Les champs du vietnam (suite)

Un peu de terre au milieu de toute cette eau

Juste avant de passer la frontière nous sommes surpris par un bruit de pilon. Une petite halte nous permet de comprendre que dans cette région, on toaste et flocone le riz de façon très très artisanale.

C’est partie pour une petite explication :

Faire germer très légèrement des grains  de riz non décortiqués, les faire griller légèrement, les aplatir avec un pilon en les remuant entre chaque coup de pilons, simple non ? On obtient des flocons de riz qui se vendent en petits sachets au bord de la route juste devant l’installation.

Une personne 3 |4 opérations.

 

La mécanique permet de brasser en douceur le riz qui toaste sur un feu de bois. Le pilon entraîné par un petit moteur thermique, aplatit les grains toastés.

Attention les doigts, restez concentré Madame..

 

 

 

La frontière passée, nous voici de nouveau « inondé » par les rizières. Les parcelles beaucoup plus grandes travaillées avec des tracteurs nous offrent de magnifiques couleurs. Le vert prairie et le marron de la terre se reflètent parfois dans l’eau trouble de la rizière voisine.

Eclatante couleur, tu nourries notre cœur et nous apporte le bonheur…

 

La planitude parfaite repose nos esprits

Et pour continuer notre découverte, nous embarquons à bord d’une pirogue sur les méandres  du delta du Mekong au milieu de plantes aquatiques. Parfois nous avons l’impression de traverser une prairie en bâteau.

Si si nous sommes sur l’eau. Bon, de temps en temps, on fait une halte pour nettoyer l’hélice de la pirogue. Encore ces satanés plastiques !!!

 

 

 

Euh la il faut pas exager on ne passera pas cher monsieur.

 

Nous traversons des zones très sauvages et des zones où l’activité bat son plein. On transporte de tout  dans ce delta sur des barges ou des pirogues plus ou moins grandes.

ici des petites balles rondes de paille de riz.

 

 

Du riz aussi,

 

Du bois,

 

 

Un bon chargement de je ne sais pas quoi !!!

 

 

 

Des briques. On utilise beaucoup ces matériaux en Asie

 

 

 

Cette pelle mécanique sur une barge se déplace grâce à son bras. Le déplacement est un peu mouvementé voyez vous !!!

 

Egalement des pleines pirogues  d’ananas. L’eau est partout ici dans les champs. Je dirai presque de la terre sur l’eau. Des petits canaux entourent les cultures. C’est le royaume de l’ananas.

Des champs d’ananaaaaas…

Ananas par ici, Ananas par là. En veux-tu en voilà. Des tas, en bordure du canal principal ; des tas, en bord de routes. Des tas de motos chargées, camions etc..

Une  fausse Viet surveille une plantation. Mais qu’à-t-elle bien pu voir ? Des Ananas bien sûr….

 

 

 

 

 

 

beaucoup d’eau, un peu de terre de la chaleur,une graine, attention je vais grandir très vite…je m’appelle plante maintenant.

 

 

Nous reprenons notre route vers le sud, je dirai plutôt notre petit chemin. Ne cherchez pas les voitures il n’y en a pas et pour cause on se croise parfois tout juste avec les petites motos. Les cultures de fruits dominent très largement dans ce secteur. Mangiers, cocotiers, ramboutans, bananiers et beaucoup d’autres que l’on ne connaît pas. Mais alors comment transporte-t-on tous ces produits et les matériaux pour construire les habitations. Bien sûr les motos, mais aussi les pirogues, petites barges. Les maisons ou zones de vie sont presque toutes le long des canaux d’eau. Le Vietnam possède un réseau fluvial et d’irrigation très bien organisé et très performant.

Petit pont enjambant un canal

 

 

 

 

 

 

 

 

canal de navigation et d’irrigation

 

 

 

 

 

 

Des paysages magnifiques dans un Vietnam authentique si j’ose dire magique parfois où on se sens bien à l’aise et bien aceuilli

Comme nous sommes en avance sur notre programme, nous décidons de faire une boucle qui nous enmène vers la mer et surtout encore plus dans la campagne.

Nous longeons donc la mer à notre gauche et les cultures à droite. En fait ici un savant équilibre existe entre l’eau douce et l’eau de mer. Tous les canaux d’eau douce débouchent dans la mer. Ils possèdent des grosses portes pour empêcher l’eau de mer de remonter avec la marée, mais aussi de trop de vider de l’eau douce. Bon, vous avez compris, mes savantes explications. Si c’est pas le cas venez visiter le Vietnam c’est trop chouette.

vue depuis un des barrages ou vanne côté eau douce..

 

 

 

 

 

 

 

Coté mer du barrage

 

Le parcours de cette journée a été extraordinaire. Il a fallu garder son calme mais aussi réussir à rester sur le vélo. Les pédales touchaient parfois le sol dans les petits sentiers. Ils nous restait encore 30 km à faire on se demandait bien comment on allait y arriver.

Heureusement, C’est bien toute  la magie de la découverte qui rend le voyage si agréable. Imaginez un peu la tête dès gens que l’on croise dans ces endroits insolites : Mais d’où sortent ils ceux-là avec toujours le même Hello d’accueil à notre égard.

Faut pas exagérer descendons ppoussons avant de plonger la tête première…. 🤕

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Agréable de faire du vélo dans les bananiers., 🤭 j’ai bien fait un sortie de piste où deux heureusement les régimes ne sont pas tombés 😇

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une maison bien particulière !

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez je vous le donne en mille : vous ne savez pas ce que c’est ? sauf si vous avez déjà lu l’autre article. Il s’agit d’une maison pour les oiseaux si si. Depuis notre approche de la côte nous étions interpellés régulièrement par des chants d’hirondelles qui sortaient de hauts parleurs sur des grandes maisons ou bâtiments.

On n’emploie les grands moyens pour nos volatiles…

 

 

 

 

 

 

 

Les fenêtres, les portes sont factices, juste là pour répondre aux nomes de construction, je suppose. Mais alors pourquoi ces abris ou palaces ?  tout simplement pour attirer les Martinets à venir faire leurs nids à l’intérieur lors de la migration qui se déroule en ce moment.

Les oiseaux construisent  alors un nid avec leurs salive. Dès que les petits peuvent voler, les nids sont délicatement décollés, puis nettoyés  à la pince à epiler avec minutie : on enleve les petites plumes et les grains de sable. Et pour cause, ils sont très recherchés par les Chinois qui les mangent. Ils auraient de multiples bienfaits pour l’organisme. Toujours est-il qu’un véritable business se développe, que ces maisons poussent un peu partout. Même en ville, des immeubles entiers sont rachetés pour être transformés ou déguisés en nichoir. Le business est très lucratif, les nids bruts sont achetés 1200€ le kg et revendus  après nettoyage au prix du caviar.

Si on regarde bien la déco est chinoise !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fini notre séjour au Vietnam sur une île « paradisiaque » paraît-il, où pousse une autre « culture » : celle des hôtels grand luxe. Plus de 500 hôtels sur ce bout de paradis. Une fois de plus on massacre dame nature pour notre plaisir. Le voyage en vélo permet vraiment de découvrir en profondeur, d’être proche des populations qui nous accueillent les bras grands ouverts. À très bientôt pour une année entière de partage avec ceux qui le souhaitent.

 

 

 

 

 

Amis lecteurs : que 2020 vous apporte le meilleur pour une vie pleine de bonheur et de paix intérieure. 🌴🕊️

3 réponses à Les champs du vietnam (suite)

  1. mathieu françois dit :

    hello les vélocipédistes .
    encore le passage d’un pays ou j’ai l’impression que vous y avez pris bien du plaisir .
    tt mes vœux vous accompagne pour cette nouvelle année, qu’elle vous soit douce, agréable , pleine de merveilleuses découvertes , de richesse d’esprit, et de bonheur .
    merci encore de nous faire partager ses moments .
    Christine et François.

  2. dd et martine dit :

    Bonne Année 2020
    en regardant Ho Chi MInh on dirait Merlette en ce moment Hi Hi
    bonne année de voyage à partager DD et Martine

  3. LIMA dit :

    Bom Dia Cathy et Jacques
    Je vous souhaite une Année 2020 pleine de merveilles et découvertes!
    Feliz Ano Novo
    Jeanne

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