centaines d’ha irrigués avec du goutte à goutte. De magnifiques régimes pendaient des bananiers.

de magnifiques régimes de bananes bien à l’abri

 

 

 

 

 

 

 

Qu’allons nous découvrir demain dans cet environnement où  la chaleur et l’humidité sont très élevés ?

La vallée se reserre  de plus en plus au milieux des montagnes couverte d’une épaisse végétation. Nous grimpons. L’eau est présente partout. Les rizières de chaque côté de la petite route alternent avec des toutes petites retenues d’eau dans lesquelles on peut voir des poissons.

je pousse et recouvre tout ce qui m’entoure..

Du riz les pieds dans l’eau..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes maintenant dans la dernière ville à quelques km de la frontière.

Notre première visite en Chine s’achève. Nous reviendrons dans la partie ouest de ce pays  dans quelques mois avant de rejoindre le Kazakhstan.

On t’aime beaucoup mais tu nous as vraiment donné le tournis !!! Et tu nous interpelles sur l’avenir de notre planète…



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Les champs de Mongolie

Paturages de Mongolie.

Nous avions déjà un aperçu de l’agriculture Mongole avant de passer la frontière, qui se confirme de jour en jour.

Ici l’élevage est roi. Si si, il fait partie  de la vie quotidienne des habitants. Le secteur agricole représente 30% de l’emploi.

 

Allez, on dégage et vite…

Nous avons fait le choix de laisser le bitume pour nous enfoncer un peu plus dans la campagne. Je dirai dans la nature sauvage où l’homme est pourtant bien présent. Des animaux partout, à l’intérieur des villes jusqu’ au sommet des montagnes les plus reculées. Des vaches, chevaux, moutons, chèvres, nous avons même croisé un troupeau de chameaux au milieu d’une grande plaine dans les montagnes, encore vertes.

un troupeau dans la plaine

Pas étonnant, vu le relief de ce pays. Dans le nord du pays, des montagnes de moyenne altitude (1500 m) entourent d’immenses plaines ou plateaux,à plus ou moins 1000 m, le tout formant un pays où pâturent plus de 70 millions d’animaux en totale liberté ce qui est énorme et pose quelques problèmes.

allez on se rapproche de la yourte c’est l heure de la traite!!!

 

 

 

 

 

 

 

Je ne comprenais pas à quoi pouvait bien servir tous ces animaux. La réponse me vient de la personne qui nous héberge dans la capitale.

Pour les chevaux (environ 2,5 millions) : une petite partie sert aux courses, une partie pour le lait et une autre pour la viande  à l’export vers la Chine voisine. Bien sûr aussi aux bergers cavaliers, qui utilisent également des petites motos plus rapides. Les crinières sont également régulièrement coupées pour faire des cordes  utilisées pour la fabrication des yourtes.

Je vous l’avais bien dit que l’herbe est plus grasse dans le cimetière !!

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les bovins,

le lait bien sur et la viande issu du même  troupeau. Il faut savoir que la France et la Mongolie coopèrent de façon très  étroite dans ce secteur, notamment en apportant de la génétique de race Française et du savoir faire en terme d’identification animale, que l’on retrouve d’ailleurs sur les animaux.

Ici, pas de détail. Dans les villages, on ne s’embête  pas avec l’hygiène. Nous avons pu voir des scènes  de découpe de vache ou de mouton à grand coup de hache sur des plots en bois dans des cours de maison ou de garage franchement sales. Bon  après,  en général, la viande est bouillie, ou mise à la vente telle quelle, dans des congélateurs dans les petits magasins des villages.

Sinon, pour les abattages, je dirai normaux, les meilleurs morceaux partent à l’export vers la Chine. créant  un déséquilibre  énorme, la Mongolie n’ayant pas d’unités de transformation pour les bas morceaux.

Quant aux chèvres  (14 millions), elles servent à produire du cachemire avec leurs poils ou laine je ne sais pas, qui là aussi part à l export pour être traité  et transformé privant ainsi les éleveurs de la plus-value du produit.

Allez, on rase et de près!

 

 

 

 

 

 

 

Pour nos moutons : 14 millions, On utilise la laine et la viande très prisée dans la cuisine locale sous forme de farce d’ailleurs très grasse ce dont raffolent les locaux.

Mais alors me direz-vous, où sont logés  tous ces animaux dans un pays où il fait très froid. La réponse va vous surprendre : dehors !. Il y a peu de neige  et chacun tente de survivre comme il peut. Il y a malgré tout beaucoup de perte : nourriture rare + froid font de gros dégâts, mais malgré tout, le cheptel grossit de plus de 10 millions par an. Nous avons observé aussi tout le long de notre route des carcasses d’animaux morts par collisions avec les camions, surtout des chevaux. Nous avons de la chance,  ils ont peur des vélos 😁. Ne rigolez pas, les camionneurs nous remercient de leur libérer le passage.

Dans les villages, des abris de fortune logent quelques vaches. Quelques récoltes de foin sont faites  en ce moment en altitude avec les moyens du bord : vieux tracteurs quand il y en a,  sinon à la main, le foin ramassé en vrac chargé sur de petits camions et descendus dans les villages pour l’hiver.

 

ils sont bien là nos Chameaux…

Et les chameaux me direz-vous : pour la déco?  bien sur que non, on utilise leur viande, leur laine et ils sont traits aussi. Bon je n’ai pas gouté surtout pour moi qui n’aime pas le lait 😉

 

et voici nos véhicules pour le transport du foin.!!

ils servent aussi pour le transport des animaux et pour déménager  les yourtes.

 

des chevaux en surnombre de partout jusque dans les forêts de pins.

 

Et là, on touche un très gros problème pour le pays qui se trouve pris entre le besoin d’export et des surpaturages énormes qui provoquent le non renouvellement de la forêt et la disparition progressive de l’herbe au profit du désert qui progresse.

Au cour de notre périple nous avons perdu notre tracé et nous nous  sommes retrouvés dans une cour de ferme. Comme on trouve toujours quelque chose de positif dans la difficulté, nous avons pu échanger avec le propriétaire. Dans  ce pays de grandes exploitations produisent des céréales au milieu des montagnes dans des plaines ou contreforts de montagnes. Celle ci avait 2500ha sur lesquels ils tentent d’avoir de la récoltes .Du blé, de l’avoine. La récolte n’ a pas commencé et nous sommes fin août. En fait ils moissonent ce qui est mûr, le reste est fauché et finit sa maturité en andain pour être récolte avec une moisonneuse spéciale. Seulement une récolte tous les 5 ans sur une même parcelle. Bien sûr, les rendements sont très faibles. Pourtant, la terre est très jolie. Seulement nous sommes en « Mongolie « en altitude et début octobre, le froid s’installe jusqu’en avril.

c’est une des plus belle parcelle de blé que j’ai vue

 

 

 

 

 

 

 

Des vielles machines de l’époque soviétique cotoient des machines modernes

 

 

 

 

 

 

 

pas de labour, travail en surface sur 15 cm environ.

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr un peu de culture maraîchère, notamment avec des pommes de terre encore en fleur (la recolte n’a pas encore commencé alors que les gelées ne vont pas tarder), des choux ,des carottes

Nous repartons demain en direction du sud vers le désert de Gobi où des surprises nous attendent sûrement.

 

les hauts plateaux désertiques

Après la capitale, changement radical. Nous passons plusieurs cols à 1900m , nous prenons encore de l’altitude pour arriver sur les immenses hauts plateaux  mongols à plus de 1500m ,les quelques cultures que nous avons vues précédemment ont disparu. L’élevage est toujours là avec les yourtes des nomades de plus en plus espacées.   forcement l’ herbe est de plus en plus maigre dans cet espace fait de graviers et de sable. Les troupeaux de chèvres et de moutons remplacent les vaches. Les chevaux moins nombreux sont remplacés  par des troupeaux de chameaux.

Le constat est sans appel. Tout ce qui peut se manger et rasé par les animaux et bien évidement l’érosion fait son apparition.

les premiers signes du désert

Imaginez un peu. Depuis que nous sommes parties d’Oulan Bator, nous n’avons pas vu le moindre arbre ou buisson.  Soit 300 km et ça devrait continuer puisque nous sommes ce soir dans le désert de Gobi.

Pour le moment, nous nous régalons dans ces paysages magnifiques qui deviennent de plus en plus désertiques.

nous y voici nous y voilà dans le désert et par chance il pleut !!!

 

 

 

 

 

 

 

Nous perdons progressivement  de l’altitude dans un décor qui devient de plus en plus minéral et pourtant les nomades sont toujours là, sur leurs chevaux. Ils guident et surveillent leurs troupeaux de chèvres.

du sable des pierres, du gravier et quelques plantes qui tentent de survivre.

 

 

 

 

 

 

 

Toujours de magnifiques portes

 

Un peu avant la frontière avec la Chine le désert s ‘accentue encore, le vent du sud devient violent et nous arrête parfois nous l’avons de face. Nous sommes arrivés à la frontière et quittons ce beau pays attachant avec regret.

À bientôt chers amis et lecteurs pour d’autres découvertes chez le voisin Chinois.



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Les champs de Russie

Vous avez dit champ !

Pour le moment entre la frontière Estonienne et St Petersbourg, seulement 150km en vélo pour apprécier l’agriculture de Russie mais déjà beaucoup de terres incultes. En effet, seuls 10% des terrains du pays sont cultivés. La faible fertilité des sols et le climat trop froid ou la chaleur excessive en sont la principale cause ainsi que le manque de moyen financier . Nous sommes au nord ce qui explique qu’ici seul l’élevage est possible. Nous voyons de grandes étendues de prairies permanentes composées uniquement de dactyle (une graminée) qui  doivent être ensilés pour nourrir des vaches laitières.

 

un tout petit campement dans une prairie de dactyle de plus de 100 ha

Il semblerait que nous soyons sur le même fonctionnement d’exploitation que dans les Pays Baltes, mais à une autre échelle. La répartition est de :

50% sous forme collective avec une surface moyenne de 8000 ha ,

35% en lopin de quelques ha voir moins.

et de 15 % en privé de quelques centaines d ‘ha . Mais aussi une entreprise internationale qui exploiterait tenez-vous bien : 350 000 ha.

En prenant le train entre St Petersbourg et Moscou, Je pensais apercevoir un peu les cultures et bien c’est loupé. De la forêt encore de la forêt et toujours de la forêt sur presque 700 km.

Allez, montons donc dans le transsibérien pour apercevoir dame nature. Et bien ce que je craignais arrive : encore et toujours des forêts de résineux mais aussi de magnifiques étendues de bouleaux  sur des milliers de km entrecoupés par d’immenses étendues de marécages et de joncs. Seulement autour des petits villages : quelques lopins de prairie  souvent fauchés un peu tous les jours à l’aide de débroussailleuse. Le foin est mis sous forme de petites meules dehors comme nos grands parents le pratiquaient jadis. Bref, encore une fois, une agriculture vivrière ou plutôt de subsistance au regard de la misère que l’ on peut observer. Si je ne me trompe pas, ces paysages forment ce que l’on nomme la  Taïga.

marécage joncs, le royaume des moustiques

Seulement sur les derniers 500 km avant d’arriver à Irkoutsk, le paysage est devenu plus vallonné. La forêt est entrecoupée : soit de très grandes etendues de pâturage dans les pentes, soit, sur les terrains accessibles aux machines,  des céréales bien chétives.

L’exploitation de la forêt est bien présente même si, semble-t-il beaucoup de surfaces ne soient pas entretenues. Nous avons pu observer de très grosses scieries tout le long du parcours de la voie ferrée desservie par les trains pour le transport du bois soit en grumes soit débité.

Le tout à  la Russe: c’est à dire pas entretenu, délabré, et d’une autre époque, mais qui continu malgré tout à fonctionner. Bien sûr, il ne faut pas oublier que nous sommes en plein cœur de la Sibérie,  la nature ne permet pas à l’homme sans doute d’agir comme il le souhaiterait.

Les hivers très froids et longs laissent peu de temps pour travailler dans de bonnes conditions. Sur les grands chantiers, les entreprises fonctionnent tous les jours de la semaine.

Quelques km nous séparent encore de la Mongolie nous verrons bien si les paysages changent.

 

Nous voici de nouveau sur nos biclous à l assaut des montagnes Russes😊. Nous sommes obligés  de contourner le lac Baikal et nous apercevons très vite que les Russes attaquent  le relief  de face. Pas de lacets, on passe d’un torrent au sommet d’une colline avec des pentes à  10, 12, ou 14 %  (nos mollets en prennent  un coup) le tout, dans d’immenses forêts ou la cueillette de baies et de champignons bat son plein. En général, ils vous attendent, assis sur  une chaise au sommet pour vous vendre leurs récoltes : des pleins sceaux  de chanterelles, de sanguins, myrtilles etc..

Vous avez sans doute compris que l’agriculture  a pris ici  une autre forme…

Après une descente à tombeaux ouverts avec nos bolides sur une superbe route de 10km avec une pente d’au moins 10%..j’avais pourtant promis de me retenir mais comment résister, nous doublons les camions qui descendent doucement en laissant derrière eux une odeurs  de freins. Ils sont bien sur tous en surcharge, écrasés par leurs fardeaux, et certains dans des états de décomposition un peu avancés.

Nous plongeons littéralement  sur « le Baikal » comme ils le  nomment, un des plus grands lacs de la planète. Un immense réservoir d’eau douce la plus propre du monde. Elle est effectivement très translucide. De partout en Russie, on parle de ce lieu emblématique. Imaginez un peu une profondeur max de 1700 m ,750m de moyenne, 636 km de long et une largeur variant de 24 km à 80 km. Un Bordelais l’a traversé  en vélo  dans le sens de la longueur, l’hiver bien sûr sur la glace qui a une épaisseur de 1,5 m.

les voitures l’empuntent aussi.

le début du lac baikal

Depuis maintenant 3 jours, nous pédalons sur la route qui le borde, nous pouvons assiter  une fois de plus à un spectacle des plus surprenants. Comme dans beaucoup de lacs, la pêche est présente, mais ici ils sont très forts. c’est du direct pêcheur-consomateur. Tout le long de la route, ils font griller  les poissons dans des barbecues !!! .Enfin des tonneaux de 200 litres dans lesquels ils font un feu de bois pour faire cuire ce fameux Omoul, un poisson aussi bon que le saumon. Nous sommes sur la route principale qui va à Vladivostok (ville de l’extrême Est de la Russie) à quelques 3000km  de là ou nous sommes ,tout le monde s’arrête pour faire des réserves.

cuisson du poisson à la mode Russe

Encore un jour le long du lac et nous attaquerons les montagnes de Bouriatie (partie Mongole de la Russie) qui devraient nous réserver bien des surprises j’en suis sûr, au regard de ce que nous découvrons en avançant dans ce que j’appellerai la Russie profonde…

Aujourd’hui surprise ! nous arrivons dans un delta formé par un fleuve et tout de suite le paysage change. D’abord d’immenses champs d’avoine encore vertes, puis de magnifiques (hum) champs de blé. Je suis allé voir pour être sur. Ils vont bien mettre une journée pour remplir un camion. Pourtant, le champs doit faire plusieurs centaines d’ha.

Une fois de plus, nous avons la confirmation que plusieurs types d’exploitation cohabitent. Regardez un peu.

un tracteur d’une autre époque

 

 

 

 

 

 

 

une meule de foin pour l’hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

Un troupeau de 500 vaches gardées par un cavalier

 

 

 

 

 

 

 

La route se poursuit et nous voici dans un autre monde. Encore de la forêt sur  les versants nord. Mais surtout l’arrivée de là fameuse steppe à perte de vue avec des troupeaux de vaches en totale liberté.

la steppe

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, les paysages sont verts, l’eau n’est jamais très loin avec encore de nombreuses zones de marécages dans d’immenses cuvettes ou serpentent des cours d’eau toujours pâturés par des vaches et leurs veaux. Nous croisons aussi  un cavalier gardant un troupeau de mouton qui est venu faire un tour dans le marais. L’originalité si je peux dire et qu’il porte une moustiquaire sur la tête pour de protéger des moustiques. Bon allez, Cathy va dire que je suis un peu traumatisé par ces bestioles. J’ai de quoi l’être : à chaque arrêt,  j’ ai droit à  ma petite prise de sang de ce volatile qui m’adore.

Cathy regarde au loin la route qui nous attend

En avançant vers le Sud Est, le relief est plus marqué, nous prenons progressivement de l’altitude au milieu des paturages, les villages deviennent de plus en plus distants. Du sommet du col où nous bivouaquons, à 1100 m d’habitude  nous avons à perte de vue de la steppe que nous allons traverser et nous rendre compte que la végétation change. Les moutons remplacent maintenant les vaches. Les sols sont de plus en plus sableux et l’herbe plus maigre. Le vent transporte  du sable qui se dépose sur les routes.

Nous sommes arrivés ce soir à la frontière  avec la mongolie en laissant derrière nous un peuple adorable, très  accueillant, avec un coeur énorme. Ils nous klaxonnent pour nous encourager, nous saluer, ils nous serrent la main en signe d’amitié. Il faut dire qu’ils ne voient pas beaucoup de voyageurs comme nous et les surprenons un peu.Ils me demandent tous mon âge.

Une autre aventure commence avec la mongolie nous allons reculer sans doute encore un peu dans le temps ou peut être plutot découvrir une autre façon de voir la vie avec les nomades… affaire à suivre si vous êtes d’accord..

 

 

 



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Les champs d’Estonie

Ahhh, les bois d’Estonie!

Pour le moment, nous longeons  la côte, la forêt de pins est toujours présente et seulement quelques belles cultures d’orge de printemps par si par là.

Il faut dire que l’Estonie est un des  pays les plus marécageux d’Europe. La forêt  couvre aussi une grande partie  du territoire 45%. Une particularité : 20% de la surface agricole est restée inculte depuis le départ des Soviétiques en 1991. Il n’est pas rare de voir de grande parcelles incultes côtoyer des parcelles de céréales.

La densité de la population est très faible. Le milieu naturel est très riche.

Les Ours qui étaient en voix de disparition pendant la guerre sont aujourd’hui entre 400 et 800 répartis le long de la frontière Russe, et dans le centre,  ils se rapprochent des côtes à l’ouest du pays. Lynx, loups, chevreuils, élans se partagent également ce milieu naturel. Nous avons d’ailleurs croisé un Lynx que la circulation automobile n’a pas épargné. Comme chez nous, le loup pose un sérieux problème avec des attaques répétées sur les troupeaux d’ovins. Plus de 1000 bêtes attaquées cette année.

Les phoques sont également  présents.

La forêt représente une part importante de l’économie. Sur la route, 10% des camions que nous croisons transportent du bois en grumes, soit vers des aires de stockage, soit vers d’immenses scieries qui le transforment. Les rotations de camions ne s’arrêtent pas y compris le dimanche. Des trains de bois de plus de 50 wagons sont monnaie courante. Même  les morceaux de petit diamètre  sont utilisés pour faire du bois de collage ou des lames.

une aire de stockage de bois éclairé.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu observer ici aussi de magnifiques cultures de feverole

Feverole

dans des terrains très fertiles. Pour répondre à Françoise, cette culture aime les sols profonds et déteste le stress hydrique et les pics de chaleurs. Personnellement  j’ai essayé dans le Trièves. Ça a fonctionné une année favorable, mais les pics de chaleur de l’été bloquent la floraison qui se fait étage par étage diminuant ansi le rendement.

 

 

 

 

Nous avons quitté le continent Estonien pour nous rendre sur la petite l’île  de Muhu où la forêt  est toujours  très présente avec de temps en temps des prairies de fauche souvent entourées  de murets en pierre.

Je pense que vous aurez compris que le cailloux n’est pas loin dessous. Toujours très peu d’animaux visibles.

les coiffeurs sont doués sur cet île!!

 

 

 

 

 

 

Nous sommes passés  ensuite sur l’ile de Saaremaa, plus grande, la forêt  toujours présente. Quelques cultures de céréales sur des sols plutôt légers et là, surprise, beaucoup de prairies de fauche entourées de forêts avec des foins qui viennent juste d’être fait ou en cours. Mais alors pouquoi faire les foins aussi tard dans la saisons ?

Certes, il y a un décalage. Nous montons  vers le nord. Il me semble avoir trouvé la réponse et oui Jako réfléchit un peu sur son vélo. C’est simple : Les sols sont tellement marécageux qu’il doit falloir attendre la chaleur pour assainir et permettre le passage des machines.

balles de foin rondes sur des prairies très humides

Et toujours pas d’animaux visibles. Mais ou se cachent-ils?

En alpage peut-être?

.

 

 

 

Oh surprise ! quelque mille coups de pédales plus loin, et bien les  voilà nos mangeuses de foin. Cette fois, prises en flagrant délit, entrain de se prélasser au bord de mer ou même dans l’eau de la Baltique pour un bronzage rafraîchissant.

vaches dans la mer

Elles sont bien là, avec leurs veaux  sur de grandes étandues, clôturées sur trois côtés, que la mer a libéré pour l’été.

Après un passage à la capitale nous repartons en longeant les côtes en direction du nord-est. Très peu de céréales, des prairies de fauche mais surtout des grandes zones incultes avec beaucoup de génévriers. Il faut dire que les cailloux semblent proches. En effet, de partout de grosses pierres apparaissent rendant ces terrains incultivables. Plus nous montons et plus les pierres sont présentes  en forêt. Les sous bois sont étonnants, même les pins ont de la difficulté dans ce décors hostile.

Nous sommes maintenant tout proche de la Russie en bord de mer, mais sur un plateau en très haute altitude 50 mètres !!! Les champs sont de grande taille ainsi que les exploitations qui sont sûrement d’anciens kolkoses transformés en coopératives ,modernisées et mises au normes Européennes. Les cultures ont en général un faible rendement, une majorité des blés ne doivent pas  dépasser  les 40 qx, les orges peut être 30 qx. Regardez bien ces photos et réfléchissez. A chacun sa façon de les interpréter.

Transfert de 25t de lisier

Transport pour incorporation par dechaumage de lisier de vache par une entreprise nationale agrobaltic

ancien kolkose mis aux normes

les fameux cailloux, enfin plutôt des menirs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah une entreprise nationale!

Bigre mais bien sûr l’Estonie, 46000 km2 et plus petite que la région Rhône-Alpes-Auvergne 70000 km2. Ceci explique cela.

 

un magnifique Alisier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après plusieurs jours dans ce pays je ne peux pas m’empêcher de faire une comparaison étonnante avec la montagne de chez nous :

Myrtille, alisier, muguet, une végétation que l’on retrouve autour de 1000, 1300 mètres chez nous en montagne et au même stade végétatif. Pourtant, nous sommes au niveau de la mer, le climat plus froid explique sans doute ce phénomène. Nous sentons en permanence du frais venant du nord même avec un soleil généreux.

 

 



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Les champs de Lettonie

Étonnante Lettonie 😉

Et bien mes amis j ai rien à vous dire sur les champs d’ici puisque nous avons rejoint le bord de mer rapidement pour remonter vers le Nord le long de la mer Baltique.

une piste dans les pins avec framboises myrtilles et fraises !

pin d Écosse  avec de magnifiques couleurs oranges sur la moitié  haute de l’arbre.

Les magnifiques forêts  de pin d’Ecosse occupent la majeur partie du territoire que nous traversons. Des pins à droite de nous, la mer à gauche de temps en temps. En regardant sur la carte, la forêt semble occuper tout le tiers ouest du pays.

Alors notre pin d’Ecosse ressemble  étrangement au pin sylvestre de notre Trieves en plus haut, plus gros  et avec moins de branches. Il est exploité pour faire des planches, chevrons,  charpentes etc..

Dommage je ne peux pas vous transmettre les senteurs  qui se dégagent..

Du côté de la mer, j’ai beau regarder : pas de phoque en vue ni de baleine, pourtant la température de l’eau devraient leurs convenir😁. Nous verrons peut être les ours polaires dans quelques jours si la température baisse encore un peu.🤔



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