La Thaïlande (suite) à vélo 12j 432 km…

Et voilà, 12 mars 20, nous sommes de retour en Thaïlande, cette fois pour découvrir la partie nord du pays. Nous arrivons dans les périodes les plus chaudes, mais dans les montagnes, ça devrait être plus frais normalement. Pourvu que l’on ne croise pas Coronavirus, pas envie de le voir, celui-là😝. Il va pourtant avoir un impact fort sur notre voyage, vous allez le voir.

Malgré le coronavirus, le passage de la frontière fut d’une facilité déconcertante. C’était juste un peu le souk du essentiellement au changement de sens de circulation.

Frontière Thaï

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu quelques questions et un contrôle de température côté Birman, et de ce côté, rien. Un formulaire, une adresse à donner, prise de photo et empreintes et circulez, y’a rien à voir. Bon, tant mieux. Depuis hier, Jacques qui n’arrêtait pas de regarder sur les sites officiels les changements de modalités de passage de frontière à cause du virus, commencait à être  inquiet pour le passage de la frontière 🤔 et effectivement, nous sommes passés juste quelques jours avant la mise en quarantaine systématique des étrangers en Thaïlande.

Nous arrivons donc au niveau de Mae Sot. Le changement est radical : des grandes routes, conduite à gauche, plus de gros crachouillou rouge partout par terre, ni de gens qui crachent donc, c’est plus propre, les espaces sont cultivés, par contre plus calme, plus vide, moins d’enfants … Jacques ayant besoin de pédaler, nous continuons donc notre route. Direction le nord. Cette route longe la rivière Moei, frontière avec la Birmanie. Arrêt à Mae Ramât. Petite étape de 45km. Il fait vraiment très chaud.

La journée qui suit sera  mouvementée. On part à la fraîche, comprenez, il fait seulement 20°😉, petites montagnes, monte-descend, on n’a pas eu de petit dej ce matin, et on trouve rien sur la route, on a juste perdu l’habitude de faire des réserves, oups… Je pédale au ralenti..

Tous les bords des routes sont brûlés : feu de forêt ou brulis ??? On ne sait pas.

On traverse un endroit où il y a un camp de réfugiés birmans .. C’est immense au moins 2 ou 3 km de long. C’est quasiment une ville, on y voit des écoles, des magasins, des volailles…. Ce camp, fermé et gardienné, existe depuis plus de 20 ans.😳

Camp de réfugiés

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a énormément de militaires armés 💣 dans le secteur ainsi que des barrages checkpoint sur les routes. Certains paient quelque chose, on ne nous demande rien.

Nous en croisons tous les 5 ou 10 km et les policiers sont à côté, souvent le nez sur leur portable mais parfois, en poste, mitraillette au poignet.. Brrr

À mi parcours, enfin un petit magasin. On englouti un petit pain brioché et un coca. On s’apprête à partir, Mais Jacques trouve que sa sacoche est bien vide… Mince, on a oublié nos chargeurs de téléphone à l’hôtel ce matin. M….! Oh les nuls, y’a plus qu’à y retourner. Pas envie de se retaper le dénivelé… Bon, allez Jacques prend un taxi-bus et fait l’aller retour.

Notre Jacko dans la bétaillère.. Est ce que le conducteur a bien compris la destination ? 🌏

 

J’attends avec les vélos, observant toutes les allées et venues dans le camp, les mouvements des uns et des autres sur la route… Tout ce monde qui s’agite.. moi, j’attends.. Et le voilà qui revient 1h15 après, avec les précieux chargeurs, on peut repartir, mais sous la chaleur… Il doit bien faire 40°.

Maison au toits de feuilles séchées

 

Nous trouvons rapidement un p’tit restau… Ouf, On avait faim. Et là, la serveuse nous pose nos assiettes à 1m de nous et les pousse à peine. Un peu plus tard, dans un village, une femme à moto nous arrête. Je vais vers elle, elle tend son bras et sa main pour dire stop ! .. Elle écrit sur son téléphone dans un anglais approximatif un message relatif au coronavirus, d’utiliser du gel hydroalcoolique… Bla bla, et me tend le téléphone à bout de bras, la main tremblante en détournant sa tête.. Cet acte de rejet m’inquiète pour la suite des événements. Nous sommes en contact avec les amis en France et les news ne sont vraiment pas réjouissantes là-bas… Bazar mondial, on dirait 🤪

Montagnes sous la brume

 

 

 

 

 

 

 

 

Oooooh ça penche !

 

Nous arrivons à Ban Mai, le lendemain à Ban Tha Song Yang, puis à Ban Mae kha Tuan, ca vous parle pas trop tout ça, mais c’est pour André qui dessine les trajets (coucou André 😉) 

 

Nous trouvons de jolis petits bungalows pour la nuit, et il n’y a personne, quel calme ! 

Bungalow juste au dessus des rizières, c’est très paisible

 

 

Nous attaquons les montagnes. Ambiance de brume et extrêmement sec. C’est brûlé partout, d’ailleurs parfois, ça se consume quand nous passons ce qui nous apporte une source de chaleur supplémentaire, presque irrespirable..il doit faire plus de 50 degrés. Le problème, c’est que ça brûle sans arrêt, nuit y compris, on voit les feux ça et là. Des milliers et des milliers d’ha en proie aux flammes. Une forêt en bien triste état. Plus un seul jeune arbre pour le renouvellement. aïe aïe La planète 🙄.

Au feu les pompiers, la forêt brûle !!

 

 

 

 

 

 

On n’a jamais vu un camion de pompier, ni personne s’occuper des feux. Tristesse.

Un après-midi nous passons près d’une rivière… Super, on fait trempette des pieds 👣

Oups, que c’est dur, on avait prévu 70 km aujourd’hui. Trop ambitieux 🤭. Le problème, c’est la verticalité des pentes. D’ailleurs, on ne voit aucun camion ou autobus ici, seulement des 4×4 et  des pick up!

Pied à terre, les pentes sont si difficiles. Dommage ,  la route est belle.

Heureusement, lors de notre pose déjeuner (en 4h, nous n’avions avancé que de 20km) un gentil monsieur, voyant la chaleur et comment nous nous jetons sur l’eau fraîche, nous propose de nous enmener sur 20 km.. Cool 👍, on accepte bien sûr.

Et nous voilà, avec nos p’tits vélos à l’arrière du pick-up, c’est bien aussi le vélo-pickup 🚴

Du coup que 50 km dans la journée, 1452m de dénivelé sur nos vélos , on est raide mort😴. Heureusement on trouve ce soir encore un joli p’tit bungalow.

Basique et suffisant : une pièce, un matelas au sol, un ventilo et une moustiquaire. À côté une pièce avec un WC et un bidon d’eau pour la douche

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux journées de vélo qui suivent seront courtes, on ne va pas se tuer quand même. Pis, on a le temps, nous ne voulons pas prendre un avion trop tôt pour le khazastan, il y fait froid.. Bon, cela dit, avec le coronavirus, si ça continue, on pourra aller nulle part. Pfff… essayons de ne pas y penser,  30 km pour aller à Mae Sariang, le long d’une rivière. C’est vert, cultivé : ail et maïs (cf les champs de Thaïlande suite).

En dehors des villes, beaucoup de déchets sur les bords des routes.

 

On arrive tranquilou le midi. Il devrait y avoir plein de touristes, normalement.. On en voit 2, c’est très étrange….repos au frais, il fait si chaud 🔥

Puis  50 km monte-descend, pour aller à Ban Mae la luang. Ce matin, lors d’un arrêt boisson, la police est venue nous voir, elle voulait savoir depuis combien de temps nous étions en Thaïlande, où on était avant… Ils nous informent que la frontière avec la Malaisie est fermée et que Bangkok aussi, lieux touristiques fermés, bars etc..

Oups mais on voulait s’y rendre pour prendre un avion.. Finalement, ils ne savent pas trop, ils nous conseillent de bien suivre ce qui se passe sur internet… Nous trouvons, enfin plutôt on nous emmène avec gentillesse vers une guesthouse en début d’après midi, ça ira très bien. Avec cette chaleur (40 °) il vaut mieux y aller doucement. On a de la chance, dans cette partie de pays touristique, il y a des hébergements tous les 20 ou 30km. Facile pour nous 👍😃.

J’ai regardé sur internet, à Bangkok, certains lieux touristiques, bars sont effectivement fermés. La Thaïlande se ferme petit à petit.

Nous suivons bien entendu les informations à propos du Coronavirus. De pire en pire, toutes les frontières du monde entier se ferment… Les voyageurs français sont invités à rentrer en France tant qu’il y a des vols. Ces derniers s’annulent de plus en plus… C’est la panique partout. Rentrer ou ne pas rentrer, telle est la question😳. C’est de plus en plus anxiogène… On passe beaucoup de temps sur internet à chercher les infos.

En attendant de prendre une décision, on avance tout doucement. La Région est très montagneuse, mais comme ça brûle de partout, c’est un peu un spectacle de désolation, heureusement quand nous nous rapprochons d’une rivière, c’est plus vert, ça bosse dur dans les champs.

Bel abri, non ??

 

 

 

Nous arrivons a Khun yuam. Nous sentons qu’à l’hôtel où nous nous présentons, la dame est inquiète, nous demande d’où on vient, est-ce qu’on a eu des test sur la route…  Ça devient vraiment inquiétant. Il n’y a personne… Br

Petite pause glacée en haut d’une super côte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain nous arrivons à Mae Hong son, jolie petite ville calme et paisible, un petit lac. Nous décidons de nous arrêter une journée. La tête préoccupée par toutes les nouvelles de France et de Thaïlande, les compagnies annoncent l’arrêt des lignes aériennes pour la fin du mois, le gouvernement appelle les français en voyage à rentrer dès que possible. Tous les pays où nous devions aller ont fermé leurs frontières, cette fois c’est certain. La mort dans l’âme, nous décidons de rentrer. Notre Christine😀, pro du voyage et des situations d’urgence ✈️y travaille d’arrache-pied, elle sera en contact au quotidien avec nous pour nous trouver une solution. De notre côté nous trouvons un moyen pour aller le plus vite possible à bangkok, pour être prêts.

En attendant nous essayons de garder le moral et de profiter de ce que nous offre cet endroit

Mangues et bananes

 

 

 

 

 

 

 

Rôti : petite galette à la banane… Tu te rappelles Laetitia ??

 

 

 

 

 

 

 

Petite grimpette sur la colline pour visiter un temple

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temple au bord du petit lac

 

 

Voilà nous partons en bus, 16h de bus pour rejoindre Bangkok.

on garde le sourire mais c’est dur…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée masquée à bangkok, ce sera les derniers km que nous ferons avec nos p’tits vélos

 

 

 

Si c’est pas malheureux de finir ce voyage dans un carton !!

Nous trouvons un magasin vélo pour emballer nos compagnons de voyage, ils vont nous manquer, terriblement 😭

Vélo sur tuk tuk direction l’hôtel, on leur avait pas fait ça encore, les pauv’

On ne réalise pas encore. Notre dernier jour a Bangkok sera d’une tristesse absolue, on ne veut pas aller dans des endroits touristiques, on marche un peu et on attend, on prépare notre départ, réserver un taxi… on cherche des p’tits restau mais, le soir, on ne trouve que des plats à emporter,🥢 on ne degustera pas non plus la bonne cuisine thaï. On en profite pour finir nos quelques réserves histoire d’alléger nos sacs. Nous savons que nous allons être en limite de poids. 23kg pour le vélo et 23kg pour les bagages en soute.

On a vu juste, le vélo de Jacques, emballé, pèse 22,7 kg et le mien 21 kg. Les bagages de Jacques pèsent 22kg et 18kg pour les miens. Ça passe, ouf !

Même si, on se dit qu’on en a bien profité, même si on se dit qu’on repartira, même s’il y a bien pire dans la vie que juste arrêter un voyage… L’émotion de tristesse nous envahie

Difficile de trouver une fin d’article très gaie. À cet instant, nous sommes arrivés en France, nous avons passé la nuit en zone en transit, car nous devons attendre notre correspondance pour Lyon. Nous trouvons un endroit calme pour la nuit, pas trop de courants d’air, moquette, j’avais emporté un matelas de bivouac. Nous ne sommes pas les seuls. Chaque petit recoin est utilisé comme abris par des voyageurs en transit. Vision étonnante d’un grand aéroport. C’est pas le moment d’aller discuter, chacun doit respecter les distances de sécurité autant que possible. La police fait des rondes, tout le monde est calme. Certains hôtels sont fermés et d’autres, nous dit-on ont été pris d’assaut. On bivouaque à roissy, pas banal, ça !!

Notre lit sur moquette à Roissy /France

Au dessus de ma tête, des affiches relatives aux epidemies, covid 19, mais pas que !! C’est pas une ambiance de fête à roissy. Dans la nuit, on nous a déposé une bouteille d’eau, un monsieur nous a aussi donné un sandwich hier soir et un ce matin x il en avait assez pour lui, c’est sympa, non??   Le personnel de l’aéroport fait ce qu’il peut pour orienter le plus gentillement possible… C’est rassurant quand même….

Voilà, reste plus qu’à voler pour Lyon, récupérer ma p’tite voiture, et regagner nos montagnes, trouver un logement car le notre est occupé. Ça s’organise.

Pas de fête de retour pour le moment, donc, certains avaient prévus de nous retrouver sur la route pour rentrer avec nous… On annule pas, on reporte😀. L’idée étant de repartir dès que ce sera possible, à programmer en fonction de la météo. À nous de réfléchir sur l’endroit où nous redémarrerons le voyage..🌍. Du travail agréable en perspective ! 😃

En tout cas, j’adresse un dernier gros merci à Christine pour nous avoir trouvé une solution de retour 👍et un grand merci à tous ceux qui nous ont suivis, écrits, accueillis, accompagnés tout au long de ces  10 mois et demi d’aventure. ❤️et 15009 km parcourus.

15059 km parcourus en 10,5 mois et des millions de sourires reçus sur nos vélos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant, Hauts les cœurs pour cette période de confinement mondial. Nous allons avoir un monde à reconstruire…

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Birmanie à vélo 24 jours 893 Km

Et voilà le trajet Birman (dont une bonne partie en bus) Merci André pour la carte

 

Mars 2020 en Birmanie

 

 

 

 

 

Oh oh, voilà un passage de frontière original. Une rivière et un bateau pour la traverser, suivi d’un p’tit passage au bureau d’immigration..

Pauvre p’tits vélos serrés dans un bateau, sous les embruns salés

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop drôle, il y avait 3 agents au bureau d’immigration, le nez sur leur téléphone, dont un qui avait les pieds sur la table… Ils ont pris tranquillement nos visas électroniques, copie de passeport et hop, un p’tit coup de tampon. Voilà, fastoche nous avons 28 jours pour visiter le pays (étrange, le chiffre 28).

 

Tout de suite, nous sommes « pris en charge » par un Birman qui parlait un peu Français, il nous indique les bons bureaux, la station de bus, un magasin pour les cartes téléphoniques, le moyen de changer de l’argent.🤑 À ce propos, notre changeur nous donne 2 grosses liasses de billets, que des toutes petites coupures… Oups, pas facile à transporter… On a l’impression d’être très riche… Illusion . Quoi que, pour ici, en birmanie, nous le sommes 🤔.

Nous sommes à Kawthaung. Nous tombons immédiatement sous le charme birman. L’atmosphère, les vêtements colorés (Longyis), les sourires, je ne sais pas au juste. Il y a bien quelques touristes, mais assez peu. Ça nous motive.

Comme je le disais, les gens portent des sarongs (hommes et femmes) même pour travailler ou pour monter sur des motos. Ils sont à carreau et assez sobres pour les hommes mais colorés, beaucoup de motifs pour les femmes qui les portent très ajustés, avec un haut tout autant coloré, c’est très élégant, très gai. Les jeunes garçons préfèrent les Jeans, surtout en ville, les cheveux teints.

Oh, tout n’est pas magnifique, on ignore pas la guerre, la période d’isolement, le travail forcé entre autre pour construire les infrastructures touristiques où les routes, la dictature qui y sévit encore et les droits de l’homme bafoués et surtout de la femme d’ailleurs. Cependant, certaines personnes interrogées dans un village disent être pauvres mais heureux.

Place de la ville de kauthung

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour rejoindre la p’tite famille de Jacques , il y a 1200 km à faire. En 10 jours, ça va être trop dur à vélo, d’autant que ce n’est pas tout plat dans la région. Nous allons donc prendre un bus pour nous avancer un peu. De plus, la première partie de la route comporte beaucoup de forêts de palmiers (à huile) et d’hévéas, et risque d’être un peu monotone, peu de villes et pas du tout d’hébergement. Ohh, on a perdu le rythme des bivouacs en pleine nature. C’est aussi parce qu’ici, ça n’est pas trop autorisé, ni même de dormir chez l’habitant qui devrait demander une autorisation (la loi s’est assouplie, mais beaucoup ne le savent pas) . il est plutot conseillé de dormir dans un temple où un monastère.

Jacques attache lui-même les vélos sur le toit, c’est plus sur. Il protège les éléments fragiles avec nos bâches, un carton..💪

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement que les vélos étaient bien attachés, le trajet en bus n’était pas triste, on faisait des bons à l’intérieur du bus, tellement la route était en bon état 😉. 3 ou 4 fois, on a du s’arrêter en urgence car, le coffre s’ouvrait, on perdait des sacs, ou bien des boîtes qui tombaient du toit… Hum, on a mis 11h pour faire 440 km… Avec 2 arrêts pipi ou arrêt mange-mange et.. (Excusez le manque de romantisme) hum, regardez bien cet urinoir… Unique quand même, non ? !

Faut bien viser et surtout se boucher le nez 🤪

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont beaux, vendent des fruits au bord de la route et se prêtent volontier au jeu du photographe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes sont vraiment jolies, (« je confirme » dit Jacques). Elles se mettent une crème esthétique jaune (produite à partir d’arbres Thanakas qui poussent ici en Birmanie) sur le visage et parfois les bras, pour se protéger du soleil et aussi sûrement un signe de beauté, difficile de savoir. Les enfants en portent beaucoup également et dans une moindre mesure, les hommes.

Maisons en bois et bambou

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Myeik à 23h, le minibus dépose tout le monde à domicile, y compris nous. On avait réservé un p’tit hôtel. Les vélos n’ont rien de cassé cette fois, bravo Jacko💪(c’est un miracle dit-il) . Nous restons une  journée car le trajet d’hier a été éprouvant. La ville est située au bord de mer. Pas de plage ici, domaine des pêcheurs (cf § des champs de birmanie). On découvre la ville tranquillement, à vélo.

 

Maison en brique et bois

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de temples, de pagodes

Trop mignons

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, les écoliers sont habillés en vert et blanc, très élégants surtout avec leurs parapluies

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons les plats locaux… C’est bon !! Oh, on nous sert du thé chaud… Ça faisait longtemps, des samoussas et petits pains fourrés sont sur les tables, chacun paie ce qu’il consomme puis des plats de nouilles, difficile de dire avec quoi, mais on aime 😊. On a pas eu tout ça, après 😏

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit nettoyage des p’tit bolides pour leur enlever le sel, dans la salle de bains.. Oups

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes enchantés par ces 2 premières journées à vélo .. Ça klaxonne un peu certes, il y a des motos, mais pas trop, et peu de voitures. il y a des enfants, des écoles, des échoppes partout où des p’tits boui-boui pour boire et/où manger, des sourires et des saluts, ç’est vivant !

Oups, il pleut cet après-midi. On est à l’ hotel au repos, pas grave. Souhaitons que ça ne dure pas. Demain, on part pour 100 km à vélo, monte-descend, on fera sûrement pas les malins, surtout s’il pleut !!

Village de pecheurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Douche d’une maison du village de pêcheurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

Effectivement, ça monte sévèrement dans la région, et il fait beau, chaud, trop chaud même.  Mais les saluts et sourires échangés des habitants si accueillants et généreux nous le font oublier.😍

Chaque jour, on nous donne quelque chose : ici des bananes, là boissons et gâteaux, même une fois sur la route, un camion s’est approché de Jacques et on lui a tendu une petite bouteille d’eau glacée.. Hop hop, au vol !! 💪

Authentique, adapté à l’environnement !

 

 

 

 

 

 

 

Boudha couché, globe terrestre

Séance photo à la demande du moine, dans ce temple magnifiquement décoré

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous sommes arrêtés pour boire et manger un p’tit gâteau, ils ont refusé que l’on paie

 

 

 

 

 

 

 

Aïe, beaucoup de publicités sur les maisons, et très souvent des pub d’alcool whisky, bière…

 

 

 

 

 

 

 

La route s’est transformée en piste mais heureusement sur une toute petite portion

 

 

 

 

 

 

 

On est pas prêts d’oublier ce soir là : La journée touche à sa fin, on cherche un endroit pour dormir : temple ou maison… On s’arrête devant une maison, une dame se montre, Jacques fait signe qu’on cherche à dormir et la dame dit OK.. Euh, OK quoi !!? elle nous montre sa maison… On ne savait pas quoi faire, on se laisse guider, elle nous montre une pièce fermée par un rideau, sa chambre je suppose, (il y a ses photos de mariage) , qu’elle débarrasse pour nous. Elle y pose 2 nattes, des couvertures. C’est une très belle maison traditionnelle, sur pilotis, on marche sur un plancher en bois assez espacé (on voit les poules passer en dessous) un toit végétal (qui se change tous les 2 ans, c’est sûrement pour cela que beaucoup choisissent les tôles. Dommage, il y fait plus chaud) ; un coin cuisine (feu de bois) un espace pour se laver à l’extérieur, un puits. Il y a un petit panneau solaire connecté à une batterie pour l’électricité.

Salle de bain extérieure

Notre hôte est catholique comme toute la communauté autour. Sa fille nous rejoindra plus tard.

Elle nous prépare un dîner, mais ne mange pas avec nous

 

 

 

 

 

 

 

Un prêtre vient également, parle anglais et nous demande si nous sommes ensemble (mariés) où l’on va, ce qu’on fait, il lui traduit pour la rassurer et nous discutons

La terrasse de la maison, Elle nous rejoindra avec une assiette pour son dîner, on échange quelques mots. Elle regarde avec attention nos vêtements, notamment nos pantalons en tissus techniques qui l’étonne

 

 

 

 

 

 

 

Départ du matin. Photo souvenir avec sa fille. Madame n’a pas voulu être photographiée

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de brume ici, d’humidité

 

Ici aussi, des maisons d’oiseaux.. Pour eux ou pour les chinois, on ne sait pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Miam les pastèques

 

 

 

 

 

 

Puis nous arrivons à Dawei. Nous sommes très fatigués après ces 270 km, 2000m de dénivelé, en 3 jours. Tiens d’ailleurs nous venons de franchir nos 14000 km..

Du coup, on ne se sent pas le courage de repartir tôt demain pour 80 km. Il y a une plage à 18km, on va rester là une journée. Maungmagon : la plage est surtout pour les locaux, de ce fait, c’est baignade tout habillé 😏, j’ai pas envie, je marche dans l’eau, ça fait du bien, il y a du vent. Jacques y va quand même en maillot de bain.  Voilà journée récup qui fait du bien.

Petit désagrément au tableau Birman. Nous voyons constamment des tâches rouges sur le sol. De quoi s’agit il ?

Des crachats rouges au sol

 

 

 

 

 

 

 

 

Les birmans chiquent un mélange de  feuille de bétél (qui enveloppe la préparation), connue pour ses effets antiseptiques rafraîchissants ; de noix d’arec (fruit du palmier de bétel) et de la chaux (ce qui explique, l’état catastrophique de leurs dents) et des épices

Les birmans chiquent ce doux mélange pour être stimulé et le mélange prend une coloration rouge qui donne cette couleur à leur bouche et aux crachats..ça explique

Hum, bon allez, on repart pour 74 km.

Jolie déco à côté d’un temple. sur un petit étang. On voit souvent ce décor sur les pub du Nyanmar

 

 

 

 

 

 

 

Oh, transport spécial

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à kaleinaung. Petit village au milieu de nulle part mais il y a une petite guesthouse. Parfait pour nous.

Elle pose pour le photographe

 

 

Puis la route pour aller à Chaung taung, aussi appelé Yé. Ça grimpe, et la chaleur (42°) ne nous aide pas pour les 87 km de ce jour.

Ca grimpe dur!!

 

 

 

 

 

 

 

Petit arrêt pour un peu d’eau fraîche. On mouille la casquette, la chemise et hop on repart..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est aussi là que, sur la route, un camion s’arrête. Un gars descend, m’arrête et me donne 2 bouteilles d’eau… Oui, vous avez bien lu, 2 grandes bouteilles d’eau. Généreux les birmans, non ?

Rivière juste avant d’arriver à Yé

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons en fin de journée, mais il nous reste à trouver un hébergement, pas le temps de traîner devant le coucher du soleil

 

Puis nous décidons de faire une courte étape (45km) mais en passant par des petites routes… Euh, enfin des pistes. Très agréable, en forêt mais un peu cassant pour les vertèbres

Bonjour poussière !

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons sur de tout-petits sentiers. C’est plus tranquille que la route mais, avec ces forêts d’hévéas ou de bambou, on ne voit pas grand chose finalement

 

 

 

 

 

 

 

 

Des puits partout dans les villages

 

 

 

 

 

 

 

Panneaux solaires de bord de routes qui alimentent les maisons dans les forêts

Rigolos, leurs p’tits chapeaux ronds

 

 

 

 

 

 

 

Quelques travaux sur les pistes. On est carrément passés à travers des rizières asséchées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà ce qu’on trouve avant d’arriver dans les villages. C’est vraiment triste, ils brûlent aussi pas mal. Je suppose qu’il n’ont pas de système de ramassage ou de traitement des ordures… Mais que de plastique, pauvre monde 😢

 

 

 

 

 

On arrive le midi à Lamaing et on nous indique un p’tit restau musulman face à la gare. Vu le monde qui arrive à la gare, on suppose que le train ne devrait pas tarder. Puisque que nous sommes arrivés, nous décidons d’attendre. Et voici le train 1,5h plus tard.

Hum, plutôt spartiate le bazar…. 🚂

 

Il devait y avoir une Guesthouse mais en fait, il n’y en avait pas. On nous indique le monastère de la ville. Nous nous y rendons, je mets mon paréo et demande pour y dormir. Oups, Refus du big chef, c’est pas bien que les touristes viennent dormir dans les monastères, nous dit-on, il faut aller dans la ville de « Ye ». Oups, mais on en vient mon garçon et là où nous allons, c’est à 60km : Trop tard pour y aller aujourd’hui !!. Rien à faire, il ne veut pas, nous repartons.. 3km plus loin, j’en vois un autre, Jacques va demander et là : OK, no problem. On nous montre où nous laver, puis une dame insiste pour nous amener manger en ville. On la suit, chez elle. Il est 17h, son mari nous enmène en moto, et on nous paie à manger de surcroît (et vu leur maison, je peux vous dire qu’ils n’ont rien, nous aimerions bien faire l’inverse mais on ne nous laisse pas faire) et bien sûr, ils ne mangent pas avec nous.

Et allez, à trois sur la moto, et sans casque, z’avez pas honte ?? Finalement une autre moto nous rejoint pour qu’on ne soit que 2 par moto

Notre chauffeur appelle sa sœur, infirmière, qui parle Français, elle a vécu un peu à Paris. Super ! dommage elle ne peut pas rester. Elle doit aller travailler. On nous ramène au temple. Là il y a une jeune femme qui nous dit de venir avec elle voir le big chef moine (oui, en plus, il est un peu grassouillet). C’est incroyable, les gens se prosternent devant lui. Elle parle avec nous et traduit un peu pour lui de temps en temps. Sauf que lui vacque à ses occupations, regarde son tel ou la télé, assis sur son fauteuil tandis que nous sommes assis par terre de l’autre côté d’un poteau.. C’est étrange, j’ai l’impression d’être devant un seigneur ..je ne veux pas être ingrate, il nous offre l’hospitalité, mais c’est difficile pour nous, de comprendre ce protocole, toutes ces femmes dévouées et lui ne les regarde même pas. On verra que c’est pas comme ça partout.

On nous donne à boire, deux paillasses et nous avons le rdc du temple pour nous deux. Dommage, ils laissent la lumière toute la nuit. Debout 5h du mat… Encore des femmes qui viennent pour préparer le petit déjeuner de ces Messieurs…

Petit déjeuner des moines à 6h. À priori ils remangeront vers 11h et puis plus rien.

Une fois qu’ils ont terminé, on nous apporte également à manger, tout est très codé, hiérarchisé. Eux trois ensemble, un moine enfant tout seul à une autre table, nous sur une autre table et les 3 femmes ? : rien… Euh 🤔

Notre petit déjeuner est gargantuesque : curry de viande, de poisson, riz, nouille, œufs, beignets, café au lait… Nous sommes calés pour quelques heures.

Avec nous, pour la photo seulement, peut-être mangeront-elles après…. Après la vaisselle et autres corvées certainement .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons pour la ville de Thanbuyzayat, mais par la route. Ça monte-descend mais il y a peu de voitures, donc ça va. Encore une fois, un p’tit camion nous donne en roulant 2 canettes de nescafé.. Trop gentils. Nous arrivons le midi. Nous trouvons 2 guesthouse qui n’acceptent pas les étrangers, une auberge de jeunesse mais qui ne doit pas avoir les mêmes fonctions que celles que nous connaissons et enfin une Guesthouse qui nous accepte. Un peu chère par rapport au standing mais ça va. On peut se reposer

Derrière, un immense bouddha couché

 

 

 

 

 

 

Le nombre de monastères, temples est impressionnant ici. Ils sont tous magnifiquement entretenus, beaucoup d’argent récolté. La population entière y participe… Il faut voir ce qu’on leur donne chaque jour, on lit que c’est environ 30% de leurs revenus des habitants, ça me semble incroyable mais fort probable à ce qu’on a pu voir hier à l’intérieur du monastère où l’on a dormi.

En route pour Mawlamyine (moulmein) par la grande route.

Petit arrêt ananas

 

 

 

 

 

 

 

Rigolote avec sa crème jaune..

 

On se rapproche des grandes villes, il y a pas mal de monde. Dommage qu’ils klaxonnent tout le temps

Visez celui là. À mon avis, il fait bien 30 mètres de haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle drôle de ville. La partie proche de la rivière est vraiment très vieille, sale, grise, crasseuse. Le reste, ça va.

Mawlamyine, côté du port et du marché

Les gens viennent au bord de l’eau, achètent à manger pour les oiseaux et leur lancent. C’est étonnant ces nuages de mouettes qui tels de bons petits soldats, longent le bord de l’eau, attrapent les graines volent vers le large puis reviennent en groupe. Mais ce rassemblement d’oiseaux sauvages ajoute encore au manque d’hygiène de la ville.

Un petit air Indien ce vélo

Nous partons maintenant à Hpa-an. Ces 65 km sur une route abîmée nous casse le dos. Heureusement, les sourires et nos arrêts d’observation des cultures, des ponts, des petites échoppes…rythment notre journée.

Pont en bambou

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont suspendu… La partie étroite à droite est réservée aux deux roues… Faut rester concentré

 

Il n’y a pas que des motos sur la route

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça change, il n’y a plus hévéas.  Ouf, c’est beaucoup plus agréable..

Nous sommes maintenant dans la région des Karens, autre ethnie birmane

 

 

 

 

 

 

 

Maison sur pilotis et en feuilles.. Ça résiste aux intempéries, ça ??

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, nous arrivons à Hpa-an, capitale de l’état Karen. nous allons mettre nos p’tits bolides au repos pendant une huitaine de jours. La p’tite famille de Jacques nous a rejoints, il est tout content et nous allons passer ces quelques jours en mode bus.

Hum, on pensait qu’on allait passer 8j de vacances tranquilou… Que nenni ! Y’a du rythme avec Manue..

Sitôt arrivés, passage douche après leur nuit passée dans le bus, on loue des scooters (3 scooters pour 7) et nous voilà partis pour le Lumbini garden à 15 km.

Montée vers le Zwe Ga Bin mount

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre le sommet,  840 m de dénivelé, 2200 Marches…. À l’heure où j’écris, 6j après, les jambes s’en rappellent encore et je suis pas la seule (n’est-ce pas Julien ? qui a du porter le plus petit sur ses épaules une partie de la montée) terrible fut la descente. Heureusement un peu d’air sur les scooters nous ont rafraîchis au retour. Puis un p’tit tour à la « bat’s cave » pour observer l’envol de nuées de chauves-souris à la tombée de la nuit..

Des milliers, des milliers, des millions 🤪

Impressionnant, des milliers de petites bêtes qui sortent d’une grotte toute noire pendant une demi heure , c’est très chouette à voir. Les touristes sont bien au rendez-vous d’ailleurs. Nous repartons à la nuit tombée, pour un repos bien mérité. 😴

T’es pas un peu chargé, là Jack ??  ça se voit que tu ne pédales plus !

 

 

 

 

 

 

 

En Birmanie, la place pour la religion est énorme. Effectivement le matin, une énorme procession de moines pour recueillir les offrandes.

7h du mat, partout, les gens sont au rdv pour leur donner quelques offrandes : à manger ou de l’argent

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous prenons un bateau pour Mawlamyine,, ancienne capitale colonie britannique, autrefois riche et cosmopolite. Aujourd’hui capitale de l’état « Mon », mais en déclin, nous y sommes passés à vélo il y a 2 jours. Mais l’arrivée en bateau est bien différente. Le brouillard nous a un peu gêné, il a fallu attendre pour que le bateau puisse partir, le conducteur n’y voyait rien, dommage pour la vue également ! Mais à cette saison, c’est fréquent.

Ambiance mystérieuse d’une rivière sous le brouillard.

 

 

4h de bateau avec une petite halte sur une île pour y découvrir un village et un magnifique temple

aïe aïe, ouille.. Difficile de marcher pieds nus, tellement le soleil a chauffé le sol 👣☀️

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca circule, ça bosse le long de la rivières

L’après midi, c’est en taxi local que nous rejoignons notre très bel hôtel et en taxi que nous visitons à 15km le plus grand boudhha couché du monde. Complètement fou ce projet, 200m de long, 40 de haut, 8 étages, composé 190 salles contenant des scènes de vie….. Dommage, c’est très sale, pas terminé et déjà très abîmé. Et comme ça ne suffit pas pour impressionner le monde, un autre est en construction juste en face..il fera 300 m de long !!

Bouddha Win Sein

 

Puis nous arrivons sur la colline des pagodes  pour admirer temple, stuppas et le Panorama. Nous arrivons un chouillat trop tard pour admirer le coucher du soleil. C’est un site magnifique. Ça étincelle d’or et de lumières, de verre, beaucoup de touristes birmans qui font beaucoup de dons, prient… C’est pareil sur tous les sites bouddhistes que nous visitons et, je me répète mais il y en a tellement ici en Birmanie 🏯

Sur la colline des Pagodes

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons ensuite, en bus pour le fameux rocher d’or. C’est un lieu de pèlerinage, le site bouddhiste Birman par excellence, avant d’être un site touristique. Malheureusement notre arrivée tardive en bus et celui que nous devons prendre pour aller à Yangon ce soir, ne nous permet pas d’apprécier l’ambiance de ce lieu. Il aurait fallu y dormir la veille et y monter à pied par le sentier et le top serait d’y être en fin de journée. Nous avons fait en camion 45mn de trajet très impressionnant tellement la route est raide. Les birmans sont habillés de leurs plus belles tenues, y viennent avec leur repas ou achètent sur place, les petites échoppes ou vendeurs de rues y sont nombreux. La vue y est très belle mais nous y sommes restés 5 mn. Le fameux rocher est couvert de feuilles d’or, en équilibre au bord d’un précipice.

Rocher d’or  : 7 m de haut à 1100m d’altitude. La légende dit qu’il tient grâce à un cheveu de Boudhha.. C’est Bô, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hum, seuls les hommes ont le droit de le toucher et de s’y approcher.. Sans commentaire sur la place des femmes, ici comme ailleurs pffff… 😝

Nous repartons illico de Yangon, 6h de taxi direction Ngwe Saung beach, pour cette fois 4j de repos. Youpi, les enfants sont ravis et nous aussi. A nous les  plages désertes !!

Notre joli bungalow face à la mer.. Super d’entendre le bruit des vagues la nuit, le jour.. Bravo Manue d’avoir déniché ce petit coin

 

 

 

 

 

 

 

 

À maree basse, nous pouvons accéder à une petite île, face à la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons un village de pêcheur.

Village de pêcheurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, nous explique-t-on, les enfants ne peuvent pas aller à l’école. Trop loin, les parents n’ont pas le temps… On ne comprend pas toujours très bien les explications.

On y voit des femmes qui préparent des poissons qui seront séchés puis envoyés en sac à Yangon. C’est vraiment pauvre et pourtant ils ont le sourire.

Elle coupe, vide et nettoie les petits poissons : quel boulot !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séchage

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti pour la ville à côté. A 7 dans le tuk tuk, on va pas battre des records de vitesse

 

 

Après nos 3, 5 j de repos, nous repartons pour Yangon. 10h de bus plus tard, nous y retrouvons la p’tite famille pour notre dernière soirée ensemble. Merci à eux d’être venus nous retrouver ici et d’avoir organisé tout ce tour ensemble avec les enfants. Nous avons bien rigolés tous ensemble. Nous étions contents de retrouver la p’tite famille qui manque à Jacques.

Nous avons un peu cassé notre tirelire de routard sur cette semaine, et avons utilisé la cagnotte que vous nous avez constitués… C’est donc aussi un grand merci à tous les contributeurs. Ce temps en famille est très appréciable pour les voyageurs au long court.. C’est avec  une petite larme à l’œil que nous les quittons, comme un mois avant avec Laetitia, Guillaume et élea en Thaïlande… 

Nous restons le lendemain à Yangon pour visiter la ville. À commencer par l’impressionnante pagode de Shwedagon. Stupa de 100m de haut, pagode recouverte d’or et incrustée de pierres précieuses il y a un monde fou, c’est dimanche. Les gens viennent manger, prier. Quelle richesse, mais quel contraste fort avec le reste de la ville.

Bong!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous promenons également dans le quartier chinois et Indien de la ville. Ces odeurs d’égouts, l’état de délabrement général nous laisse sans-voix et mal à l’aise.

Yangoon… Le vieux centre est sale, triste, délabré

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes contents d’en repartir et d’aller retrouver nos p’tits vélos qui nous attendent. C’est parti pour 7h de bus pour Hpa-an. Ahh, les voilà, 🚴‍♀️on refait les sacs avec plaisir 🚴‍♂️

Dernier coucher de soleil de Birmanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons tout gais de Hpa-an et décidons de prendre des petites routes pour nous diriger vers la frontière. Nous avons le temps. Nous allons être servis. Des petites routes, des pistes, des petits sentiers à travers les rizières et les forêts d’hévéas. Les routes sont toutes en travaux. Que du bonheur.

Un habitat rustique, pas d’électricité partout ici..

 

 

 

 

 

 

 

Elle prépare des galettes de riz sèches

 

 

 

 

 

 

 

Sorte de beignet en forme de fleur, très joli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce midi, sur ces petites routes, pas de p’tits restau, nous en profitons pour manger le pot de pâté de sanglier🐗 fait et apporté par Manue.. Miam, même si un peu chaud

Slalom entre les hévéas

Décidément, le vélo et les itinéraires vélo de Maps-me nous offrent la proximité avec la Birmanie de l’intérieur, rurale et si chaleureuse… À ce propos, c’est aussi à plus de 40 degrés que nous la visitons. Pas d’hébergement ce soir, on nous oriente, que dis-je on nous enmène vers un monastère, le padamyar monastery à thar ma nya village … Complètement différent, nous sommes accueillis comme des rois, une douche, un très bon repas (dommage notre hôte moine ne dîne pas avec nous) un endroit pour dormir… Par contre, on nous sépare, j’ai le droit à un petit matelas en mousse et un petit rideau pour me séparer de Jacques.  Très belle expérience. Nous avons fait une offrande.

Espace de partage avec le moine. 😊

 

 

 

 

 

 

 

La journée qui suit est un véritable cauchemar. J’ai été malade dans la nuit, une bonne gastro. On s’est dit que ça irait mieux en pédalant. Mais au bout de 10km, je me suis écroulée par terre, impossible de rester debout, fièvre, douleurs gastriques. Sur la route, une petite guitoune, on explique la situation. On me donne une poudre à avaler que je vomis dans les 5mn qui suivent et je m’allonge sur une natte.. Mon cerveau est anéanti. Pendant ce temps, Jacques essaye de trouver un transport pour aller dans la ville suivante à 50km où il y a un hôtel. Ça marche, une voiture s’arrête, ils mettent les vélos sur le toit, la mama passe dans le coffre et on me trouve une petite place à l’arrière, nous sommes 7 dans la voiture sans compter les sacs… Y’a plus qu’à attendre. Mes yeux sont fermés, la route très chaotique je ne vois rien. Arrivés dans la ville, un hôtel est complet, l’autre n’accepte pas les étrangers… Il faut aller jusqu’à la ville frontière, à 40km, voyant mon état et comme ils s’y rendent, ils nous enmènent jusqu’à Myawaddy et devant un hôtel. Ils nous demandent une compensation financière.

Il est urgent que je puisse me coucher tellement  j’ai mal au ventre. L’hôtel est cher mais tant pis, il y a urgence on verra demain.

Nos sauveurs

Je passe le reste de la journée à dormir, entre les moments où je ne suis pas aux toilettes🤪. Il y a une bouilloire, le soir on sort nos soupes de pâtes instantanées, seule nourriture de la journée. Pauv Jacko, il n’a pas voulu sortir, heureusement il avait du pain et des bananes dans nos sacoches. Dommage également pour ces 2 dernières journées en birmanie sans vélo.

Le cauchemar est terminé. C’est pas la grande forme avec de fortes crampes dans le ventre, mais j’ai pu avaler un p’tit dej, je reprends des forces. On change d’hôtel, c’est pas le moment de passer la frontière, avec tous les contrôles, nous risquerions d’être bloqué. On va attendre que ça passe avant de passer en Thaïlande.

Bye bye la Birmanie et tous ses temples, stuppas.. Allez, un dernier pour la forme, celui-ci est original

Un croco temple

À cet instant, nous ne savons pas comment nous allons poursuivre le voyage. Nous allons éviter la chine bien sur, surtout pour ne pas être bloqués après, ou mis en quarantaine. De ce fait, nous n’irons pas au nord du laos comme prévu.

Notre itinéraire va être bien modifié, ce Coronavirus commence à nous contraindre. .😤 Trois des pays que nous voulions traverser ont fermé leurs frontières terrestres : le Tadjikistan, le turkménistan, l’Iran. Depuis aujourd’hui Le khazastan ferme ses frontières aux français. Oui, mais nous viendrions de Thaïlande.. Un vrai casse- tête. En Thaïlande, à priori, nous allons devoir donner notre itinéraire et liéux de résidence… À suivre 🌐

La sortie de la Birmanie était vraiment bordélique, des voitures dans tous les sens, petit control température et 5min de conversation avec le staff médical pour savoir combien de temps nous étions restés en birmanie : ah, 24 jours, ok !! Faites attention, on nous remet une carte prévention virus, avec un téléphone urgence au cas où… Et puis 300 baths pour faire des photocopies (enfin 100 pour les copies et 200 pour les douaniers) ils nous ont pas raté sur ce coup là… Bon, c’est le jeu 😔

Allez, à bientôt !! Gardez le moral, no psychose !!

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Thailande à vélo 29 jours 960 Km

Nous voici en Thaïlande. Arrivés par la frontière terrestre de Ban Phakkat située au sud est

Frontière Cambodge/Thaïlande

Nous n’avons rien eu à payer cette fois, pas de photo à donner, pour nos visas d’un mois. Facile et rapide. Il faut juste penser à prendre l’adresse & téléphone d’un hôtel sinon, ça passe pas, on a du revoir nos copies (formulaires) une fois, en trouvant des coordonnées d’hotel.

Oh, mais pourquoi nous foncent-elles dessus les voitures ? Hey, n’importe quoi, la Cath, on roule à gauche ici ! Oups, on change de file, oufffff ça va mieux…

Nous croisons deux jeunes cyclistes Français – Violette et Charlie- qui nous donnent quelques infos sympa. Peut-être les retrouverons nous sur la route de la soie, en mai.

Que de changements !

Côté route : des grandes routes, des doubles voies, voire des triples voies, des panneaux indicateurs (et oui en Asie du Sud est c’est pas si fréquent😉) , plein de voitures, des pistes cyclables, nous allons croiser beaucoup de cyclistes avec ou sans sacoches.

C’est beaucoup plus propre, il y a des poubelles partout et surtout un système de ramassage👍. Ça semble plus calme, plus riche que chez les voisins Cambodgiens, un peu plus cher également …. nous perdons les p’tits « hello hello » et les sourires spontanés par contre, au début. Il faut aller les chercher.

Nous ne ferons pas beaucoup de vélo en Thaïlande. Arrivant du Cambodge, nous allons descendre sur la côte sud-est puis la longer jusqu’à Pattaya où nous serons accueilli par Corinne et Antoine, des amis de Manue (la fille de Jacques), puis la Capitale Bangkok où nous allons rester plus d’une semaine pour faire nos visas chinois et aussi pour y retrouver Laetitia, ma nièce et sa p’tite famille Guillaume et Eléa. Ensemble nous irons dans le sud ouest à krabi, puis nous remonterons sur nos vélos vers la Birmanie.

Petit déjeuner sur le marché Pong Nam Ron

Nous descendons donc vers le sud, d’abord sur une double voie, que nous quittons rapidement, ce qui nous vaut un peu de dénivelé au cœur des montagnes.. Hey hey, c’est notre montagnard Jacko qui est tout content . Par contre, c’est de la piste et va falloir pousser !!

Belle petite route de montagne

 

 

 

 

 

 

Ca grimpe fort, ho hisse !! Allez Cathounette le sommet est juste là. Enfin pour la première montée 😴

Nous passons à Chanthabury assez rapidement

Chanthabury

 

 

Drôlement câblée la ville !! Comme d’ailleurs toutes les villes de ce pays.. On nous précise qu’ici, en Thaïlande, il ne faut jamais habiter au 1er étage pour cette raison là

Pour notre deuxième nuit en Thaïlande, nous allons bivouaquer sur une petite plage derrière une zone de Parc, youpiii, ça faisait trop longtemps ⛱️. C’est un p’tit coin qui a été aménagé pour la baignade et le camping est autorisé. On a même des sanitaires. Chouette, par cette chaleur et après un bain de mer salée, on apprécie la douche

Aahhh, des singes comme voisins, hum, 🤔 on aura intérêt à planquer nos affaires 🦍

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre bivouac sur la plage déserte, fabuleux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oooh, le coucher de soleil sur la plage, c’est royal, non ? Quelle chance nous avons !!

Nous longeons les bords de mer jusqu’à Rayong. Vraiment très sympa. C’est incroyable, il y a toute l’infrastructure hôtelière et très peu de touristes. On nous confirme que la fréquentation a beaucoup baissé par ici. C’est à la fois tranquille mais aussi un peu triste de voir tous ces hôtels et restaurants vides.. Bon, on en profite en tout cas et la mer est chaude, na !

Au milieu de tous les grands hôtels et resorts, nous réussissons quand même à trouver des p’tits hébergements.

Notre déco de lessive quotidienne…

 

 

 

Et de beaux couchers de soleil

Il y a également beaucoup de temples, tous très beaux,

Celui-là est tout doré

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui-ci  est bien coloré

 

 

 

 

 

 

 

Surprenant également les publicités qui bordent les routes, ici, on vend un mode d’hébergement de type occidental. Mouais, pas sur que ce soit bien adapté et accessible à tous… 🤔

Bof

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu froid comme style, non !?

 

 

 

Et nous arrivons à Pattaya. Ville tristement célèbre pour son tourisme bien spécial (tourisme sexuel) , ses « ladyboys », sa vie de nuit et la bière. Nous ne serons pas dans cette mouvance, je vous rassure. 😉

Petite Pause, près d’une statue de bouteilles de bière mais nous préfèrons un bon jus de mangue glacé, slurp

Colonne de bière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a bien les plages, mais envahies par les bateaux à moteur et beaucoup de monde, on aime moyen-pas du tout.

Nous sommes accueillis et chouchoutés par Corinne, Antoine et leurs deux enfants Lucie et Nicolas (Merci à Manue, de nous avoir mis en relation😀) Dans leur superbe appartement situé au 17ème étage d’un bel immeuble qui surplombe la baie.

Vue de jour

 

 

 

 

 

 

 

Vue de nuit, Oooh !

 

 

 

 

 

 

 

Et tout en bas, la vie de nuit… La « walking street » et son ambiance très « sexy » dirons-nous

 

Pendant 4 jours et 5 nuits, nous vivons la vie d’expatriés de Pattaya. Nous allons y rencontrer de nombreux Français, faire une petite randonnée, restaurants italiens, français. Merci Corinne, ça fait du bien … Et même une séance kinésithérapeute pour tenter de soigner cette sciatique qui ne me quitte pas. Nous passons également pas mal de temps à préparer nos dossiers de demande de visas chinois et Birmans. Hum, encore une fois avec l’aide de Christine de Lyon qui m’a aidée, à distance.. Merci Chistinette 👍 Je n’y serai pas arrivée sans toi et J’ai pu utiliser PC et Imprimante de corinne … Super, les amis….

Soirée crêpes… Miam… Allez nico, et qu’ça saute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans oublier le petit plouf de fin de journée

Coucher de soleil de la piscine de la résidence… Juste splendide !

Toute la famille réunie.. Merci à eux tous pour leur accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, il est temps de reprendre la route. Aïe, outre cette sciatique qui me gâche la vie, ces deux journées de vélo sont à mettre dans le top 10 des journées à oublier. Routes à très grande circulation, la nôtre est à 2 ou parfois 3 voies, borde une autoroute qui elle-même est doublée par une autre autoroute au-dessus. Dingue !  on compte 2×9 voies en tout. Ce n’est pas dangereux car nous avons de la place, mais c’est très bruyant et très laid.

Nous entrons à Bangkok, immense capitale, avec comme premier objectif : nos visas Chinois. Cela dit, la propagation du Coronavirus nous embête un peu… Nous devrions rentrer en Chine dans 3 mois, et nous pouvons imaginer que ça va prendre de l’ampleur… Que faire ?  Voyons ce que dit l’ambassade. Rien, zéro info. Nous déposons nos dossiers après quelques petites sueurs : photo non acceptées, problème car comme je ne travaille plus, pas de revenu, les visas thaï qui ne seront plus valables quand on veut partir en Chine, bref, il a fallu expliquer, convaincre, faire une déclaration sur papier en anglais… J’vous explique pas la tête du Jacko quand je lui ai dit qu’il fallait écrire en Anglais, mais il l’a fait.. Bravo.. Bon, on les récupérera dans 6 jours.

Nous en profitons pour changer  les chaînes de nos vélos et visiter la ville.

Vertigineux, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Étrange bangkok, des grandes routes et des buildings, mais aussi des micro villages, des canaux et des p’tits restau de rue partout. A ce propos, en achetant un ananas à une vendeuse ambulante, brusquement, on la voit plier son stand en 5 secondes, même pas le temps de la payer, elle s’est sauvée, la police arrivait… Ça doit pas être autorisé ! On attend, elle est revenue 3 minutes après, on a pu lui payer notre du, la pauv’. Beaucoup de vendeurs de billets de loto… Ils ont tous décampé.. On ne rigole pas avec la police dans ce pays…et s’ils font cela, c’est que la vie ne doit pas être facile pour eux 🤔.

Un Trievois à Bangkok

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, nous changeons d’hôtel pour nous rapprocher du Bangkok touristique…. Wouaouh.. Circuler dans Bangkok à vélo, faut s’accrocher !! Même si, nous sommes de vieux cyclo-routards, maintenant.

Et en se baladant, sur les canaux où Ben… ça sent pas le parfum, et on a vu un p’tit varan, déjà une belle bête pour être dans une ville/capitale, quand même !

Varan à Bangkok dans les p’tits canaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit tour au quartier Chinois, « Chinatown ». Avec ses innombrables ruelles, bondées de monde, de tout petits magasins, qui vendent de tout… des petites « chinoiseries » quoi !

Et voilà, on récupère la p’ tite famille de « Tours » à l’aéroport pour passer 4j avec eux à Bangkok, chouette 😀

Temples : wat Pho, wat Arun.  Roooh!

War Arun de jour

 

 

 

 

 

 

 

 

Marché flottant de Damnoen Saduak… et marché sur la voie ferrée de Mae Klong

Très peu de place pour le train.. Mais c’est juste pour les touristes, du folklore quoi ! Cela dit, pour que le train passe, les commerçants doivent se pousser…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Idem pour le marché flottant. Les barques et bateaux ne fonctionnent que pour les touristes..

Y’a plus rien dans les barques ?

Plus rien d’authentique la dedans mais ça a existé et ç’est animé à côté sur les stands des commerces. Nous passons une belle journée tous ensemble. Et maintenant, piscine à  l’hotel des Jeunes 😉

Eléa se régale dans l’eau. Chaque jour !

 

 

 

 

 

 

Et nous aussi, nous en profitons bien ainsi que de la cuisine thaï, on se régale de Pad thaï, et « roti banane chocolat « , n’est pas Laetitia ?

Miam, rôti banane chocolat, y’a bon !

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, dans leur valises, en plus de quelques petits équipements pour le vélo (cale-pied, serre-pantalon, autocollants « F » européens pour décorer nos p’tits bolides, un bouquin, des journaux, des médocs, ils nous ont aussi ramené du fromage et du chocolat… Ooh

 

 

Des fleurs d’orchidées, une explosion de couleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marché aux fleurs : des parfums et de magnifiques couleurs, ça bosse dur ici et toute la nuit, semble-t-il. La beauté a ses exigences.

Bangkok by night, sur la Chao Phraya River

Wat Arun by night : magnifique

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici de grandes marques de luxe éblouissement de leurs lumières

 

 

 

 

 

 

Ce jour, le 4 fev, ça fait 9 mois que nous sommes partis. On réalise à peine. C’est franchement une expérience magnifique et surtout à vélo qui donne une autre dimension à la découverte, au rythme lent, qui nous permet de découvrir le pays authentique, de magnifiques rencontres et des lieux touristiques aussi bien sur .. Pour illustrer les 9 mois autrement, ça représente :

16 pays visités

13 440 km

948 heures de vélo

60 750 m de dénivelé

Et surtout des millions de plaisir 😀

 

Revenons sur terre. Entre temps, nous avons récupéré nos visas chinois. Mais nous lisons que toutes les frontières des pays environnants ferment. Du coup, nous commençons à Hésiter. Nous avons 5 semaines pour nous décider : passer par la chine ou prendre un avion de Bangkok au Kazakhstan ou autre, à trouver. À suivre

Aller, c’est le départ pour Krabi, le sud.

Les vélos sont dans la soute, c’est parti pour une nuit dans le bus

 

 

 

 

 

 

 

Aïe, l’agence que nous avons prise n’est pas sérieuse. Dès qu’ils ont vu les vélos, ils ont réclamé des sous supplémentaires, puis ce fut le tour du chauffeur, pour installer les vélos dans la soute, nous  résistons, ça passe. Puis, nous avons eu la bonne surprise d’être « descendus » à 7h du mat à 150km de Krabi. Ils nous disent qu’il faut changer de bus et repayer. Cette fois, pas le choix, sinon, ils nous laisseront là. Une fois arrivés vers 11h, snif, c’est mon p’tit vélo qui a été abîmé pendant le voyage : câble de passage de vitesse coupé. Heureusement, il y a des magasins vélo à krabi qui nous font le changement des deux câbles + gaines (qui étaient déjà fatigués avant le départ) le midi et nous pouvons partir vers notre hébergement, près de la plage.

Ah, ça fait du bien de rouler un peu (Hum, juste 20km) après ces 8 jours passés à Bangkok.

Notre petit bungalow à 1km de la mer

 

 

Ben, nous voilà à Ao nang beach à coté de krabi, le point le plus au sud de notre parcours. Maintenant, y’a plus qu’à rentrer, quoi !! Soit à peu près 9 mois de velo !?. Oups, pour préparer ça, il nous faut bien 3j d’arrêt plage 😉⛱️ avec la p’tite famille ouiiiiii.!

coucher de soleil Ao nang beach

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons une magnifique excursion d’une journée où nous alternons bateau, baignade, plage, baignade avec masque tuba… Vraiment sympa ! Laetitia et moi revenons avec de sérieux coups de soleil

Visez un peu la couleur de l’eau.. Et en plus, elle est chaude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le bateau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pique nique sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

Oooh, un autre coucher de soleil. C’est différent chaque soir, c’est très bô !

 

 

 

 

 

 

 

Après 11j sans vélo, nous rééquipons nos p’tits bolides endormis.

Séquence émotion séparation. Ils sont venus pour notre départ d’ao nang beach à 7h15 du mat’.. Ils sont courageux, non ?

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes bien reposés, les vélos aussi et avec leurs Chaînes neuves, leurs nouveaux cale-pieds, câbles neufs, ça va filer!

Oui, mais nous repartons quand même  le cœur gros, la larme a l’œil.😢. Nous avons vraiment partagé de très bons moments ensemble…😀 Rdv à Noël prochain en France.

Allez, direction la Birmanie, heureusement, La petite route que nous empruntons est vraiment très belle. Fleurie, au milieu de petites montagnes karstiques, de petits villages, des mosquées car nous sommes dans une région où il y a beaucoup de musulmans. Les femmes sont d’ailleurs voilées.

La tête dans les fleurs, comme c’est romantique

De Jolies maisons

 

 

 

 

 

 

 

Autre type de maison, plus basique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gens sont très souriants ici. Il règne une atmosphère calme, détendue

Notre pause du matin : cette femme nous découpe soigneusement un ananas🍍… On se dit que ça va nous manquer après

Un petit stop à Phang nga, et un marché de nuit, et un de plus ! 

Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis khao lak, avec ses belles plages. En cherchant des infos sur la Birmanie, on a vu qu’il nous manquait un document. Il y a également le mémorial du tsunami à voir ! On reste donc une journée ici pour faire ça + une petite réparation vélo : changement des patins de freins, mon pauv’ petit bolide ne freinait plus du tout depuis un bon bout de temps. 

Mémorial du tsunami
Triste souvenir du 26 12 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À titre d’exemple, ce bateau ci-dessous à été transporté de 2km à l’intérieur des terres par les vagues du Tsunami. Les photos qui sont exposées sont impressionnantes, très dures aussi, ça donne des frissons .. Ça a du être l’horeur

Derrière le mur, le bateau

 

 

Pad thaï du marché de nuit, miam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre route jusqu’à Kura buri. De belles routes, bordées d’arbres fleuris, de palmiers, bananiers, et de belles rencontres sur la route.

Orun (suisse) avec qui nous avons roulé quelques km.. Sympa !!

 

 

 

 

 

 

 

C’est qui k’a les plus belles gambettes ??

 

Et là,

Les bords de route sont souvent bordés d’arbustes fleuris

Il était mort de rire, ce Thaï en se comparant à Jacques

 

Petite rivière

 

 

 

Rencontre d’un anglais, notre voisin de bungalow et avec qui nous prenons notre petit déjeuner

 

Décidément, nous croisons beaucoup de cyclistes depuis 2j. Nous ferons quelques km et notre repas de midi avec Jacky, cycliste français de Gap. Nous nous reverrons dans 2j près de la frontière.

Jacky, de Gap

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre de Joël, suédois parti depuis 21 mois. Tout à vélo, 0 train, 0 bus…il dort dans les temples où chez l’habitant. Trop fort, le garçon

 

 

Vraiment beaucoup de mosquées dans le secteur

 

Nous arrivons à hat bang Ben, beach petit coin perdu, après avoir traversé une zone de mangrove

Mangrove

plage déserte, petit bungalow sympa

Plage déserte.. Nous devons être, ohh, disons au plus 3 sur la plage ⛱️. Ces arbres ont été plantés après le Tsunami

 

 

 

 

 

 

 

Joli, le coucher de soleil

 

 

 

 

 

 

Un vrai petit coin de Paradis, un petit bungalow tranquille avec terrasse, plage deserte, port de pêche, petit village, un peu isolé donc quelques rares touristes, très authentique,…fabuleux … Un petit coin qui a été pourtant sévèrement frappé par le Tsunami de 2004, tout à donc été reconstruit.

OH mais c’est quoi ces vélos ?? Oui, on a emprunté ceux de l’hôtel, très rigolo

 

Allez, faut pas traîner, il nous reste 2 jours avant la fin du visa Thaï. Nous nous rendons à Ranong, ville frontière.

Petit dej sur la route : riz, légumes et poulet

Sur la route ce matin là, nous rencontrons 2 British, 5 Thaïlandais

Petit groupe Thai. 5 gaillards super bien équipés

 

 

 

 

 

 

 

Arrêtez, la voiture est déjà très chargée. Ça n’a pas l’air de les déranger, regardez ! no stress!!!

 

 

 

 

 

 

 

Port et poste frontière côté Thaïlande

 

Dès que nous nous sommes approchés, nous nous sommes fait alpagués par les « passeurs » pour nous faire traverser la rivière et aller en Birmanie. Pas de chance les gars ! on passera demain seulement🤭. On sait ce qui nous attend.

Nous retrouvons Jacky (de Gap) pour la soirée. Il fait un joli tour de 2 mois en Thaïlande. Nous avons passé une bonne soirée avec un presque voisin Français, mais à l’autre bout du monde.. C’est drôle, non ?

Dernier Repas en Thaïlande

 

 

 

 

Voilà, Bye bye, la Thaïlande et à très bientôt, car nous y reviendrons dans 28j pour visiter le nord, avant de redescendre sur Bangkok pour prendre un avion pour almaty au khazastan. Le Coronavirus sévit toujours en Chine. On va donc passer par dessus, dommage !!

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Cambodge à vélo (suite) 18 jours 945 Km

Ce n’est pas une surprise 🤭, 2020 sera sous le signe du voyage🌏… ben oui à vélo, vous avez tout compris, on ne nous arrête plus, maintenant ! 🚴‍♂️…

Alors, pas de temps à perdre, dès le premier jour de l’année, après  quelques jours de repos sur l’île de Phu Quoc au Vietnam, nous reprenons la route😁 et c’est le 1er janvier que nous passons la frontière. Fastoche 😃 nous sommes des pros maintenant.

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

 

 

Un p’tit formulaire, 1 photo, 35 USD, un p’tit « happy new year » à nos amis douaniers au passage, et hop hop hop… Roulez petits bolides 🚴‍♂️

Venant du Vietnam, nous allons longer la côte au sud, remonter vers le lac de Tonle sap pour un un p’tit crochet à Siem Reap pour admirer les temples d’Angkor (Ok, c’est super touristique mais c’est quand même un lieu magique, non ?) puis direction la Thaïlande.

Notre 2ème trajet au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne sommes pas dépaysés, ça fait juste 15j que nous avons quitté le Cambodge. Nous retrouvons les glacières oranges et rouges des bords de route pour se rafraîchir, des pistes dès que l’on sort de la route principale, des p’tits villages partout, des « hello, hello », quelques vaches sur la route, des buffles ça et là, et d’innombrables temples. Par contre ici les maisons ne sont pas sur pilotis comme au nord, mais on continu à brûler feuilles, ordures et plastiques..

Ici, un abri

Il y a moins de monde qu’au Vietnam, moins de klaxons, on entend quand même de la musique (de préférence à fond) pour les mariages ou pour les karaokés … Mais globalement c’est plus tranquille.

On en profite pour passer un p’tit coup d’eau sur nos vélos (on le fera souvent ici, avec la poussière des pistes) et sur nous aussi d’ailleurs pour se rafraîchir. Bon sang, qu’il fait chaud : entre 35 et 41°. En roulant, ça va ! mais dès qu’on s’arrête, on dégouline♨️. On se met de l’eau sur les casquettes et sur nos vêtements qui sèchent instantanément.

Ah oui, faut aussi se réhabituer à gérer les dollars et l’argent local le Riel, c’est pas évident pour connaître les prix des choses.

Crabe géant de Kep, la spécialité de la région

Notre route nous amène à Kep, jolie petite ville du sud et du bord de mer. Nous sommes en haute saison. Du coup, petite galère pour trouver un hébergement. J’entends, un hébergement dans notre budget😁 Ils sont fous, ils nous prennent pour des touristes ou quoi ?  Hein ? Nous en sommes ? Mince ah oui, j’avais presque oublié☺️

Allez, un peu de piste pour aller visiter  »  » la plantation » 

Aïe Aïe, la piste n’épargne pas nos fessiers. Va falloir s’ habituer ici au Cambodge

 

 

 

 

 

 

 

C’est une ferme de poivre bio principalement, mais ils cultivent aussi du curcuma, citronnelle…

Derrière le bananier, des rangées de poivre, protégées par des feuilles de palmier

Il s’agit d’un projet d’agrotourisme à vocation sociale et durable,  créé en 2013. Il permet à plus de 150 personnes d’y travailler à temps plein avec des salaires corrects. Des hébergements gratuits sont proposés aux travailleurs saisonniers, un soutien aux écoles locales, des bourses sont offertes à certains écoliers pour la poursuite de leurs études, et j’en oublie peut-être. Nous avons pu déguster du poivre vert, blanc rouge, noir, poivre long et déjeuner sur place.. Wouaouf, ça décoiffe 🔥et moi qui n’aimait pas manger du poivre comme ça, j’avoue que c’était bon, on s’est régalés.

Dommage qu’on ne puisse pas charger nos sacoches. Cf rubrique « les champs du Cambodge » pour les aspects plus techniques.

Ah ? 12 000 km ✌️au compteur!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la piste pour nous rendre à kampot. Patricia et Yannick nous avaient donné une bonne adresse. Merci les z’amis. A cet instant ils doivent être rentrés en France, les pauv’. Quant à Michel, il poursuit sa route au Vietnam.. Il s’entraîne 😉.. Il devrait nous retrouver sur la fin de notre parcours, cool ! 

Kampot River Bungalow

Trop sympa, nos bungalows au bord de la rivière. Basics, petits (juste un lit +moustiquaire) et l’eau qui clapote en dessous. Le lendemain matin, nous repassons par la ville que l’on a traversée un peu rapidement hier.

Oh, un Durian géant : tout un symbole ici mais aussi en Asie du Sud-est car ce fruit est très riche en éléments nutritifs. Oh mais alors, quelle odeur..🤪. Ils sont parfois interdits dans les hôtels, c’est dire !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous nous levons tôt pour aller prendre un p’tit dej local mais pas de soupe (pho) , notre Jacko, il commence à en avoir assez des soupes. Ce sera sandwich local avec omelette, choux/salade carottes épicés, concombre et un p’tit beignet de crevettes mélangées avec on ne sait pas quoi, pris au marché.. Miam

Un peu tardivement, et le ventre plein, nous prenons la route principale pour rejoindre Sihanoukville, premier port du Cambodge mais aussi station balnéaire.

Ce soir là, il y a eu une bonne coupure de courant… On nous a amené une bougie, trop mignon 😍

Sur la route : Crevettes en mode bronzage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous a plusieurs fois déconseillé d’ aller à Sihanoukville parce que c’est une ville complètement investie par les chinois qui construisent partout. Un Cambodgien rencontré aujourd’hui nous explique qu’il y avait travaillé 8 ans, dans le tourisme, mais depuis que les chinois sont arrivés, les prix ont tellement grimpé qu’il a été obligé de partir. On a regardé les prix des hôtels, effectivement c’est pas triste mais on ne va faire que passer. Sur la route, beaucoup de camions, beaucoup de poussière, des carrières exploitées pour les constructions, des entreprises chinoises, des panneaux ou pub en Chinois.., on a pourtant pas traversé de frontière 😉

On a l’impression d’avoir changé de pays, c’est bien étrange

 

 

 

 

 

 

 

Las de la grande route, nous ciblond un passage par la piste. C’est en fait devenu une route chantier exploitée avec les va-et-vient de camions. Mais au bout de 8 km, la route est coupée. M…! Faut rebrousser chemin et reprendre la grand’ route 😤

Après une petite heure de piste retour, nous rejoignons la route principale. S’en suit, une interminable file de camions sur 2 voies, nous devons passer sur la voie du sens inverse, un peu flippant. Quelle matinée d’enfer !

On en revient pas, regardez, rien à voir avec le Cambodge ! ☹️, c’est juste incroyable, effrayant.

La city vue de loin, pas de mot.. Juste le choc

La ville s’est transformée en un immense chantier, irrespirable étant donné la poussière. Il ne reste plus aucune route asphaltée, tout est devenu « piste » tellement il y a de travaux immobiliers partout. Des casinos, des hôtels, des palaces, des restaurants, plutôt chers…

En plein centre ville… Regardez la poussière dans le fond

C’est vraiment dommage, car la plage est très belle : peu de monde, sable blanc, l’eau transparente à souhait. Les petites îles environnantes sont paradisiaques semble-t-il mais… Non merci, nous partons à fond les pédales.. Ca nous coupe l’envie.. 

15 km au nord, superbe plage. Malheureusement on ne peut pas y rester

Difficile de trouver un hébergement près de cette plage. Nous demandons à poser notre tente à l’extérieur d’un restaurant. Là, surprise, on nous demande 20 usd +le prix du dîner sur place.. On demande dans 2 autres endroits (bungalows en construction, là c’est 45 usd), etc.. Et pis quoi encore ? cette région est devenue folle. On continue !

Au Cambodge comme dans tous les pays d’Asie du sud Est…. 😢

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiens, des entreprises chinoises ? , oh pas possible !!

Un tout autre décor nous attend le lendemain. Après une quinzaine de km sur une petite route à faible circulation,

Planquons nous !

nous prenons des pistes et, et… des hévéas comme dans le nord puis les plantations de palmiers. La fameuse huile de palme ! (Cf rubrique  « Champ du Cambodge suite »)

Quelles couleurs !

 

 

 

 

 

 

 

Sous les palmiers

 

 

 

 

 

 

 

 

en dehors de la problématique écologique de ces plantations, c’est très agréable, les couleurs sont fabuleuses, l’ombre des arbres et quel calme ! Aah..

Nous arrivons sur une grande route et nous sommes arrêtés par la police👮. Euhh, on a rien fait, nous ! Mais non, il y a une course cycliste, on peut pas continuer, stop forcé pendant 2 heures, pour voir passer des vélos … Un comble pour des cyclistes, non ! 🤔

1ere course mondiale des côtes/plages du Cambodge.. Ils nous font un p’tit coucou au passage

Ce soir là, nous ne trouvons qu’une guest house chinoise, les prix aussi sont chinois, on négocie un peu. Le tee shirt de Jacques écrit en chinois nous aide, ils acceptent. Par contre, pas de boui boui pour dîner, on trouve des soupes instantanées, des fruits, un p’tit gâteau sec. Nous dînons dans la chambre et au Dodo.

Nous prenons la direction du lac de Tonlé Sap, il nous faut prendre une high way, une grande route, enfin j’veux dire une route à grande circulation, avec énormément de camions, mais hélas plutot petite, presque type départementale chez nous. Les camions nous « poussent » sur les accotements qui sont en terre et gravillons, klaxonnent.  sauf que parfois, on nous double par la droite, oui sur l’accotement. Nous sommes pris en sandwich entre voiture à droite et camions collés à gauche, dans une poussière et un bruit épouvantables.. heureusement nous arrivons à sortir parfois de cette route.

Une classe d’école dehors.. On en profite pour saluer nos amis écoliers qui nous suivent 🤓

Nous  arrivons épuisés à Chbar Mon ou Kampong Speu, après 95 km de route. Heureusement le soir, on se rend au marché de nuit et on se fait un bon repas, ça redonne le moral.

Kompong Speu. Marché de nuit

 

 

 

 

 

 

Chouette, on a pas à reprendre la grand route aujourd’hui. Petite route et piste…

On retrouve quelques maisons sur pilotis, dont certaines sont très jolies, très colorées

 

 

 

 

Il fait très chaud, c’est sec partout, nous  sommes en saison sèche, il ne pleut plus du tout et avec la poussière qu’il y a, les arbres et les maisons perdent leurs couleurs, c’est fou, ils sont rouge-marron de poussière. Nous remettons nos masques 😷. Et dire que les Cambodgiens supportent tout ça tout le temps.

Depuis  qu’on est parti de Sihanoukville nous remarquons partout des panneaux « à vendre ou à louer ». Ce sont des terrains découpés en parcelles asséchées, terrassées et habitables. Mais alors, vont-ils arrêter de cultiver du riz ?  Pourtant il y a de l’eau !

Autre remarque, nous voyons beaucoup d’organismes financiers avec des panneaux « micro crédit ».

organisme de micro crédit

C’est une pratique intéressante qui permet de mettre en œuvre des petits projets et de sortir de la misère. Les taux d’intérêt sont quand même élevés, lit-on sur internet et beaucoup de Cambodgiens n’ont pas de compte bancaire mais ça semble fonctionner quand même. C’est un pays qui se relève tout doucement de la guerre mais, on y voit beaucoup de pauvreté.

Belle piste roulante et presque pas de poussière, le Cambodge comme on aime

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Udong, juste une ville étape pour dormir.

Le matin, nous prenons un p’tit sandwich dej, comme d’habitude mais, mais c’est vraiment sale dans le secteur

 

 

Il y a des jours où cette saleté est difficile à voir. Ce matin là en fait partie.  Juste devant, un p’tit gamin joue.. Dur dur ! 

À 3 mètres de la route et 1 mètre des sacs poubelles, des poulets et chiens qui traînent

 

Puis nous arrivons à Kampong chhnang. Et le lendemain à kampong Thom (Kampong signifie bord de rivière) après avoir traversé la rivière en dessous du Tonle Sap.

Pistes entre Kampong chhnang et Kampong thom

 

 

 

 

 

 

 

Des villages colorés juste en bord de route

 

 

 

 

 

 

 

Des petits moines passent sur les routes et reçoivent des offrandes (argent et à manger) une prière… Et continuent leur chemin, pieds nus, pour certains

 

Des pistes et des pistes, il fait très chaud. Par contre, c’est une zone bien irriguée et nous retrouvons les rizières et de belles couleurs 

Kampong Thom, plus jolie de nuit que de jour, comme beaucoup de villes d’ailleurs

 

 

 

 

 

 

 

Ici, on peut manger des scorpions et mygales.. Nous en avons bien vus, mais… Ça n’invitait pas à la dégustation.. Sur ce coup là, on assure pas. Par contre, le lendemain, nous avons eu du chien dans notre soupe.

Nous continuons la route vers Siem Reap sur la route principale qui cette fois est agréable mais aussi sur les pistes pour plus de tranquillité

Plus tranquille, oui mais il y a du sable. Hum nos chaînes vont adoré, pauv’ petits vélos

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, perdu au milieu de nulle part, un village. Des maisons sur pilotis et un grand pont. Superbe, il y a de la musique, mais c’est aussi très pauvre

 

 

 

 

 

 

 

Un petit pont de bois traversait la rivière… 🎶🎵🎵

 

 

 

 

 

 

 

Et puis Siem Reap. Par chance, notre guesthouse est située à côté du centre mais au calme et il y a une piscine. Nous allons nous reposer quelques jours parce que nous sommes un peu fatigués.

La nuit c’est la folie ici !

Quelques rues un peu folles, des bars, la musique à fond, des touristes

 

Heureusement, ce n’est pas partout comme ça. Il y a plein de quartiers très agréables. Notre guesthouse est tranquille. Je me fais même le luxe d’un massage fait par un aveugle, il y a plusieurs associations de ce type ici. Super !

Et puis bien sûr les fameux temples d’Angkor, qu’on ne présente plus. C’est assez impressionnant mais terriblement cher (37 usd la journée) si seulement ça pouvait profiter à la population, mais j’en doute un peu. Nous faisons ce qu’on appelle ici le « petit tour » en tuk tuk c’est à dire que nous visitons 5 temples dans la journée. Il y a beaucoup de monde. C’est une atmosphère assez apaisante.

Quelques racines d’arbres sur les temples mais il n’en reste presque plus avec les rénovations, du coup, moins de charme qu’avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant quand même

Bas-reliefs des murs : ils décrivent les événements de l’époque. Incroyable.. Car ils datent du 11e siècle, quand même.. 🐒

Nous reprenons nos p’tits bolides, tout propres, tout bien revus par super mécano Jacko et en route pour battambang par bateau et pistes.

Port du départ. L’eau est marron rouge de terre

 

 

 

 

 

 

 

Non mais regardez ce qu’ils font de nous, petits bolides : au repos, à griller, couchés sur le toit du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Village flottant

 

 

 

 

 

 

Il y a vraiment toute une vie qui s’organise dans ces villages, les écoles, églises, commerces… Tout est flottant. Notre traversée dure 6 heures environ, c’est vraiment chouette. On y fait aussi la rencontre de deux voyageurs français, Brigitte et Philippe… Et, trop drôle, on apprendra plus tard qu’ils ont des amis communs avec Jacques et connaissent le Trieves,  le monde est petit ! 😉

Le bateau s’arrête à 25 km de la ville, nous continuons à vélo sur des pistes et les autres passagers continuent en pick-up… Ils se sont fait encore plus secouer que nous.

Très agréable ville de Battambang, on y reste une journée, à se promener sur les marchés très animés ou le long de la Sangker river et on y retrouve Brigitte et Philippe pour dîner.

Dîner sur le marché de nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

On en profite pour se balader dans différents temples

 

 

 

 

 

 

 

Petits restaurants de rue, ça sent bon, même si c’est plutôt « rustique » dirons-nous. Mais ils ont le sourire

 

 

 

 

 

 

 

Je me traîne un peu à cause d’une sciatique qui me harcèle depuis quelques jours, et qui ne passe pas♨️..allez hop, trousse à pharmacie, demande d’un p’tit conseil auprès de la copine Agnès médecin pour pas faire de bêtises. Je vais passer aux anti inflammatoires, avec des séances d’étirements et des journées de vélo light, on verra si ça passe. C’est pas grave, car pour des raisons de visas et des rdv famille en Thaïlande et en Birmanie nous ne devons pas passer la frontière trop tôt. Ça fera des journées différentes : 1/2j de vélo et 1/2j repos.. À suivre

En route direction la Thaïlande. Petite route mais aussi un peu de pistes, nous sommes encore au Cambodge, quand même😷

On se protège comme on peut😅

 

 

 

 

 

 

 

Traversée de petits villages où les marchés sont juste de chaque côté de la route, c’est terriblement vivant, coloré, odorant

 

Nous passons à Sdao, puis à Pailin avant d’arriver à la frontière.

On peut boire frais partout. La glace est livrée en gros blocs pour être coupée en petits blocs dans les glacières et/ou broyée pour aller dans nos verres. Nous n’avons jamais été malade avec ça.

Il découpe un bloc de glace avec une scie

On se fait souvent la réflexion que c’est vraiment facile de voyager dans tous ces pays d’Asie du Sud-est. C’est dépaysant, on s’héberge sans problème, on trouve à manger partout, tout ça pour de tout-petits budgets, les gens sont àdorables.. Les vacances quoi 👣

Phsar Prom, ville frontière sans intérêt avec hôtels et casino. Nous changeons notre monnaie Cambodgienne contre des « Baths » Thaïlandais. Le passage frontière tranquille, rien à payer, ça change 😉

Bon, ben Bye bye Cambodge, tu nous a embarqués sur tes pistes de poussière pour nous expliquer ton pays; tu nous a surpris, émus souvent par ton accueil, alors que la vie ici est si dure et que le pays se remet tout doucement de ses blessures.

Avant de vous enmener en Thaïlande, un dernier petit mot pour vous souhaiter encore une fois une « bonne année ». Une copine m’a envoyée cet arbre, il est trop beau pour ne pas être partagé. À bientôt !!

Bonne année !!

 

 

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Le vietnam à velo (suite) le sud 15j – 673 km

Tût, tût… Hello hello… chapeaux pointus 😉 Nous revoilà au Vietnam. Notre programme :

Parcours Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

 

Cool, comme on devrait rester moins de 15j, pas de visa à prendre, juste 1Usd pour que le douanier mette son tampon. Zéro formalité.

Arrivée au Vietnam du sud

 

 

 

 

 

 

 

Oh, juste un p’tit hic. hier soir, en rentrant de dîner, ma roue arrière n’a pas aimé le parcours sur la route, toute en travaux : crevaison🥴. Bon ben, Mr le mécano et son assistante ne vont pas se coucher tout de suite, faut réparer. Heureusement le vélo est dans la chambre, c’est plus confortable pour trouver le trou et réparer.

3ème crevaison depuis le départ pour madame. Cherchons l’erreur… On va dire c’est le pneu..

 

 

Ca ne nous coupe pas l’appétit.. Petit sandwich viet et le gentil monsieur derrière est en train de nous casser de la glace pour nous servir de l’eau fraîche.. Trop sympa et spontané ! On avait rien demandé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons un tout petit peu de route nationale, le temps de trouver une ville pour retirer de l’argent et acheter une carte téléphonique. C’est tout bon, avec nos quelques 3 millions en poche, (non, nous ne sommes pas devenus riches, ca fait juste 120€, et on ne peut pas retirer plus ici, pas facile à gérer, il vaut mieux avoir plusieurs cartes). Allez, on repart.

Wouaouh, l’infrastructure routière ici, c’est autre chose, y’a des routes partout. Il fait une chaleur folle ☀️40 degrés sur notre compteur ce matin. Nous buvons  buvons pour compenser et éviter une déshydratation.. Quoi ? Qui a parlé de bière, même pas vrai, d’abord 😉pas en journée, hic !

Magnifique temple sur la route

Puis, petite route toute pour aller visiter les fameux  tunnels de Cu Chi. Site historique, base militaire dans un réseau de 250 km de souterrains, un symbole héroïque révolutionnaire Vietnamien. .. Incroyable, faut vraiment se plier en deux pour passer dans les tunnels et encore ils ont été agrandi pour les visiteurs. Certes, les vietnamiens sont petits mais ça devait être terrible. Tout était prévu : cuisines, salles médicales, salles de réunions, lieux pour dormir .. Je n’ose pas imaginer les conditions de vie dans un contexte de guerre. Ils avaient imaginé tout un ensemble de pièges pour se protéger, tout ça est horrible…

Pour un grand gaillard, c’est l’enfer, quasiment à genoux pour se déplacer à l’intérieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On avait déjà eu des chambres  basiques mais là, c’est vraiment euh… :

C’est plutôt craspouille., pas de douche non plus, juste un sceau et un pot. Pour 6€, fallait pas espérer du luxe, non plus😉 C’est l’aventure quoi ! Mais pour une nuit, ça va très bien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours en train de manger ces cyclistes.. Beignets de bananes, cette fois 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des bâtons d’encens qui sèchent

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons rejoints Ho Chi Minh…Wouaouh cette ville est gigantesque. 40 km de banlieue, pour se rendre au centre en arrivant du nord ouest. A donner le tournis, des motos partout et dans tous les sens .. Heureusement, j’arrive à suivre Jacques qui a le GPS, car il dépasse tout le monde d’au moins une tête et avec son nouveau casque fluo, on le voit bien, il se faufile comme une anguille dans cette marée de motos..

À droite en rouge, devant

 

 

 

 

 

 

Vous voyez le bazar !? mais l’entendre, c’est pire. Si on est pas sourd en arrivant, on le devient🥴.. Cette ville est folle

Et ça n’arrête jamais, même le soir

 

 

 

C’est pas pour nous ici 🙉 On part dès le lendemain en direction du delta du Mekong.

Petite sieste, Ça change du rythme endiablé de Ho Chi Minh..

 

 

 

 

 

 

 

Toujours aussi bons ces ananas

 

 

 

 

 

Attention les doigts, cette machine presse la canne à sucre pour en extraire le jus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au passage, visite d’un temple et de ses bouddhas géants

Un superbe jardin de Bonsaï autour des bouddhas

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous empruntons de toutes petites routes du delta.

Juste la place pour des 2 roues et sur les côtés : de l’eau !!

 

 

 

 

 

 

 

Une chance incroyable. À peine descendus du vélo, qu’une belle averse tombe. Ça faisait au moins 1 mois qu’on avait pas eu de pluie.

Pluie et soleil en même temps : magnifique, surtout quand on est à l’abri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes dans un véritable Havre de paix, au milieu des cocotiers, bananiers canaux et petites rivières…autour de my tho, C’est beau.

Pour le lendemain,  le propriétaire nous propose un tour d’une journée organisée par sa famille, comprenant bateau, visite de temple, artisanat… Top pour prendre l’atmosphère du Mekong. C’est effectivement hors sentier battu, on n’y verra aucun touriste, juste l’activité normale de vie vietnamienne dans le delta du Mekong.. Une Belge francophone se joint à nous pour cette belle journée

D’abord on se rend à l’ embarcadère en moto. Pour une première, il s’en sort pas mal Jack surtout avec moi derrière 😊

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d’herbes.. Et de plastique.. Aie aie les hélices du bateau

 

 

 

 

 

 

 

Plantation d’ananas 😀

Visite d’une fabrique de nattes, bonjour les conditions de travail..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On nous fait une belle surprise. En révenant récuperer les motos, la famille nous a invités à dîner (il est 17h) : poisson grillé, œuf de caille, oranges et alcool de riz… Trop sympa. On a bien rigolé. 

Vraiment convivial. Dommage, la dame de la maison reste en arrière et ne nous rejoint pas. C’est pourtant bien elle qui a préparé le repas 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste pour les 2 roues et piétons

 

 

 

 

 

 

 

 

Pause de midi, no stress

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve très souvent, dans le sud, des cafés ou petits restaurants avec au moins une dizaine de hamac à dispo… Génial comme idée, non ? Vous imaginez en France : appeler son patron et lui dire : chef, j’arrive dans une heure, je me fais une p’tite sieste…

Toute petite piscine juste devant le Mekong à Can tho quand le soleil se couche… Juste parfait

 

 

 

 

 

 

 

Et on repart, après avoir traversé la grande ville de Can tho. Des petites routes et certains tronçons sur des sentiers le long des canaux. Pas de voiture ici, juste des petites moto/scooter et des écoliers à vélo. C’est hors du temps, plein de fraîcheur.. À espérer que tous ces gens puissent vivre correctement comme ça, car vu de l’extérieur, c’est magnifique, mais un peu pauvre aussi, on le voit bien 😞

Ici, un p’tit élevage de canard

 

 

 

 

 

 

 

 

Crèche géante devant une église, il y en a quelques unes ici.

 

Nous sommes le 24 décembre. Il y a bien une petite communauté chrétienne, mais globalement, Noël ne signifie pas grand chose ici. Au plus quelques sapins en plastique décorés et quelques déco dans certains cafés et restaurants et dans les villes moyennes et grandes.

Joyeux Noël !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous aurions aimé trouver un bon restaurant, mais nous sommes arrivés un peu tard à Rach gia, et trop de km dans les pattes, pas le courage de chercher, un petit boui boui fera l’affaire. En revanche, il y a un petit centre commercial en face de notre hébergement, un petit détour en rentrant nous coucher. Nous y trouvons un pot de glace tiramisu…ce sera notre dessert de Noël, na ! Il n’a pas résisté longtemps😃.

Cafes bien décorés, mais vides dans cette ville touristique

Et le lendemain, en ce 25 décembre, pas de vélo, juste un p’tit coucher de soleil sympathique et un peu de nostalgie de la famille loin de nous. Quelques larmes pour contribuer à alimenter les rivières du Vietnam. Ça ira mieux demain 😪

Belle nuit, douuuuce nuit,..

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, sans lourdeur à l’estomac, nous repartons vers le nord sur des routes ou plutôt des sentiers qui bordent des canaux et la mer, c’est extrêmement sauvage, très beau.

Mais regardez donc où ils sont allés se perdre ces 2 là,

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer est à peine à 50 mètres dans le fond

 

 

 

 

 

 

Et toujours ce même triste constat

 

Oooh… trop beau notre arrivée.. Par contre, pas de photo de la plage, trop sale, malheureusement, donc pas de baignade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remontons vers Ha Tien, pour rejoindre nos amis savoyards. Cette ville n’est vraiment pas jolie, mais c’est pas grave, Patricia, Yannick et Michel nous ont rejoints.

Et le soir, des pousses pousse tout éclairés

 

Cette ville est remplie de maisons dites « d’hirondelle » (cf les champs du vietnam suite) ce qui produit un bruit d’enfer. Les immeubles sont de toutes les couleurs. Ça pourrait être sympa mais, il n’y a pas d’harmonie dans tout çà. Bref

Un dernier petit dej avec Michel qui ne vient pas avec nous, snif.

Petite photo souvenir… Bonne route Michel, nous partons vers les îles et lui vers Ho Chi Minh

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c’est parti pour 2h de traversée, l’occasion de discuter avec d’autres touristes.. Et bla bla bla..

 

 

 

 

 

 

 

Île de Phu Quoc.  On nous avait dit que c’était touristique… Ben effectivement, en cette période de fêtes, ça l’est ! Des européens mais aussi beaucoup de Russes. Du coup, difficile de trouver un hébergement. Soit il y a des hotels resort super chers, soit c’est complet…. On met au moins 4h à visiter, demander, comparer… Finalement, on trouve 2 chambres dans une auberge de jeunesse, pas loin de la plage, c’est bruyant, les chambres n’ont pas de fenêtre, mais la déco est sympa.

On se pose, douche, dîner avec nos amis.. et au retour, un p’tit mot de la réception : la chambre n’est pas dispo les jours suivants… Non,😞 va falloir recommencer les recherches, on en peut plus. Du coup, Pat et Yannick se lèvent super tôt et trouvent un hôtel, beaucoup plus cher et plus loin de la plage mais les chambres sont propres, claires, le personnel tôp, petit dej buffet… On prend et on va enfin pouvoir profiter de la plage.

Plage de Duong dong. Malheureusement quand on se baigne, l’eau est très bonne mais on est piqué de partout… On suppose que c’est à cause de la pollution… Trop d’infrastructures hôtelières  dans le secteur qui doit tout y déverser… Affreux ☹️

Cette île est complètement dénaturée par un tourisme de masse, mais bon, nous en faisons aussi partie 🤔. On construit partout… De l’immobilier mais aussi Des choses incroyables, comme ce téléphérique de plus de 7,9 km de long, qui relie des îles.

Ou sont les skis ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Impressionnant, non !?

Le téléphérique encore, passe ! Mais ce qui est complètement fou et déplacé c’est un village type Italien, euh…. à côté de la station de départ

Village en construction. Neuf et imitation vieux… Déprimant

et un complexe type Disneyland à l’arrivée…😤 Grrr. Heureusement la plage est belle, l’eau chaude, on en profite

 

 

 

 

 

 

 

Vue du téléphérique

 

 

 

 

 

 

 

 

Bateaux de pêcheurs vue de haut. Vue l’activité, on suppose même qu’une partie des bateaux ne sert pas et sert de décor 🤔

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, on part vers le nord. En dehors du fait qu’une partie des plages est privée (grands hôtels et resort), Aah! la mer est belle, transparente

 

 

 

 

 

Ananas, mangue, pamplemousse… Choix difficile, trop dur de choisir…non, mais c’est dur d’être touriste, faut pas croire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre table du réveillon, un super buffet de salades, grillades, fruits.. On s’est régalé

 

 

 

 

 

 

 

Buffet de crustacés, fruits de mer

 

Et nous allons tranquillement attendre minuit sur la plage. On est pas les seuls mais c’est très plaisant. L’ambiance de nuit est détendue, dehors sur le sable frais

🥂Bonne année 2020 ⛱️.. Pour nous, ce sera rhum, ananas mangue et citron vert… On est super contents de se trouver là, sur une plage un 31 décembre… Wouaouh

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

La plage Des feux et de la musique, un monde fou. Bonne année !!! 

 

 

 

 

 

 

 

Petit bain de pieds de minuit

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois, on se dit vraiment au revoir et rdv en 2021 !! Bye bye Pat et Yannick

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, la photo de séparation snif snif 😪Du coup, dans l’émotion, je ne me rends pas compte que mon passeport ne m’a pas été remis par l’hôtel et on part. Arrivés au ferry, mince mon passeport… Pas de temps de repartir, on voulait prendre de bateau de 9h35…appel  de l’hôtel qui ne comprend pas tout de suite, ils ont voulu le scanner pour nous l’envoyer puis le remettre à nos amis.. Finalement on arrive à se comprendre, ils missionnent un moto taxi… Ouf on arrive sur le bateau 5 mn avant de départ).. On en profite pour dormir sur le bateau, pour récupérer de la nuit un peu courte. 

Direction la frontière un peu longue à franchir, car il y avait du monde. 2 petits dollars pour le tampon de sortie et voilà… Bye bye Vietnam!! Un jour peut être on reviendra !!

Et…. Happy new year 

 

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Cambodge Est à vélo 12 jours 657Km

Quelques formalités et quelques dollars plus loin (35 USD /personne) et hop, nous voici au Cambodge. Facile ! Fini les anciennes formalités d’avant (visite médicale… )

Frontière Cambodgienne

 

 

 

 

 

 

Dans un premier temps, nous ne restons que deux semaines au Cambodge. venant du sud Laos, nous allons continuer la « descente » du mekong jusqu’à Phnom Penh la capitale, puis partir en direction du Vietnam du sud pour un p’tit tour vets le delta du Mekong et Ho chi ming.  Nous reviendrons au Cambodge ensuite pour le traverser sur da partie Sud, en direction de la Thaïlande.

Bonjour poussière 😷

 

 

Ouïlle ouïlle, Les routes ici sont loin d’être parfaites, nous utilisons nos masques 😷 et nous arrivons à Stung streng, ville très animée avec son marché de nuit, où nous dégustons quelques grillades. Notre guest house est… étrange : tout le rez de chaussée est occupé par des sacs de riz

RdC de la guesthouse.. Nous dirons plutôt entrepôt, ça commerce dur ici… 🤑

Trop mignons !

Les jeunes, même les très jeunes, sont souvent à vélo. Sinon, ici aussi, ce sont les scooters et motos qui sont les rois de la route. Cependant, on note tout de suite qu’il y a beaucoup plus de voitures qu’au Laos, et parfois de très belles et grosses voitures où 4×4 ..tiens !?

Y’a pas que ça qui change, il y a plus de boutiques avec du choix,  plus de belles maisons et du coup plus de  contraste avec les zones plus pauvres, et malheureusement, il y en a beaucoup.

P’tit clin d’œil à mon Papa (gendarme retraité) .. C’est un poste de gendarmerie.. C’est écrit en Français… Mais,

 

 

 

 

 

 

 

Un poste de gendarmerie, bon vous allez me dire, et alors ! Et bien, à côté de la voiture bleue, il y a : tables, chaises, ventilo et hamac …ah ? On pourrait proposer ça en France pour qu’ils soient plus cool, nos amis gendarmes, non ? Ou alors pour calmer les chauffards trop pressés ??

Bon allez, sérieux. Ce début de route est un p’tit peu monotone, mais nous allons prendre une petite route, enfin une piste pour se rapprocher du mekong et voir le Cambodge rural.

Piste, voire sentier parfois

Certaines maisons sont très sommaires. ici pas d’électricité. Quant à l’eau, c’est pas sur !

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique coucher de soleil de campagne

 

 

 

Ce jour là, notre étape est très longue. 122 km. Nous arrivons de nuit. Heureusement, nos vélos sont bien équipés avec des lumières. Seul hic : quand on se fait doubler par des voitures, nous n’avons plus nos lunettes de soleil pour nous protéger de la poussière. Nous arrivons à Sambor. Nous allons bien dormir ce soir, même si notre hébergement est  plutôt rustique. Nous n’avons pas le choix, il n’y en a qu’un. Ici au Cambodge nous trouvons des guesthouse pour 7 à 10 USD (ah oui ici, pour les touristes, tout les prix se donnent en dollars) et il n’y a pas toujours de l’eau chaude.

Beaucoup, beaucoup de temples dans la région,

Mais, que fait-elle ?

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une petite machine pour râper des blocs de glace, pour les boissons fraîches..

Petite visite rapide à la pagode aux 100 colones à Phnom Sambok. Mais quand on a vu les singes, chapardeurs comme ils sont, 🐒on a pas eu envie de laisser nos vélos et sacoches sans surveillance. Je suis montée vite fait et Jacques a gardé nos p’tits vélos.

Bon en fait, ils sont très pacifistes ces petits singes là

Sur la droite, des statues de moines jusqu’en haut du temple, 300 Marches environ

 

Nous arrivons à Kratie, ville moyenne et dynamique, au bord du mekong. Son marché de jour et celui de nuit, (on l’apprendra à nos dépends car à côté de notre guesthouse) …

Marché de kratie… Miam les bons fruits

 

 

 

 

 

 

 

Marché aux poissons qui à commencé à 3h du matin… Quel bazar toute la nuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas très loin de cette ville, il y a des îles à visiter, village flottant, il est aussi possible de voir des dauphins de l’irrawadi. Nous les avons vu au Laos, on y retournera pas.

Chouette, nous retrouvons nos 3 amis Cyclistes hauts-savoyards, ils ont une bonne adresse pour aller dîner ce soir. L’école hôtelière…….. Et comme c’est le 7 décembre, l’anniversaire de notre Jacko. Nous allons fêter l’événement ensemble. Super bon repas effectivement

C’est beau, et c’est bon

 

 

 

 

 

 

 

 

Yyy

La bougie sur une assiette de fruits du dragon, allez souffle Jack !

 

 

 

 

 

 

 

La route que nous prenons pendant 2 jours borde vraiment le mekong,

On se croirait au bord de la mer

C’est vivant, il y a plein de villages partout, de l’artisanat, des écoles, de la musique aux sonorités un peu indiennes, surtout à côté des lieux de cérémonie où de fêtes (tentes de mariage, sur le bord des routes). Ces musiques seraient si agréables s’ils ne les mettaient pas à fond la caisse, à saturation complètes des hauts parleurs qui grésillent et cassent les timpans, ça n’a pas l’air de les déranger eux..

Dans cette region, il y a aussi beaucoup de mosquées, dont certaines assez imposantes…

Mosquée sur pilotis. Regardez les traces marrons sur les piliers il indique la hauteur d’eau en saison humide.

Et pardonnez-moi mais ça me fend le cœur à chaque fois … des femmes voilées

Ici les femmes (voilées) trient et vendent des petits ananas..excellents

 

 

 

 

 

 

 

Allez, Petite traversée du mekong en ferry

 

 

Les maisons sont donc, pour la plupart sur pilotis, mais certaines sont vraiment perchées. Si on se réfère aux marques laissées par l’eau, on imagine que le Mekong doit largement déborder en saison des pluies

Perchée celle là

 

 

 

Autre caractéristique : certaines maisons de village, ont des avancées incroyables. Belles protections contre la pluie, le soleil.. Par contre, côté esthétique, c’est autre chose.

Certains habitats sont vraiment pauvres

Ce jour là, notre jacko est dans la lune, nous venons de faire 70 km et on se rend compte qu’il a oublié le porte monnaie lors de notre arrêt précédent 22 km avant. Bon ben, c’est bien connu, quand on a pas de tête, on a des jambes… On dépose les sacoches et le Jacko, il repart à la recherche du porte monnaie oublié .. Encore faut-il se rappeler de l’endroit ! 🤔Après 29 km, il ne trouve pas, décide de rentrer.. Et là, un scooter s’arrête et lui tend le fameux trésor… Waouh, on a eu de la chance sur ce coup là, ils sont drôlement sympas, ils ont du le voir passer, tout de rouge vêtu, sur son grand vélo et ils l’ont rattrapé, en scoot. Bien Ben  y’a plus qu’à rentrer !! et il se sera fait 56 km en plus, des 76 du jour . Et le lendemain, c’est son casque qu’il va oublier.

Moi, je suis aplatie sur le lit🤒. Mince, je suis en train de choper une bonne turista. Le lendemain n’est pas du tout sympa🥴. Heureusement il n’y a que 45 km à faire pour aller dans une ville plus agréable pour se soigner et plus bouger. J’arrive pliée en deux sur mon vélo. Nous sommes à Komponh Cham, la guesthouse est agréable, claire, près du Mekong. On se pose une journée entière histoire de se reposer et reprendre des forces😌.

La ville est jolie, quelques belles maisons, style français colonial, le bord du mekong est aménagé, il y a des statues un peu partout

Tu me fais tourner.. La tête,….

 

 

 

 

 

 

 

 

Mekong aménagé : rare, on apprecie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, ça va mieux😀, on peut repartir. Toujours le long du Mekong jusqu’à Pnom penh.

Elle prépare une sorte de chausson de pâte de riz fourée avec des légumes et cuits à la vapeur… Miam super bon pour la pause de 10 h

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre grand mekong

 

 

 

 

 

 

Et toujours autant de pagodes avec de grandes portes

Entrez donc !

 

 

 

 

 

 

 

Ici alors ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Là alors, ok d'acc !

Là alors, ok d’acc !

Hello hello ! Ça, on l’entend toute la journée, c’est sympa. Même si au bout du 50ieme, on a moins envie de répondre, on apprécié car c’est un bel accueil de leur part, et ça donne le sourire en fin de journée, quand les km commencent à peser

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des moines qui passent de maisons en maisons pour recueillir de la nourriture et des dons, je crois

 

Nous arrivons à Phnom Penh, « The capital ».

Des immeubles, de l’agitation, forte circulation, du bruit… Ça fait longtemps qu’on avait pas eu ça. Nous avions réservé une auberge de jeunesse à l’avance pour 2 nuits .. Euh, hum… C’est en plein dans le vieux quartier, jusque là tout va bien. Mais, c’est une rue de bars…à filles et bruyant la nuit… C’est aussi ça, la vie ici. On y voit beaucoup d’hommes blancs traîner, plutôt la 60taine, si vous voyez ce que je veux dire … Un autre côté de l’Asie du sud est..

 

Salon de coiffure de rue, dans un sacré bazar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous profitons de la grande ville pour acheter ce qui nous a été volé  : casque, outils vélo, sacoche de selle, short, sac à dos…

Nous allons visiter le palais royal, demeure des rois, inauguré en 1870, construit par des architectes Kmers avec l’aide du protectorat français

Belle architecture khmère

 

 

 

 

 

 

Une magnifique et gigantesque fresque occupe les murs intérieurs du cloître.

Et nous retrouvons nos amis hauts-savoyards le soir, trop sympa de les retrouver. Le lendemain, nous visitons ensemble le Musée du génocide, dit également « prison S 21 ». Centre de détention (souvent sans raison) pendant la terrifiante période Kmers rouges. L’horreur de l’humanité le pire, c’est que c’est pas si vieux que ça : 1975-1979.

Pour nous remettre de nos émotions, nos amis nous font profiter de leur hôtel avec piscine.. Merci, merci

Quelques brasses avant l’apero.

 

 

 

 

 

 

Coktail au 14ieme étage après le coucher de soleil. Franchement, qui a dit que le voyage à vélo c’était dur, hein ??

 

 

 

 

On est bien ici, mais il faut bien repartir. Ça ne sera pas la plus belle partie du Cambodge. Nous prenons la nationale 1 qui nous enmène au Vietnam.

Habile la jeune demoiselle. Mais elle est bien jeune pour travailler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pamplemousse sur sa soucoupe, sculptée, on a pas résisté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont Japonais

Et hop, 11000 km !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon ben voilà. Nous arrivons par la nationale 1 à Bavet. il y a beaucoup de circulation, beaucoup d’industries et étrangement dans la ville une enseigne sur deux, voire 2 sur 3 est Chinoise. Sans compter les casinos… Un jeune m’a même dit bonjour en Chinois🤔Ah ??

Court séjour au Cambodge, pays beaucoup plus dynamique que son voisin Lao, mais nous y voyons aussi pas mal de pauvreté. Nous reviendrons dans 2 semaines environ par le Sud et la côte, pour mieux le comprendre. Bye, bye 😉🚲

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Le Laos a vélo : 25 jours, 1 265 km

Nov 2019. Nous arrivons du Vietnam, et pensons visiter la partie sud du Laos en allant d’abord jusqu’à Ventiane la capitale, puis descendre le long du Mekong, vers le sud jusqu’à la frontière du Cambodge.

Après une belle montée de 20 km et 1000m de dénivelé, côté Vietnam, nous arrivons à la frontière. L’arrivée est plutôt.. Étrange, dirons-nous

Tout est déserté, c’est la guerre ici, ou quoi ?

Il a fallu payer 2 USD pour que le douanier vietnamien mette le tampon de sortie, hum, bon passons..

Coté Laos, c’est pas mieux, le visa de théoriquement 30$ s’est transformé en 34$   (+ 1 pour une photo, même si on en a donné une, +1 parce que c’est le week-end, +2 pour établir le visa). Bon, on va pas en mourir mais on se demande où vont ces petits bonus …

Ca y est, nous sommes au Laos, et c’est le douanier qui prend la photo 😁. On a un peu froid, on est à 800 m et il y a beaucoup de vent

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors… Avant de lire cet article, il faut vous mettre dans l’ambiance du pays : installez vous dans un endroit tranquille, en position allongée de préférence (lit ou hamac), et bien sur avec une bonne bière (beerlao). Aahh… Détendez-vous… vous y êtes ? 😂 Alors, bienvenue au Laos😪💤

La descente qui suit sur la route n°8, est superbe…oh, mais y’a presque personne dans ce pays ! personne ne klaxonne ? Pas de hello à chaque fois que l’on croise quelqu’un ? quel calme, ça nous semble bizarre. On se sent « tout perdu ». En revanche, les températures remontent, c’est beaucoup plus chaud ici. Nous sommes au début de la saison sèche.

Nous suivons la rivière Nam phao

 

 

 

 

 

 

 

Ici des enfants qui traversent la rivière

 

 

 

 

 

 

 

Maison en bois sur pilotis

 

 

Ce sont parfois des villages entiers sur pilotis. Mais on voit aussi de très belles villas avec de magnifiques portails, des gros 4×4…drôles de contrastes..

Tout le long de notre séjour, nous sommes « guidés, conseillés à distance par Martine qui vient souvent au Laos et Christian qui y était il y a un mois. Cool, non ? Nous avons nos agents de voyages particuliers.

Pour notre 1ère nuit, nous nous arrêtons à Lak sao, on a l’impression de déranger le gars de l’hôtel, qui dort tranquillement sur un lit derrière le comptoir de la réception. Pareil pour acheter nos cartes SIM locales, Le 1er magasin nous vend une carte à 1€ que pour internet, dit qu’il n’y en a pas pour téléphoner. Quelle période ? quelle capacité ? impossible de se comprendre, on verra dans quelques jours (effectivement, elle a tenu 3j, il a fallu rechargé pour 5€) ! Du coup, On en prend une seule. Le 2ème magasin nous vend une carte pour internet et téléphone pour un prix plutôt élevé, 10 € et s’énerve parce qu’on ne comprend pas ce qu’il nous explique, en Laos .. Étrange, les Lao aujourd’hui, c’était pourtant pas l’heure de la sieste 😂. En fait on comprend plus tard, ils sont comme ça, pas stressés, rythme lent, traînent des pieds, dorment souvent. ils aiment leur tranquillité ou jouer sur leur téléphone. 📱

Sans rire, on en voit beaucoup dormir soit dans les hamacs, soit sous de petits abris en bois implantés un peu partout, ou la tête sur une table parfois, s’il n’y a rien pour s’allonger. On a même vu un camion arrêté sur la route, une  route principale quand même, 🚛 et 2 hamacs tendus entre le camion et les arbres du bas-côté… Les rois de la sieste 😴. À leur décharge, il faut dire qu’il fait chaud ici : 33° a l’ombre sur le compteur aujourd’hui.

Petite pause boisson fraîche

Puis,  on se fait une petite halte sur un point d’eau, une petite source locale. Faut y accéder par une jolie piste. J’ai l’impression que dès qu’on sort de la route principale, les routes se transforment en piste..

Direction source d’eau fraîche

 

Ma piscine au laos.. Un peu fraîche, mais ça fait du bien

 

 

 

 

 

 

Un p’tit peu de fraîcheur pour nos biclous également un peu rouges avec la piste

Ouh ouh… C’est frais

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes sur une zone montagneuse, on cumule les dénivelés : 1000 m le 1er jour; 400 m le 2ème et 600 aujourd’hui.. Mais c’est très beau

Tranquilles, les routes !

 

 

 

 

 

 

 

 

Limestone ou calcaire

 

 

 

 

 

 

 

Repos après déjeuner pour un p’tit roupillon sous abris de la chaleur : 33° à l’ombre… Pas mal pour un 12 nov

 

Nous continuons sur la route n°13 direction Ventiane. Cette route, pourtant la route principale du Laos, est plutôt tranquille en fait. Les Laotiens conduisent pas si mal, enfin par rapport à leurs voisins vietnamiens🤔 . Il y a pas mal de motos ou scooters mais aussi beaucoup de pick-up et des bus.

La route compte de nombreux temples

Des p’tits marchés alimentaires ou autre »… Des couteaux par exemple

Couteaux, pelles, coupe coupe…Bref tous ces outils que nos jeunes français n’apprécient  plus trop..

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, du charbon, utilisé avec les BBQ pour les brochettes, viandes, bananes

 

 

Bananes, Ananas… Miam

 

Ou de poissons

Ca chauffe

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons le vendredi à Ventiane, la capitale. Incroyable une capitale aussi tranquille. En fait, elle est composée de 169 villages, chacun géré par un maire. Souvent le matin, ou le soir on peut entendre leurs discours.. Nous on s’en fou, on ne comprend rien…

Nous filons tout de suite à l’ambassade de Chine qui n’est ouverte que le matin. On a lu sur de nombreux blogs, qu’on pouvait faire nos visas chinois ici. on avait prévu de repasser au Laos en Mars prochain, mais dans le nord, ça nous éviterait de revenir spécialement ici si on les faisait maintenant. Euh, heureusement qu’on est venu vérifier car depuis 3 mois, ils délivrent des visas chinois mais que pour les personnes qui habitent le Laos. Raté pour nous..on serait venus spécialement pour rien. Il faut les faire à bangkok maintenant.. Affaire à suivre.

Puis nous allons chez Philippe et Phetsa et leur 2 filles Kalaya et Analy (Amis de Martine et Jean Luc) dans leur superbe maison au calme. C’est vraiment super de pouvoir comprendre le pays que l’on traverse avec des gens qui y résident ! Merci Martine de nous avoir mis en relation.

Notre première soirée sur leur belle terrasse… Elle est pas belle la vie ?

Phetsa nous enmène au marché Bio de Ventiane à côté duquel se trouve un  marché classique.

Riz blanc (translucide) Riz gluant (blanc opaque)

 

Tout est bon dans le cochon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poisson

Des vers… Euh mais ça bouge partout…

On a goûté des tas de petits fruits,

Celui-là est Balaise ! Le jacquier On mange la partie la plus foncée, c’est très bon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faisons quelques visites également

That Liang Stupa

Arc de triomphe lao : le patouxay monument

Monument réalisé avec de la vaisselle..assiettes, bols, tasses, Trompeurs ces éléphants là… Non ?

4 jours à se reposer tranquillou, chez nos hôtes à Ventiane tellement leur maison est agréable.. Quelques visites, un massage, des courses… Nous avons également été invités chez des amis à eux, Français qui vivent à Ventiane… 🍾Petit bouteille de blanc,🍞 cake jambon fromage, 🥖petits toasts avec du bon pain…. Le plaisir de saveurs oubliées depuis 6 mois. Très rigolo également : Phetsa nous a régalés avec du pain qu’elle fabrique, du bon beurre et un soir nous mangeons une salade avec de la vinaigrette.. Incroyable ce petit goût si banal de France et qui nous a fait réagir tous les deux…. Ooh, trop bon, elle a bien rigolé 🥬une simple vinaigrette…

C’est bien joli ça, mais Il faut bien repartir.

Allez, photo souvenir du départ.. Oups, désolée phetsa, tu vas être en retard.. Oh la la ces voyageurs !!

Direction station de bus sud, qui ne se trouve pas au sud d’ailleurs, plutôt au nord est à 15 km de vélo. Cool, pas trop de monde, en 20 minutes billet acheté  et vélo sur le toit du bus.

Mais où est ce qu’ils m’enmènent, maintenant, ils sont fous je vais avoir peur la-haut!

 

 

C’est parti pour 7h de bus.

 

 

 

 

Malheureusement, le vélo a été mal installé sur le toit du bus, à mi parcours ils étaient un peu tombés de leur emplacement, on leur a demandé de les rattacher. Et hop, ni une ni deux, Jacques grimpe sur le toit du bus pour une petite vérification des amarres. Les Laos sont tellement cool ils ne s’embêtent pas et repondent toujours : ca ira ca ira OK ok bien. Trop tard, c’est ma béquille qui a cassé. Dommage après 13 ans de bons et loyaux service de finir sur un toit de bus.. Snif

On ne peut pas s’allonger complètement mais ça va quand même..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous voilà à Thakhek, le long du Mekong, très agréable petite ville

Incontournable bière du laos en 640 cl.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route qui part de cet endroit vers le sud, longe le Mekong, c’est vraiment très agréable calme, des petits villages très authentiques

Petite pause sous un abris

 

 

 

 

 

 

 

Petits villages et… leurs sacs plastiques qui jonchent malheureusement les sols

 

 

 

 

 

 

Allez, on traverse sans mettre le pied par terre. Heureusement on avait pas bu de bière avant !

 

 

 

 

Super mécano au boulot.. Et hop, j’ai une nouvelle béquille avec des tubes plastiques, du gros scotch, ajouté à ce qui restait de celle d’origine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tous les matins c’est le même  spectacle dans les villages. Les déchets de la veille brulent devant les habitations, plastiques ,branches, feuilles mortes, bouteilles en plastique dégagent une odeur âcre que l’on sent une bonne partie de la journée. Ils se bousillent la santé doucement..😷

Voyez, la circulation dense !!……… et les petits tas de déchets dont les plastiques qui brûlent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici ça brûle dans un bloc de béton mais souvent c’est juste devant la porte de la maison.. Ça ne les dérange pas 😢

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire… Regardez en bas, les poubelles

 

 

 

Maison sur pilotis… Propre celle là !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celle là est très colorée. Parfois c’est rose, violet

 

Ces barques là qui mesurent bien 12m de long transportent des passagers de l’autre côté, c’est-à-dire en Thaïlande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste avant d’arriver à Pakse, nous partons vers l’est rejoindre ce qu’on nomme la boucle des bollovens. Un plateau qui monte à 1400m d’altitude, où l’on peut voir des cascades, des plantations de café, des choux, des fleurs….

Vente de petits paniers utilisés en cuisine pour le riz

 

 

 

 

 

 

 

Super les guest house, hors des villes, souvent au rdc, on peut rentrer nos vélos dans la chambre, pas besoin de défaire nos sacoches.. Oh les fainéants… Et tout ça pour un prix allant de 6 à 8 €

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, pas besoin de se boucher le nez, celle ci est vide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On trouve souvent ces poubelles dans les villes au Laos. Très bonne idée ce recyclage de pneus ! Si seulement ils pouvaient en mettre partout, les utiliser plus souvent et arrêter de jeter tout, partout et de faire brûler. Bon, cela dit, ils n’ont probablement pas de système de ramassage des ordures

 

 

 

 

 

 

 

Bon, on ne vas pas ce vanter, mais nous venons de franchir la barre des 10 000 km. Pas trop de problème  mécanique jusque là. Une attaque de moustiques en Pologne. Une indigestion avec du poisson un peu douteux en Chine. Une dent qui se fait un peu la valise. Pas trop de courbatures. Il faut dire que nous faisons très attention et suivons un régime des plus diététique.!!!Pas de bière, pas de coca-cola, ni de soda, pas de riz.☺🤗 Bref juste de l’amour et de l’eau fraîche.. enfin fraîche, vous m’avez compris autour de 20 degrés dans nos gourdes. En forme le Jako ce soir. Ce sont les beaux paysages que nous avons dans la tête  qui  nourrissent, alimentent notre volonté et notre force.🌏🌍🌴🌴

Véritable coup de cœur pour cette région. Ce plateau des bolovens est vraiment un des plus beaux lieux du Laos. Des montagnes, les routes sont belles, nous traversons des plantations de café, cultures de choux légumes, fruits de la passion, des cascades, des fleurs… C’est frais, c’est vert.

Cascades de Tad lo. 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est bon les touristes, vous avez vos photos, j’peux rentrer ?

 

 

 

 

 

 

 

Oooh

 

 

 

 

 

 

 

Petit dej sur le marché : beignets et fruits

 

 

 

 

 

 

 

Nous y faisons de belles rencontres, il y a énormément de tourisme Français ici. Une belle famille avec 2 enfants partis pour 5 mois, on a pas de photo mais un bon souvenir d’une partie de UNO avec les enfants

Hello les hauts savoyards ! Patricia, Yannick et Michel

3 cyclistes savoyards rencontrés lors de la visite d’un village. Village, dont le guide « captain hook » nous a compté les traditions… J’en suis encore retournée. Des gens qui ne nous aiment pas : les blancs sont assimilés aux américains =  argent, les bombes (guerre du Vietnam), ça, on comprend ; qui ne travaillent pas (ben oui, ils voient que des touristes en vacances). Les anciens maitrisent l’utilisation des plantes pour se soigner mais les nouvelles générations consomment de plus en plus de paracetamol (on a aussi vu des canettes de bière), des plantes pour produire des fils pour tisser des vêtements, ils mangent tout (sauterelles, grenouilles, fourmis : j’ai goûté une fourmi crue sans la tête, enlevée par le guide, c’est étrange à mettre en bouche, mais bon 😀 petit goût citronné) ils vivent ensemble dans une même maison, ça peut vouloir dire jusqu’à 50 personnes, celle du guide en compte 26. Si quelqu’un a un accident et meurt, mauvais karma, toute la famille part dans la forêt pendant 4 ans, 🤔euh

Par contre, là où je suis choquée, les filles sont  mariées dès 8 ans, la famille du garçon paye (avant c’était des buffles), la petite quitte sa famille pour celle de son mari et peut avoir son 1er enfant à 14 ans, une enfant quoi,, 😢…  la polygamie est de rigueur… Plus ils ont de femmes, plus il y aura de la main d’œuvre qui travaille dans les champs, moins ils en font ces messieurs… Que le monde est cruel !

En voilà encore un autre exemple d’ailleurs :

Des coqs souvent chouchoutés mais enfermés sous cloche, et :

 

 

 

 

 

 

 

Pour une activité qui passionne ces Messieurs

Allez, on se calme la féministe…🤐. C’est bon de voir aussi que le  monde est beau

 

Ca va mieux comme ça

 

 

 

 

 

 

 

On continue notre route,. Pour une autre cascade près de Paksong

Cascade de Gneuang

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont en bambou…

 

 

 

 

 

 

 

 

Cascade de Tad fane. 220m de chute d’eau, impressionnant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tyrolienne surplombe cette cascade de Tad Fane. On arrive trop tard mais notre Jacko, il aimerait bien y aller, on ne le tient plus… Tiens ???

OK, on ira demain matin…. Suspense, va-t-il vendre son vélo et changer de mode de déplacement ?

Ca y est, on l’a perdu. Même pas peur !

 

 

 

 

 

 

 

L’arrivée du champion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici ce qu’il en pense : c’est un peu impressionant, il ne faut pas avoir le vertige, juste 350 m de vide sous les pieds sur 270 m de long pour la  plus longue. Quatre tyroliennes pour enjamber 4 grands ravins au dessus de la forêt  tropicale et ses cascades. Ça décoiffe  un peu, les sensations sont fortes et le paysage magnifique vu du ciel.

Retour sur terre, nous remontons sur nos montures pour 30 km de descente, ça décoiffe aussi. Ah oui mais dès que nous voyons des ananas sur le côté…🤪. Debout sur les freins et petite halte pour se partager ce délicieux cadeau de la nature.

Nous longeons ensuite le mékong direction Champasak et les 4000 îles.  Mais, là surprise, nous retrouvons les hauts savoyards qui sont dans une guesthouse à 200m. On se retrouve le lendemain matin au p’tit dej pour aller visiter le Vat Phou ils nous font profiter de leur guide, merci à eux !

C’est un complexe religieux. Une combinaison d’architecture Kmer, Hindou. Certaines inscriptions datent du 5ème siècle, puis détruction et reconstruction au 12 et 13ème Siècle.

Zz

Sanctuaire principal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la route, enfin plutôt des pistes, direction les 4000 îles. on se fait secouer comme des pruniers et quelle poussière ! 😷

Piste et poussière

 

 

 

 

 

 

 

 

On se plante un peu de piste, il va bientôt faire nuit, on décide de bivouaquer, ça faisait longtemps et ça nous manque toujours un peu au bout d’un moment. On demande dans une maison si on peut rester sur leur carré de terrain qui était vert. Ils sont très surpris mais ils acceptent quand même. Nous sommes un peu les bêtes curieuses, je suis un peu gênée au milieu de tout ce monde.. Tout le monde vient, nous regarde, une dame un peu âgée s’approche et commence à me toucher partout… Peut-être pour voir si j’étais une fille 🤔.

Ils n’en ratent pas une seconde, ils nous observent, touchent, rigolent

Il faisait au moins 30 degrés, j’étais en nage, ça devait se voir : On nous propose de nous laver :

Salle de bains locale, à l’extérieur. Moi, j’ai du garder mes vêtements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons aux 4000 îles par le nord. Superbe havre de paix… Enfin presque, vous verrez. Il faut traverser les différents bras du mekong en « ferry » disons plutôt : barge locale.

Ca négocie

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti !

1ère ile Don Khong : super calme, on est au début de la haute saison, mais il n’y a presque personne. On trouve une belle chambre pour 6€, dîner et petit-déjeuner sur terrasse, vue sur mekong. Chouette !

Slurp, jus de fruits frais

Environ 10 Km plus loin, 2ème île Don Som : pas de route, ni voiture, pas d’hébergement, ni restaurant, très sauvage.

De nombreux petits ponts, parfois un peu défoncés, mais ça passe !

Des habitations le long du chemin/sentier et du mekong.

Sentier de l’île Don Som

C’est superbe. Il y a 2 « plages » ou assimilées plages sur cette Ile, on trouve quelques bricoles à acheter dans une petite gargotte et on décide de rester dormir, sur l’île, au calme au bord de l’eau …. Ça, c’est ce qu’on croyait

Petit bain rafraîchissant pour commencer

 

 

 

 

 

 

 

Notre plage déserte.. Ou presque, il y a des bateaux de pêcheurs, des enfants qui se baignent plus loin

 

 

 

 

 

 

 

 

Aah, coucher de soleil sur le mekong

 

 

 Dur dur ! Cette nuit, notre bivouac de Don som à mal tourné . On était super bien installés, la tente posée, les velos à côté, attachés quand même, les sacoches dans la tente que l’on ferme avec la moustiquaire. Après le coucher du soleil, on fait un p’tit feu juste à 3m, à peine de la tente. On mange : soupe, bananes, gâteaux… quelqu’un vient nous parler et reste en face de nous au moins 10 minutes comme ça à nous rega et fumer. Sur le coup on y prête pas attention, on a l’habitude de ça.

bivouac sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je retourne au vélo, ranger mon couteau dans sa sacoche, je trouve par terre quelque chose qui aurait dû être à l’intérieur de ma sacoche de guidon (que je laisse toujours sur le vélo) . Peu de monde sait coment l’enlever, normalement, ça craint pas, normalement !!!

J’enlève toujours, bien sûr, mon sac à main avec papiers lunettes  et argent local, et je laisse toujours la pompe à vélo, ficelle, scotch, couteau, clés de velo, anti moustique.. Mince, elle a été visitée et il ne reste que l’anti-moustique. On râle un peu et surtout, on a rien vu, alors qu’on était à côté 😥! Oups… On se dit que c’est pas grave, on enleve la sacoche guidon, on déplace les vélos en les collant à la tente. Puis, en se couchant, Jacques veut prendre son p’tit oreiller gonflable et là : oh non 😫! On nous a volé sa grosse sacoche verte ou il y avait duvet, oreiller, filtre à eau, vêtements, tablette, un peu d’argent…. On sort, on vérifie les vélos, on voit que ma petite sacoche de selle de réparation, chambre à air a disparu également 😥 on était juste à 3m en train de manger et on a rien vu… Bon on ne peut rien y faire… Comment va-t-on faire sans cette sacoche, comment et où en trouver une…. Et le super duvet, l’argent environ un mois de budget de voyage.. Impossible de dormir. De nombreux pêcheurs et chasseurs s’approchent, éclairent la tente, certains avec des arbalètes, tout ça de nuit 😞 on en mène pas large, peur qu’ils reviennent… Vers minuit, on entend des pas, quelqu’un rode, tousse, fait du bruit, puis on nous lance du sable sur la tente pour nous faire sortir, on a fait un de ces bonds 😟. D’abord on bouge pas, mais après, devant aller faire un pissou, je sors et je vois la grosse sacoche verte qui etait déposée près de la tente…. Peu rassurés, mais contents, on la récupère, on fait le bilan : il manque l’argent, la tablette ainsi que divers trucs. Ma chambre à air et nécessaire de réparation remis dedans, l’oreiller gonflable et le filtre à eau sont là mais  les housses ont disparu … Le matin, a proximité, on retrouvera la boîte réparation pour les pneus, des rustines.. Ils ont du faire le tri juste là à côté ! On est fatigués, brassés tristes….

Ça va être difficile pour nous, de faire confiance maintenant, on sera plus sur nos gardes, c’est moins cool. Dire aussi que parfois on négocie pour 1€ et là, paf, un mois de budget qui s’envole et sûrement un peu d’angoisse pour nos prochains bivouacs. Le soir, à notre guest house, On nous dit que certains jeunes se droguent et cherchent de l’argent et que rester dehors n’est pas sécurisant.

Bon. on repart vers l’île suivante, Don Det, très touristique, on y prend un petit déjeuner et on recherche une guesthouse pour nous remettre de ces émotions.

Faut pas se laisser abattre, quand même. Un p’tit remontant Jack ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Couché de soleil sur le pont Français entre Don Det et Don Khone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le lendemain, on opte pour une journée organisée kayak + visite de cascades + voir des dauphins d’eau douce « dauphins de l’irrawaddy » …

Très belle journée, on s’est régalé

En route pour le kayak

Allez, rame un peu, quoi ! Me dit Jacko

 

 

 

 

 

 

 

 

Cascade + baignade

 

 

 

 

 

 

 

Transport des kayaks pour traverser une île

 

 

 

 

 

 

 

La cascade principale  Phapeng. Magnifique

 

 

Et on retrouve nos amis hauts-savoyards qui viennent d’arriver. Puis encore une journée de repos sur l’île, avant de partir pour le Cambodge.

Dernière île et passage de rivière

De Don Khon à Don Saddam

Puis le passage frontière Lao… Je dirai « à la Lao » : On réveille le douanier qui demande 2Usd pour poser le tampon de sortie..

Bye bye le Laos et la tranquillité Laotienne. Dommage qu’il y ait eu ce vol qui nous a contrarié mais c’est vraiment un pays à visiter. En vélo, c’est génial pour la proximité avec les habitants… En moto /scooter, comme eux, ça doit être parfait aussi

Si tout se déroule comme prévu, nous devrions revenir dans la partie  nord du Laos en Mars 2020 ….à suivre😀pour le moment, découvrons le Cambodge… Byyye !

 

6 commentaires

Vietnam à vélo : 26 jours 1162 Km

Tût tuuûût tût…. Hein, quoi ? Qui a dit que les vietnamiens conduisent au klaxon… Je plante le décor, pour sortir vivant de la route, il faut suivre quelques règles de conduite :

1- Ne jamais s’arrêter. 2- Ne jamais regarder derrière et pas trop sur le côté. 3- Débrancher le cerveau. 4- Chercher le passage en quelques secondes 5- Klaxonner. 6-Foncer go, go, go…les autres s’écarteront . Simple, non ? 😂

La Frontière Chine-Vietnam à huu nghi.. Trop cool

 

Voilà , maintenant on peut continuer.

Nous entrons très facilement au Vietnan avec nos visas électroniques, une formalité. Jackouille n’a même pas passé ses sacoches au scanner.. Ils n’ont rien dit…

Idem pour nós cartes SIM locales, facile. Le Vietnam a un super reseau téléphonique et internet👍. Nous avons opté pour l’operateur Viettel (le réseau de l’armée Viet ceci explique celà) c’est un peu plus cher  mais vraimemt top. Ca nous change de la  chine😉

L’idée de parcours est de prendre des petites routes de montagne jusqu’à Hanoï, un p’tit tour par la baie d’halong, descendre par la côte jusqu’à Ninh binh (halong terrestre) et en fonction du temps dispo, aller jusqu’à Hué et remonter par le centre et ses montagnes pour nous rendre au Laos.

Je suis venue au Vietnam lors de mon premier voyage à vélo en 2001. Je venais du Laos, pays super tranquille et j’avais trouvé le Vietnam très bruyant et pénible car toujours harcelée. Comme quoi tout est relatif, cette fois, en arrivant de chine, la première impression est toute autre 😀 il y a du bruit certes, parce qu’ils roulent àu klaxon et aussi beaucoup en scooter (scooter à essence, ca fait donc du bruit) .. Mais Ca brasse beaucoup moins (Hanoï excepté) ! Pas toutes ces lumières dans les villes, pas la musique à fond la caisse dans toutes les rues… Le vietnam est très peuplé : plus de 95 millions d’habitants pour un territoire 2 fois plus petit que la France, mais il y a moins de monde qu’en chine. Pas de problème dans les hôtels ils acceptent tous les étrangers, internet libre et rapide à nouveau.. Des « hello » partout où l’on passe et des sourires et regards chaleureux..

On trouve des cafés et aussi quelques petites douceurs :   du café souvent servi glacé, du pain, des sandwichs vietnamiens, des nems, des ananas, des mangues, des petites bananes à la peau si fine, viandes en BBQ, ..etc

Petit repas végétarien tofu à la tomate, légumes fris et riz… Très bon

 

 

 

 

 

 

 

Traditionnelle soupe de nouille

 

 

 

 

 

 

 

 

🚴Par contre, s’ils roulent aussi beaucoup en scooter, ils portent un casque. Oui enfin plutôt une petite protection de rien  du tout. Il faut quand même dire que plus de 80% des usagers de la route sont des scooters ou petites motos. Cela nous rappele 🤔que ca fait plus d’un mois que nous ne mettons plus les nôtres. Fait trop chaud ..oui je sais, c’est pas bien..

🐕Oh, par contre, il y a des chiens partout ici. Y’en a bien un qui a essayé de m’attraper le mollet, J’peux vous dire qu’il est pas prêt de recommencer.. Non mais, je donne pas mes mollets de cycliste à n’importe qui, moa 🤣 !  Et pis, ils ont intérêt à faire gaffe nos amis canins, car on en a vu quelques un rôtir à la broche dans le pays, oups.

Les maisons se touchent. Petites façades (parfois juste 3m de large) et tout en profondeur… comme un petit air colonial pour certaines dans les villes avec leur balcons sculptés.

Nous passons notre première nuit assez proche de la frontière, à Cao Loc histoire de s’immerger tout doucement dans l’atmosphère vietnamien..

Et que vois-je ? Un salon de massage.💆‍♀️. 2 minutes pour convaincre Jacko et c’est parti pour 1 heure de massage (pieds essentiellement). Énormément de salons de massage, soins des ongles, coiffeurs… Soucieux de l’esthétique les vietnamiens ? Pour moi qui suis en sandales ouvertes depuis 4 mois, ça va faire du bien. Quant à Jacko, ma foi on dirait qu’il a bien aimé le massage..et la masseuse.

Super, nous avons des pieds tout neufs, 👣nous sommes prêts pour affronter les p’tites montagnes demain.

Trop dure la vie de touriste..

 

 

 

 

 

 

Nous repartons donc pour 3 jours de vélo. Nous apprécions la tranquillité, les p’tits villages, l’accueil vietnamien. Pas facile de bivouaquer, il y a du monde partout, ou bien sinon, les espaces sont occupés par les cultures… Mais nous trouvons facilement des « Nha ghi » hébergement chez l’habitant/guest house entre 6 et 10 € la nuit.

Pas l’air commode celui-là

Fff

Autour de « petits verres d’eau ». Vous savez cette eau qui rend les gens heureux…

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir dîné dans ce petit restau de rue, le proprio qui avait envie de parler un peu avec des étrangers nous invite à boire le thé. Rapidement, il est rejoint par 3 autres gaillards qui viennent avec un drôle de « pot à eau » ..enfin, alcool de riz blanc comme de l’eau.

 

Allez allez , ça monte, faut pousser

 

 

Et comme nous prenons des petites routes de montagne, et bien…ça monte dure !

 

 

Maison au milieu des orangers

 

 

 

 

 

 

Ici, découpe de tomates en 4 qui vont macérer dans je sais pas quoi puis pressées et mises en bocal, si on a bien compris..

 

Ici, on s’est fait une petite pause boisson fraîche et le boss nous a apporté des oranges de son jardin.. Délicieuse attention. Chacun fait quelques photos et nous repartons gaiement.

🙋‍♀️Dans tout le pays, quand on nous abordé après le traditionnel « hello », on nous pose 3 questions : 1- d’où venons nous, 2- quel âge avons nous, 3- comment s’appelle t-on. L’âge est très important ici, il determine la façon dont on parle à quelqu’un, les mots sont différents et ici plus on est vieux, plus on nous respecte..

Mais au fait, ils sont souvent accroupis, comment font-ils ? Et bien, avec les pieds bien à plat ! Si on a pas de problème de genoux, c’est stable et effectivement, on peut y rester longtemps.. 👣Hum, dur pour nous.

 

Un peu plus tard, nous passons devant une tente décorée  pour un mariage. Ce n’est pas la première fois qu’on en voit. Alors, Intrigués,  nous nous arrêtons. Paf, 5 minutes après,  nous sommes invités à manger…Ils préparent la fête pour le soir.  Je ne sais pas combien de fois nous avons été photographiés. Les vietnamiens adorent se photographier avec des touristes. Ca porte bonheur paraît-il d’inviter des étrangers. On en pouvait plus de sourire aux photographes..Nous qui nous étions arrêtés pour faire une photo..c’est quand même rigolo. Tel est pris qui croyait prendre.

Tente de mariage

 

 

 

 

 

Repas sous la tente de mariage

Il y a de l’eau partout dans ce pays et avec des nénuphars dessus, c’est trop joli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle plante !

 

 

Papayes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entrée et l’arrivée à Hanoï fut un peu longue tellement cette ville est grande et complètement folle. Nous avons eu un accueil fabuleux dans notre auberge de jeunesse et le soir même, nous sommes invités à dîner avec eux (fondue délicieuse) et toujours…. petit alcool de riz

Les hommes boivent un p’tit dijo  tandis que les femmes bossent au rangement de la table…euh, ça vous dit pas quelque chose,  ça ?

 

 

Nous avons eu la chance de rencontrer un couple Franco-Vietnamien (Jérôme et Tâm Thiuj). Ils ont créé une agence de voyage que l’on vous recommande (www.couleursvietnam.com) pour faire découvrir le vietnam mais avec des valeurs éco-responsables.

Tâm Thiuj et Jérôme

Tâm nous parle de son pays avec passion et nous explique….les vietnaniems sont heureux. Ils ne sont pas matérialistes. Tout le monde a un petit job, une utilité. (effectivement taux de chômage 2.5%). Ils essaient d’avoir une maison en Rdc pour y monter un p’tit commerce. Une fois qu’on a l’autorisation pour une activité, on peut y faire ce que l’on veut,  même si ça ne correspond plus à celle déclarée. Avec un espace de vente ou atelier, on vit. La famille s’installe en bas de la maison. ils mangent à l’intérieur mais c’est ouvert, voir sur le trottoir sur une petite table, des petits tabourets. Il y a une télé, et un lit derrière une cloison et encore souvent très sommaire, juste une planche en bois matelas fin parfois.

C’est une vie plutot collective. Il n’y a pas d’intimité. Vivent ensembles souvent plusieurs générations.  Ici, personne n’est jamais seul ou isolé. Les vietnamiens respectent beaucoup leurs aînés. La maison de retraite est quelque chose qu’ils ne comprennent pas. Les plus vieux restent chez eux et sont entourés de leurs enfants. Une fille qui se marie par contre, quitte sa famille pour rejoindre celle de ses beaux parents où bien, le nouveau couple part vers un nouveau domicile s’il en a les moyens.. Ils ne sont pas riches mais ils sont heureux nous répète Tâm. Ça fait réfléchir sur nos modes de vie occidentaux, non ? Petit bémol à ce décor vietnamien : la corruption, le système politique… 🤐chut on pourrait nous entendre… Et on rajoute la gestion des déchets, les poubelles.

Et comme partout, les femmes travaillent beaucoup….Ici à l’entretien de routes

 

 

Euh, C’est ki qui a le plus gros chargement.. Et elle, elle n’a sûrement pas les supers plateaux et vitesses pour rouler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faut voir ce qu’elles transportent sur leurs vélos. Le commerce ambulant de ce type est très répandu au Vietnam. On achète de tout et partout.

Vous avez vu leurs p’tits chapeaux pointus ? Pratiques et supers protecteurs, on a hésité à en acheter pour nous.

Autre constat : les p’tits restau de rue sont tellement nombreux qu’on en a déduit que les vietnamiens mangent plus dehors que chez eux. Ça nous a été confirmé par la suite.

Y’a du monde

Et bien sûr quelques visites : le musée d’ethnographie du Vietnam (vraiment très intéressant toute cette diversité de peuples), le musée de l’histoire des guerres du Vietnam..brr

et

Water puppet.. Très coloré, très sympa

Les artistes chantent et jouent de la musique traditionnelle en synchronisation avec le spectacle.. C’est rythmé,  rafraîchissant

 

 

un spectacle très coloré « water puppets » théâtre,

Un spectacle de rue

 

 

 

 

 

 

 

 

sans oublier les rues très animées,

Miam les nems.. Souvent servis avec des nouilles et une sauce épicée.. Un regal

 

La douce odeur des nems

Et le train qui passe dans les rues à 3m des maisons… Impressionnant

Mais si mais si, le train y passe vraiment

 

 

 

 

 

 

 

 

Autant vous dire que les voitures dans Hanoï ne font pas dutout la loi. Des millions de petites motos ou scooters qui déboulent de partout dès le lever du jour jusque tard dans la nuit transportant pour certains toute la famille ou des objets les plus divers.

Petite paranthèse vie des cyclistes. 🚴🚴À Hanoï, nous avons changé les chaînes et cassettes de nos vélos. On est paré pour quelques milliers de km. On en profite également pour prolonger nos assurances rapatriement pour un an ..bon, on dirait qu’ils ne sont pas décidés à rentrer tout de suite ces deux là.

Allez, c’est ma tournee

En discutant avec Jérôme qui avait croisé une famille de cyclistes, il nous dit qu’ils filtraient leur eau avec leur gourde…. Bon sang mais c’est bien sûr, nous avons également un système pour filtrer l’eau ! C’était prévu pour filtrer l’eau des rivières mais nous pouvons aussi filtrer l’eau du robinet des hôtels. Ça représente une sacrée économie et en logistique également, plus besoin de courrir après les bouteilles d’eau le soir pour le lendemain 🏋️‍♂️et en plus, ça fait moins de plastique jeté pour notre pauvre planète, que le Vietnam n’épargne pas. Chaque matin, nous partons avec 2,5l chacun.

Nous quittons Hanoï en direction de la baie d’halong. On nous conseille de passer par Haiphong et de prendre un ferry pour rester sur l’île de Cat Ba.

La route se transforme souvent en piste et longe des cours d’eau. Du coup, nous perdons un peu de temps et finissons cette étape de 100km grâce aux phares de nos vélos.  Il fallait bien une première!!!🙂. Il faut préciser que les jours sont très courts ici, il fait très nuit à 18h.

Parfois, il nous faut prendre des bacs pour traverser. Quasi pas d’attente, ces petites barges font des aller-retours non stop.

A Haiphong, nous prenons un bateau rapide hydrofoil qui nous enmène en 1h à Cat ba. Il nous faut attendre un peu, nous sommes en basse saison il n’y a que 3 départs par jour dont 2 tôt le matin 7 et 9h. Nous sommes arrivés trop tard fin de matinée, Nous prenons celui de 13h.

Nous voici débarqués  à  bon « port ». On avait l’impression de voler sur l’eau.

Cat ba by night

 

Cat ba est la plus grande île de ce groupement d’îles. On parle de la « baie d’halong » mais en fait, on y est pas vraiment, elle est de l’autre côté de l’île nous irons en bateau par la baie de Lan ha le lendemain. C’est très touristique, les hôtels et restaurants se touchent. Mais comme nous sommes en « basse saison »,c’est très supportable.

Village de pêcheurs : 400 personnes y vivaient 5 ans auparavant, il y en a 1000 maintenant. Ca rapporte bien l’élevage de poissons, nous précise le guide.. Mais avec tout ça et les bateaux ou jonques de touristes, pauvre baie ! 😞. Oui, mais nous sommes aussi dedans et bien content de voir ces paysages.

Le lendemain, nous partons pour une excursion journée organisée : bateau, village de pêcheurd, baignade, île aux singes.. Très beau.. Rien à faire que de se laisser guider. Oh, les fainéants.. ⛱️🌴😎

Jonques pour les touristes un peu plus fortunés. On peut y dormir. certainement le plus belle façon de s’imprégner de l’atmosphère de la baie en croisière de 2 jours

même si, comme souvent ici, il y a pas mal de nuages et de brume,

 

L’eau est super bonne..

Petits mais chapardeurs

 

Des centaines de singes habitent cette île. Ils sont très habiles et n’hésitent pas à nous sauter dessus, et à mordre s’ils pensent qu’on a à manger dans un sac.🐒🐒 Nous avions un sac en plastique avec de l’eau, du pain et banane, ils l’ont vu tout de suite et l’un d’entre eux a sauté dessus. Heureusement Jacques a été très rapide et à levé le sac.. Une touriste en a aussi fait les frais plus tard, un singe lui a piqué son sac elle a eu du mal à le récupérer.

Cat ba vu d’une petite montagne environnante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un des moyens les plus  sympa pour visiter cette île est de louer un scooter (ça coûte 3€) et de partir faire la traversée et retour dans la journée. Nous le ferons avec nos vélos, en repartant.

Une des 3 Plages de Cat ba

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, nous avons bullé dans la ville, sur la plage, petite balade en hauteur.. Vraiment chouette cette île mais Combien de temps encore ? ils construisent partout😕, c’est effrayant! Du coup, les hôtels sont obligés de brader les prix. On dort pour 6€ petit dej compris à 50m du port..

Pour le retour vers haiphong, nous longeons la côte ouest de l’île, des montées- descentes mais pas difficiles.

Petite partie de piste sur l’île de Cat ba

 

Très authentique avec ses tout petits villages et montagnettes ..

 

 

Puis un ferry qui part toutes les demie heure jusqu’à l’île de Cat-haï puis un grand pont pour relier le continent. Cette dernière partie est toute plate et industrielle, bof.

Arrêt repas : c’est très simple : on choisi ce que l’on veut et hop, ils le portent sur la table, parfois chauffé, avec du riz, quelques sauces. On se régale

 

Nous rejoignons ensuite Ninh binh en passant dans le « delta du fleuve rouge ». Nous roulons entre les rivières et canaux, il y a de l’eau partout et c’est complètement plat.. Trop facile 🚴

Dans le delta

 

 

 

 

 

 

 

Oooh

Magnifiques bonzaï.. Il y en a beaucoup dans la région et pas que dans les magasins mais aussi chez les particuliers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Près de thaï ninh

 

Delta fleuve rouge.. De l’eau, de l’eau et de l’eau

Rafraîchissant n’est ce pas ?

Quelques surprises dans le secteur.

Hum, un peu moins sympa. Bon appétit… Euh, là on a pas osé

 

 

 

La météo ne nous a pas été favorable ici. L’hiver arrive nous dit on, mince. Bon, il fait quand même 28 degrés, c’est pas top dur à supporter, mais par contre, bonjour le taux d’humidité.

 

 

Petite pause visite. Et comme il s’est mis à pleuvoir, on a attendu sous le grand hangar à vélo. Il y avait une cérémonie. A la fin de la cérémonie, toutes les femmes (pas vu d’homme) ont mis leur cape de pluie plastique et hop à vélo ou scooter. Mais l’une d’elle s’approche de nous, prend la veste de pluie vélo de Jacques, nous dit je sais pas trop quoi et s’en va… On se regarde se demandant si elle allait revenir ou pas…. Ta ta ta🤔 et si, 10 minutes après, elle revient avec un parapluie, des capes, et la veste en rigolant. Elle était partie chercher des protections de pluie pour ses amies ou personnes plus âgées.. Nous voilà rassurés.

Ninh binh, 2 jours d’arrêt.

Petit tour à vélo pour aller visiter un joli site « Mua caves ».

Ben, va falloir grimper un peu 500 marches…Mais à pied, plus facile qu’à vélo

 

Et voilà la vue eh hé ! Pas mal, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d’un arrêt déjeuner, un gars était en train de fabriquer ce poisson à partir de fruits. On le regardait faire et spontanément,  il nous l’a donné.  Superbe !

Le lendemain, Après un petit tour à vélo à travers les rizières, nous embarquons pour 3h de balade en bateau pour visiter grottes, pagodes, canaux au milieu de petits pics …

cool la vie

 

 

Même s’il y a beaucoup de touristes, c’est vraiment beau.. En plus, on a eu une journée ensoleillée.

 

Accès aux grottes en barque, 1400m de long sous la montagne en bateau, une expérience intéressante. Il faut s’assoir au fond de la barque pour ne pas taper la tête.

 

Une sensation de calme de détente nous envahi

 

 

 

 

 

 

 

Bon, après ces 2 jours, nous décidons d’aller à Hue, une Cité impériale. Tout le monde dit qu’il faut y aller, en plus il y a des plages pas loin. 700km au sud, on voit déjà le tableau, visite, soleil, plage et dodo sur le sable blanc.. Aller en bus couchette et on reviendrait en velo en longeant la côte.. beau programme en perspective, non ? euh…

Episode bus de nuit ….expérience à vivre. Les soutes étant pleines à l’arrivée du bus, ils voulaient nous faire démonter les vélos..hors de question, ils nous avaient dit « pas de problème », on a payé presque aussi cher pour les vélos que pour nous…Ils trouvent une solution : sortent un énorme sac mettent les vélos. Jacques s’en occupe, c’est plus prudent et met des sacoches pour faire tampon…Ils déplacent leur sac ailleurs..,on a juste fait  attendre tout le monde au moins une demi heure, désolée les backpackers.

Ensuite, ils nous avaient promis des places en bas comme nous sommes, comme ils disent :  des « old persons ». Du coup, ils ont empêché tout le monde de rentrer dans le bus jusqu’à ce que nous soyons installés…hum privilège des seniors..Et regardez un peu..

Couleur un peu modifiée par l’appareil photo mais pas loin de la vérité

Rigolo,

un peu à l’étroit pour un grand gaillard

 

 

 

Arrivée  à Huė, nous sommes un peu cassés.  La nuit à été difficile. Mais même pour les jeunes, faut pas croire.

Et… aïe aïe, forte pluie. Le temps d’un bon jus de fruit « fruits de la passion » , on rejoint notre auberge de jeunesse en espérant prendre notre chambre dès le matin. Raté, faut attendre 14h, dommage on aurait bien piqué un p’tit roupillon. Mince ! ils annoncent 3 jours de tempête tropicale ici. Raté également pour la partie farniente sur la plage.

Bon, ben ça sera visite sous la pluie pour la première journėe. Nous sommes allés voir la cité impériale,  imposante, les jardins y sont superbes. On a pas pris de photo de l’extérieur, trop de pluie à ce moment là..

Des orchidées à faire rêver

 

 

 

 

 

 

 

 

et hôtel, blog et recherche de notre futur trajet pour la deuxième journée où il tombe des trombes d’eau non stop suite au passage d’une tempête tropicale. Pas le courage de prendre nos vélos et d’aller visiter les tombes royales à 12 km. Dommage, cette ville et région ont l’air chouettes mais sous la pluie… Nous faisons un petit tour en ville pour quelques achats : la veste de madame est en mauvais état. On trouve une veste de montagne en goretex pour 12€, on ne réfléchi pas longtemps.

Repas dégustation à leur hôtel. Très bonne soirée. Ça fait du bien de parler français et d’écouter Tham parler de son pays

On retrouve Tâm Thuij et Jérôme et leur groupe français ce qui a animé les 2 soirées de notre séjour.

 

Baraques de pêche sur pilotis

Malgré la pluie, nous décidons ensuite de nous rendre sur la côte, une petite presqu’île à 15 km, pour voir la plage, la mer et des villages de pêcheurs.

Plage de pêcheurs.. Pas un touriste à l’horizon

Et finalement ce fut une journée magique, la pluie ayant cessé, on se balade sur la plage

C’est la Pêche à la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

puis immersion dans le village de pêcheurs presque les pieds dans l’eau en compagnie des habitants avec qui nous échangeons des sourires et des paroles chacun dans sa langue, on tente de se comprendre.

Beaucoup de petits temples décorés

Très coloré

 

 

 

 

 

 

Peuple Vietnamien on vous adore avec votre accueil, votre simplicité, spontanéité à sourire, votre façon de concevoir votre vie.

Nous allons maintenant longer la côte vers le nord, le vent légèrement de face, un peu de pluie de temps en temps ☔mais pas de quoi mettre les vestes de pluie. ‘toute façon, il fait trop chaud. En revanche, les routes sont parfois immergées.

T’as oublié les palmes ? de l’ eau à droite de l’eau à gauche de l’eau devant et de l’eau dans l’air…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il semble que la vie s’écoule doucement ici. Nous longeons des rivières, les champs complètement immergés. on voit les femmes qui lavent leur linge sur la berge. Aïe, il ne doit pas y avoir beaucoup de machines à laver dans les maisons de ces petits villages là. Parfois une plage, sinon des temples.

Pistes de terre rouge et sur les côtés, des rizières

 

Aaah, voilà les plages à nouveau. Mais la mer est très agitée, ça n’invite pas à la baignade, mais on s’y balade longuement. Pêcheurs à part, On est plutôt seuls, ça ne semble pas être le centre d’intérêt des locaux, on voit personne dans l’eau. Par contre, ils ont des p’tits bateaux de pêche partout posés sur les plages et partent probablement quand la nuit tombe.

Personne sauf nous sur les plages

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée s’achève. On a du se planter dans notre navigation routière, on arrivera pas là où on pensait dormir.  On fait 3, 4 courses dans le village. l’endroit semble idéal pour bivouaquer.. Acte manqué, en fait ça nous manquait un peu..Le bivouac

Bivouac sur la plage   bercés par le bruit des vagues toute la nuit. Et un peu de pluie.

 

 

 

 

 

 

 

Au petit matin… Hourra le soleil est revenu

 

 

 

Nous allons continuer à remonter le long de la mer

Dunes de sable le long de la route

 

 

 

 

 

 

 

Étonnant ces dunes de sable, on a l’impression d’être aux portes d’un désert

 

 

 

Les couleurs sont splendides

Même pas froide, mais très tourmentée

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons la mer, les dunes et les élevages de fruits de mer (cf rubrique les champs du Vietnam) pour nous diriger vers le centre et les montagnes. Les petits villages nous semblent plus harmonieux que certaines villes de bord de mer où se construisent des resorts et autres grands hôtels et parfois d’immenses routes pour presque personne..

Double voie rien que pour nous, oui mais pour quoi faire ?

Aménagement d’une grande route ou il n’y a personne

 

 

Quel gachi d’investissement.

 

Et voilà, 6 mois se sont écoulés depuis notre départ sous la neige. Et aujourd’hui sur le sable au Vietnam. Nous en sommes tout retournés d’émotion

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à vous tous de nous suivre et de nous envoyer vos p’tits messages. Ils contribuent beaucoup à notre équilibre.

Allez, allez… On repart il y a tant à découvrir. Je me demande parfois comment on va pouvoir se rappeler de tout ce qu’on voit, de ce qu’on reçoit… Etc

Ho hisse.. Ca bosse dur, dans les rizières

 

 

 

 

 

 

 

Lui, surveille ses canards

 

 

 

 

Nous arrivons à  Phong nha dans un endroit où il y a beaucoup de grottes, dont une, la plus grande grotte du monde : il faut plusieurs jours pour y accéder et la visiter. Nous nous contenterons de visiter la « grotte du paradis » et de rouler entre les pics karstiques.

Petit repos, ça grimpe fort

On l’aura méritée cette jolie grotte. 44 km aller retour et plus de 758 m de dénivelé. Il fait très beau, c’est super.

« Paradise cave » , magnifique

Ces grottes sont d’une rare beauté. Sincèrement ça vaut le détour.

 

Jacques en a perdu la raison,

Euh, Jacques : la route, c’est de l’autre côté 😅

 

 

besoin de se rafraichir aussi et la bonne occasion de laver nos vélos qui étaient rouges de terre de nos jours précédents en bord de mer. Et elle n’est même pas froide..je dirai même parfaite ,une belle source qui sort de terre entre les pierres, sympa non ?

Jacques précise « J’ai perdu la raison tout simplement après nos 6 mois de vadrouille à travers le monde. Cette grotte est pour moi de loin la plus belle des visites, vient ensuite les mines de sels de Cracovie, la place rouge du Kremlin. On nous demande souvent quelle est le pays que vous avez préféré. Pour le moment, le Vietnam  malgré mon coup de gueule (cf rubrique les champs du Vietnam) vient de déloger la mongolie de la première place mais de peu. »

Nous continuons la route vers le nord et toujours en montagne. C’est franchement très agréable, les routes sont bonnes, peu de circulation, c’est vert, la végétation dense. Nous avons quelques averses de temps en temps…. Et nous trouvons toujours des petits hébergements, même pas besoin de monter la tente.

Une rivière de montagne

Sur notre route, un endroit dit cascade et lieu de baignade.. L’eau était fraîche mais bonne, un regal après une journée de vélo en montagne

Toute seule dans la piscine naturelle

Ils dînent souvent assez tôt.. Ou devrais-je dire, ils descendent des bières !!! Qu’est ce qu’ils peuvent boire les vietnamiens !!!

Parfois les nuits sont animées, il y a des karaokés un peu partout ici, une de leur distractions favorites, je pense. Un soir un groupe d’enseignants faisaient la fête, ils ont commencé à chanter mais la salle du karaoké était dans l’hôtel au même étage… Oups, bonjour la nuit😒

Et 9000 km  !!!! 🤸‍♀️💪

 

 

Beaucoup d’églises dans le secteur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des d’églises, et pourtant, ça ne touche que très peu de personnes. La majorité de la population est avant tout de croyances et valeurs issues du culte des ancêtres, bouddhisme, confucianisme, taoïsme. Je lis sur internet que ce sont les garçons qui ont en charge le lieux, petit autel avec offrandes, encens photos… par lequel les ancêtres peuvent revenir à la maison. Ce qui expliquerait qu’il est inconcevable pour les vietnamiens de ne pas avoir d’enfants, et au moins un garçon. Faute de quoi l’âme de l’ancêtre est condamnée à érer.. Ça explique le nombre d’enfants !

Par ici, certaines maisons ne sont pas en dur, mais juste une cabane en bois, souvent sombre.. Pas très riche, le coin

 

 

 

 

 

 

 

Nous longeons la Ngan pho river

 

 

 

Depuis Pho Chau, nous rejoignons la route n°8 qui amène à la frontière. Nous nous arrêtons à Thai Son, dernier endroit où l’on trouve des hébergements, et pis, on est pas si pressé de partir en fait. Nous ressentons comme une émotion forte, un petit pincement au cœur💔 de quitter ce pays, si vivant, si joyeux. Une chose quand même nous hérisse parfois le poil : les poubelles partout.

Des plastiques et autres déchets partout, quel dommage, quelle tristesse 😢

 

 

 

 

 

 

 

Ce pays est vraiment facile à visiter et très beau. Bien sur, le vélo facilite les rencontres, mais si on est pas un voyageur « vélo-sacoche » , la meilleure option est de louer une petite moto ou scooter et de prendre une application  de type « maps me » dont les cartes se téléchargent, mettre l’option vélo pour se perdre sur les petites routes et villages, pour s’imprégner totalement de ce pays.

Bon, comme découvrir un nouveau pays est très excitant également . Nous franchirons la frontière du Laos demain.

Allez, un dernier sandwich et ananas avant de partir pour affronter la montee

Banh me ou sandwich

 

 

 

 

 

 

 

 

Magnifique cette façon de préparer l’ananas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intéressant cette reconversion de pneus, dans la region

Poubelle en pneu recyclé, malin !

 

 

 

 

 

 

 

 

Good bye Vietnam🇻🇳 et si tout va bien, nous reviendrons pour visiter l’extrémité sud du pays, fin décembre 🎅

Bye !!

Commentaires fermés sur Vietnam à vélo : 26 jours 1162 Km

Chine à vélo (1) 30 jours, 1 180 Km

1,4 milliards de chinois, et nous, et nous, et nous..🎶.. Une incroyable fourmilière… Dans un très beau pays. Nous y sommes rentrés par le nord (la Mongolie intérieure) puis cap sur Datong en bus, Pékin à vélo , train jusqu’à Guilin et vélo direction est-sud-pest jusqu’au Vietnam.

Une fois débarqués de la voiture qui nous a permis de passer la frontière,

Au loin, l’arc en ciel du poste frontière

Nous commençons à en avoir l’habitude maintenant, c’est une superbe 2×2 voies avec piste cyclable qui nous accueille… Le contraste est saisissant :

Parterres de fleurs…aah

des arbres, des fleurs dans la ville d’Erenhot .. Euh pourtant nous sommes encore dans la partie désertique, en « Mongolie intérieure chinoise »! à seulement 5km des voisins mongols, et de l’autre côté, y’a rien… on sent qu’il y a plus de moyens ici !

Éventail géant

des statues et objets d’arts disséminés un peu partout, des hotels, des magasins partout,

Des magasins, des scooters électriques, ça brasse

Ca bosse partout ici : le commerce, l’entretien et le nettoyage des rues, (à ce niveau, on déchantera quand on sortira des villes). Il y a tout plein de vélos électriques avec de toutes petites roues, des scooters électriques de toutes les couleurs, des triporteurs, ça bouge. 

Mini voiture électrique

des groupes d’hommes qui jouent aux cartes dans les rues😄, c’est terriblement vivant. 

Un gros bémol : ils n’arrêtent pas de racler la gorge et de cracher par terre😕et le bruit des klaxons..

Nous achetons notre carte Sim locale « China mobile » mais le hic est que notre moteur de recherche Google ne fonctionne pas en chine…mince, on n’y a pas pensé avant, il aurait fallu installer des VPN (ne me demandez pas ce que c’est mais cela permet de contourner les filtres Chinois). Du coup, impossible de faire nos recherches d’hôtels, sites à visiter, infos transport… WhatsApp sans photo, maps-me (parce que les cartes ont été téléchargées avant) et les mails fonctionnent. L’accès au blog est très lent… 😢. J’ai du embeter Véro, juang (dit Monsieur Fleuve, notre contact en chine – merci Micheline de Suisse) et plusieurs agences de téléphonie chinoises pour trouver une solution. On nous a installé « Baidu », moteur de recherche Chinois, mais c’est écrit en Chinois.,🤔😟💣 faut utiliser le traducteur à chaque info trouvėe…ingérable. Bien plus tard un touriste allemand rencontré nous montre « Bing.com » et ça fonctionne à peu près 😀bien que limité.

 

Bon, tant pis, tout cela nous ouvre l’appétit 🥢, trouvé le p’tit restau, il y en a partout. Nous nous jetons sur une nourriture variée, goûteuse, avec plein de légumes… mais épicée 😛

Pas facile de manger avec les baguettes, pas vrai Jacques ?

.. Oups, on aurait peut-être pas du manger du poisson pimenté quand même… La nuit fut rythmée par des alle-retour aux toilettes.. Aïe, ouille. 😨

Jacques malade, du coup, nous reportons notre départ en bus d’une journée.

Le lendemain, nous voulons changer notre argent mongol restant. Deux banques, dont la banque de Chine, n’ont pas pu nous changer nos turiks. On nous oriente vers un lieu spécifique et, en demandant notre route, on nous amène dans une petite camionnette bien étrange et nous repartons avec des Yuans.. Pas tout compris, là… En fait, il y a tout un quartier où les Mongols viennent faire du shopping et remplir leurs voitures avant de repartir en Mongolie.. et voilà aussi pourquoi nous avons fait 2h de queue à la frontière.. Tout s’explique 😁.

L’argent, ce n’est pas simple en Chine. Quasiment aucun établissement n’accepte les cartes de crédit étrangères et beaucoup de banques ne permettent pas non plus de retirer de l’argent avec nos cartes et parfois, avec un plafond bas…certains touristes rencontrés plus tard nous disent avoir 4 cartes différentes pour y arriver.

Bon maintenant, l’idée c’est de faire 400 km vers le sud en évitant de refaire à vélo toute la partie désertique identique à celle que l’on a traversée en Mongolie et de rentrer un peu dans l’intérieur de la Chine. Nous allons à Datong où se trouvent de superbes grottes et temples et ensuite nous remonterons sur nos montures direction Pékin.

Notre malade allant mieux, on peut partir. C’est parti pour 7h de bus « Erenhot Datong » : sportive la conduite. Notre chauffeur use davantage son klaxon 🔊que ses freins ! parfois, ça passe de justesse😥. Mais que se passe t il, nous sommes contrôlés 4 fois pendant le trajet. Pour tout le monde, présentation d’une pièce d’identité et nous avons même le privilège de descendre du bus une fois, pour faire un scan de nos passeports et répondre à 2 questions : où allons-nous et pourquoi faire… Aux postes de péage, on remarque que la police contrôle tous les véhicules, les coffres… La police est omni-présente, en Chine.

Le voyage en bus est intéressant, d’abord le désert, puis plus montagneux, plus vert, (voir §des champs de Chine), des éoliennes, des villages. Étranges ces petits villages, tout est bien carré, bien aligné, les maisons toutes identiques. Dommage, le chauffeur fume, d’ailleurs on verra des gens fumer dans les restaurants, les chambres d’hôtel, les trains. On fume partout en Chine et surtout les hommes. Autre comportement étrange, beaucoup de gens téléphonent dans le bus, parlent super fort, écoutent la musique et tout le monde « en profite » . Nous arrivons à l’heure annoncée, 16h..Pas mal ! 7h pour faire 450 km, par contre il nous faudra 3h pour trouver un hôtel.. Il y a ceux qui ne sont pas pour les touristes étrangers, ceux qui sont complets, les trop chers et ceux qui disent non, on ne sait pas pourquoi… Heureusement, on rencontre Yang

À l’hôtel après 3h de recherche

Qui va nous aider à nous y retrouver dans cette grande ville.

 

 

c’est parti pour la visite des grottes de yungang classées  Unesco, 5ème siècle,  à 16km a l’ouest de datung.

 

Nous y sommes allés en bus pour seulement 70 cts à deux, la gare routière étant en face de notre hôtel.

Un vrai havre de paix, tous ces arbres pourtant sur une zone très aride, musique douce sur tout le site, 45 grottes principales, 209 subsidiaires, et près de 51000 statues de pierre. Sculptėes en 460 (apres JC) puis agrandies et améliorées pendant plus de 1300 ans sur une 10aine de dynasties.. Fierté  chinoise pour « ses  ouvriers habiles et talentueux avec burin et marteau comme seuls outils » (merci Juang, pour ces informations. Juang, habite pres de Shanghaï mais il  nous aide à distance pour toutes les questions que nous nous posons en chine, dans un Francais impeccable .. bravo et bravo à son ancienne professeur Micheline👏 !)     

La gare by night, on la trouvait jolie..

Le soir nous assistons à une drôle de scène, sur un grand trottoir, près d’un centre commercial, des groupes de personnes dansent sur des musiques variées : c’est décomplexé, inattendu, bon enfant. Et ça, on le verra dans toutes les villes sur notre parcours, avec un petit poste, 2 enceintes, ça danse sur des chorégraphies guidées par une personne. Essentiellement des femmes. J’irai bien les rejoindre, mais je n’ose pas.. 

Danse danse danse

.

Nous visiteront également : le mur des 9 dragons

Ses 8m de haut, 2 de large, 45,5 de long construit au 14ème siècle sous la dynastie des Ming ; le temple de Shanhua

Temple de huayan

de Huayan, le mur de fortification

Mur d’enceintes vieille ville

qui entourre la vieille ville.

Étonnant de voir ces monuments et jardins au pied de ces buildings. Ils sont très bien entretenus.

Vue du mur…

Et, tout autour, plus ou moins loin, des buildings, tous très hauts et vides,  beaucoup d’autres en constructions..ça nous le verrons partout. Les chinois bâtissent beaucoup mais les bâtiments sont souvent inoccupés… Alors pourquoi faire ?

Nos estomacs et intestins vont mieux : depuis 2 jours, nous précisons « sans piment » dans les p’tits restau. 3 nuits dans un bon hotel, et voilà, nous sommes reposés prêts à remonter sur nos p’tits bolides qui s’ennuient dans un garage entourés de p’tites motos et scooters électriques.

Aah, tout va mieux. circuler à vélo en Chine est facile mais il y a beaucoup de doubles voies, triples voies où circulent de nombreux camions, qui klaxonnent tout le temps, c’est poussiéreux et fatiguant. Heureusement, Notre « maps-me » nous propose des petites routes…

« petite » route en beton

 

Parfait, après quelques km de route très très droite en béton , nous entrons dans la Chine rurale agricole. Du maïs, des serres de légumes, que dis-je, des milliers de serres (cf rubrique les champs de Chine) . C’est simple, tout est gigantesque ici,  à l’échelle du pays.. Euh, sauf les chinois, qui sont plutôt petits 😁

Les villages sont un peu plus pauvres, plus sales, ça c’est vraiment dommage tous ces plastiques, boîtes, sacs, poubelles en vrac ..au bord des routes ou des maisons.

Porte de villages….jolie, mais à côté, beaucoup de poubelles.. ☹️

 

 

 

 

 

 

 

 

Maisons en terre battue, celle ci est abandonnée, mais d’autres sont habitées et pas loin de ça

 

petites rues de village aux murs en terre battue

on est dans une autre Chine

 

 

 

 

 

Vaches devant les maisons, de douces odeurs de cochons également, voyez-vous..

 

Dans certains petits villages, on peut admirer de belles fresques, c’est surprenant et très agréable

 

Jolies fresques de tout petits villages

 

 

 

 

 

 

 

Revenons aux portes : tous les villages ont leur belles portes, les maisons également

Portes de village

 

 

 

 

 

 

Porte de maison

Elles sont le Symbole du  » bonheur accueillant » nous dit yiang .

Notre 1er bivouac au milieu de champs de maïs (qui ont pris la grêle )

Bivouac dans les maïs

 

 

… Sans commentaire

 

Chaque fois que nous revenons sur un axe principal, nous sommes sous la poussière et vapeurs de camions….la Chine : une gigantesque usine à ciel ouvert. On voit de nombreuses industries, ça s’active beaucoup dans les champs, les camions n’arrêtent pas, ça bosse de partout..bref nous sommes bien au coeur de notre fourmilière

 

 

Pas de salut d’automobilistes ici, ou très peu, les chinois dont plus réservés que leurs voisins mongols. Ils ralentissent, regardent , »parfois levent le pouce 👍 et rigolent puis d’en vont. Une fois, un véhicule s’arrête et nous donne deux petites bouteilles de thé froid 🥰, sympa, non !?

Nous avons également traversé une zone de réparation de camions, longue de plusieurs km de chaque côté de la route. Des  garages les uns à côté des autres, une boîte  de vitesse par terre ou un moteur, tout ceci dans la crasse, l’huile et la poussière  😎mais ça repart de plus belle. on se sentait un peu fragile là au milieu.

On transporte de tout ici, mais beaucoup de charbon

Rhoooh… tout ce charbon

 

Des milliers de camions sur les routes avec certains passages obligatoires sur des bascules automatiques sous les yeux de la police. mais là où les contrôles sont absents, le graviers ou sable forme des sommets impressionnants dans les bennes et ça déborde très largement sur les routes qui ressemblent parfois à des entrepôt de matériaux divers. Encore aujourd’hui juste devant nous, un camion chargé de déchets de bois, 1,5m plus haut que les côtés, a perdu une partie de son chargement mais peu importe, il continu tranquille. Tout le monde contourne, un autre passera sûrement dessus, le réduisant en poussière qui bordera ainsi la route..

On essaie de prendre des petites routes entre Datong et Pékin, mais parfois, on tombe sur ça :

Une 2 x3 voies, mais déserte. C’était un dimanche… Cool, non?

 

 

 

Et sinon on prend des petites routes,

Moitié terre, moitié béton au milieu du maïs

 

 

 

 

Panneaux solaires

 

 

 

 

 

Pourquoi faire petit, toute une montagne couverte de panneaux photo voltaïques… Incroyable !

Des magasins de toute sorte

 

 

Et des villages, des villes qui s’activent, ça bosse dur en Chine.

Un atelier au boulot… Un dimanche !

 

 

 

 

 

 

Triporteur transportant…..les triporteurs transportent tout en Chine. 

Triporteur et ses tubes….

 

 

 

Un marché

 

 

ça peut être aussi des vendeurs de légumes, de fruits ou autres produits

On achète du raisin.. Super bon Il y a des dizaines et des dizaines de vendeurs le long des routes de cette région des raisins

 

 

 

 

 

 

 

Et puis commence la galère des transports avec les vélos. Nous préférons rentrer à Pékin en transport en commun car entrer dans cette mégalopole de 30 millions d’habitants nous prendrait 2 jours juste pour y rentrer… On nous indique le numéro d’un bus, nous y allons mais il y avait 2 lignes qui portaient le même numéro : une de la station du bus qui emprunte les autoroutes, etc. et l’autre ! , on est pas arrivé à la bonne,(c’est tellement compliqué de comprendre les consignes et de faire comprendre nos demandes) : le bus ne voulait pas nous prendre, plus exactement s’est arrêté 10m avant et à fait semblant de ne pas nous voir.. On ne comprenait pas et on attendait attendait et on demandait encore. Il a bien fallu demander  à une dizaine de personnes pour qu’une fille qui parlait anglais vienne nous voir. Elle nous dirige vers une arrière cour et essaye avec d’autres personnes de trouver des solutions, et ils appelent, discutent… Bingo c’est OK, ils prennent un petit véhicule pour nos vélos, une voiture pour nous et nous enmènent 15km plus loin au terminal de la station de bus, rien que ça

Hop hop, vélos dans la soute

Ils nous font passer devant tout le monde et hop, les vélos sont embarqués dans la soute, quelques photos..

Un grand merci à tous ceux qui nous  ont aidés… On serait encore en train d’attendre😂

Elle nous remet même un petit cadeau une petite boîte de thé, quelle délicate attention.  C’est juste magnifique, émouvant efficace..

 

Le bus nous dépose à Pékin…. Euh enfin, ça veut dire à 26 km du centre, quand-même 🤔. Bon en fait, circuler à vélo à Pékin est extrêmement facile. C’est carré, il y a des voies réservées aux 2 roues (électriques ou pas). Il faut juste être dans le flux, jacques devant avec le GPS fonce : ça passe à droite, à gauche…au feu rouge. C’est pas forcément normal, voir interdit mais pas controlé…. Enfin presque… Moi, ça m’amuse, j’adore.

Notre auberge de jeunesse se situe plein centre, dans les fameux « hutongs » , ces vieux quartiers de Pékin, un peu détruits au moment des J.O. De Pékin en 2008 : un enchevêtrement de venelles bordées de petites maisons basses. Certaines sont très étroites. Au milieu de ça, certaines ruelles plus larges, commerçantes et chargées d’hôtel et auberges de jeunesse… Parfait, nous allons prendre la température, l’ambiance est fourmillante, c’est éclairé, des p’tit restaurants partout, à vous faire tourner la tête.. Excitant, très touristique aussi.. Et une présence policière un peu… Comment dire… Un peu beaucoup presente. Il faut dire que dans 1sem c’est la fête nationale des 70 ans de la république… Ils sont tous sur les dents.

Rue piétonne à côté des « hutongs »

 

 

On teste un petit restau de rue… Euh.. Special

On sait pas trop ce que c’est : du foie, des tripes… on a eu du mal cette fois.

 

 

 

Globalement, nous mangeons super bien en Chine, dans tous ces petits restau de rue, c’est pas cher et bon. Il y a beaucoup de légumes, du riz ou nouilles, et quelques morceaux de viande et des tas d’autres petites choses ajoutées (cacahuètes, herbes, et autres font on  ne connaît pas le nom. De temps en temps on demande « no spicy » car notre Jacko à un peu de mal.

En revanche si nous allons dans des petites épiceries pour nos piques niques ou bivouacs,  c’est difficile. Peu ou pas de pain ici, des mini pâtes de poulet ou canard emballés sous vide. Du coup, comme il y a des villes partout. Pas de conserves, il vaut mieux s’arrêter dans des p’tits restau de rue, c’est rapide, pas cher, plus équilibré. Pour les quelques bivouacs, pareil, il vaut mieux et emporter un plat et le faire réchauffer plutôt que de cuisiner. On ajoute quelques gâteaux. Dans le sud nous allons trouver des fruits super bons et énormes..

 

On ne peut pas être à Pékin sans visiter, L’incontournable, c’est bien sur la muraille de Chine… 21 000 km d’après le guide, 3 millions de personnes seraient mortes pour sa construction qui aurait commencé il y a plus de 2000 ans.. Il y avait peu de monde sur une partie du tronçon nommé « badaling » que nous avons vu, situé à 70km de Pékin… C’est impressionnant, ce serpent qui s’enroule autour des montagnes, construit pour se protéger des Mongoles… Complètement fou..

Nous avons cheminés 3km sur cet immense serpent de pierres avec 500 m de dénivelé.

 

 

 

 

 

 

Ça tire sur les mollets et les gambettes pas habituées à cet exercice là 😅. Rigolez pas, j’ai eu mal pendant 4j

 

 

 

 

 

 

 

Des tours positionnées tout au long de La muraille

 

 

 

 

Partie non rénovée

C’est encore un travail gigantesque d’entretien, de rénovations de toutes les parties non encore accessibles

regardez le nombre de truelles et de sceaux qui servent à la rénovation !!!

Jacques dans le métro… Top moderne ce métro,  et très facile de s’y repérer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous navigons en métro,

Le parc près de la cite interdite

 

 

 

 

Nous n’avons pas pu visiter la cité interdite fermée à cause de la fête nationale.

Ce qui est particulièrement éprouvant, ce sont tous ces contrôles d’identité, contrôles de bagages, en permanence : pour prendre le métro, pour entrer dans le parc…et cette présence policière et militaire , partout, partout ! Quelle pression.

Nous sommes allés voir le palais d’été… Magnifique

En bas du palais, au pied d’un magnifique parc, petite musique d’ambiance, c’est reposant

Nous ne sommes pas restés longtemps à Pekin, beaucoup de monde, nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à la gare pour prendre nos billets de train pour aller vers le sud à Guilin, surtout pour l’envoi de nos vélos.. La chine est immense, impossible de traverser à vélo dans le temps de notre visa.

Aux guichets et aux points infos, ils ne savent pas et disent « no » … Plusieurs heures 2 jours de suite..😢 Heureusement qu’on savait que c’était possible, et qu’il fallait les envoyer séparément (merci Christine et vero pour les infos envoyées-comme nous n’avons pas accès à internet)… Bref, on a réussi. Les vélos sont partis un jour avant nous… On espère que ça passera.. Les couteaux et objets métalliques interdits, il a fallu ruser : un dans le tube de selle, l’autre enfoui dans la trousse à outils … Petit stress. Un touriste rencontré hier s’est fait confisqué le sien dans une gare, ils nous ont fait déballer plusieurs sacoches, ils voyaient bien quelque chose mais pas ça..Ouf, c’est passé … À voir à la réception..Ira-t-on en prison ? 😨

Du coup, çes problèmes de transport, la fourmilière, ces contrôles, la durée de nos visas, les prix de la capitale … On préfère partir et descendre vers le sud (28h de train) pour aller sur un endroit plus montagneux, certes touristique également, et reprendre nos vélos pour rejoindre la frontière.

couchette dite « dure » (cabines ouverte de 6 personnes) et nous avions celles du haut. Oups. C’était très bien en fait, et vraiment pas cher.

On a voyagé avec des chinois, et comme on nous observe beaucoup dans ces cas là, on leur a montré nos photos de la ferme, maison, poulets..🐓.etc qu’est ce qu’ils ont rigolé !

Guilin : génial  nos vélos sont arrivés et livrės à l’hôtel👍. Le comble pour des cyclistes, nous avons été obligés de prendre un taxi avec nos sacoches..Mais nous sommes contents et soulagés. Guilin, Nous sommes dans la région du Guangxi . Cet endroit est connu pour la beauté de ses sites : très  verdoyant, ses rivière lacs, collines, la proximité des rizières en terrasse …regardez plutot

Quel arbre magnifique

Vue du » pic de la beauté solitaire »

 

Tous leurs jardins, bords de rivières sont fleuris, des plantes magnifiques, petite musique …Le soir sous les lumières de toutes les couleurs

., c’est un endroit très prisé des chinois ,très romantique. Faut voir comment ils se photographier, sous toutes les coutures, en prenant des postures de stars. Les chinoises, très joliment habillées de petites robes et jupes légères,  des voiles et mousselines sur des corps sveltes…très rigolos. Nous avions vu les magnifiques barbies Estoniennes, maintenant ce sont de très belles poupées chinoises, chut ne dite rien.!!à Cathy. Il y a aussi des groupes de personnes qui dansent ou qui font de la gym (qi gong ?) en musique. Incroyable.

Nous sommes allés faire une petite croisière sur la « Li river », très tendance ici.. Au cœur des pics karstiques.

Bâteau croisière

Nous nous y attendions pas, Des centaines de bateaux les uns derrière les autres.. Ça gâche un peu la balade, mais comme c’était joli, passons sur ce tourisme de masse.

Le pire était à venir, nous avons prolongé le tour avec un tour en bateau de pêcheur et villages d’etnies minoritaires

Horreur malheur, on avait l’impression d’être dans un zoo, ces gens costumés qui se lèvent pour danser, chanter ou jouer de la musique dès qu’un bateau passe, leur yeux étaient tristes et leur regard vide.. Sans doute n’ont ils pas le choix… Ce tourisme de masse est un peu « trop » , nous étions très mal d’avoir contribué à ça.. Plus jamais..

A 70 km au nord, les terrasses de Longji titan (épine dorsale du Dragon) qui s’étalent sur un chapelet de pics hauts de 800m.

oooh

Quelques marches à monter et la récompense en vaut l’effort. l’accès au site, extrêmement touristique également , tout est payant,  les petits villages sont une succession de restaurants,  vendeurs de fruits, bibelots, hôtels et ça construit de partout… Bon, le succès de cette région a des effets indésirables 😏

Tenues traditionnelles des tribus

La Chine est tellement vaste que nous n’avons pas le temps d’aller à Hong Kong comme nous l’avions prévu ..Il faudrait encore jongler  avec les bus…et on a pas trop envie de faire tout ça avec nos vélos , et de plonger dans la foule, les buildings.. on va reprendre la route et essayer de gagner la frontière vietnamienne à vélo sur des petites routes. Il y a encore près de 800km. Et on a besoin de sortir de ces énormes villes  touristiques.

Nous sommes enchantés de cette decision. Nous partons vers le sud en direction de Nanning, puis du vietnam. Des montagnes au départ, toujours ces pics karstiques, des petits villages et petites villes. Que c’est agréable !  il fait également très chaud, nous avons  37 degrés à l’ombre 😎

 

Soir de bivouac près d’une rivière

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop bien, ce petit bain de fin de journée, rafraîchissant 😀

 

 

 

 

 

 

Radeau de pêcheur en bambou

 

 

Même les papillons sont grands ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allez, on rentre à la maison. Les buffles travaillent beaucoup ici.

Les villages et villes traversées sont extrêmement vivants, ça bosse, ça commerce… Impressionnants ces chinois avec leur chapeaux pointus.

On se régale des nombreux fruits que nous trouvons dans cette région : mandarines, pamplemousse, bananes, raisins et autres plus exotiques dont nous ignorons le nom.. Ainsi que ces petits pains vapeur fourrés salés ou sucrés.

Miam, petit déjeuner

 

Vente de poulets à gauche et canards à droite

Des commerces partout

 

 

Maisons de village

Très souvent, les bas de maisons sont ouverts, on y voit un canapé et/ou des chaises, une télé, un ventilo, un p’tit coin pour la cuisine, c’est-à-dire un feu au gaz, une petite table. Le scooter, et pis c’est tout, une cloison et on devine un lit à l’arrière. C’est souvent assez gris, sombre, avec pas mal de bazar. Le soir, les familles dînent sur une table, des petits tabourets de couleur, sur le trottoir. Ou bien, ils discutent à plusieurs, toujours sur le trottoir ou bien encore jouent aux cartes, d’autres sont devant la télé, tous avec le tel portable d’une main et ça tout à côté du trottoir et de la rue.

Bon allez, on repart.

Y’a bon bananier

 

On attend que le train passe

 

La file d’attente commence à s’allonger, nous sommes rapidement entourés de scooters

Et toujours des gens charmants, près à nous aider. Ce soir, notre GPS était complètement perdu, nous ne trouvions pas la route de l’hôtel, une jeune nous a proposé de nous guider et de la suivre soit plus de 5km.. Trop cool… Une p’tite photo et hop, elle est répartie, trop sympa les chinois.👍 Nous avons souvent dû demander pour trouver des hôtels, car certains indiqués sur notre application n’acceptent pas les étrangers.. Alors on cherche des jeunes qui parlent 3 mots d’anglais, et sur leurs appli chinoises, ils appellent des hôtels et nous enmènent, carrément .. Quel accueil !!

Nous continuons tranquillement notre descente. Nos visas Vietnamiens électroniques sont faits (merci Christine et Bernard) car nos accès internet limités nous rendaient l’opération difficile. Il nous reste 9 jours en Chine. Nous voyons maintenant  des champs de canne à sucre, beaucoup d’élevages de canard

Parfois des centaines autour de petits lacs..

, en plein air, sur des bords de petits lacs et puis des bananiers, on commence à voir des papayiers.

Il fait très chaud..on trouve des hibiscus. Allez, petite séquence fleurs :

Bougainvilliers

On se rafraichi comme on peut.. Hein Jacko?

 

 

 

 

 

 

 

 

Parfois, dans des jardins publics ou chantiers, il y a des tuyaux d’eau , on se rafraichit.

Dentiste sur la rue

Dans cette région le Guangxi  ..Nous croisons quelques cyclistes chinois sur des vtt, ils sont très couverts des pieds à la tête, portent des masques, pas mal de femmes, des sportifs, ils doivent avoir chaud.. On se salue, c’est sympa…

Des gros légumes verts qu’on mange souvent frits avec du riz, c’est un peu amer mais bon

Visez un peu la taille des haricots

Oh les beaux légumes

 

 

Du cochon… Euh, elle est où la chaîne du froid ?

 

 

 

Nanning et ses scooters

En arrivant à Nanning on se fait doubler par un scooter qui transportait un cochon coupé en deux en guise de passager. Sans protection bien sûr !  si, en fait, un malheureux tendeur pour éviter qu’il ne traîne par terre. Nous étions sûrement pas loin d’un abattoir puisque qu’il y en aura d’autres.

Nanning la rivière yujiang… Où l’on se baigne

Dans cette ville, il y a une rivière et on découvre trop tard, en partant, qu’ils se baignent. Mince, on a raté ça. Et puis tout le long de cette rivière, ils font de la gym en musique, chantent en karaoke, dansent,…

On emprunte des petites routes qui font notre bonheur

Au milieu de la canne à sucre et des pics montagneux

 

Petits villages

Portage classique ici

Puis nous ralentissons l’allure qui n’était déjà pas trop stressante, car nos visas Vietnamiens commencent le 15 et même si nous pédalons tranquillement, si on ne s’arrête pas, on arrivera trop tôt, il nous faudra attendre 3j à la frontière.

Eh hop, le cap des 8000 km

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, on se balade.. Ici une tour

Un jardin, une grotte.

C’est bô, non ?

Pas toujours évident car le personnel des petits hôtels ne savent pas toujours nous guider. Il faut vraiment chercher sur internet et leur montrer. Si on demande ce qu’il y a à visiter, ils disent que ce n’est pas une ville touristique et pourtant.. Ci dessus, c’est beau.

On aurait aussi nos chaînes et cassettes à changer sur nos vélos mais on nous dit qu’il n’y a pas de magasins de vélos, et oui, ils ont tous des scooters.. Bon on attendra le Vietnam, on trouvera bien ca à Hanoï, espérons-le !

Ça bosse, le long d’une rivière.. Et des femmes pliées en deux les pauvres

📵A notre arrivée, nous avions remarqué que tout le monde avait son téléphone portable à la main et ça s’est vérifié tout au long de notre séjour. On trouvait que cette portable attitude  était en train de bouleverser notre vie en France , mais ici c’est pire. Le cuisinier qui s’arrête toutes les minutes pour prendre son tel, la réceptioniste qui ne lâche pas son tel même en nous parlant, même en dansant dans la rue, certains ont leur tel… Etc. Le mal est mondial🆘. En même temps, s’il fallait faire ce voyage sans notre tel, ça serait beaucoup moins facile 😕

Nous approchons de la frontière, c’est montagneux et très beau..

Petit village de montagne

 

 

 

 

 

 

 

 

une belle plante non !!

 

Nous sommes vite l’attraction de quartier quand on s’arrête

 

Jacko a parfois l’impression d’être un peu trop grand…ici à l’hôtel avec Alita (manager de l’hotel)

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous arrivons un peu en avance près de la frontière, nous nous arrêtons à Pingxiang pour une dernière journée chinoise. Nous arpentons un immense marché gorgé de fruits, légumes, viande… À vous donner le tournis, la Chine quoi 😃

Tomates, carottes, poivrons, et tellement de legumes, racines et herbes que nous ne connaissons pas. Leur alimentation est extrêmement riche et variée

Vente de canards

Ici fabrication artisanale d’huile d’arachide. Tout est Manuel les femmes manipulent des sacs d’arachide qu’elles déversent dans une broyeuse…. Nettoient les filtres, récupèrent les copeaux…. Zéro masque, zéro protection..

 

 

 

 

Et pour finir une séquence gym, allez on bouge 💃

Tout en musique, C’est harmonieux

 

 

 

 

 

Comme il n’est pas possible de changer nos yuans contre des duongs vietnamiens en chine, on nous indique que ça se pratique à la frontière.. Alors, on a le temps, on y va et ça se vérifie. Nous changeons nos yuans restants. Et on clôture le tout par une petite fondue chinoise ce soir. Cool 🥢

Oh Chine mystérieuse ! après  un mois à tes côtés nous avons de la peine à te comprendre. Hommes et femmes, vous nous avez aceuilli avec votre grand coeur généreux. Un pays qui bouge, qui travaille, qui avance ; duquel il se dégage une puissance phénoménale à la fois remarquable mais aussi très inquiétante. Parfois jacques éprouve des frissons devant autant de chantiers entrepris de partout qui détruisent à tout jamais une si belle nature, aujourd’hui ce pays semble trop petit, pourquoi, pour qui construit-on des immeubles par milliers ? Ce qui m’interpelle le plus, moi, ce sont les conditions de travail. Jiang nous précise que ce qui se pratique ici en dehors des cadres, fonctionnaires et certaines professions, c’est le 9x9x6…de 9h à 9h, 6j par semaine doit 72h de travail… ils le font souvent pour assurer les études de leurs enfants.. Ils ont franchement du mérite… Et nous, on se balade.. Ça questionne quand même.

Si tout va bien, nous devrions revenir en mars ou avril par le sud ouest pour rejoindre au nord la route de la soie et les pays du moyen Orient avant de regagner l’Europe

Bye bye China, à bientôt 😉

Bye, bye

12 commentaires

Mongolie à vélo 20 jours 1136 km

👍😄A­mateurs de grands espaces et d’animaux en liberté, je vous préviens, vous risquez de courir vers votre agence de voyage préférée pour acheter votre billet d’avion pour la Mongolie. Wouaouh… Qu’elle émotion en arrivant dans ce pays.😄

Notre parcours en Mongolie sauf que sur la partie nord, nous avons emprunté 200 km de piste un peu plus à l’est et pas cette route principale

Passer la frontière a duré un certain temps. Comme il n’est pas possible de la franchir à vélo, ni à pied d’ailleurs et qu’il n’y a pas de bus, nous avons du trouver un véhicule pour nous transporter avec nos vélos…(à priori, il faut être rattaché à un numéro d’immatriculation de véhicule). Au bout d’une heure, nous trouvons un p’tit camion bâché et un gars hyper gentil qui nous accepte..

Passage frontière

4 h plus tard, et un p’tit billet pour notre super chauffeur, nous débarquons nos p’tits bolides,

 

Alessandro et Stefania

 

 

 

 

 

Après un passage banque pour retirer des…. 1euro =3000 tugrik, je ne vous dit pas le Nb de billets que l’on a dans les portes monnaie.. on pourrait se croire riche tout à coup.

Nous achetons de cartes sim locales (MobiCom qui passent très bien dans tout le pays),

Nous croisons deux italiens en tandem venant de Chine et allant en Russie. Trop sympas ces échanges 😀 toujours trop courts à chaque fois.

Ca grimpe mais toujours le sourire la miss

 

 

 

 

 

 

Des Petits villages, mais surtout

Prairies à perte de vue,  troupeaux de vaches, moutons, chèvres, chevaux et cavaliers (bon, parfois, les gardiens de troupeau sont en moto) .. Des yourtes… Pas de doute, nous sommes bien en Mongolie..c’est un autre monde.

Yourtes… À côté parfois, il y a voiture ou moto et panneau solaire

Mais pourquoi les yourtes sont-elles blanches ? Apparemment, les mots « blanc et bien ou bon“ sont très proches en Mongolien et il est bien d’avoir une bonne yourte blanche.

Comme il est difficile de les garder blanches, certains ajoutent une toile fine blanche qui se change tous les ans. Les plus  riches peuvent le faire. Les pauvres ont des yourtes grisėes avec le temps.

Souriants, agréables et très chaleureux les Mongols ! On nous klaxonne, on nous salue voire, certaines voitures s’arrêtent pour nous dire bonjour, 3 mots en Anglais et repartent.. Que du bonheur. Ce n’est pas seulement un p’tit signe de main, mais vraiment, ils ralentissent, nous regardent et saluent à pleine main si je puis dire ou bien lèvent le pouce..👍 Notre mode de locomotion doivent leur plaire 🚴‍♂️n’oublions pas qu’ils sont nomades avant tout.

Bivouac à 50 km de la frontière

1er bivouac dans une zone où il y a des pins.. Les moustiques nous ont aussi accueillis mais ç’etait supportable comparé à la Russie, on a pu rester dehors et manger hors de la tente, ça fait du bien.

Pique nique et à l’ombre.. Très rare en mongolie

 

 

 

Nous avons fait une pause déjeuner sous ce drôle d’abris coloré.. Et là, tout à coup, une voiture s’arrête, un gars se rapproche de nous avec une boite en plastique et nous propose de goûter : il s’agit de crème de vache du beurre.. Excellent.. Puis il repart… Incroyable, non?

La pente c’est bien, mais le % serait plus intéressant, tant pis

La circulation n’ est pas trop importante, les Mongols sont pas très nombreux (3 millions pour un pays 3 fois comme la France) et vivent pour 70% d’entre eux dans la capitale.

Le soir, nous arrivons à Darkhan, grande ville, de nombreux hôtels, tous associés à des karaokés ou night clubs. On ne se méfie pas, et comme on ne trouve pas d’auberge de jeunesse, on se dit qu’un bon hôtel nous ferait pas de mal… Ben oui mais il a fallu prendre une douche presque froide et écouter les chanteurs enfin ceux qui essaient de chanter, une bonne partie de la nuit.

Allez, c’est parti pour quelques jours de pistes entre Darkhan et Ulan Baatar. La route principale étant toute en travaux, les cyclistes Italiens rencontrés à la frontière nous avaient conseillés une très belle route en montagne.. Enfin j’veux dire piste bien sur😆

 

Content le Jacko 😄

Magnifiques, grandioses, ces espaces nous enchantent..

Et en plus, il fait beau. Nous sommes fin août, en été ici aussi. Il reste encore un mois et demi avant le debut de l’hiver. Il ne pleut pas beaucoup en mongolie sauf ce printemps. Il ne neige donc pas énormément non plus, en revanche, il peut y faire très tres froid.

 

Au départ, nous ne sommes pas très rassurés. Il y a souvent plusieurs pistes possibles… et pas un seul panneau, ça va de soi. Chaque fois qu’une voiture passe, nous l’arrêtons pour savoir si nous sommes sur la bonne piste.., on pourrait quasiment parler de chemins, voire des sentiers (en fait, il s’agit de relier un village à un autre ou chacun passe où il veut au milieu de la nature, à travers montagne, vallons, plaine, forêt. À peine croyable, dépaysement total.

Oups, c’ est par où ? Ça se divise en trois

2 Yourtes

Chevaux en liberté, ils sont magnifiques, il y en a tellement… Car en fait, les Mongols raffolent du lait de jument et exportent leur viande

 

Yourtes : une famille peut se loger dans 2 ou 3 yourtes en été mais dans une seule en hiver. Car même si c’est isolé avec de la laine, il y a beaucoup de déperdition de chaleur, ce n’est donc pas simple à chauffer

 

 

 

On a goûté le lait de jument.. .euh, comment dire..un petit goût aigre, difficile de ne pas faire la grimace mais il faut toujours accepter le bol, et quand on n’en veut plus, le poser.  Si on vide le bol, ils vont le remplir.

Ils ont fait 100 km de piste dans la journée pour se rendre dans la grande ville la plus proche de chez eux… On pense pour acheter les cartables pour la rentrée dans quelques jours

 

Le matin, nous avions arrêté cette moto pour savoir où passer. Nous les revoyons le soir. Cette fois-ci, non seulement ils se sont arrêtés puis ils sont revenus pour prendre une photo.

Campement sur un col. On ne savait pas que dans la ville de dessous, dans la mine de charbon, ça bossait toute la nuit. Donc moyenement calme notre camp, pourtant si beau

 

 

 

 

Nous continuons notre piste en pleine montagne. J’étais un peu surprise de voir autant de voitures à ce endroit. Et soudain au col qui précède la ville de Chariin gol, nous avons la réponse, juste après un col, au milieu de nulle part, une ville minière. Le charbon !! Aïe, ça sert de combustible dans les villes, aïe aïe..

 

Il semblerait que le charbon brut soit interdit depuis un an dans la capitale, mais..il utilisent du charbon brun ou compactė

 

Le lendemain, nous cherchons une épicerie pour notre ravitaillement, un gars nous aborde, je lui demande où trouver des bananes, je crois qu’il nous a enmenés dans toutes les épiceries du village.. Très dur de trouver des fruits et des légumes ici.  Puis notre guide nous propose d’aller voir son frère qui habite dans une yourte. Génial, Nous buvons le thé au lait et grignotons une sorte de galette croustillante et pour une fois pas trop grasse, slurp 🍪

Tapis, canapé, lit, meuble, photos de famille, un poêle au milieu.. C’est chaleureux

 

 

 

 

 

 

 

Une autre fois, ne voyant pas de voiture, nous demandons notre route dans une ferme. Le patron parle anglais. Quand on lui explique que Jacques est agriculteur, il nous fait visiter. Jacques est aux anges et moi je fais l’interprète, enfin j’essaye (voir § les champs de Mongolie). Puis, il nous invite à boire le thé (au lait.. Un peu gras et salé) puis à nous joindre à eux pour manger.

Repas à la ferme : thé, soupe, bœuf bouilli et pain, c’est la fête.. Ils se moquent les uns des autres car certains ont un peu de ventre,  ils mangent gras.. On rigole

Bon, j’vous raconte pas le bruitage de 11 gaillards qui mangent leur soupe, on fait pas dans la dentelle si vous voyez ce que j’veux dire 😉

 

 

 

 

 

Il  y a de tout autour : des béquilles, des pneus, petits coffres…

C’est ce que nous voyons au sommet de certaines montagnes ou cols, 🤔 nous n’y laisserons pas nos vélos en offrande,non non, ..

Des chameaux en liberté, qui traversent la route. Il y en a près de 300 000 en mongolie

 

 

 

 

 

 

 

Visiteurs d’un soir

 

 

 

Ce soir là, alors que nous montions notre tente, 2 motos arrivent (une chinoise et une mongole, des 150 cm3). Un des deux gars est vêtu d’habits traditionnels. On se parle (vive le langage du mime), ils regardent l’intérieur de la tente, ils rigolent. Et ils s’assoient, s’installent et discutent entre eux. Bon, pourquoi pas.  On ne sait pas trop comment faire, on a faim, il va faire nuit dans peu de temps, on n’ose pas  manger devant eux, on n’a pas grand chose à partager. Tant pis, on démarre notre popote, ils sont très intéressés, se rapprochent, nous montrent une plante qui se mange et se met dans la cuisine (petit goût d’ail) acceptent un biscuit. Puis tout à coup, ils voient une voiture, nous font comprendre qu’il doivent partir  et partent.. Étrange mais tellement spontané et bon enfant.

Un bleu très  profond

Quand j’vous disais qu’il n’y a pas d’ombre, on se cache derrière un pont pour pique niquer

 

 

 

On trouve peu de fleurs ici, mais celles-ci sont très belles, sinon ce sont des marguerites mauves au coeur jaune, le plus souvent

 

 

 

Peu d’arbres, donc peu d’ombre en Mongolie..dur dur pour se poser le midi.

 

 

 

 

 

Petit village de Thunkel

 

 

 

Ça plane pour moi….

Et le pont. Astucieux les soutennements : des supports en bois  remplis de cailloux.

 

Tellement nature

Le cavalier est très jeune. On nous explique que parfois les garçons partent s’occuper des troupeaux et ne vont pas à l’école.  Les filles sont plus sédentaires, restent dans les villes et villages, vont à l’école. C’est une société matriarcale avec tout un système complexe de responsabilités selon l’âge, le sexe…pas tout compris, là.

 

Allez, nos biclous embarqués

 

 

 

Puis, alors que nous reprenons notre chemin, un petit camion s’arrête, nous explique que ça va monter fort très fort et nous propose de nous monter. On accepte bien sur. Nous sanglons les vélos dans la benne, il nous déposera sur le col après une montée d’enfer un vrai rodéo en camion. Notre véhicule patine sur les pierres mais finit par grimper. Chouette, nous montons la tente tôt, vue 360°, on a le temps de se reposer et d’observer les chevaux, les va et vient des voitures….

Oui, oui ça va encore monter, allez courage

 

 

 

 

 

 

Descente sur une belle vallée. Maman j’ai peur dit Cathy !!!

 

 

 

Ça se voit pas trop, mais ça mooonte !

 

 

 

 

 

T’inquiète pas nous allons descendre doucement Euh…

 

 

 

Buzz pâte farci de viande de mouton, oignons

 

Même ingrédients mais frits dans l’huile

Ce midi, on arrive dans une ville, il fait chaud, pas d’ombre, on opte pour un p’tit boui boui local  et c’est bon…un peu gras, dirait Jacko…

Epicerie ou « super market » local

 

 

Trop mignone…, la petite fille, bien sûr

 

 

 

 

Notre repas de bivouac habituel, auquel nous ajoutons une boîte de p’tits pois, une carotte ou concombre mayo pour l’entrée, une pomme, des gâteaux pour terminer

 

 

 

 

 

 

 

La nuit suivante, nous bivouaquons et ces chevaux viennent brouter à 5m de nous, puis repartent.

Puis nous arrivons à Ulaan Baatar…aïe aïe…bonjour la pollution et la circulation. Ca klaxonne tout le temps, les policiers qui font la ciculation sifflent en continu.  Les pauvres, il parait que leur espérance de vie ne dépasse pas les 50 ans à cause de la polution. Le trafic est dense!

Nous sommes hébergés chez l’habitant (réseau warmshowers). Notre hôte « Froit » est hollandais, vit ici depuis 14 ans, Mariė à une Mongole.

Montage de yourte

 

Il fabrique des yourtes,  c’est une période de forte activité pour lui. Du coup, nous l’aidons à démonter une yourte utilisée dans l’après midi pour une cérémonie ..(quelqu’un de la famille avait un problème,  ils ont fait venir un Chaman et il fallait que la cérémonie ait lieu dans une yourte).

Le démontage terminé, il fallait en remonter une autre pour un client qui venait le soir…allez, au boulot les séniors.

 

Puis nous remplissons une sorte de réservoir pour prendre une douche juste derrière..hum, bonjour la couleur du bac à douche..

Rustique la douche, mais ça fonctionne

Ici l’eau est rare, tout le monde n’en a pas.

À côté de chez lui, il y a des terrains. Ces terrains sont loués pour poser des yourtes. Il n’y a pas d’eau . Ce matin, nous avons vu la voisine revenir avec un petit chariot rempli de bidons d’eau qu’elle venait de chercher, on ne sait où.

À côté encore, se trouve un petit immeuble. Des locataires, des étudiants pour la plupart qui vivent à deux  dans des chambres de 12m2 et il n’y a qu’un toilette à l’extérieur pour tout le monde (20 personnes)…dur dur la vie à Uulan Baatar.

Vue de Uulan Baatar by night. Nous dormons dans l’atelier, en haut de la maison.

 

 

C’est une ville aux contrastes forts. D’un côté des gens qui se tassent dans des yourtes sur de minuscules terrains sans eau ; et de l’autre, de grands immeubles modernes, qui étincellent la nuit… Bon, comme partout finalement.

Partie de pétanque chez Froit … Improbable, non ?

 

Nous avons été invité à un BBQ familial trop sympa et ensuite, une partie de pétanque… Alors là, on en revient pas.

 

Puis en ville ce soir, en souvenir de l’année 1939, il y a 80 ans, pour se rappeler les batailles où les Russes ont repoussé les japonnais en manchourie avec l’aide précieuse des cavaliers Mongols, Poutine était présent à Uulan Baatar, ce jour là. Donc fête, que dis-je, journée de fête nationale ici, et concert le soir…on nous a repéré sur la grande place et un policier vient nous chercher et nous place sur les chaises au 2ème rang. À côté de moi, une dame chante, elle semble connaître tous ces chants militaires.. Oups, on a intérêt à se tenir à carreau. Cela dit, meme si je ne suis pas fan de musique militaire, le Concert est vraiment de qualité, la puissance des chants et de l’orchestre vous donne la chair de poule.

Des cœurs de l’armée Russe.. Quelles voix ! , ça donnait des frissons

Feu d’artifice pour commémorer les 80 ans

 

 

 

 

 

 

 

Et feux d’artifice gigantesque.. Quelle journée !

 

 

 

 

Une petite visite du musée des dinosaures puis, nous finissons notre séjour à UB par un démontage de tente de notre hôte, sur un site qui sert aux fêtes nationales, notamment la course de chevaux la plus grande du monde, impressionnant !

Intérieur de tentes… VIP

Tout en bois sculpté

 

Dans la jarre verte, du lait de Jument..

Bon, même si notre hôte est passionnant et attachant, faut bien reprendre la route un jour.

Nous partons direction Choir, Sainshand, le désert de Gobi. C’est parti pour 650km 8 à 10j de vélo.

 

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Route du haut = autoroute Chinoise et route du bas, vieille route Mongole

 

En sortant de la ville, il y a 2 routes : Une route un peu chaotique,  et la seconde, une très belle 2 fois 3 voies, réalisée par la Chine. Mais comme la Mongolie ne peut pas la payer, la route est fermée.(nous sommes bien en Mongolie !!!)

D’immenses espaces

 

 

 

 

 

 

Ici, il faut faire attention, la route est très bonne mais il n’y a pas de ville partout, ni d’hotel d’ailleurs …et oui le désert approche . Il faut toujours avoir une journée de réserve en eau et nourriture. Cela dit, on trouve de temps en temps des yourtes ou quelques maisons avec une toute petite épicerie. En général près de petites gares . Ces gares, espacées de 10-20 km les unes des autres, servent au croisement des trains. Nous longeons souvent cette voie ferrée, où passent des trains de marchandises (charbon) et le Transmongolien (certains d’ailleurs nous saluent à grands coups de sifflets). Ils seront eux aussi d’agréables compagnons de voyage.

 

Quelle allure avec sa perche 😘

Autre drôlerie : ces leurres disposés le long des routes. De loin c’est vrai qu’on ne sait pas si ce sont des vraies voitures de police ou pas. Celle-ci est bien faite : à partir d’une vraie carcasse, coupée en deux , ressoudėe au milieu. Malins les Mongols…

 

La météo est encore bonne en ce début septembre, le soleil tape, il faut se protėger avec de la crème solaire et baume pour les lèvres. mais les soirs et matins ça peut descendre à 10 degrés.. Brr

En général il commence à neiger en octobre en montagne.

 

 

 

Et toujours des chevaux et cavaliers.

 

Plus on descend vers le sud et plus ça devient désertique, de moins en moins vert.

Petites zones de sable

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route, nous croisons d’énormes camions, enfin surtout leurs chargements. Mais que se cache-t-il donc sous ces bâches vertes ? Ils arrivent sûrement de Chine avec leurs lourds fardeaux, laissant dans les montées un épais nuage noir s’échapper de leur carcasse. il faut dire qu’ils ne sont pas tout jeunes. En fait ils arrivent de la frontière où ils sont chargés de produit divers chinois.

Ils sont souvent en carafe au bord de la route. Hop, ils sortent le matos de réparation, changent un roulement de roue ou démontent le moteur sur le sable et ça repart toujours, et avec le sourire. Ils sont un peu comme nous des voyageurs de long trajets ils nous saluent très souvent à coup de trompes ou lèvent le pouce pour nous féliciter. Bref, une fois de plus adorables, nos amis Mongols. Nous sommes bien en Mooongolie!!!

Désertique, non ?

 

 

 

 

 

 

Mince… Une crevaison

Oups, juste au démarrage le matin. Notre campement était dans une zone à plantes épineuses. On avait bien vérifié les pneus avant de partir, mais pas assez , il faut croire ..Euh les pneus de Cathy pas de chance .

Allez, y’a pas que les routiers camionneurs qui doivent réparer : Jacko, faut sortir la trousse à outils ! Et ça repart

Nous arrivons à Saynshand, dans le sud-est, aux portes du désert.

Statue de Chameau en dessous de laquelle se repose une chèvre, une vrai

 

 

 

 

 

 

 

Une petite journée de repos à Sainshand, dans un bon hôtel, il y a le choix içi, une fois n’est pas coutume. Nous en profitons pour faire quelques courses et s’offrir un taxi de l’hotel pour nous rendre sur 2 sites touristiques du coin à 40 km. On a bien fait d’y aller en voiture, car il a plu et sur les pistes sableuses, on aurait galéré.

Un monastère (le 14 ème Dalai lama y séjourna)

Stupa principale

Et à côté,  de superbes montagnes aux sols rouges

C’est trop beau

 

Et La montagne sacrée

…alors là…même si le site est beau, je rale quand même un peu : Le haut de la montagne n’est pas accessible aux femmes…grrr. faut les voir quand leurs petits maris reviennent du sommet,  les bras en l’air, les remercient, les félicitent…même Jacques à droit aux accolades de ces dames (vous comprenez pourquoi Cathy rale😉)

Montagne sacrée

On dit que le site est porteur d’énergie…euh oui, surtout que quand ils montent, ils embarquent un tas de bouteilles …d’alcool, pense-t’on.   ils en versent en haut, puis les femmes en boivent quand ils reviennent, ah, il y a de l’ambiance. Il y avait pas mal de monde aussi, et quand une trentaine de personnes lancent des hourra, Ça crée une certaine énergie..

Rien à des km à la ronde

 

 

 

 

 

Montagne sacrée vue d’en bas

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, c’est parti pour nos 3 derniers jours pour rejoindre Zamyn  Uud. à la frontière Chinoise. 

2me jour, il pleut, on s’arrête pour s’habiller, la pluie redouble. Heureusement, un camion s’arrête et le gars nous dit de monter dans la cabine. Nous avons pu nous abriter, nous réchauffer.. Il rigolait de voir toute cette pluie. Quand on lui dit Français il lève le pouce et nous dit bravo pour l’équipe de France de basket qui bat les États-Unis. Et il a attendu , sans manifester aucune impatience alors qu’il devait travailler. Quelle générosité 💕☔!

Un cavalier vint à notre rencontre

Sur le bord de la route, nous nous arrêtons pour boire, aussitôt, ce cavalier qui passait dans le secteur avec son troupeau vient nous voir, regarde, dit trois mots, allume son clop et s’assoit à côté de nous, tout simplement

Chameaux devant un point d’eau

on se demande ce qu’il trouvent à manger, les pauvres

.

Y a pas foule

 

Le lendemain, super beau temps .

 

 

 

 

 

c’est un routier qui s’arrête près de nous, descend et nous porte une bouteille d’eau. Génial, on n’en avait pas assez pour notre bivouac ce soir.

Bivouac dans le désert de Gobi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les exemples se multiplient. Et c’est tous les jours comme ça.

 

Nous  arrivons à Zamyn Uud à deux pas de la frontière Chinoise. Après midi de repos. Nos intestins et estomacs ne sont pas très en forme depuis hier…faut se poser, un peu de coca, sortir la trousse à pharmacie  du sac  et ça ira mieux demain !

 

 

 

Comme à notre arrivée en mongolie, on ne peut pas franchir la frontière à vélo. Faut prendre un bus de Zamiin uud ou taxi à la frontière…..Nous avons pris l’option d’aller directement à la frontière re.. En chemin, une voiture s’arrête et nous propose de nous enmener. On négocie un peu le prix à 20 euros pour nous deux avec les vélos et c’est parti. Il a fallu attendre 2,5h dans la voiture car il y avait la queue et fallait voir le bazar, certains essayaient de se glisser dans la file de voitures… Ça passait au millimètre. Puis plusieurs contrôles dont un payant (3 euros) , descendre tous les bagages, les scanner mais personne ne nous a demandé quoi que soit, controle des passeports plusieurs fois… Ça nous a pris 4h, je crois que le bus de la ville aurait été plus rapide et encore moins cher. Pas grave, notre chauffeur était sympa. 😄

Bye bye  Mongolie, on part le coeur serré 😥, émus par cet accueil si chaleureux…😀, heureux de t’avoir traversée.  Il aurait fallu aller dans le nord ouest qui parait-il est magnifique …prochaine fois, on peut pas tout voir quand on est à vélo  !  … J 133, Allons voir si la Chine nous émerveille autant !

Petit mot de la fin de Jacques : Comment ne pas être séduit par un tel pays. Des gens adorables qui cherchent le contact de façon très spontanée sans gêne et sans retenue. Un vrai bonheur, il faut juste répondre à leurs légitime curiosité. Nous sommes un peu des oiseaux rares pour eux avec nos vélos chargés. J’avais quelques inquiétudes pour traverser ce pays, il paraissait si loin de moi, il est aujourd’hui si proche de mes pensées. Peuple de Mongolie gardez votre sourire si naturel.☺

 

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